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Full text of "Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Metz"

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Bulletin 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



VINGT-CINQUIÈME CAHIER, 

3e série. Tome I. 



Le siège de la Société est situé rue de l'Évêché, 25 
(Maison MONARD). 



METZ 

IMPBIMKHTE PAUL EVEN 
1908. 




BULLETIN 



DE LA 



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SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ. 



Bulletin 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



VINGT-CINQUIÈME CAHIER 

3e série. Tome I. 



Le siège de la Société est situé rue de l'Évêché, 25 
(Maison MONARD). 



METZ 

IMPRIMERIE PAUL EVEN 
4908. 



DESCRIPTION 



DE 



QUELQUES NOUVEAUX SERPHIDES 



PAR 



L'ABBË J.-J. KIEFFER. 

Ceratepyris sulcatifrons n. sp. 

cf. — Diffère de l'espèce typique par les deux prolonge- 
ments du pronotum, qui se touchent à leur base; par le 
Iront qui est traversé par un profond sillon allant depuis le 
milieu jusque entre les antennes ; par la coloration des an- 
tennes, dont le 1er article est noir, le 2e jaune et les suivants 
bruns; enfin par la nervure transverso-cubitale bien marquée. 
Taille: 4,5 mm. — France: Vitry-sur-Seine ; éclosion le 8 sep- 
tembre, sur tilleul. (Envoi de M. de Gaulle), 

Allobethylus multicolor n. sp. 

V- — Tête rectangulaire, deux fois aussi longue que large, 
à peine élargie en avant, brillante, finement et densément 
ponctuée ou chagrinée ; ocelles peu distincts; les postérieurs 
aussi près du bord occipital que l'un de l'autre. Yeux gris, 
assez grands, ovalaires, quatre fois aussi longs que les joues, 
distants du bord occipital de toute leur longueur, pubescents, 
distants l'un de l'autre de leur largeur. Palpes maxillaires 
ayant au moins 4 articles, les labiaux au moins 3. Mandi- 

l 



2 DESCRIPTION DE QUELQUES NOUVEAUX SERPHIDES. 2 

bules minces, graduellement mais faiblement élargies jusqu'au 
sommet qui est tronqué obliquement et finement denticulé. 
Antennes de 13 articles, plus courtes que la tête; scape en 
massue, aussi long que les 3 articles suivants réunis; 2e ar- 
ticle un peu plus long que gros; 3«" — 12e transversaux; 13e 
aussi long que gros ; flagellum filiforme. Thorax lisse. Pro- 
notum graduellement élargi en arrière, beaucoup plus étroit 
que la tête et de moitié aussi large, un peu plus long que 
large. Mesonotum de moitié aussi long que le pronotum ; 
sillons parapsidaux percurrents. Base du scutellum avec 2 
fossettes petites, subcirculaires, distantes l'une de l'autre ; 
disque graduellement aminci et arrondi en arrière. Ailes 
blanchâtres ; deux cellules basales d'égale largeur et occu- 
pant le tiers alaire ; 2e cellule basale ouverte sur tout le 
dessous; nervure transversale à peine oblique, formant un 
petit épaississement à la nervure costale, sans stigma ; radius 
long, oblitéré dans son quart basai; sans autre nervure. 
Fémurs renflés, tibias inermes. Abdomen allongé et pointu. 
Tête d'un brun noir; mandibules, palpes, antennes, hanches 
et pattes d'un jaune paille ; pronotum. scutellum, segment 
médian et abdomen d'un roux clair; mesonotum, mésopleures 
et métapleures d'un brun sombre. Taille: 1,5 mm. Nouvelle- 
Guinée: Marega. (Type au Musée de Budapest). 

Pristocera Gaullei n. sp. 

cf. — Tête plus longue que large, arrondie en arrière, 
avec une ponctuation grosse, profonde et peu dense ; inter- 
valles lisses et brillants ; yeux glabres, un peu plus longs 
que leur distance du bord occipital; ocelles postérieurs 2— 3 
fois plus éloignés des yeux ou du bord occipital que l'un 
de l'autre ; joues très petites ; mandibules grossièrement 
ponctuées, graduellement élargies à l'extrémité qui est armée 
de 5 dents; clypeus caréné. Antennes insérées dans une 
excavation située de chaque côté entre le clypeus et l'œil ; 
scape arqué, un peu plus long que les deux articles suivants 
réunis; 2e article presque transversal; 3e deux fois aussi long 
que le 2e ; 4e un peu plus court que le 3e ; les suivants gra- 
duellement amincis et allongés, avant-dernier plus de 2 fois 



3 DESCRIPTION DE QUELQUES NOUVEAUX SERPHIDES. 3 

aussi long que gros ; pubescence très fine et appliquée. Pro- 
notu'm transversal, sculpté comme la tète, trapézoïdal, avec 
une ligne enfoncée et transversale avant le bord postérieur. 
Mesonotum à peine plus court que le pronotum, à sillons 
parapsidaux percurrents. Scutellum lisse et brillant. Segment 
médian pas plus long que haut, marginé latéralement mais 
non postérieurement, à rides irrégulières en avant, transver- 
sales en arrière, avec une arête médiane atteignant presque 
la partie déclive, qui est assez abrupte et striée transversa- 
lement; métapleures densément striées en long; mésopleures 
grossièrement ponctuées en avant, lisses en arrière, bordées 
par une ligne de points au bord postérieur ; propleures lisses 
supérieurement, coriacées inférieurement. Ailes un peu 
teintées, i™ cellule basale étroite; 2e et 3e égales; nervure 
basale aboutissant à l'extrémité de la sous-costale ; stigma 
gros, ellipsoïdal ; nervure postmarginale égalant la moitié du 
radius; celui-ci deux fois aussi long que la nervure basale; 
cellule sous-médiane externe peu marquée, rhomboïdale, 
guère plus longue que large, la nervure sous-médiane pro- 
longée jusque près du bord alaire. Fémurs antérieurs aussi 
gros que les autres; métatarse antérieur égal aux trois articles 
suivants réunis; crochets tarsaux trifides. Abdomen forte- 
ment déprimé, avec un sillon médian à sa base, segment 
anal avec deux grandes lamelles lancéolées et ciliées le long 
de leur bord interne. Noir; écaillettes d'un jaune clair; man- 
dibules et tarses roux; antennes, hanches et pattes d'un brun 
noir. Taille: 7,5 mm. — Dahomey: Konakri. (Envoi de M. 
de Gaulle). 

Pristocera nigrita Kieff. ? 

Cet insecte n'était connu que du Congo. M. Ern. André 
vient de m'envoyer deux exemplaires provenant de Madagascar. 

Aphelopus melaleucus var. albicornis ri. var. 

cf. — Noir; tête, sauf le vertex, l'entourage des ocelles 
et la moitié supérieure des tempes d'un blanc de lait, comme 
les écaillettes; antennes, hanches et pattes d'un blanc moins 



4 DESCRIPTION DE QUELQUES NOUVEAUX SERPH1DES. 4 

pur. Sillons parapsidaux très rapprochés en arrière mais 
n'atteignant pas le bord. Stigma d'un brun roux; radius arqué. 
Taille: 1,5 mm. — France: Lille. (Envoi de M. de Gaulle). 

Phorbas Ashm. 

Ce genre qui, jusqu'à cette année, ne comprenait qu'un 
représentant appartenant aux Etats-Unis, me demeure inconnu. 
Dans'le Gênera Insectorum. je lui ai assigné une place à 
côté de Bocchus. parmi les Dryininse, parce que Ashmead, en 
l'établissant, a écrit : « Il est possible que Phorbas soit le 
mâle de mon genre Bocchus, avec lequel il concorde pour les 
caractères des mâchoires, des mandibules et des ailes, mais 
quant à la forme de la tête, du thorax et de l'abdomen, il 
en est tout à fait distinct. Parmi les autres genres, il se 
rapproche le plus d'Aphelopus, dont il se distingue par la 
tête largement transversale, par l'absence des sillons para- 
psidaux 1 ) et le stigma lancéolé. » Un second représentant de 
ce genre vient d'être décrit pour les Etats-Unis par Brues 
(Bull. soc. Wisconsin 1907, vol. 5, p. 152). Chez cet insecte, 
le prothorax atteint les écaillettes, ce qui démontre que 
Phorbas. ou du moins l'insecte décrit sous le nom de Phorbas 
longicornis Br. est à placer non dans la tribu des Dryininir, 
mais dans une des deux autres. La description donnée par 
Brues s'applique en tout point au genre Labeo, notamment 
quant à la nervation alaire, au stigma, à la présence des 
sillons parapsidaux, à la pubescence des yeux; un seul point 
milite en faveur du genre Phorbas, c'est la forme de l'occiput 
qui, chez l'insecte de Brues, est « en arc se rapprochant de 
la ligne droite et excavé en arrière», tandis que, chez Labeo, 
l'occiput est profondément découpé en arrière. Une question 
importante à noter ici, c'est la biologie de Phorbas longi- 
cornis: «Cet insecte, écrit Brues, a été obtenu par le pro- 
fesseur Surface, d'un cocon attribué à un Microlépidoptère. 
Comme tous les autres représentants de ce groupe sont pa- 
rasites de Cicadines et se forment eux-mêmes un cocon, il 
estlprobablejque le propre cocon< du Dryinide aura été pris 
pour celui d'un Lépidoptère». J'ai démontré récemment qu'un 

l ) Le dessin indique, au contraire, des sillons parapsidaux. 



5 DESCRIPTION DE QUELQUES NOUVEAUX SERPHIDES. -5 

insecte, décrit par Ratzeburg sous le nom de Ceraphron al- 
bipes, appartient au genre Aphelopus, qui diffère de tous les 
autres par l'absence de pattes ravisseuses chez la femelle, 
et qu'il diffère aussi des autres genres par son genre de vie. 
Ratzeburg écrit de cet insecte : « Obtenu de nymphes de 
Bombyx piidibunda et apparaissant en même temps que 
Pimpla pudibunda, mais un à un, et à des intervalles si dis- 
tants, qu'il faut admettre qu'ils ont vécu solitaires dans les 
nymphes». Le genre Phorbas, d'après sa biologie, et selon 
Ashmead, d'après sa morphologie, est donc voisin de Aphe- 
lopus, et il faut s'attendre à ce que la femelle de ce genre, 
encore inconnue ou méconnue jusqu'à présent 1 ), soit dépour- 
vue de pattes ravisseuses, qui lui seraient inutiles pour l'opé- 
ration de la ponte. 

Hadronotus montanus ». sp. 

d*. — Tète à peine transversale, presque carrée, mate ; 
ocelles postérieurs situés contre les yeux. Antennes fili- 
formes, scape court, aussi long que les deux articles suivants 
réunis; 2e article pas plus long que gros; 3-12 un peu plus 
longs que gros ; 13c allongé. Mesonotum plus long que large, 
lisse et brillant comme le scutellum, sans sillons parapsidaux; 
scutellum transversal, bord postérieur arqué. Ailes ciliées, 
sans nervure basale; nervure marginale égale à la stigma- 
tique, qui est oblique, assez longue et nodiforme au bout; 
postmarginale trois fois aussi longue que la stigmatique. Ab- 
domen distinctement plus long que le reste du corps, subli- 
néaire, à peine aminci aux deux extrémités, à six segments 
subégaux, un peu transversaux, mats, chagrinés, à bord pos- 
térieur lisse. Noir ; scape et pattes d'un jaune vitellin ; ab- 
domen d'un brun marron sombre. Taille ç? : 1,6 mm. — Indes 
orientales: Matheran, à 800 mètres d'altitude (Biro). 

La forme svelte du corps et surtout celle de l'abdomen 
semblent exclure cet insecte du genre Hadronotus. 

') Les antennes de Phorbas laticeps qui, selon Ashmead, sont grosses 
et pas plus longues que le thorax, semblent indiquer une femelle, tandis 
que celles de P. longicornis, qui, selon Brues, sont longues, grêles, presque 
aussi longues que le corps, conviennent au mâle. 



b DESCRIPTION DE QUELQUES NOUVEAUX SERPHIDES. b 

Caloteleia Peyerimhoffi n. sp. 

$. — Tète et thorax à gros points qui ne se touchent 
pas; impression frontale peu marquée, presque lisse, aussi 
large que sa distance des yeux, avec une arête médiane. 
Yeux glabres. Ocelles postérieurs distants des yeux de leur 
diamètre seulement. Joues avec un sillon, à stries entre les 
points, n'atteignant pas la moitié de la longueur des yeux. 
Scape un peu aminci au bout: 2e article trois fois aussi long que 
gros, obconique; 3e à peine plus long que le 2e; 4e et 5e 
deux fois aussi longs que gros; sept derniers formant une 
massue peu grosse, aussi longs que gros, sauf le dernier qui 
est allongé. Sillons parapsidaux percurrents. Scutellum deux 
fois aussi large que long, ponctué comme le mesonotum, 
avec une ligne de gros points aux deux bords. Segment 
médian profondément découpé. Ailes n'atteignant pas l'extré- 
mité de l'abdomen, à peine teintées; nervure marginale aussi 
longue que la stigmatique, qui est oblique, assez longue, 
nodiforme au bout; postmarginale aussi longue que la mar- 
ginale: récurrente égale à la marginale; radius trois fois 
aussi long que la nervure récurrente; cubitus continuant la 
direction de la stigmatique ; ces trois dernières nervures 
faiblement indiquées; par transparence, on voit une basale 
parallèle à la récurrente et aboutissant à l'origine de la mar- 
ginale. Abdomen presque deux fois aussi long que la tête et 
le thorax réunis, fusiforme: premier segment avec une pro- 
éminence ou corne lisse, graduellement élargi d'avant en 
arrière, à peine transversal; les suivants à points très gros 
et se touchant, bord antérieur du 2e profondément strié ; 6e 
ou dernier conique, un peu plus long que large ; ventre ponc- 
tué comme le dessus. Noir: mandibules et pattes, sauf les 
hanches, rousses; antennes d'un roux sombre, sauf les six 
derniers articles. Taille: 4 mm. — Obtenu par M. Paul de 
Peyerimhoff d'oeufs d'Ephippiger. Algérie: Alger-Mustapha. 

PROTELENOMUS n. g. 

Tête transversale. Antennes de la femelle de 41 articles, 
sans massue. Pronotum non visible^ d'en haut. Mesonotum 
semicirculaire. Scutellum subtriangulaire, plus long que large. 
Metanotum retombant presque perpendiculairement sur le 



7 DESCRIPTION DE QUELQUES NOUVEAUX SERPHIDES. / 

segment médian qui est profondément découpé en deux lobes 
obtus. Nervure sous-costale atteignant le bord vers Je milieu 
de l'aile et y formant une nervure marginale ponctiforme ; 
nervure stigmatique longue et très oblique. Tibias renflés ; 
éperons 1, 2, 2; celui des pattes antérieures glabre et bilo- 
bé; métatarse au moins deux fois aussi long que les quatre 
articles suivants réunis; articles 2—4 transversaux; 5e aussi 
long que les trois précédents réunis ; crochets tarsaux grands, 
presque aussi longs que le 5e article tarsal, fortement courbé, 
avec une grosse dent à leur base. Abdomen ellipsoïdal, non 
marginé ; second segment plus long que tous les autres ré- 
unis. Ce genre diffère de Telenomus par la forme des an- 
tennes et des tarses. 

Protelenomus flavicornis n. sp. 

Ç. — Tète plus large que le thorax, presque deux fois 
aussi large que longue, luisante et très finement ponctuée ; 
une impression longitudinale, peu large et peu profonde, 
s'étend d'entre les antennes jusque près de l'ocelle anté- 
rieur. Joues un peu plus longues que les yeux, traversées 
par un sillon. Yeux glabres. Ocelles postérieurs touchant 
presque les yeux. Scape subcylindrique, dépassant à peine 
le sommet de la tête, inséré contre la bouche, aussi long 
que les quatre articles suivants réunis; 2e et 3e articles égaux, 
obconiques, un peu plus longs que gros; 4 — 10 graduelle- 
ment et très faiblement épaissis, à peine transversaux; 11^ 
un peu plus long que gros. Thorax ovoïdal, mat, finement 
ponctué. Mesonotum avec deux arêtes très divergentes en 
avant, évanouis avant le bord antérieur, aboutissant à chaque 
extrémité du sillon qui sépare le mesonotum du scutellum. 
Ailes blanchâtres; nervures très pâles. Tibias antérieurs aussi 
longs que les tarses. Abdomen aussi long que le reste du 
corps, aplati, composé de six segments distincts ; premier 
segment au moins deux fois aussi large que long, égal aux 
3e et 4e réunis, densément strié: 2° segment un peu plus 
long que large, deux fois aussi long que les quatre suivants 
réunis, densément strié, avec une rangée transversale de 
fossettes le long du bord antérieur; 3-6 lisses. Noir; man- 
dibules, antennes, hanches et pattes d'un jaune clair. Taille ?: 
2 mm. — Birmanie: Bhamo, en août (Fea). 



QUATRIÈME CONTRIBUTION 



FAUNE ET A LA FLORE DE BITCHE ^ 



PAR 



M. L'ABBÉ J.-J. KIEFFER 

Docteur ès-sciences, professeur à Bitche. 



I. COLÉOPTÈRES. 

Clivina collaris Herbst. (D. Bg.) -j 
Tachys bistriatus Duft. (D. Bg.) 
Blechrus maurus Sturm. (D. Bg.) 
Dischyrius gibbosus Herbst. (D. Bg.) 



Copelatus ruficollis Schall. (D. Bg.) 

Agabus Sturmi Gyll. C'est Tinsecte que j'avais nommé 
autrefois congener. (D. Bg.) 



Bolitobius atricapillus F. (D. Bg.) 

— exoletus Er. (D. Bg.) 

— pygmaeus Er. (D. Bg.) 

— trinotatus Er. (D. Bg.) 
Tachyporus obtusus L. (D. Bg.) 

— hypnorum F. (D. Bg.) 

— chrysomelinus L. (D. Bg.) 

') Bull. Soc. Hist. Nat. de Metz. XVI, 1884; XVII, 1887 ; XVIII, 1893. 
*) D. Bg. = Déterminé par M. .1. Bourgeois. 

2 



il) QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE c 2 

Aleochara fuscipes F. (D. Bg.) 
Myrmedonia canaliculata F. (D. Bg.) 
Prognatha quadricornis Kirb. (D. Bg.) 
Cônosoma pubescens Gràv. (D. Bg.) 

Lathrimoeum melanocephalum III. Trouvé hivernant dans 
un champignon ligneux et décomposé. (D. Bg.) 



Chennium bituberculatum Latr. J'ai trouvé ce Psélaphien, 
déjà signalé dans ma l>'è Contribution, vivant en société 
de Tetramorium csespitum L. sous une pierre. 

Euconnus hirticollis III. (D. Bg.) 



Necrodes littoralis L. Mai. 

Agathidium atrum Payk. Sous les mousses. (D. Bg.) 

Cryptarcha imperialis F. (D. Bg .) 

Bitoma crenata F. Larves, nymphes et imago dans des cham- 
pignons ligneux et entrant en décomposition. (D. Bg.) 

Scaphidium quadrimaculatum 01. Dans des champignons 
ligneux et décomposés. (D. Bg.) 

Nosodendron fasciculare 01. Commun dans les plaies des 
Ormes. (Dét. L. Bedel). 

Rhizophagus depressus F. (D. Bg.) 
- bipustulatus F. (D. Bg.) 

Mycetea hirta Marsh. (D. Bg.) 

Cerylon histeroides F. (D. Bg.) 

Byturus tomentosus F. Sur les fleurs des framboisiers ; 
larve dans les framboises. 

Dasycerus sulcatus Brong. Commun dans les champignons. 



Aphodius inquinatus F. Trouvé hivernant dans un cham- 
pignon ligneux et entrant en décomposition. (D. Bg.) 

Cetonia hirta Fabr. Abondant sur les fleurs de Taraxacum 
en avril et mai. 

Agrilus Solieri Casl. Obtenu en grand nombre en mai, de 
branches de chêne mortes. 

Chrysobothris affinis F. Sous l'écorce de branches de charme. 
(D. Bg.) 

Diacanthus bipustulatus I. (D. Bg.) 



3 ET A LA FLORE DE BITGHE. 11 

Adrastus nitidulus Marsh. C'est l'insecte que j'ai cité anté- 
rieurement sous le nom de A. umbrinus (D. Bg.) 



Cyphon Paykuli Guér. (D. Bg.) 

Troglops albicans L. Sur les ruches: juin— juillet (D. Bg.). 

Cis alni Gyll. (D. Bg.1 

— boleti Scop. En grand nombre dans des champignons 
ligneux et entrant en décomposition. (D. Bg.) 

— hispidus Gyll. Larves, nymphes et insectes parfaits 
en très grand nombre dans des champignons ligneux et 
décomposés. (D. Bg.) 

Ptinus Aubei Bold. Obtenu de galles de Biorrhiza pallida 

01. (D. Bg.) 
Ennearthron affine Mellié. Dans des champignons ligneux 

et décomposés. (D. Bg.) 



Mordellistena parvula Gyll. (D. Bg.) Dans les tiges d'Arte- 
misia vulgaris; la larve se forme des conduits irréguliers 
dans la moelle. 

Tychius crassirostris Kirsch. Produit des renflements sur la 
nervure de Medilotus officinalis. 

Apion pomonae Fabr. Très commun, en août et septembre, 
sur le dessous des feuilles de chêne, le long des ner- 
vures. (D. Bg.) 

— nigritarse Kirb. Avec le précédent, sur la face infé- 
rieure des feuilles de chêne. 

— Hookeri Kirb. Larve dans le réceptacle de Achillea 
Ptarmica. en septembre. (D. Bg.) 

— sorbi Herbst. Mêmes mœurs, sur Anthémis cotula. 

— fuscirostre Fabr. Extrêmement abondant en août et 
septembre dans les gousses de Sarothamnus scoparius. 
(Dét. Bedel.) 

— pubescens Kirb. Dans des renflements des tiges de 
Trifolium aureum et procumbens. 

— vicinum Kirb. Produit des renflements sur la tige de 
Mentha aquatica. (D. Bg.) 

— atomarium L. Produit des renflements sur la tige de 
Thymus serpyllum. 

— cruentatum Walt. (D. Bg.) 



12 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 4 

Dorytomus taeniatus Fabr. [D. Bg.) Dans les chatons renflés 
et contournés, sur Salix Caprea, aurita et cinerea. 

Ceutorrhynchus contractus Marsh. iD. Bg.) C'est l'insecte 
que j'ai nommé antérieurement cœrulescens. 

Nanophyes hemisphaericus 01. Dans des renflements des 
tiges de Lythrum Hyssopifolium, près de Thionville. 

Limnobaris T. album L. (D. Bg.) 

Brachonyx pineti Payk. (indigena Herbst.J Obtenu d'une galle 
de Biorrhiza pallicla 01. Probablement que ces insectes 
s'étaient réfugiés dans ces galles pour hiverner. On 
trouve fréquemment leurs larves dans les gaines de Pinus 
silvestris. 

Mecinus janthinus Germ. Dans des renflements fusiformes 
et peu apparents des tiges de Linaria vulgaris. 

Taphrorhynchus bicolor Herbst. (D. Bg.) 



Hylurgus piniperda L. Trop commun. A la fin de juillet, on 
trouve sous les pins une quantité de jeunes pousses 
tombées à terre et longues de 5 à 15 centimètres, dont 
l'intérieur a été creusé par le Xylophage; souvent on y 
trouve encore l'insecte lui-même. 

Hylastes palllatus Gyll. Assez commun sous l'écorce des 
pins. 

Xyloterus Iineatus 01. Perfore le bois sur des hêtres et des 
chênes qui commencent à se dessécher. 

Bostrychus bidens F. Très commun en mars et avril sous 
l'écorce des branches de pin mortes. 

Xyleborus dispar F. Dans le bois des chênes récemment 
abattus; on trouve parfois jusqu'à huit femelles serrées 
Tune contre l'autre dans les conduits qu'elles se sont 
creusés. Philippsbourg. (Déterminé par M. Strohmeier, 
comme les trois suivants). 

— dryographus Er. Avec le précédent, mais rare. 

— Saxesenii Ratz. Avec les précédents, dans des conduits 
qui suivent la direction des rayons médullaires ; parfois 
environ 50 individus réunis ensemble. 

Platypus cylindricus var. cylindriformis Reilt. Cette variété 
qui, jusqu'à présent, n'avait pas été observée en Europe, 
et qui a été découverte dans les bois de Philippsbourg 
par M. Strohmeier, est abondante dans le bois des chênes. 
Les racines mises à nu, paraissent comme criblées de 



5 ET A LA FLORE DE BITCHE. 13 

trous ; si on coupe un tronçon d'une de ces racines, on 
remarque, presque dans chaque conduit, l'insecte parfait 
et la larve. Eclosion en avril; il y a probablement deux 
générations par an. Les troncs de chêne qui ont été 
abattus, ne sont attaqués par l'insecte que sur la partie 
qui touche le sol et dont l'écorce demeure encore fraîche. 
Un tronc de chêne abattu, qu'on avait laissé sur place 
depuis l'année précédente, était criblé de trous sur le 
dessous, tandis que la partie qui ne touchait pas le sol 
était demeurée indemne. 
Ips quadriguttatus L. 

Gracilia pygmaea L. (D. Bg.) 
Necydalis major. L. Un seul exemplaire. 
Monohamnus sutor L. 
Saperda phoca Froehl. 
Stenostola ferrea Schrank. 

Rhipiphorus paradoxus L. Obtenu d'un nid de Guêpes* 



Diacanthus cruciatus L. Sur Salix Gaprea, en mai. 



Prasocuris phellandrii L. Trouvé hivernant sous les gaines 
de Scirpus silvaticus. (D. Bg.) 

Phyllotreta brassicae F. Trouvé hivernant dans un champi- 
gnon ligneux et décomposé. (D. Bg.) 



Hyperaspis campestris Herbst. (D. Bg.) 
Coccidula rufa Herbst. (D. Bg.) 

H. HYMÉNOPTÈRES. 

J'ai publié en 1898 (Mittcil. Philomat. Ges. Strassburg) 
une liste des Hyménoptères des environs de Bitche, à la- 
quelle il faut ajouter ce qui suit. 

Tenthredinidae. 

Encarsioneura Sturmii Kl. Larves sur les feuilles de Im- 
patiens Noli-tangere, en septembre: Neubach. Le nombre 
des représentants de cette famille observés aux environs 
de Bitche est porté maintenant à 182. 



14 QUATRIÈME CONTHIBUTION A LA FAUNE 6 

Cynipidae. 

Aux 108 espèces mentionnées jusqu'à présent, il faut 
ajouter les 22 qui suivent: 
Aulax Latreillei Kieff. Galles sur Glechoma hederacm L. 

— Andrei Kieff Dans de petites nodosités des feuilles 
de Hypochosrîs maculata L. Main-du-Prince. 

Cecconia valerianellae Thoms. Dans les fruits gonflés de 
Valericmella oliloria. 

Cynips conglomerata Gir. Galles de bourgeon sur Quercus 
pedunadata entre Bitche et Reyersweiler. C'est le premier 
représentant de ce genre trouvé en Alsace-Lorraine. 

Allotria urticarum Kieff. Parasite de Aphis urticarise. 

— flaviceps Kieff. Parasite de Aphis rosir L. 

— luteipes Kieff. Parasite d'un Aphis sur Heracleum 
Sphondylium L. 

Psilosema longicorne Kieff. Sur fleurs d'Ombellifères. 
Diglyphosema centaurese Kieff. Dans des tiges sèches de 

Centaurea Scabiosa. 
Chrestosema antennale Kieff. Sur les Heurs de Peuccdanum, 

en septembre. 
Psilodora intermedia Kieff. Sur les fleurs de Peucedanum. 
Kleidotoma striatella Kieff. Parasite de Glinodiplosis cras- 

sinervis Kieff. 
Adieris apicalis Kieff. En avril. 
Cothonaspis brevicornis Kieff. Sur les fleurs de Spiraea 

Aruncus L. 
Eucoila agaricorum Kieff. Parasite de larves de Diptères 

dans des Agarics. 

— fimbriata Kieff. Sur les fleurs des Ombellifères, en 
septembre. 

— Schmidti Gir. Pond dans les Bolets habités par des 
larves de Diptères. 

— hungarica Kieff. Sur les Ombellifères, en octobre. 

— magnicornîs Kieff. Sur les heurs de Heracleum, en 
septembre. 

Anacharis typica Walk. Septembre. 

Aegilips nitidula Dahn. Sur bois en septembre. 

Amblynotus opacus Hart. Variété à fémurs postérieurs noirs. 



7 ET A LA KLORE DE BITCHE. 15 

Chalcididae. 

Les trois espèces suivantes portent à 106 le nombre des 
Ghalcidides des environs de Bitche : 
Tridymus torymiformis Ralz. De galles de Rhabdophaga 

Karschi KietT. (Dét. par Ashmead). 
Entedon metallicus Nées. De galles de Mayetiolq poae Bosc. 

(Dét. par Ashmead). 
Tetrastichus inunctus Nées. Parasite de Mayetiola poae Bosc. 

(Dét. par Ashmead). 

Braconidae (Dét, Szepligeti). 

J'ai mentionné antérieurement onze espèces de Braconides. 
Bracon anthracinum Nées. 

— errans Wesm. et une espèce non encore décrite. 
Agathis syngenesise JVees. a* variété. 

Iphiaulax impator Scop. 
Microgaster tibialis Nées. 
Chelonus sulcatus Nées. var. 1, cf- 
Sigalphus elongatus Nées. var. n. 
Apanteles congestus Nées. 
Blacus armatus Wesm: 
Diospilus ephippium Nées. var. 
Dacnusa sp. n. 

— bathyzona Marsh. (Dét. Marshall). 

Ichneumonidae. 

Aux 102 espèces citées antérieurement, il faut ajouter 
les 61 qui suivent : 
Ichneumon computatorius fMûtl.J Cosm. $. Hivernant sous 

les mousses. D. K. 1 ) 

— disparis Poda (Jlavatorius Cosm ) Ç. Hivernant sous les 
mousses et les écorces. D. K. 

— extensorius Grav. (luctatorius Holmgr.) D. K. 

— gracilentus Cosm. Outre le type $ déjà mentionné, 
une variété d* se rapprochant de var. 2 de Wesm. D. K. 

— inquinatus Cosm. $. Sous les mousses en hiver. D. K. 

— multiannulatus Grav. tf var. (deliratorius Cosm.) D. K. 

M Déterminé par Kriechbaumer. 



16 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA KAUNE 8 

Ichneumon nigritarius Grav. Cosm. <f var. 1. D. K. 

— pistorius {Grav.) Wesm. (deliratorius Grav.) var. 1 $ 
avec une sculpture anormale sur les deux premiers seg- 
ments abdominaux. D. K. 

— stramentarius Grav. Ç. Hivernant sous les mousses et 
les écorces. D. K. 

— suspiciosus Cosm. Ç. Hivernant sous les mousses. D. K. 

— tergenus Grav. Ç. D. K. 

— tuberculipes Cosm. Ç. Hiverne sous les mousses et les 
écorces. D. K. 

— xanthorius Fôrst. $. D. K. 
Amblyteles funereus (Grav.) Cosm. $. D. K. 

— fuscipennis Wesw. Cette espèce, déjà indiquée, a été 
obtenue d'une chrysalide de Sphinx tithymali. 

— lotharingicus Rud. Nouvelle espèce, décrite par Rudow. 

— nitens Christ. <$ var. fvespertinus Grav.) D. K. 

— mesocastanus Cosm. var. 2. D. K. 

— quadripunctarius Mùll. Ç (natatorius F.) D. K. 
Alomyia ovator Cosm. $. var. 2. (nigra Grav.) D. K. 
Automalus alboguttatus Grav. Cette espèce, déjà citée, a été 

obtenue d'une chrysalide de Bombyx. 
Platylabus cothurnatus Grav. cf. D. K. 
Hoplismenus lamprolabus Wesw. Ç. Sous les écorces, en 

hiver. D. K. 

— perniciosus Grar. Ç. Hiverne sous les mousses. 
Chasmodes lugens Grav. Sous les écorces, en hiver. D. K. 

— motatorius Grav. Sous les mousses en hiver. 



Hemiteles fulvipes Gr. $. D'un cocon blanc fixé aux herbes. 

D. K. 
Phygadeuon dumetorum [Grav.) Tasch. Ç. D. K. 

— nanopterus Kriechb. Espèce nouvelle décrite par Kriech- 
baumer. 

— >i. sp. De galles de Mayeliola poae Bosc. 

Cryptus dentatus Tascli. cf. Parasite de Môrdellistena par- 
vula Gyll. D. K, 

— minator Grav. D. K. 

Spilocryptus migrator (Grav. ex p.) Tschek a* $. Obtenu 
d'une pupe de Cimbex. D. K. 



9 ET A LA FLORE DE BITCHE. 17 

Microcryptus barizonus Grav. $. fpteronorum Hart.). De 

pupes de Lophyrus. D. K. 
Mesolecus lophyrorum Hart. (frutetorum Hart.). De pupes 

de Lophyrus. D. K. 
Pezomachus ocissimus Fôrst. Variété formant peut-être une 

.' espèce nouvelle. D. K. 
Trematopygus sp.f D. K. 



Ephialtes abbreviatus Thoms. $. D. K. 

— carbonarîus Christ. $. D. Szepligeti et K. 

— curvipes Holmgr. cf- D. K. De galles de Asphondylia 
pimpinellœ. 

— extensor (Pz.J. Thoms. $. D. K. 

— glabratus Ratz. cf- De cônes d'Epicéa. D. K. 

— mesocentrus (Grav. cf) Kriechb. $. D. K. 

— serripes Hart. cf- Obtenu de calathides de Centaurea 
Jacea habitées par Aulax jaceae et des larves de Diptères. 

— varius Grav. Dét. par Szepligeti. 

Perithous albicinctus {Grav. Ç) cf. Le mâle de cette espèce 

était encore inconnu. D. K. 
Pimpla maculator Fabr. Dét. par Szepligeti. 

— nucum Ratz. Obtenu de pousses de chêne habitées par 
des larves de Rhynchophore. D. K. 

— inquisitor Scop. cf ?• De Apoderus coryli. Dét. par 
Szepligeti. 

Glypta résinante Ratz. cf- De galles résineuses sur Pinus 

silvestris. D. K. 
Lissonota fracta Tasch. D. K. 
Odontomeris quercinus Thoms. D. K. 
Xylonomus brachylabis Kriechb. $. De larves de Bostrychus 

dans des rameaux de Picea. D. K. 
Stenaracus gladiator Grav. Dét. par Szepligeti. 



Bassus albosignatus Grav. var. 1. D. K. 

Chorinaeus cristator Grav. $. D'une chrysalide sur feuille 

de chêne. D. K. 
Exothus femoratus Grav. Dét. par Szepligeti. 
Sphecophaga vesparum Ratz. Ç. D'un nid de Vespa vulgaris 

D. K. 

3 



48 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 10 

Holocnema cothurnata Holmgr. cf. De pupes de Lophyrus. 
D. K. 

Anomalon xanthopus Grav. <f . var. (armatum Cosm.) D. K. 
Limneria flaviventris Ratz. cf. De cônes de Picea. D. K. 
Campoplex leptogaster Holmgr. cf- (macroslylus Fôrst. $). 

D. K. 
Aspidogonus abietis Hart. cf Ç. De cônes de Picea. D. K. 

Evaniidae. 
Evania appendigaster L. 
Brachygaster minutus 01. 

Gasteruption Tournieri Schlett. Fleurs d'Ombellifères. 

— pedemontanum Tourn. Avec le précédent. 

— terrestre Tourn. Avec les précédents. 

— Thomsoni Schlett. Sur les fleurs de Spirœa Aruncus, 
en juin et juillet. 

— distinguendum Schlett. Sur Ombellifères. 

— paternum Schlett. Sur les fleurs de Spirœa Aruncus, 
en juin. 

— pyrenaicum Guér. Sur Ombellifères. 

Serphidae. 

Cosmocoma ovulorum L. Parasite d'œufs de Lépidoptères. 
Anteon vulgaris Kieff. Sur les herbes. 

— trivialis Kieff. Clairières des bois. 
Aphelopus albipes Kieff. Clairières des bois. 

— melaleucus Dahlb. Avec les précédents. 
Labeo excisus Westw. 

Goniozus claripennis Fôrst. 
Bethylus cephalotes Fôrst. 

— fuscicornis Jur. 
Serphus gravidator D. 
Phœnoserphus pallipes Hal. 

— calcar Hal. 

— viator Hal. 

Cryptoserphus longicalcar Kieff. Pond dans les champignons. 
Exallonyx niger Nées. 

— ater Nées. 



1 i ET A LA FLORE DE BITCHE. 19 

Exallonix ligatus Nées. 

— hyalinipennis Kieff. 

— subserratus Kieff. Parasite de Phora rufipes, en avril. 
Paragryon pedestris Kieff. 

Diphora montana Kieff. Sur les herbes des bois, en automne. 
Miota rufipes Kieff. Sur les herbes des bois, en septembre. 
Oxylabis graciliventris Kieff. Avec le précédent. 

— maculatus Kieff. Avec les précédents. 

Zelotypa sciarivora Kieff. Parasite de larves d'un Sciara. 

Pantolyta semirufa Kieff. Sur les herbes des bois. 

Xenotoma rufipes Kieff. Clairières des bois. 

Anectata bitensis Kieff. Juillet. 

Hemilexis subtruncata Kieff. Obtenu d'une galle de Céci- 

domyie. 
Aneurhynchus montanus Kieff. 
Paramesius unifoveatus Kieff. Pré tourbeux près Philipps- 

bourg, en juillet. 

— bifoveatus Kieff. Avec le précédent. 

— rufipes Westw. Sur les herbes des bois. 

— tenuicornis Kieff. Herbes des bois, en septembre. 
Spilomicrus gracilicornis Kieff. Clairières des bois, en au 

tomne. 

— carinatus Kieff. Les 36 exemplaires capturés dans une 
clairière en automne, étaient tous des mâles. 

— integer Thoms. Sur les 23 exemplaires capturés il n'y 
avait que 2 femelles. 

— nigriclavis Marsh. Avec les précédents; trois exem- 
plaires. 

— nigripes Thoms. Avec les précédents. 

Diapria (Tropidopria) conica L. La plus commune des 
espèces de cette famille. 

— elegans Jur. Clairières des bois. 

— carinata Thoms. Sur fleurs de Pe'ucedanum, en septembre. 
Planopria n. nov. (Diapria Ashm. non Latr.) 
Trichopria cilipes Kieff. Sur les herbes, en automne. 
Galesus fuscipennis Curt. Juillet. 

Loxotropa rufocincta Kieff. Sur les herbes des bois, en au- 
tomne. 
Aphanogmus fasciipennis Fôrst. 



20 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 12 

Ceraphon nigrelliceps Kieff. 
Conostigmus testaceipes Kieff. 
Megaspilus glaber Boh. 
Lygocerus antennalis Kieff. 
Lagynodes pallidus Boh. 
Lagynodes rufescens Ruthe. 
— niger Kieff. Sur les herbes des bois, en septembre et 
octobre. 

Chrysididse. 

Chrysis auripes. Dét. par Fries. 

Sphegidae. 

Cemomus rugifer Dahlb. Latve dans des loges creusées 
dans la moelle des tiges creuses de Ronces, comme 
celle de C. unicolor Dahlb.; la pseudonymphe de la Ire 
est d'un orangé vif, celle de la 2e est d'un jaune très clair. 

Oxybelus uniglumis L. Commun dans les chemins, où elle 
niche en terre; elle transporte environ une douzaine.de 
mouches dans son terrier et y dépose un œuf fixé à un 
des Diptères; sa proie la plus ordinaire est Homalomyia 
canicularis L. (Zur Lebensweise von Oxybelus uniglumis 
Dahlb. und ihrer Parasiten von J.-J. Kieffer, in Allg. 
Zeitschr. f. Entom. 1902 vol. 7 p. 81-84). 

Mutillidae. 

Mutilla rufipes Fbr. tf Ç. Pénètre dans les terriers de Oxy- 
belus uniglumis dont elle est très probablement parasite. 

Myrmosa melanocephala Fbr $. La femelle de cette espèce 
s'introduit également dans les terriers (ïOxybelus uniglumis, 
ainsi que dans ceux d'un Oxybelus plus petit qui se forme 
un terrier plus profond et toujours ouvert, et qui appro- 
visionne son nid avec des Diptères du genre Chlorops. 

Apidse. 

Je donne ici la liste des Apides qui m'ont été déterminées 
par Friese, à l'exception de celles marquées d'un astérisque. 

Halictus cylindricus Fbr. tf $. Commun sur les fleurs ; mai- 
octobre. 



13 ET A LA FLORE DE BITCHE. 21 

Halictus flavipes Fb>\ Ç. Commun en octobre et novembre 
sur Leotilodon. 

— lasvigatus A". Ç. 

— leucozonius A' Ç. 

Halictus minutus A'. Sur Crépis virens, en octobre. 

— morio Fbr. Sur Leontodon en novembre. 

— quadrinotatus A. $. Sur les fleurs de saules en mars. 

— sexcinctus Fbr. $. 

Andrena albicans Midi. $ çf. Fleurs à.' Arabis alpina, en mars. 

— albicrus A. £. 

— cineraria L. Sur Arabis alpina, avril et mai. * 

— convexiuscula A. Ç. Juin. 

— fulvicrus A. * 

— gwynana A'. Sur fleurs de saules en mars ; dans' les 
chemins sablonneux, en avril. 

— Hattorfiana Fbr. * 

— nigrosenen A., en mai. 

— parvula A' çf. 

— pilipes Fbr. cf. 

— praecox Scop. Sur les saules fleuris, en mars. 

-- propinqua Schenk. çf $. Sur les fleurs' des saules, en 
mars 

— thoracica Fbr. çf Ç. Commun en avril sur les fleurs de 
Taraxacum . 

— tibialis A. Sur fleurs, en avril et mai. 

— florea A. cf. 

Colletés daviesana A", a" $• Se creuse des conduits cylin- 
driques dans les rochers, sur les bords de la route de 
Bitche à Breitenbach. 

Rhophites quinquespinosus Spin. (JÇ. Sur fleurs d'Euphrasia 
en juillet; les Apides passent la nuit dans les fleurs. 

— Panurgus banksianus K. (ater Latr.) cf. 

— lobatus Fbr. cf. 

Dasypoda plumipes Panz. (hirtipes 111.) cf ?• 
Eucera longicornis L. çf Ç. Commun dans les chemins sablon- 
neux dans lesquels il niche. 
Anthophora furcata Panz. 

— intermedia Lep. var. rétusa L. 

— pilipes Fbr. çf $• Sur Arabis alpina, en mars et avril. 



22 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 14 

Heriades maxillosa L cf. 

Osmia auruienta Panz. Obtenu de Hélix nemoralis.. 

— bicornis L. f ?• Commun sur Arabis alpina en mars 
et avril; niche dans les vieilles poutres 

Osmia cornuta cf. en avril et mai. 
Megachile centuncularis L. * 

— circumcîncta A. $. 

— ericetorum Lep. Sur les Heurs des capucines, sur les- 
quelles ils se posent en relevant leur abdomen. 

— lagopoda L. £, septembre. 

Anthidium manicatum L. Les cf en automne sur Betonica 

officinal ïs. 
Bombus agrorum Fbr. cf ?• 

— hortorum /.. cf ?• * 

— lapidarius L. cf +■ 

— pratorum L. cf ?• Sur Lamium purpurêum, en avril. 

— rajellus K. $. 

— silvarum L. $. 

— soroensis Fbr. var. proteus. 

— hypnorum $. 

— terrestris L. et var. lucorum ; niche en terre. 

— variabilis Sc/imied. Ç et var. notum $. 
Psithyrus campestris Pz. 

— rupestris Fbr. cf. 

— vestalis Fourcr cf. 
Nomada flavoguttata K. cf. 

— jacobaeae Pz. $. 

— lineola Pz. cf. Sur saules fleuris, en mars. 

— solidaginis Pz. cf en août. 

— succincta Pz. Ç en mai. 
Apis mellifica L. 

III. DIPTÈRES. 

Metopia leucocephala Meig. Obtenu en nombre, de pupes 
recueillies dans les terriers de 0.rybelus uniglumis. Dét 
par Girschner. 

Sphixapata conica Meig. (Miliogramma conica). J'ai obtenu 
huit exemplaires de cette espèce, de pupes trouvées au 



15 et a La flore de bitche. 23 

nombre de 1 à 4 dans les terriers de Oxybelus uniglumis. 
Dét. par Girschner. 
Macronychia griseola Fall. [Miltogramma griseoïaK Un exem- 
plaire obtenu d'un pnparium recueilli dans un terrier 
d'Oxybelus uniglumis, Dét. par Girschner. 

Anthomyia pluvialisi. Oblenu un exemplaire d'un pupaiium 
trouvé dans un terrier d'Oxybelus uniglumis. Dét. par 
Girschner. 

Anthomyia radicum L. Cet insecte est indiqué par Schiner 
comme vivant dans les racines de diverses plantes et 
dans les excréments. J'en ai obtenu trois mâles de pu- 
pariuin trouvés dans un terrier de Oxybelus uniglumis. 
Dét. par Girschner. 

Chortophila trichodactyla Rond. Un mâle obtenu d'un pu- 
parium placé à côté du cocon du Sphégide, dans un 
terrier de Oxybelus uniglumis. Dét. par Girschner. 

Teichomyza fusca Macq. Abondant ainsi que les larves, dans 

les lieux d'aisances; aussi à Metz. Dét. par Mik. (J'ai 

décrit la larve de cet insecte dans Illustr. Zeit. f. Entom.). 
Spilographa alternata. Obtenu de fruits de Flosa cariina L. 

Dét. par Girschner. 
Bombylius major L. Sur les fleurs. 
Acidia lucida Zett. Une femelle pondant sur un fruit de Lo- 

nicera xylosteum, en juin. 
Anomoia antica Wied. Une femelle pondant sur un. fruit de 

Cratsegus Oxyacantha, en août. 
Agromyza lutea Meig. Larve dans les feuilles de Impatiens 

Noli-tangere. 
Molophilus ater Meig. Commun sur les fleurs de Caltha, en 

mars et avril; j'ai obtenu l'insecte de larves vivant entre 

les racines de Carex. Dét. par Mik. 

Spania nigra Meig. Obtenu d'un puparium enfoncé dans le 
thalle d'un Pellia Neesiana. Dét. par Mik. 

Empis meridionalis Meig. Larve sous les gaines de Scirpus 

silvaticus. 
Oxypterum pallidum Leach. Sur hirondelles. 
Braula caeca N. Commun sur les abeilles. 



24 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 16 

Cecidomyidae. 

A rapporter ici toutes les espèces marquées d'un asté- 
risque dans la Synopse des Cécidomyies d'Europe 1 ) et dans 
la Suite à la Synopse 2 ). 

Leptosyna quercus Kieff. Larves dans le bois de chêne. 
Campylomyza melanoptera Kieff. 

— pulchricornis Kieff. 

Ledomyia connata Kieff. Insecte xylophile, comme les cinq 
suivants. 

— divisa Kieff. 

— lineata Kieff. 

— obscuripennis Kieff. 
Brachyneura mini ma Kieff. 

— squamata Kieff. 

Trotteria umbelliferarum Kieff. Fleurs gonflées de diverses 
Ombellifères. 

— sarothamni Kieff. Fleurs gonflées de Savothamnus. 
Lasioptera cerealis var. fasciata Kieff. 

— longipes Kieff. 

— niveocincta Kieff. 

— flexuosa Winn. Tige de Phragmites. 

— populnea Wachtl. Galles sur feuilles du Tremble. 

— rufa Kieff. 

Dasyneura brachypsectra Kieff. Insecte xylophile. 

— capsulae Kieff. Sur Euphorbia cyparissias. 
Atrichosema aceris Kieff. Renflement du pétiole de Acer 

campestre L. 
Oligotrophus coryli Kieff. Galles des feuilles de Corylus 
Avellana L. 

— Somlsi Kieff. Galles sur feuilles de Viburnum Lantana L. 
Schizomyia ligustri Rbs. Fleurs gonflées de Ligustrum. 

Ruines de Waldeck. 
Stomatosema nemorum Kieff. Insecte xylophile. 
Aphidoletes subterranea Kieff. Larves parasites d'Aphides 

vivant sur les racines de Artemisia vulgaris L. 

— impatientis Kieff. Parasite de Aphis balsamines. 

i) Bull. Soc. Hist. Nat. de Metz XX, 1898, pp. 1-64. 
») Ibid. XXI, 1901, pp. 9-43. 



17 ET A LA FLORE DE B1TCHE. 25 

Bremia ciliata Kieff. Xylophile, comme les suivants. 

— bifurcata Kieff. 

— brevitarsis Kieff. 

— emarginata Kieff. 

— fallacicornis Kieff. 

— longicornis Kieff. 

— longipes Kieff. 

— ramosa Kieff. 

Clinodiplosis artemisiae Kieff. Fleurs gonflées de Artemisia 
vulgaris L. 

— Bellevoyei Kieff. Fleurs gonflées de Vicia sepium L. 

— crassinerva Kieff. Fleurs gonflées de Stachys silvatica L. 

— impatientis Kieff. Fleurs gonflées de Impatiens Noli- 
tangere. 

— longiventris Kieff. Feuilles enroulées et très épaissies 
sur Lathyrus pratensis L. • 

— rudimentalis Kieff. Fleurs gonflées de Artemisia vulgaris. 

— vaccinii Kieff. Enroulement des feuilles de Vacciniinn 
uliginosum . 

Contarinia melanocera Kieff. Renflement des tiges de Ge- 
nista. tinctoria (Metz). 

— acetosae Kieff. Fleurs gonflées de Rumex acefoso et 
acetosella. 

— viburni Kieff. Fleurs gonflées de Viburnum Lantana 
et Opulus. 

Xylodiplosis aestivalis Kieff. Larves dans les pores du bois 

de chêne. 
Mycodiplosis Reaumuri Kieff. Sur Phragmidium subcorticium. 
Zeuxidiplosis Giardiana Kieff. Galles sur divers Hypericum. 
Lestodiplosis rhopalothrix Kieff. Fleurs gonflées de Rumex 

acetosella. 
Coprodiplosis longiforceps Kieff. 

— longifilis Kieff. Parasite de Mycodiplosis boleti. 
Rhizomyia fasciata Kieff. 

— silvicola Kieff. 

Chironomidae. 

Ceratopogon boleti Kieff. Larves dans un gros Bolet. 

— latipalpis Kieff. Larves sous écorce de Pins. 

4 



20 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 18 

Ceratopogon formicarlus Kieff. Avec Formica rufa. 

— minimus N. Juin. 

— resinicola Kieff. Larves dans la résine des Pins. 

— Kaltenbachi Winn. 
Culicoides nigrosignatus Kieff. 
Bezzia bidentata Kieff. 
Ceratolophus albipennis Kieff. 

— femoratus Fabr. 

— niveipennis Kieff. 

— pulicaris L. 

— pungens Kieff. 
Serromyia scirpi Kieff. 

Corynoneura atra Winn. (celeripes Winn.) Bords des étangs. 

— bitensis Kieff. Avec le précédent. 
Chironomus heteropus Kieff. 

• — tentans L. 

— flexilis L. 

— viridis L. 
Cricotopus polychromus Kieff. 

— silvestris Fabr. 
Camptocladius foliatus Kieff. 
Orthocladius muscicola Kieff. Larve muscicole. 

— sordidellus Zett. 
Dactylocladius barbatus Kieff. 

— brevicornis Kieff. 
Tanytarsus bilineatus Kieff. 

— flavipes Meig. 
Metriocnemus scirpi Kieff. 

— atratulus Zett. 
Prodiamesa praecox Kieff. 
Procladius anomalus Kieff. 
Tanypus septemmaculatus Kieff. 
Ablabesmyia caliptera Kieff. 

— Johannseni Kieff. 



Bibionidae. 
Anarete rubra Kieff. Chemin sablonneux. 



10 ET A LA FLORE DE BITCHE. 27 

IV. LÉPIDOPTÈRES. 

Sesia braconiformis //. S. Chenilles dans les racines de 
Rumex Acetosella. 

Macroglossa fuciformis L. 

Zeuzera aesculi L. Chenille dans les branches du Maronnier. 

Cidaria capitata H. S. Chenille en septembre sur Impatiens 
Noli-tangere. 

Sericoris postremana Lien. Chenille en automne dans les 
tiges de Impatiens Noli-tangere. 

Augasma aeratellum Zell. Sur Polygonum avicularè : pousse 
axillaire ou terminale changée en une galle corniculée 
ou fusiforme et rouge. Aussi aux environs de Thionville 
et de Karling. 

Gelechia cauliginella Schm. Renflement sur la tige de Si- 
lène nutans ; aussi à Luxembourg. 

Heliozela stanneella Fisch. v. II. . Renflement de la base du 
pétiole sur Quercus. 

Grapholitha Servilleana Dup. Renflement fusiforme sur les 
rameaux de divers Saules. 

Epiblema tetraquetana Haw. Renflement pisiforme à Tais- 
selle d'une feuille sur les rameaux du Bouleau. 

Teras ferrugana .S. v. Voll. Renflement des rameaux du 
Bouleau. 

Rhophobota naevana Hb. var. geminana Wlk. Chenilles sur 
Vaccinium uliginosum L. ; chrysalide dans l'enroulement 
d'une feuille. Tourbière de Haspelscheidt. D. J. ] j 

Hyponomeuta vigintipunctata Retz. Chenilles en société sur 
Sedum Telephium et maximum, dans une toile dont elles 
recouvrent la plante. Aussi aux environs de Thionville. 

Tinagma Herrichiellum Herr. Sch. Mine les feuilles de 
Lonicera Xylosleum. D. J. 

Coleophora caespititiella Zell. Chenille fréquente sur les 
fruits des Juncus. Dét. par M. Chrétien. 
— murinipennella Dp. Sur les fruits de Luzula albida et 

pilosa. 
— ! laricipennella. Très commun en avril sur Larix decidua 
dont il mine les aiguilles. 



!) Déterminé par le R. P. J. de Joannis. 



28 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 20 

Gracilaria syringella B'abr. Mine les feuilles de Fra.cinus, 

Ligustrum et Syrihga. D. J. 
Coriscium BrongniardeJlum Fabr. Mine les feuilles de Chêne. 

D. J 
Ornix avellana Staint. Mine les feuilles de Corylus Avcllana. 

D. J. 
Lithocolletis carpinicolella staint. Mine les feuilles de Gàr- 

pinus Betulus. D. J. 

— cerasicolella Herr. Sch. Mine les feuilles du Cerisier. 

— coryli Nicelli. Mine les feuilles de Corylus Avellana. 
D. J. 

— corylifoliella Haworth. Mine les feuilles de Craisegus, 
Pirus, Sorbus. D. J. 

— emberizaepennella Bouché. Mine les feuilles des Loni- 
cp.ra. D. J. 

— faginella Zell. Mine les feuilles de Eagus silvatica D..T. 

— Nicellii Staint. Mine les feuilles de Corylus Avellana. 
D. J. 

— oxyacantha? Frey. Mine les feuilles de Cratœgus Oxya- 
cantha. D. J. 

— pomifoiielia Zell. Mine les feuilles des Pirus, Craise- 
gus, Sorbus, Prunus. D. J. 

— stettinensis Nicelli. Mine les feuilles de Alnus qlulinosa. 
D. J. 

— sylvella Haworth. Mine les feuilles de Acer campestre. 
D. .1. 

— tenella Zell. Mine les feuilles de Carpinus Betulus. 
D. J. 

— trifasciella Haworth. Mine les feuilles de Lonicera Pè- 
riclymenum. D. J. 

— tristrigella Haw. ? Mine les feuilles de Ulmus; c'est 
peut-être hortella F., Schreberella F. ou agilella Z. qui 
forment des mines semblables sur Ulmus D. .!. 

Tischeria complanella Hilbn. Mine les feuilles de Quercus. 
D. J. 

— marginea Haworth. Mine les feuilles des Bubus. D. J. 
Cemiostoma spartifoliella Hûbn. Très commun sur Saro- 

thamnus; la chenille mine la tige de bas en haut; chry- 
salide d'un blanc de neige, fusiforme, fixée en mai à 
l'aisselle des feuilles ou des rameaux. 



21 ET A LA FLORE DE BITCHE. 29 

Nepticula anomalella G'oeze. Mine les feuilles des Rosa. D. J, 

— acerîs Frey. Mine les feuilles de Acer campestre et 
Pseudoplatanus. D. J. 

— acetosae Statut. Mine les feuilles de Rumex acetosa et 
acetosella. 

— apicella Staint. Renflement du pétiole des feuilles de 
Pop u lus tremula. 

— aurella Staint. Chenille mineuse. D. J. 

— floslactella Haw. Mine les feuilles de Carpinus et de 
Corylus. D. J. 

— fragariella Hd. Mine les feuilles de Fragariavesca. 

— microtheriella Staint. Mine les feuilles de Carpinus et 
de Corylus. D J. 

— myrtillella Staint. Mine les feuilles de Vaccmium Myr- 
lillus.. 

— splendidissimella Herr. Sch. Mine les feuilles des Ru- 
bus. D. J. 

— ulmariae Wk. Mine les feuilles de Spiraea Uhnaria. 

— viscerélla Staint. Chenille mineuse. D. J. 

V. HOMOPTÈRES. 

Hamamelistes betulinus Horv. Cet insecte produit sur les 
feuilles de Betula alba et pubescens, des boursouflures 
de forme irrégulière, faisant saillie sur la face supé- 
rieure du limbe; on ne Ta observé jusqu'ici qu'aux en- 
virons de Bitche et la description a été faite d'après les 
exemplaires que j'ai envoyés à Horvath. 

Myzus lythri Schr. Sur Lythrum Salicaria à Bitche et Hysso- 
pifolium près de Tbionville. D. FI. 1 ) 

— ribis L. Feuilles crispées sur Ribes nigrum et rubrum. 

— cerasi Fabr. Crispe les feuilles de cerisier. 
Aphis rumicis L. Sur Rumex acetosella. D. H. 

— laburni Kalt. Sur Sarothamnus scoj>arius. D II. 

— balsamines Kalt. Sur Impatiens Noli-tangere. 

— amenticola-fiTo^. Chloranthie des chatons de saule avec 
cladomanie et phyllomanie. 

') Déterminé par Horvath. 



30 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 22 

Aphis anthrisci Kalt. Produit sur Anthriscus silvesier une 
chloranthie; feuilles crispées et axes Moraux raccourcis ; 
aussi sur Anthriscus vulgaris. 

— avenae Fabr. Sur diverses Graminées: gaine desfeuilles 
gouMée. 

— bîcolor Koch. Sur (lai in m va-iun. Chloranthie et raccour- 
cissement des rameaux de l'inflorescence; Koch. 

— brassicae L. Produit des boursouflures sur les feuilles 
des Brassica. 

— cerastii Kalt. Sur divers Cerastium : pousse terminale 
formant une touffe de feuilles déformées. Très commun. 

— evonymi Fabr Sur EvonymUs eiiropaea ; feuilles crispées. 

— grossulariae Kalt. Boursouflures des feuilles de Ribes 
grossularia. 

— mali Fabr. Knroulement des feuilles sur Pirus commu- 
nis et Mains. 

— oxyacanthae Koch. Boursouflures des feuilles de Grà- 
taegus Oxyacantha. . " 

— padi L. Sur les feuilles de Prunus Padus. 

— persicae Kalt. Sur Persica aux environs de Thionville. 
Feuilles crispées 

— piri Koch. Enroulement des feuilles de Pirus communia 
et Malus. 

— pruni Fabr. Knroulement des feuilles de Prunus dômës- 
tica et spinosa. 

— prunicola Kalt. Avec le précédent sur P. spinosa. 

— sorbi Kalt. Crispe les feuilles de Sorbus- aùcaparia. 

— urticaria Kalt. Crispe les feuilles de Urtica dioica et 
des Malvacées. 

Myzoxylus laniger Hausm. Produit le chancre sur le tronc 

et les branches du Pommier. 
Phyllaphis fagi Bum. Commun sur le dessous des feuilles 

du Hêtre dont la surface est décolorée, boursouflée par 

en haut le long de la nervure médiane ou crispée 
StagonaxylosteiD. G. Feuilles crispées deLonicera Xylosiciua . 
Rhopalosiphum lonicerae Koch. Feuilles de Lonicera Xylos- 

teum enroulées pai en bas et décolorées. 

— ligustri Kalt. Enroulement marginal des feuilles sur 
Liguât non vulgare. 



23 ET A LA FLORE DE BITCHE. 31 

Siphonophora ulmariae Schrh. Sur Sarothamnus scàparius. 

D. H. 
Pemphigus bumeliae Schrh. En société sur les rameaux de 

Fraxinus. 

— nidificus Fr. Lw. Agglomération de feuilles crispées 
sur Fraxinus exeelsior. 

Lachnus nudus D. G. Sur les branches de Pinus silvesiris. D. H. 
Trama radicis Kalt. Sur les racines de Artemisia vùlgaris- 

D. H. 
Glyphina betulae KaVt. En société sur les rameaux de Be- 

tula alba. D. H. 
Pterocallis nigritarsis Heyd. Sur les feuilles de Behila alba. 

D. H. 
Orthesia urticae L. Larves sur Stellaria Holostea; aussi en 

hiver parmi les mousses. D. H. 

Aphalara exilis W. Sur les pousses de Polygonum amphibiinn. 

— calthae var. maculipennis Fr. Lw. Avec le précédent, 
sur les pousses déformées de Polygonum amp.hib.ium 

Trioza galii Fôrst. Sur Galium et Sherardia arvensis. 

— cerastii H. Lw. Déformation des pousses de C'erastium. 

— remota Fôrst. Sur les feuilles de Quercus : produit des 
élevures par eh haut. 

— flavîpennis Fors/. Sur Lactuca muralis et Prénanthes 
purpurea. 

— proxima Flor. Sur Hieracium Pilosella: déformations 
comme pour les deux précédents. 

Psylla buxi L. Sur Buxus sempervirens : agglomération de 
feuilles déformées. 

— betulae L. Larves sur les pousses de Betula pubescens, 
enveloppées d'une matière cotonneuse blanche. D. Lw.'). 
Cet insecte n'était connu que pour la Suède Pour la 
description de la larve, voir mon article: Mitteil iiber 
Psylliden. lEntom. Nachr. Berlin 1889, vol. XV, p. 222-224). 

— pirisuga Fôrst. Sur Pirus communis: feuilles enroulées. 
Psyllopsis fraxini L. Bord d'une foliole épaissie et décolorée, 

sur Fraxinus. 

— fraxinicola Fôrst Sur le dessous des feuilles de Fraxinus. 

l ) Déterminé par Fr. Low. 



32 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 24 

Asterodiaspis quercicola Bouché. Produit de légers renfle- 
ments sur les jeunes rameaux de Quercus. D. H. 

Aspidiotus nerii Bouche. Sur Neriurn, Hedera et Aucuba. D. 
Lw. 
-- abietis Schrk. Sur les aiguilles de Pin us silvestrîs. D. Lw. 

Leucaspis pini Hart. Sur les aiguilles de Pinus silve&tris 
D. Lw. 

Lecanium hesperidum L. Sur Laurus, Myrtus, Aralia Sie- 
boldi. D. Lw. 

— tiliae L. Sur Tilia grandifolia. D. Lw. 

— robiniae Sur Robinia pseudacacia ; très commun. 

— betulae L. Sur Acer Pseudoplatanus, Betula pubescens 
et Populus tremula. D. Lw. 

— sp? Sur Sarothamnns et Calluna vulgaris. D. Lw. 
Pulvinaria betulae L. Sur Betula pubescens. 

— sp.? Sur Sarothamnus, D. Lw. 
Mytilaspis sp. Sur Crata>ym Oxyacantha. D. Lw. 
Chionaspis salicis L. Sur Salix aurita. D. Lw. 

— vaccinii Bouché. Sur Vaccinium Myrtîllus au Pfaffen- 
berg ; aussi au Donon. D. Lw. 

VI. COLLEMBOLES. 

Toutes les espèces qui suivent m'ont été déterminées 
par M. le Dr. 0. M. Reuter: 
Sminthurus fuscus L. nec Luc. Abondant sur le bois pourri. 

— viridis L. Sur Coleosporium sonchi. 

Papirius cursor Lubb. (Sm. fuscus Luc.) Commun dans les 
forêts sur les feuilles mortes et le bois. 

— minutus Fabr. Avec le précédent. 

— var. Coulonii Nie Mêmes habitats. 

— ornatus Nie. Avec les précédents. 

Orchesella cincta L Assez fréquent sous le bois pourri dans 
les jardins. 

— rufescens Tullb. Même localité. 

— villosa L. Dans les jardins avec les précédents. 

l ) D'après Reuter (Apterygogenea Femiica 1895), cet insecte n'avait été 
observé qu'en Suéde, en Finlande et en Sibérie. Dalla Torre indique seule- 
ment la Sibérie comme patrie de cette espèce (Gattungen und Arten der 
Apterygogenea, 1893). 



25 ET A LA FLORE DE BITCHE. 33 

Isotoma cinerea Nie. Sous les mousses, dans les forêts. 

— palustris Mïtll. Entre les mousses dans les prés humides. 

— violacea Tullb. 1 ) Entre les mousses clans les forêts. 

— viridis L. Bourl. Même habitat. 
Entomobrya disjuncta Nie. Entre les mousses. 

— intermedia Brooh. Sous les feuilles mortes et les 
mousses. 

— marginata Tullb. Mêmes habitats, 

— multifasciata Tullb. Entre les mousses dans les forêts. 

— muscorum Me. Même habitat. 

— — var. subpulchella Reut. Avec le type. 

— nivalîs L. Entre les feuilles mortes et les mousses. 
Tomocerus niger Bourl. (flavescens Tullb.) Sous le bois 

pourri dans les jardins. 

— plumbeus L. Sous les pierres et le bois dans les jar- 
dins et les forêts ; très commun. 

— tridentifer Tullb. l ) Sous les mousses dans les forêts. 

— vulgaris Tullb. (non niger Bourl.). Très commun sous 
les pierres et le vieux bois. 

Cyphodeirus albinus Nie. Abondant sous Fécorce des souches 

de pin, en société de Lasius niger. 
Sira Buskii Lubb. Sous la mousse dans les forêts. 
Lepidocyrtus lanuginosus Gm. Sous la mousse dans les 

forêts. 
Achorutesarmatus Nie. Entre les mousses etles feuilles mortes. 

— purpurascens Lubb. Mêmes habitats. 

Podura aquatica /.. En société sur les flaques d'eau stagnante. 
Aphorura ambulans L. (Lipura a.). Cette petite espèce, d'un 

blanc de lait, abonde partout sous les écorces et dans 

le bois pourri. 
Neanura muscorum Templ. (Anura m.)- Abondant sous les 

écorces et dans le bois pourri. 

VII. ACARIDES. 

Détermines par le Docteur Trouessart en 189fi. 

Bdella capillata Kram. Dans les mousses. 

— vulgaris L. Avec le précédent. 

M Selon Renier (1. c.), cet insecte a été observé en Suéde, Finlande, 
Helgoland, Angleterre et Bohème. 



34 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 26 

Bryobia pretiosa Koch. Cet acaride vit en société sur les 
feuilles de Ribcs Grossularia L., qui demeurent petites 
et se décolorent. Le Dr. Friedr. Thomas, croyant y voir 
une espèce nouvelle, la décrit sous le nom de B. ribh 
n. sp. Mes exemplaires ont été déterminés par un spé- 
cialiste bien connu, le Dr. Ganestrini. 

Cepheus bifidatus Nicol. Parmi les mousses. 

Damaeus clavipes Herm. avec sa nymphe Oppia. Dans les 
mousses. 

Disparipes bombi. ?. Sur Bombus. 

Epicrius geometricus Can. Dans les mousses. 

Eupodes fusifex Can. Dans les mousses. 

— variegatus Koch. Avec les précédents. 
Gamasus dentipes Berl. <?%. Parmi les mousses. 

— magnus Koch. Ç. Avec le précédent. 
Holostaspis marginatus Herm. Dans les mousses. 
Ixodes reduvius L. Commun sur les plantes dans les bois. 

— ricinus L. Commun avec le précédent. 
Leiognathus armatus. Sur Chauve-Souris. 

— uncinatus. Avec le précédent. 
Linopodes motarius L. Parmi les mousses. 
Notaspis lucorum Koch. Dans les mousses. 
Oribata globula Nicol. Dans les mousses. 
Pteroptus vespertilionis L. Bufour. Sur Chauve-Souris. 
Rhyncholophus miniatus Herm. Dans les mousses. 
Sarconissus vespertilionis. Sur Chauve-Souris. 
Serrasius microcephalus Nicol. Dans les mousses. 
Tegeocranus coriaceus Koch. Dans les mousses. 
Tenuipaipus glaber Bonnad. Dét. par Canestrini. 
Trombella glandulosa. Parmi les mousses. 
Trombidium gymnopterorum $. 

Uropoda ovalis. Parmi les mousses. 

Vffl. PHYTOPTIDES (Eriophyides). 

Anthocoptes galeatus Nal. Pustules sur les feuilles de VI- 
mus campestris et montana. 

— octocinctus Nal. Sur Teucrium chamaedrys. Metz. 

— salîcis Nal. Chloranthie des chatons du Saule. 



27 ' ET A LA FLORE DE BlïCHE. 35 

Epitrimerus coactus Nal. Sur Plànlago lanceplata ; déforme 
les feuilles. 

— piri Nal. Etroit enroulement marginal des feuilles de 
Piriis communis. 

— . trilobus Nal. Très commun sur Sambucus nigra, laci- 
niata Mill. et racemosa. 

— salicobius Nal. Sur Salix alba et fragilis. Chloranthie 
des chatons avec phyllomanie et cladomanie. 

Monochetus sulcatus Nal. Dans des touffes de poils situées 
à l'aisselle des feuilles de Fagus silvatica. 

Oxypleurites serratus Nal. Sur Acer campestre, platanoides 
et Pseudoplatanus, où il provoque des rangées de poils 
le long des nervures, sur le dessous des feuilles. 

Phyllocoptes acericola Nal. Dans YErineum situé sur le 
dessous des feuilles avec une légère élévation à la face 
opposée; sur Acer campestre, Pseudoplatanus et plata- 
noides; commun. 

— aceris Nal. Dans YErlneum platanoideum, à la face in- 
férieure des feuilles de Acer platanoides, et dans YErl- 
neum purpurascens sur Acer campestre et Pseudoplatanus ; 
commun. 

— acraspis Nal. Déformation des pousses et des fleurs 
de Cylisus sagittalis. 

— anthobiusiVaL Chloranthie sur les Galium ; très commun. 

— convolvuli Nal. Sur Convolvulus arvensis; feuilles plis- 
sées et contournées. 

— dubius Nal. Chloranthie sur Avena sativa et pratensis. 

— eurinotus Nal. Chloranthie sur Torylis Anthriscus. 

— gymnaspis Nal. Dans YErineum purpnrascens sur Acer 
campestre et Pseudoplatanus. 

— mastigophorus Nal. Galles globuleuses et grosses de 
2 mm. sur les feuilles de Ulmus effusa. 

— minutus Nal. Chloranthie sur Asperula cynanchica, sur 
la côte de Rozérieulles. 

— oblongus Nal. Galles hautes de 3 à 5 mm. sur les 
feuilles de Viburnum Lantana. 

— pedicularis Nal. Sur Pedicularis palustrls et silvatica : 
feuilles à bords enroulés et teints de rouge. 



3G QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE ' 28 

Phyllocoptes phyllocoptoides Mal. (phytoptiformis Nal.). 
Sur Salir purpurea: chloranthie des chatons avec phyl- 
lomanie et cladomanie. 

— phytoptoîdes Nal. Sur Salix. purpurea: même défor- 
mation. 

— magnirostris Mal. Sur Salix alba, frayilis et purpurea: 
même déformation et enroulement des feuilles. 

— parvus Nal. Sur Salix alba et purpurea : même défor- 
mation. 

— populi Nal. Sur Erineum populinum de Popillus Iremula. 

— reticulatus Nal. Sur Populus alba: excroissance sur le 
tronc ou le rameau, en forme de chou-fleur. 

— retiolatus Nal. Sur Vicia angustifôUa et cracca: enroule- 
ment marginal des folioles. 

— teucrii Nal. Sur Teucrium Chama'drys : élevures sur le 
dessus des feuilles, d'un jaune d'or. Côte de Rozérieulles. 

Phytoptus (Eriophyes) ajugae Nal. Sur Ajuya gênevensis et 
replans: enroulement marginal des feuilles. 

— Altumi Lieb. (Nalepai Fock. née TroUess.; alnicola dm.). 
Sur Alnus glutinosa: élévation à l'aisselle des nervures à 
la face supérieure des feuilles; très commun. 

— anceps Nal. Sur Veronica officinalis: chloranthie et 
cladomanie. 

— anthocoptes Nal. Sur Cirsium arvense et lanceolatinn : 
capitules très grossis, fleurons déformés, épaissis, se 
prolongeant parfois en un pédicule portant un second 
capitule, cladomanie des pousses. 

— anthonomus Nal. Chloranthie, cladomanie et phyllo- 
manie sur Thesium intevmedium et alplnum, et, aux en- 
virons de Metz, sur T. humifusum. 

— artemisiae Nal. Galles subglobuleuses, rouges, grosses 
de 1,5 mm., sur les feuilles de Artemisià campes Iris. 

— atrichus Mal. Etroit enroulement marginal des feuilles 
de StellaHa glauca et graminea. 

— avellanae Nal. Bourgeons grossis sur Corylus Avellana 
et tubulosa. Commun partout. 

— betulae Nal: Galles globuleuses, grosses de 1 mm., sur 
les feuilles de Betula alba. 



29 ET A LÀ FLORE DE BITCHE. 'M 

Phytoptus brevipunctatus Nàl. Galles globuleuses, grosses 
de 2 mm., sur les feuilles de Ulmus efftisa. 

— brevirostris Nal- Déformation des pousses et cMoran- 
thie sur Polygala depressa et vulgaris. 

— brevitarsus Fock Dans YErineum alneum sur Alnus 
glutinosa et incana. 

— calycobius Nal. Bourgeons grossis sur Crdlsegus Oxyar 
cantha et monogyna. 

— calycophthirus Nal. Bourgeons grossis et velus sur 
Betula alba et pubescens. 

— Canestrinii Nal. Bourgeons grossis et velus sur Buxus 
sempervirens. 

— centaurese Nal. Pustules des feuilles sur Gèntaurea 
amara, Jacea et scabiosa. 

— cerastii Nal, Déformation des pousses avec pilosité 
anormale, sur divers Geràsiium. 

— crataegi Can. Pustules des feuilles de Gràissegus Oxya- 
cantha. 

— cytisi Can. Déformation des fleurs et des pousses sur 
Cytisus sagittalis. 

— destructor Nal. Déformation des feuilles et des pousses 
sur Scchtm acre, reflexum et sexangularé-, 

— dispar Nal. Déformation d'une pousse: feuilles rap- 
prochées, épaissies, rouges et crispées, sur Popùlus tré- 
ma la. 

— distinguendus Kieff. Dans YErineum paéihum sur 
Prunus pailus, aux environs de Metz. 

— diversipunctalus Nal. Déformation des deux glandes 
situées à la base du limbe sur Populus tremula. 

— dolichosoma Nal. Feuilles contournées et à pubes- 
cence anormale sur Géranium molle. 

— echii Can. Ghloranthie, cladomanie et phyllouianic sur 
Êchium vulgaire. 

— enanthus Nal. Ghloranthie et déformation des pousses 
sur Jasione montauu. 

— erineus Nal. Dans YErineum juylandinum, sur les feuilles 
du Noyer; très commun dans toute la Lorraine. 

— euaspis Nal. Feuilles enroulées et chloranthie sur Lo- 
tus corniculatus : commun partout. 



38 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 30 

Phytoptus euphorbise Nal. Feuilles enroulées sur Euphor? 
bia cyparissias. 

— euphrasiœ Nul. Déformation des pousses sur Euphra- 
sia officinalis. 

— exilis Nal. Galles hémisphériques, grosses de 2 mm., 
situées sur le dessus des feuilles avec une touffe de poils 
sur le dessous ; sur Tilia intermedia, grandifolia et par- 
vif 'oh a. 

— filiformis Nal. Pustules sur les feuilles de Ulmus cam- 
pesiris et montana. 

— fraxini Nal. Fleurs ou fruits déformés et ayant l'appa- 
rence de chou-fleur: sur Fraxinus; commun partout. 

— galii Karp. Enroulement marginal des feuilles sur la 
plupart des Galium; commun partout. 

— galiobius Can. Fleurs ou pousses changées en galles 
ovalaires ou piriformes, longues de 5 à 12 mm., vertes 
et charnues; sur Galium verum et Mollugo. 

— gemmarum Nal. Déformation d'une pousse dont les 
feuilles forment une sorte de gros bourgeon ; sur Salix 
aurila. 

— genistae Nal. Excroissance charnue, de la grosseur 
d'un pois à celle d'une noix, rouge et parsemée de feuilles 
déformées ; sur Sarothamnus scoparius. 

— geranii Nal. Feuilles contournées et velues sur Géra- 
nium molle. 

— gibbosus Nal. Dans le Phyllerium rubi sur les feuilles 
des Rubus ; commun dans toute la Lorraine. 

— glaber Nal. Feuilles et pousses déformées sur Sedum 
acre, réflexion et sexangulare. 

— goniothorax Nal. Feuilles à bord enroulé et recouvrant 
YErineum clandestinum, sur Cratiegus Oxyacantha ; com- 
mun partout. 

— gracilis Nal. Feuilles crispées, sur Rubus cœsius et 
idaeus. 

— grandipennis Can. Déformation des fleurs et des pousses 
sur Cytisus sagittalis. 

— heteronyx Nal. Galles en forme de petites verrues sur 
l'écorce des jeunes rameaux de Acer campestris et pla- 
tanoides. 



31 ET A LA FLORE DE BITCHE. 39 

Phytoptus hippocastani Fock. Amas de poils à l'aisselle des 
nervures sur le dessous des feuilles de Aesculûs Hippo- 
castanum. 

— hypochaerinus Nal. Etroit enroulement marginal des 
feuilles de Hypochseris radicala. 

— Kiefferi Nal. Déformation des capitules d'Achillea Mil- 
lefolium. 

— laevis Nal. Galles rouges, de la grosseur d'un grain 
de chènevis, sur les feuilles de Alnus glutinosa. 

— laticinctus Nal. Déformation de la pousse de Lysimachia 
vulgaris. 

— leionotus Nal. Dans le Phyllerium tortuosum et Eri- 
neum roseum sur les feuilles de Betula, pubescens. 

— leioproctus Nal. Déformation d'une pousse sur Senecio 
Jacobsea. 

— leiosoma Nal. Dans le Phyllerium nervale et tiliaceum 
sur les feuilles des Tilleuls ; commun partout. 

— longisetosus Nal. Erineum d'un rouge sang sur les 
feuilles de Betula alba et pubescens. 

— longisetus Nal. Enroulement marginal des feuilles de 
Hieracium murorum. 

— macrochelus Nal. Galles solitaires, globuleuses, grosses 
de 2—4 mm., sur les feuilles Acer campestre; commun 
partout. 

— macrorhynchus Nal. Dans des galles globuleuses, nom- 
breuses, grosses de 1—1,5 mm., situées sur les feuilles 
d'Acer campestre, et dans des galles corniculées, hautes 
de 5 mm., sur Acer Pseudoplatanus; commun. 

— macrotrichus Nal. Nervures latérales des feuilles cris- 
pées; sur Carpinus Betulus; commun partout. 

— malinus Nal. Dans V Erineum malineum sur les feuilles 
de Pirus malus; commun partout. 

— minor Nal. Sur Thymus Serpylhcm : cladomanie et 
phyllomanie, sans pilosité anormale. 

— multistriatus Nal. Pustules des feuilles de Ulmus cam- 
pestris. 

— nervisequus Nal. Dans V Erineum fagineum et nervise- 
quum sur les feuilles de Fagus silvatica. 



40 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 32 

Phytoptus ononidis Can. Ghloranthie, cladomanie et pubes- 
cence anormale sur Ononis spinosa et repens, 

— origani Nal. Déformation des pousses de Origanum 
cul.gare. 

— padi Nal.. Galles corniculées sur les feuilles de Prunus 
Padus, et galles subsphériques grosses de i -2 mm., sur 
les feuilles de Prunus domestica, insititîa et spinosa. 

— parvulus Nal. Epais feutrage sur les feuilles de Po- 
ientilla argentea, reptans et verna ; commun partout. 

— phlœocoptes Nal. Galles en forme de petites verrues sur 
l'écorce des jeunes rameaux de Prunus domestica. Partout. 

— pilifex Kieff. Rangée de poils le long des nervures ou 
sur le dessous du limbe de Tilia grandifolia. 

— pilosellae A T «/. Etroit enroulement marginal des feuilles 
de Hieracium Pilosella. 

— pini Nal. Nodosités de la grosseur d'un pois, sur les 
rameaux de Pinus silvestris. Commun. 

— piri Nal. Pustules sur les feuilles de Pirus commuais; 
commun dans toute la Lorraine. 

— — var. variolatus Nal. Sur les feuilles des Sorbus ; 
commun partout. 

— plicator Nal. Folioles plissées et contournées ; chlo- 
ranthie; sur Medicagà-lupuUna ; commun partout. 

— populi Nal. Excroissance sur les rameaux ou le tronc» 
ayant l'aspect d'un chou- fleur; sur Populus nigra, pyra- 
midalis et tremula. 

— rudis Can. Pans YEriheum beiulinum sur Bètuliis alba 
et pubescens. 

— salicis Nal. Galles subglobuleuses, grosses de 1—2 mm., 
sur les feuilles des Saules : commun partout. 

— salviae Nal. Dans YErineuni des feuilles de Salvia 
pratensts. 

— sanguisorbae Can. Epais feutrage recouvrant les feuilles 
et la' tige sur Poierium Sanguisorba. 

— Schmardai Nal. Déformation des pousses avee chlo- 
ranthie, phyllomanie et cladomanie; sur Campaaiila ra- 
punculoides. glomerata, Rapunculus et TracheliUm. 

— similis Nal. Dans les .galles appelées Gepjialpneon hypo- 
crateriforme sur les feuilles de Prunus domcslica et spinosa. 



33 ET A LA FLORE DE BITCHE. 41 

Phytoptus solidus Nal. Sur Beionica of/icinalis : feutrage re- 
couvrant toute la plante. 

— squalidus Nal. Sur ScaHosa columbaria: chloranthie 
avec transformation des fleurons en petits capitules pé- 
dicules. 

— sfenaspis Nal. Etroit enroulement marginal des feuilles 
de Fagns silvatica ; partout. 

— subtills Nal. Sur Artemisia campestris : pousse changée 
en une touffe de feuilles crispées et glabres ; sur A. vul- 
garis: calathide gonflée. 

— tenellus Nal. Elevures à l'aisselle des nervures, sur 
Carpinus Betulus. 

— tenuis Nal. Chloranthie sur Averia pratensis et satina, 
Bromus et Dactylis glomerata. 

— tetanothrix Nal. Petites galles rouges sur les feuilles 
des Saules. 

— tetratrichus Nal. Etroit enroulement marginal des 
feuilles et des bractées sur Tilia ; partout. 

— Thomasi Nal. Sur Thymus Serpyllum : pousse termi- 
nale changée en une agglomération de feuilles couvertes 
de feutrage; commun partout. 

— tiliae Nal. Galles corniculées, sur les feuilles des Tilia ; 
commun dans toute la Lorraine. 

— trifolii Nal. Folioles pliées et contournées; chloran- 
thie sur Trifolium arvcnse, aureum et filiforme. 

— triradiatus Nal. Chloranthie des chatons avec clado- 
manie et phyllomanie ; sur les Salix. 

— tristriatus Nal. Galles subglobuleuses, grosses de 1—2 
mm., sur les feuilles de Juglans regia; côte de Rozérieulles. 

--. truncatus Nal. Etroit enroulement marginal des feuilles 
des Salix. 

— tuberculatus Nal. Folioles enroulées et contournées, 
sur Tanacelum bulgare. 

— ulmi Nal. Galles en tubercules hauts de 1 mm., sur 
les feuilles de Ulmus campestris. 

— varius Nal. Dans VErineum rouge sang sur les feuilles 
de Populus tremula. 

— vermiformis Nal. Pousse déformée, feuilles rappro- 
chées, petites et velues, sur Cori/lus Atoellana. 

G 



42 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 34 

Phytoptus viburni Nal. Nodosités hautes de 3 5 mm., sur 
les feuilles de Viburnum Lantana. 

— vitis Lancl. Dans YErineum des feuilles de la Vigne ; 
commun dans toute la Lorraine. 

Tegonotus armatus Nal. Bourgeons grossis de Cratsegus 
Oxyacanlha. 

— fastigiatus Nal. Rangées de poils le long des nervures, 
sur le dessous des feuilles de Acer campestre, platanoides 
et Pseudoplaianus. 



PLANTES. 

I. PHANÉROGAMES. 

Aux deux plantes citées en 1893 (Chimophila umbellaia 
Nutt. et Goodyera repens R. Br.) l ) il faut encore ajouter les 
suivantes : 

Stenactis annua L. Sur les décombres. 

Pirola secunda L. Abondant sous des pins entre Bitsch et 
Sturzelbronn mais seulement dans une localité; décou- 
vert par M. Schuster, maire de Bitche. 
— uniflora L. Deux exemplaires recueillis par un sous- 
officier sur le champ de tir, entre la route de Sturzel- 
bronn et celle de Hagenau, et donnés à M. Schuster. 

Gentiana Pneumonanthe L. Bois près de Woifsgarten; bois 
entre Rochatte et Tiefenbach ; environs de Ziegelscheuer. 

Asclepias Cornuti. J'ai trouvé cette plante en abondance, il 
y a quelques années, sur la voie ferrée à Differten et à 
Ueberherrn. 

Malaxis paludosa Sw. M. le Dr. Herm. Schuster m'a appor- 
té quelques exemplaires de cette plante, recueillis par 
lui sur les bords de l'étang de Haspelscheidt, dans une 
localité où j'avais-, depuis longtemps, cherché vainement 
cette rare espèce. 



i) Botan. Centralblatt. LV, No. 37. 



35 ET A LA FLORE DE BITCHE. 43 

II. LICHENS. 

Aux Lichens signalés antérieurement dans ma Notice sur 
les Lichens de Bitche 1 ) il faut encore ajouter les espèces et 
variétés suivantes, déterminées par M. l'abbé Ilarmand et 
consignées dans ses ouvrages: Lichens de France ('J 907) et 
Catalogue descriptif des Lichens de la Lorraine (1894). 
Collema limosum Ach. Sur terre. 

— salsuriolense Harm. Sur bois et sur pierres calcaires. 

— — var. jacobaeaefolium Schser. Sur terre moussue. 
Leptogium tenuissimum Dicks. 

Coniocybe hyalinella var. pistillaris Ach. Bois de chêne. 

Baeomyces çarneus Flk. (signalé dans ma Notice sous le 
nom de B. rosciis var. sessilis;. 

Cladina uncialis f. dicraea Ach. 

Cladonia furcata var. scabriuscula f. surrecta Flk. Tour- 
bière entre Main du Prince 
et Mausbach. 

— — — ad. f. adspersam Flk. 

— pityrea f. gracilior Nyl. 

— Floerkeana var. chloroides Wain. 

— — var. carcata Ach. 

— — var. Brebissonii Oliv. 

— digitata f. monstrosa Wain., subf. phyllophora Anzi. 

— — f. glabrata Bel. 

— bacillaris var. clavata Ach. 

— deliçata f. quercina Pers. 

— — f. squamosa Harm. Vieux tronc de Pin. 

— cenotea var. exaltata Nyl. Tourbière de Ilaspelscheidt. 

— — var. Dufouri Bel. Ibidem. 

— ochrochlora f. scyphosa Rab. 

— — f. pseudonemoxyna Harm. 
Evernia furfuracea f. appressa Harm. Sur Pin. 
Parmelia conspersa f. hypoclysta Nyl. 

— perforata var. cetrata Harm. Sur Peuplier. 
Peltigera canina var. subnitens Harm. 

— polydactyla var. crispata Harm. 
Euphyscia pulverulenta var. argyphaea Ach. 

ij Bull. Soc. Hist. Nat. Melz. XIX. 1895, pp. 1-94. 



44 QUATRIÈME CONTRIBUTION A LA FAUNE 36 

Physcia caesia var. teretiuscula Ach. 

— dimidiata Arn. Rochers de Ilaselburg. 
Pannularia nigra f. densata lia nu. 

— — var. ad psotinam Ach. 
Placodium murorum var. radiatum Hat 
Lecanora ferruginea f. athallina Harm. 

— lactea var. ecrustacea Ha nu. 

— rupestris var. rufescens Hoff'm. 

— milvina Whnlb. Sur tuiles. 

— colobina Ach. 

— Bischoffii Hepp. 

— dispersa var. pruinosa Ami. 

— crenulata Dicks. 

— subfusca var. glabrata Ach. 

— — f. cretacea Maïbr. 

— coarctata f. elachista Ach. 

— — f. subgranulata Harm. 

— cenisia Ach. 

— albella var. chondrotypa Ach. 

— angulosa var. cinerella Flk. 

— orosthea Ach: 

— symmictera var. sœpincola Ach. 

— subravida Nyl. 

— effusa Ach. 

— glaucella Flot. Ecorce de Tremble. 
Squamaria murorum var. albopulverulenta Schœr. 
Ochrolechia parella var. Turneri Ach. 
Acarospora fuscata var. albopruinosa Harm. 

— — f. pallescens Harm. 
Lecania syringea Ach. 
Pertusaria Westringii Ach. Sur bois. 

— lsevigata Nyl. Sur écorce lisse. 
-- leioplaca var. trifera Nyl. 

— — var. pseudopustulata Harm. 
Biatora granulosa Ehrh. 

— — var. escharoides Ehrh. 

— — var. intermedia Harm. 

— flexuosa var. fuscoconvexa Harm. 

— aeneofusca Ach. Sur terre. 



37 ET A LA FLORE DE B1TCHE. 45 

Biatora fuliginea var. fumosa Ehrh. 

— tenebricosa Nijl. Sur écorces. 

— turgidula f. pithyophila Th. Fr. Sur écorces. 
Biatorina globulosa Flk. 

Bilimbia decedens Hcpp. Sur mousses. 

— trisepta Naeg. Sur grès. 

— triseptatuloides Harm. Ecorce de Pin : espèce nouvelle 
qui n'a pas encore été trouvée ailleurs qu'à Bitche. 

Scoliciosporum umbrinum Ach. Bois de Chêne. 
Lecidea parasema f. cinerascens Harm. Corticole; forme 
leptothalline et forme pachythalline. 

— euphorea f. granulato-areolata Harm. Corticole. 

— goniophila Flk. 

— latypiza Nyl. var. subterfusca Harm. 
crustulata var. minutissima Wain. Sur Cailloux. 

— fusco-atra i. enthallina Harm. subf. fumosa Hoffm. 

— — — subf. opaca Schœr. 

— — f. macra Harm. 

— flavovirescens Dicks. 

— badia Fr. 
Rhizocarpon distinctum Th. fr. 

— obscuratum Ach. f. fuscescens Harm. 

— — f. protothallina Harm. 
Bue'lia disciformis var. vulgata Th. Fr. 

— — var. major Wain. 
Graphis scripta f. divaricata Leight. 

— — f. varia Ach. 

— f. typographa Wild. 

— — var. serpentina f. microcarpa Ach. 

— — — f obtusa Harm. 
Arthonia elabens S'c/iœr. 

Verrucaria macrostoma Duf. 



PROMENADES BRYOLDGIQUES 

EN LORRAINE 



PAR 

l'Abbé A. F RIRE N. 



SERIE. 



Verba volant, scripla manent. 



Mon cher ami, 

Ce n'est pas, vous le comprenez bien, dans dix-huit pro- 
menades que Ton peut faire connaissance avec toutes les 
localités intéressantes de notre belle Lorraine; d'autant plus 
que plusieurs de nos plantes favorites sont souvent confi- 
nées dans un cercle assez restreint hors duquel on les cher- 
cherait vainement. Aujourd'hui, je me propose de vous con- 
duire dans quelques-uns de ces endroits privilégiés que j'ai 
visités récemment. Et maintenant que vous êtes familiarisé 
avec ce petit monde, laissant de côté les plantes communes 
et ubiquistes, je ne vous signalerai plus que les mousses 
rares et vraiment dignes d'attirer votre attention. 

Les quartzites de Sierck, les environs de Ham-sous- 
Varsberg et de Guerting, ainsi que le vallon de l'Essel, à 
Uberhomburg, nous offriront quelques muscinées que je serai 
heureux de vous faire récolter. 



48 PROMENADES BRYOLOG1QUES 2 

Les quartzites de Sierck. 

Pays de Sierck, ravissante contrée où, pendant un séjour 
de dix mois (octobre 1858— août 4859), je pus satisfaire, dans 
mes rares loisirs, mes goûts de jeune botaniste et faire ample 
récolte de phanérogames et de cryptogames vasculaires! 
Quant aux mousses, aux hépatiques et aux lichens, il n'en 
fut jamais question: mais aujourd'hui... quantum muta tus ! 

Voici, mon cher ami, les motifs qui m'ont déterminé un 
peu tard, je l'avoue, à revoir ces fameux rochers de quartzites. 

Holandre a signalé '), sous le nom de Trichostomum fu- 
nale (Schw.) ou Campylopus funalis (Brid. 1 , une mousse trou- 
vée, au mois de septembre 1835, par Krémer « près de Sierck, 
« à droite de la route de Perl. » Or, cette espèce, placée 
depuis par Schimper dans le genre Grimmia, est au moins 
de la région subalpine 2 ). Son existence à Sierck, où l'alti- 
tude du sommet des pointements de quartzites ne dépasse 
pas 240 mètres, devient donc, à première vue, tiès problé- 
matique. Quelle espèce Krémer a-t-il pu confondre avec le 
Grimmia funalis?- C'est ce que nous chercherons à constater. 

De plus, en examinant les muscinées récoltées par feu 
Barbiche, j'ai trouvé, avec la mention : « Fissures des quart- 
ce zites de Sierck, vallon de Montenach, août 1889», des 
échantillons authentiques de Plerogonium gracile. Cette mousse, 
nouvelle pour la Lorraine, n'a pas été signalée par Godron 
pour le département de la Meurthe; mais elle est indiquée 
comme rare et très rare dans quelques localités du Luxem- 
bourg, de la Belgique et des provinces rhénanes. 11 convient, 
n'est-ce pas, de voir si les travaux des carriers ne l'ont pas 
fait disparaître. 

A ces deux raisons bryologiques vient s'ajouter une troi- 
sième qui a pour nous un intérêt tout spécial. Il s'agit cette 
fois d'une Fougère rarissime, de YAsplenium germanicum. En 
1815, les auteurs de la Flore de France assurent qu'elle a 
été trouvée « aux environs de Sierck, sur la Moselle, par le 



M Suppl. à la Flore de la Moselle. 1836, p. 335. 2< Ed. 1.S42, p. 907. 

a ) Habitat in rupibus siliceis siccis regionis subalpinae et alpinJae per 
totum Alpium tractum, in Pyrenaeis, in Scotia, etc. — (Syn. Musc, europ. 
V éd. 1860. p. 211 ; 2' éd. 1876, p. 254) 



3 EN LORRAINE. 49 

«G. Lancry 1 )». Holandre précise et dit: «Se trouve sur les 
« rochers de Sierck, près des moulins de la ville 2 ) ». Le Dr. 
Godron reproduit la même indication en y ajoutant quelques 
localités des Hautes-Vosges 3 j. 

Vers la fin de Juillet 1859, nous avons eu la satisfaction, 
après neuf mois de recherches, de découvrir enfin une touffe 
d'Asplenium germanioum ! Elle se trouvait près du moulin de 
la ville (Marienflosser-Mùhle), dans une fissure de rocher, à 
une hauteur presque inaccessible. 

Il y a une dizaine d'années, profitant d'une courte visite 
à Sierck, nous avons voulu, malgré le mauvais temps, revoir 
l'unique touffe dont nous n'avions pu autrefois arracher que 
quelques frondes. Hélas ! le rocher avait disparu avec la 
Fougère qu'il portait ! 

Existerait-elle plus loin?... Et pourquoi pas? M. de la 
Fontaine, botaniste luxembourgeois, n'a-t-il pas écrit, en 1885, 
à propos de cette plante : « J'en ai observé sur nos terrains 
« dévoniens, ainsi que sur les quartzites de Sierck, bon nombre 
« d'exemplaires *). » 

En route donc, mon cher ami, et, tout en recueillant nos 
chères muscinées, nous parviendrons sans doute à aperce- 
voir cette rare et intéressante Fougère, découverte à Sierck 
avant 1815, retrouvée par Holandre en 1829, puis par nous 
en 1859 et observée encore en 1885 par un botaniste voisin. 

D'après l'horaire actuel (octobre 1907), deux trains sont 
à notre disposition dans la matinée. En quittant Metz à 8 
heures 23, on est à Sierck à 9 heures 27 ; le train de 10 
heures 20 n'arrive à destination qu'à 12 heures G: c'est en- 
core suffisant pour cette excursion si l'on profite, pour le 
retour, du rapide qui passe à Sierck à heures 3 et franchit 
en 53 minutes la distance de 52 kilomètres qui sépare les 
deux villes. 

C'est la première fois que nous traverserons, dans toute 
sa longueur, la belle et riche plaine de Thionville : malheu- 

>) De Lamarck et de Candolle. 3' éd. Paris, 1815, tome II, p. 554. 
*> Flore de la Moselle. 1829, p. 536. - 2- éd 1842. p. 856. 

3 ) More de la Lorraine, 2' éd. 1857, tome II, p. 4 4. — 3" éd. 1 83, t. 
II, p. 299. 

4 ) Sur les Fougères de la Flore luxembourgeoise (Recueil des Mém.... 
de la Soc. bot. du G.-D. de Luxembourg, XI. 1885-1886, p. 94.) 

7 



50 PROMENADES BRYOLOG1QUES 4 

reusement elle ne présente aucun intérêt au point de vue 
bryologique. Les collines et les vallons qui se succèdent sur 
la rive gauche de la Moselle sont au contraire plus favorisés 
sous ce rapport, comme nous avons déjà eu l'occasion de le 
constater. 

Saluons, en passant, le bois de Woippy, but de notre 
première Promenade *), puis le plateau diluvien de Belle-Vue 
(14e Promenade) 2 ). Plus loin nous apercevons le bois de Ma- 
range-Silvange et surtout celui de Goulange où. parait-il, on 
a déjà fait de belles découvertes. Voici l'Orne qui nous rap- 
pelle les grandes forêts de Moyeuvre, de Vitry-Glouange, de 
Rosselange, cette dernière avec sa tourbière en miniature de 
Boussewald (13e Promenade) 2 ), etc. Dans le bois qui s'étend 
entre Richemont et Uckange se trouve une partie maréca- 
geuse qui mérite d'être explorée, comme j'ai pu m'en con- 
vaincre en constatant quelques-unes des découvertes qu'y 
fit, dès 1866, feu Barbiche, notre ancien confrère et ami. 

Enfin Thionville, dont les fortifications disparaissent de 
jour en jour pour faire place à de belles promenades et à 
des constructions style moderne!? Ces fameux fossés et rem- 
parts ont été plus d'une fois explorés par le même abbé 
Barbiche, surtout pendant ses années de vicariat. 

Neuf minutes d'arrêt pour le train de 8 h. 23, quarante 
minutes pour le train de 10 h. 26 et nous filons, mais plus 
lentement, dans la direction de Sierck. 

A partir de la halte de Mailing, le paysage, jusque-là 
assez monotome, commence à devenir intéressant. C'est 
d'abord Berg qui se dresse fièrement sur une butte de lias 
inférieur et domine le cours de la Moselle; plus loin une 
colline plantée de vignes au-dessus desquelles s'étend le vil- 
lage de Haute-Kontz, célèbre dans le pays par son pèlerinage 
au grand saint Médard ; puis, sur le flanc du Stromberg, 
Basse-Kont<s avec sa belle église gothique. Un magnifique 
pont relie cette localité à la rive droite de la Moselle : je 
vous engage à le traverser pour aller goûter l'eau minérale 
qui sourde au pied de la côte. Depuis l'été de 1907, une So- 



!) Bull. Soc. Hist. nat. de Metz. XXI, 1901. 
2 ) Ibid. XXIII. 1904. 



5 EN LORRAINE. 51 

ciété a entrepris l'exploitation de cette source : déjà, en 
1859, on songeait à faire de Basse-Kontz une station balné- 
aire, rivale de celle de Montdorf 1 ). 

Nous avons à peine le temps de jeter un coup-d'œil sur 
ce paysage dont la perspective change à tout moment — à 
cause de la courbe très accentuée de la rivière et de la voie 
ferrée — que des maisons nous dérobent tout le tableau. 
C'est Rettel que nous longeons, Rettel dont l'antique char- 
treuse 2 ) avait été magnifiquement rebâtie au XVIIIo siècle 3 |, 
puis complètement détruite après 1792 ... et nous sommes 
arrivés. 

Rappelons-nous que pour le moment nous ne sommes 
que de modestes bryologues et, laissant de côté les questions 
d'archéologie et de géologie, pourtant si intéressantes, rendons- 
nous, sans plus tarder, au but de notre excursion. 

Les rochers de quartzites que nous devons examiner 
se trouvent dans la vallée de Montenach, à deux kilomètres 
environ de Sierck. Pour y arriver, il faut suivre le quai dans 
toute sa longueur, puis s'engager dans la rue étroite et es- 
carpée qui conduit au fort et à l'hospice municipal (autrefois 
couvent des Récolets, puis Collège ecclésiastique). On suit, 
au-dessous de cet établissement, le chemin de l'Altenberg, 
en traversant d'anciennes constructions dépendant du fort, 
déclassé en 1842. 

Quelques centaines de mètres plus loin, à droite, sur un 
vieux mur, reste d'une porte du monastère de Marienfloss (!), 
une main inconnue a planté quelques pieds de Sempervivum 
soboliferum : avis aux amateurs de Crassulacées ! 

Immédiatement on descend vers le ruisseau et, si l'ex- 
cursion se fait au mois d'avril, on peut récolter le Corydalis 
solicla, assez commun ici dans les haies et si rare aux envi- 
rons de Metz, car la localité de Montvaux est bien pauvre 
et celle de la Basse-Montigny est à supprimer. 



') Eludes sur les eaux minérales de Sierck (Chloro-sodiques bromurées, 
froides) par le Dr. H. Grellois. Metz, imp.J. Delhalt &O, 1857. 106 p. in-12. 

2 ) Cartusia Rutilensis ad Mosellam superiorem. Plan à vol d'oiseau, 
gravé au XVIIP siècle. 

3 ) Dict. topogr. de l'ancien dépt. de la Moselle, par de Bouteiller. 
Paris, 1874, page 214. 



52 PROMENADES BRYOLOGIQUES 6 

A droite de ce ruisseau, vis-à-vis du moulin, aujourd'hui 
en ruine, se dressait le rocher sur lequel croissait l'unique 
pied d'Asplenium germanicum, découvert en 1859, après neuf 
mois de recherches. 

L'exploitation des quartzites, très active sur la rive droite, 
a été interrompue sur la rive gauche: nous en profiterons pour 
examiner à loisir les rochers respectés par le pic des ouvriers. 

Un peu au-delà d'un second moulin, aussi en ruine, la 
Schleifermûhle, essayons d'escalader des pentes très raides 
et couvertes de débris par trop mobiles. Nous serons récom- 
pensés de nos efforts en récoltant, sur les plus gros de ces 
blocs, deux espèces de Grimmia qui n'ont pas encore été 
signalées ailleurs en Lorraine. 

La première, « aux coussinets lâches, étendus, mal déli- 
ce mités, d'un Vert olivâtre, grisonnants à la surface ') », c'est, 
à n'en pas douter, l'espèce découverte, en 1835, par Krémer 
sur les quartzites d'Apach et signalée dans la Flore de la 
Moselle sous le nom de Trichostomum funale Schwœgr. A 
ce sujet, permettez-moi, mon cher ami, une petite digression. 

Le savant Schimper, dans son grand ouvrage, Bryologia 
europaca, avait, en 1845, considéré le Dryptodon Schultzii 
Brid. comme une simple forme du Grimtnia trichophylla Grév. 
et avait identifié l'espèce que nous venons de recueillir avec 
le. Trichostomum funale Schwaegr. Plus tard il reconnut son 
erreur, et, dans le Synopsis (1860 et 1876), il restitua à l'es- 
pèce le nom de Gr. Schultzii Brid. et réunit, sous le nom de 
Gr. funalis, le Trichostomum funale Schwaegr. et le Grimmia 
spiralis Hock et Tayl. dont il avait reconnu l'identité. 

Tout ceci pour justifier nos anciens collègues Krémer et 
Holandre d'une erreur bien pardonnable à cette époque. Les 
lois de la priorité exigent qu'on abandonne le nom spéci- 
fique de Schultzii pour reprendre celui que Schultz avait lui- 
même choisi, en 1817, et notre espèce doit porter le nom de 

Grimmia decipiens (Schultz) Lindb. 

C'est ce qu'ont faitN. Boulay 1 ) et, plus récemment, G. Limpricht 2 ;. 

') Muscinées de France par N. Boulay. Paris, 1884, p. 384. 
s ) Rabenhorst's Kryptogamen-Flora. Die Laubmoose... von Limpricht. 
Leipzig, 1890, I. S. 768. * 



7 EN LORRAINE. 53 

La seconde espèce, Grimmia commutata Hûbn., facile à 
distinguer, à première vue, de la précédente, n'a pas encore 
été rencontrée ailleurs en Lorraine, mais elle a été signalée 
sur les bords de la Sarre par Winter, et, dans les Ardennes 
luxembourgeoises, par Koltz. 

A ces deux raretés on peut joindre le Grimmia pulvmata, 
lapins commune peut-être de toutes les mousses qui croissent 
près des habitations rurales. 

Continuons avec précaution notre pénible et parfois dan- 
gereuse ascension. Sur d'autres blocs, et souvent en abon- 
dance, nous trouverons Hedwigia albicans généralement bien 
fertile, puis, mais toujours stérile, Racomitrium lanuginosum 
que nous n'avions encore vu que près du Wisselstein, à Mer- 
lebach (12c Promenade) ! ). 

Une petite espèce du même genre, très commune dans 
les terrains de grés ou de diluvium siliceux et même sur 
tous les coteaux calcaires de la rive gauche de la Moselle. 
Racomitrium canescem, avec sa variété ericoides, est très 
abondante ici, mais stérile. 

En nous l'approchant des gros rochers restés debout, 
mais dont l'accès est toujours rendu assez difficile par les 
ronces aux longs rameaux entrelacées et garnis d'aiguillons 
acérés, nous pourrons constater la présence d'une mousse 
que nous n'avons pas encore pu découvrir dans la région, 
pourtant si riche en muscinées, qui s'étend entre Oberhomburg 
et Ilargarten. C'est Oreoweiaia Bruntoni qui, dans les fissures 
assez abritées pour conserver un peu d'humidité, porte quel- 
ques capsules. Dans les mêmes conditions, on trouve égale- 
ment Bartramia pomiformix, si commun à Oberhomburg. 

Sur ces rochers, et surtout sur un gros bloc isolé au- 
dessus d'une pente gazonnée, le Bryum capillarc est très 
fertile: on y voit même de grosses touffes de Webcra nutans 
bien moins fertile que le précédent. 

Pour être complet, il faut encore citer Bicranclla hctcro- 
malla, une variété stérile du vulgaire Bicranum scoparium, 
Pogonatum nanum, assez rare, Polytrichum formosum, rare 
et stérile, puis, sur les rochers les plus élevés, Polytrichum 



!) Bull. Soc. H. N."dc Metz. 1902, XXII, p 73. 



54 PROMENADES BRYOLOG1QUES 8 

juniperinum et P. pîliferum, ce dernier assez souvent fertile, 
— et nous aurons toutes les mousses acrocarpes de cette 
localité. 

Les mousses pleurocarpes sont peu nombreuses et pré- 
sentent moins d'intérêt; ce sont: Leucodon sciuroides, Anti- 
triehia curtipcndula, Thuidium tamariscinum et Th. Philiberli, 
ISoth&cium tuyosuroides, assez rare, Brachyihccium glareosiuii 
R., Scleropodium purum, fertile et bien développé, Plagio- 
thecium denliculatum, la variété filiforme du Hypnum cupres- 
si forme, puis trois espèces du genre Hylocomium : H. splendens, 
H. Schreberi et H. triquetrum. 

Les hépatiques sont mal représentées ici, comme on 
doit s'y attendre dans une localité aussi sèche. Nous avons 
cependant remarqué, en examinant les touffes fertiles de Selero- 
podium purum, plusieurs tiges de Enlophozia quinquedentala, 
puis, çà et là, au pied des gros rochers, Enlophozia bicre- 
nata, Cephcdoziella divaricata, Lophocolea bidentala, Plagiochila 
asplcnioides, variété minor, et Metzgeria furcata. La plus com- 
mune de toutes est Frullania Tamarisci dont certaines touffes 
portent quelques périanthes. Enfin sur une paroi verticale 
assez étendue et tournée vers le nord, nous avons constaté, 
le 20 août 1907, la présence des trois espèces de ce genre 
signalées en Lorraine, à savoir: la précédente, puis F. dila- 
tata, si commun sur les troncs d'arbres dans tous les bois, 
et enfin le 

Frullania fragilifolia, 

espèce découverte depuis longtemps à Bitche sur les troncs 
et les rameaux des Pins par notre collègue et ami, M. le Dr. 
Kieffer, et dont nous n'avions jamais pu découvrir la moindre 
trace, malgré d'incessantes recherches. 

Parmi les Lichens, il convient de citer trois espèces. En 
premier lieu, le Cladina rangiferina très bien développé, 
mais à une seule place, au pied des rochers de la partie 
supérieure de la colline, en compagnie du Racomilrium lanu- 
ginosum : cette espèce n'est pas rare vers Oberhomburg et 
Merlenbach. Les deux autres espèces n'étaient connues, en 
Lonaine, qu'aux environs de Bitche: c'est d'abord Pycnothelia 
papillaria, peu commun, à terre, au pied des rochers; l'autre 



9 . EN LORRAINE. 55 

couvre deux ou trois blocs de quartzites isolés au milieu des 
pentes gazonnées, un peu au-delà de la partie si accidentée 
où nous avons fait nos recherches : c'est le Umbilicaria pus- 
tulata, curieuse espèce qui avait déjà attiré notre attention, 
il y a une dizaine d'années, sur le Schafstein, près de Ste-Odile. 

La partie bryologique de l'excursion est terminée; mais 
avant de quitter cette intéressante carrière, séparée en deux 
parties bien distinctes par des buissons épineux et presque 
impénétrables, n'oublions pas les Fougères, ces cryptogames 
vasculaires auxquels les Botanistes ont l'habitude de donner 
l'hospitalité dans leurs Flores, à la suite des Phanérogames. 

A constater d'abord l'abondance du Polypodium vulgare, 
très beau et très fertile. Les deux Fougères les plus com- 
munes dans bien des régions, Polystrichum Filix mas et 
Athyrium Filix femina, ne présentent ici rien de remarquable 
ni pour le développement, ni pour la fréquence, bien au 
contraire. Trois autres petites espèces du genre Asplenium 
méritent au contraire une mention toute spéciale. Asplenium 
septentrionale, qui n'a pas encore été découvert entre Ober- 
homburg, Saint-Avold et Hargarten, n'est pas rare ici, soit 
dans les fentes des rochers, soit même à terre, mais presque 
toujours à la partie supérieure de ces pointements de quart- 
zites. Asptlcniam Triehomanes existe de ce côté de la vallée, 
mais en assez petite quantité: il est plus abondant sur les 
pentes abritées du versant droit 

Enfin, la fameuse petite Fougère, qui a déterminé en 
partie notre excursion, YAsplenium germanicum Weis. (A. 
Breynii Retz), existe ici en belles touffes, peu nombreuses, 
il est vrai, mais faciles à apercevoir. Lors de notre première 
visite, le 5 septembre '1906, nous avons pu en découvrir huit 
à neuf pieds. Chose curieuse ! une très belle touffe, dont nous 
nous sommes emparé pour la transplanter à Metz, renfermait 
quelques frondes de .4. septentrionale et de A. Triehomanes : 
précieux argument pour les partisans de l'hybridité de cette 
Fougère! Hybridité cependant bien difficile à admettre 1 ). 



>) Voir dans le Recueil des Mém. et de* Trav.... de la Soc. bot. du 
G -D. de Luxembourg (XI. 18X5-1886 pp. 69-89) la dissertation de M Léon 
de la Fontaine: Notiz zu Asplenium germanicum Weis. 



56 PROMENADES BRYOLOGIQUES 10 

Deux autres Fougères peu communes ne se rencontrent 
pas sur ces hauteurs : pour les trouver, il faut descendre 
vers le ruisseau — en suivant le sentier qui passe près des 
blocs à Umbilicaria -r puis revenir au pied de ces pentes 
rocailleuses,. Là, végète Polypodium Dryopteris, assez chétif, 
et Asplenium Adianthum-nigrùm. Cette belle espèce, à fronde 
luisante et coriace, existait en 1859 sur les rochers qui s'ap- 
puient sur la côte de Rustroff, près de Sierck: nous l'y avons 
vainement recherchée en 1906 et nous désespérions de la 
découvrir ailleurs, quand enfin nous en vîmes ici quelques 
belles touffes dans notre dernière excursion du 27 sep- 
tembre 1907. 

En nous glissant entre les buissons et les rochers qui 
s'élèvent verticalement à notre gauche, nous pourrons encore 
récolter, dans les fissures horizontales, Fissidens decipiefis, 
espèce que l'on rencontre plus ordinairement dans les ter- 
rains calcaires. 

Le ruisseau, que nous avons du reste fort peu exploré, 
ne nous a fourni jusqu'ici que trois espèces: Rhynchos- 
tegium rusciforme, Amblystegium riparîurn et Marchantia 
polymorpha. 

Pour le traverser, nous passerons un peu plus haut 
entre les deux moulins (Sulzen-Mùhlen), pour redescendre le 
long de la rive droite jusqu'à un gros bloc de quartzite sur 
lequel se sont fixées de nombreuses touffes de Orthotrichum 
cupulatum, espèce nouvelle pour la Lorraine. 

Il ne nous reste plus qu'à gravir la côte et à jeter un 
coup d'œil rapide sur la partie supérieure de ces rochers 
dont la base est vivement attaquée par des équipes d'ouvriers. 
Nous retrouverons, soit sur les blocs, soit dans leurs fentes, 
soit sur le sol aride qui les environne, quelques-unes des 
muscinées récoltées sur l'autre versant et même un ou deux 
pieds des deux rares fougères A. germanîcum et A. Adianthum- 
nigrum. A signaler encore la variété leucophaea de Hedwigia. 

De l'autre côté de la route, un groupe de rochers ne 
présente d'autre intérêt qu'une cavité, presque toujours pleine 
d'eau: ce qui permet à deux mousses d'y végéter au milieu 
de Conferves filamenteuses: A crochu! ium cuspidatum et Hyp- 
num fluitans. 



Il EN LORRAINE. 57 

Nous rentrons à Sierck en suivant la route qui domine 
les carrières en exploitation et d'où l'on jouit d'une vue ma- 
gnifique sur l'antique forteresse, la petite ville et les collines 
environnantes. 

Au mois de septembre 1906, nous avions quitté la route 
au 2 e kilomètre pour visiter la partie inférieure des carrières. 
Quel ne fut pas notre étonnement en trouvant, sur un très 
petit espace, au bord d'un talus formé par les débris d'an- 
ciennes exploitations, sept pieds de Ceterach officinarum ! 
Station anormale, à notre avis du moins, car nous avions 
toujours vu citer cette espèce sur les vieilles murailles ou 
les rochers calcaires. Nous aurions été heureux de vous invi- 
ter, mon cher ami, à constater cette découveite. Hélas! rien 
n'est stable sur terre: pendant l'hiver, le talus s'est écroulé 
et la plante a disparu. 

Au fond de la carrière, trois ou quatre espèces com- 
munes (Tortilla subulaia, Ceratodon purpureus, etc.) ne valent 
pas la peine d'une descente plus ou moins périlleuse. 

En route donc pour la gare! Notre butin est assez pré- 
cieux et cependant nous n'avons vu aucun vestige de cette 
mousse rare que feu Barbiche a dû recueillir sur les quar- 
tzites au mois d'août 1889: 

Pterogonium gracile (Dill.) Sw. 

Cette détermination est bien certaine, et nous possédons 
dans notre collection les quelques brins que renfermait le 
sachet sur lequel le cher confrère avait tracé la mention : 
« Fissures des quartzites de Sierck, vallée de Montenach. » 
Y a-t-il eu confusion de station, c'est peu probable à cause 
du soin qu'il mettait chaque fois, avant même d'analyser ses 
plantes, d'en indiquer l'origine avec la date de la récolte. 

Consolons-nous, mon cher ami, dans l'espérance qu'un 
jour ou l'autre on retrouvera le petit coin inexploré où se 
cache la rarissime plante ! 

Le rapide de Trêves passe à 6 heures 3 et nous dépo- 
sera en gare de Metz à G heures 56. 

Mousses acrocarpes. 



Oreoweisia Bruntoni. 
Dicranella heteromalla. 



Dicranum scoparium var. 
Fissidens decipiens. 



58 



PROMENADES BRYOLOGIQÛES 



12 



Geratodon purpureus. 
Tortula subulata. 
Grimmia commutata. 

— pulvinata. 

— decipiens. 
Racomitrium lànuginôsum. 

— canescens. 

Hedwigia albieans. 
Orthotrlchum cupulatum. 



VVebera nutans. 
Bryum capillare. 
Mnium undulatum. 
Bartramia pomiformis. 
Pogonatum nanum. 
Polytrichum formosum. 
— piliferuni. 

juniperinum. 



Mousses pleurocarpes. 



Leucodon sciiiroides. 
Antitrichia curtipendula. 
Neckera complanata. 
Thuidium tamanscinum. 

— Philiberti. 
Isothecium myosuroides. 
Brachythecium glareosum. 
Seleropodium purum. 
Rhynchostegium cusciforme 



Plagiothecium dentieulatum. 
Amblystegium riparium. 
Ilypnum fluitans. 

— cupressiforme var. 
Acrocladium cuspidatum. 
Hylocomium splendens. 

— Schreberi. 

— triqnetrum. 



Hépatiques. 



Frullania dilatata. 

— Tamarisci. 

— fragiliiblia. 
Cephaloziella divaricata. 
Lophocolea bidentata. 



Plagiochila asplenioides var. 
Eulpphozia quinquedentata. 

— bicrenata. 

Metzgeria furcata. 
Marcbantia polymocpha. 



G lad in a rangiferina. 
Pycnothelia papillaria. 



Lichens. 



Umbilicaria pustulata. 



Geterach offirinarum? 
Polypodium vulgare. 

— Dryopteris. 

Polystichum Filix mas. 
Asplenium Filix fcmina. 



Fougères. 



Asplenium Trichomanes. 

— septentrionale. 

— gennanicum. 

— Adianthum-nigi'Lim. 



13 EN LORRAINE. 59 

XX. Ham-sous-Varsberg et Guerting. 

Ham-sous-Varsberg et Guerting sont deux localités voi- 
sines, situées toutes deux dans une vallée marécageuse et 
tourbeuse, traversée par un ruisselet (Bist ou BislenJ qui 
prend sa source non loin de là à Bislen im Loch... pardon ! 
à Bislen in Lothringen (orthographe officielle depuis 1907). 
Ces deux noms ne figurent pas souvent dans la Flore, de 
Uolandre ; ils méritent cependant une mention spéciale au 
point de vue bryologique et même phanérogamique. 

Gomme pour notre dix-huitième Promenade 1 ) nous par- 
tirons de Metz à 9 heures 50 pour descendre à Hargarten à 
Il heures 23 (horaire du 1er octobre 1907). 

Un double itinéraire peut nous permettre de visiter au- 
jourd'hui trois stations intéressantes. Gravir la côte entre le 
Klein Zoll et le Langen Bcrg : 1 >nger le bois jusqu'à la nou- 
velle maison forestière (Forslhaua Gerlingen); explorer, à 
gauche de la route qui descend vers le village, une carrière 
de grès bigarré : puis prendre un petit sentier, toujours sous 
bois, jusque vis-à-vis de Ham et enfin revenir à la gare par 
le Henri er Weg. 

Le second itinéraire est l'inverse du premier et nous 
semble plus pratique: c'est celui que nous choisirons, si 
vous le voulez bien. 

Au sortir de la gare, suivons quelques instants cette 
route de Creutzwald que nous connaissons bien depuis notre 
excursion au Glockenhof et au Weiher Loch. Mais cette fois 
n'oublions pas de jeter au moins un coup d'œil sur le talus 
de droite. Il y a là quelques muscinées à signaler: une sur- 
tout dont la présence nous a quelque peu étonné : le Enca- 
lypla conlorta. Nous croyions cette espèce calcicole exclu- 
sive, car nous ne l'avions jamais observée que dans les fis- 
sures des rochers calcaires ou parmi leurs débris, notamment 
dans les carrières d'Amanvillers où elle est commune quoi- 
que très rarement fertile s ). Mais Schimper dit, dans son grand 
ouvrage, « Bryologia europaea », à propos de cette plante: 
}>rope Biisch in Vogeso, i» rupibus arenariis. Ici, elle croît 

M Bull. Soc. H. N. de Metz. 1905. XXIV. 
•; Ibid., 1901. XXI. 4' Promenade. 



60 PROMENADES BRYOLOGIQUES 14 

sur la boue calcaire, rejetée de la route. A proximité, on 
peut récolter Lophocolea minor. variété erosa, Eulophozia bi- 
crenata, Didymodon rubellus, Barbula unguiculàl'a, B. convo- 
luta, Brachythecium velatinum et d'autres espèces communes. 

Le chemin de Ham (Hamer Weg delà carte) 1 ), que nous 
suivrons dans toute sa longueur, — près de quatre kilo- 
mètres — se détache de la route de Creutzwald exactement 
vis-à-vis la borne kilométrique 31,3. Le talus de droite de 
cette nouvelle route doit être examiné avec soin : Dès l'entrée, 
en effet, on trouve le Torlula sùbulaia; deux cents mètres 
plus loin, une petite station de Pogonalum nanum, et cent 
mètres plus loin encore, une autre espèce du même genre, 
bien plus commune et plus abondante, Pogonalum aloiâés. 
Une fois, le 17 avril 1906, nous avons découvert, à cette même 
place, une capsule de Buxbaiimia aphylla, curieuse espèce 
moins rare dans un bois près deBiblingen, annexe de Merten. 
Diplophyllum albiçans est une hépatique commune dans les 
terrains siliceux (grès rhétien, grés bigarré), et nous ne la 
signalons ici que parce qu'elle y fructifie souvent et qu'elle 
abrite et cache dans ses touffes une petite mousse qu'il ne 
faut pas négliger de rechercher à cause de sa rareté dans 
la région. C'est le Ditrichûm homomallum qui révèle sa pré- 
sence par ses capsules portées sur de courts et fins pédicelles. 

Webera nutans, l'espèce la plus commune du genre, 
attire facilement l'attention par ses belles et élégantes cap- 
sules, tandis que Eucephalozia bicuspidata rampe sur le sol 
et échappe facilement à l'observateur. 

Des Lichens du genre Cladonia, aux formes variées, 
croissent sur les parties les plus sèches de ces talus r sur- 
tout à l'ombre des Epicéas. 

Après avoir ainsi parcouru près de deux kilomètres, nous 
rencontrons le Langenbërg Weg qui va rejoindre sur la côte 
le Gertinger Weg. Quatre cents mètres "plus loin, également 
à droite, s'ouvre le Muldenihal Weg qui, après avoir longé 
la Bruch-Wiese, décrit une longue boucle très sinueuse (de 
5 à 6 kilomètres) pour aboutir à un point que nous allons 
atteindre dans dix minutes. 



i) Feuilles de Busendorf (3546) et de Lubeln (3554). 



"15 EN LORRAINE. 61 

A gauche, en contrebas de la route, sur quelques gros 
chênes, on aperçoit Ulola crispa, fertile, Neckera crispa, Frul- 
lania Tamarisci et un lichen assez rare et peu développé: 
Lobaria pulmonacea. Plus loin, également au bord de la route, 
une ancienne place à charbon mérite une petite visite. Outre 
l'inévitable Funaria hygrometrica, on y trouve en abondance 
le Marchaniia polymorpha avec tous ses organes de fructifi- 
cation et ses corbeilles à propagules. Chose curieuse! Pen- 
dant l'hiver de 1906-1907, un incendie, allumé par des étin- 
celles d'une locomotive, a détruit toutes les mousses, tant 
.sur le sol que sur les troncs des arbres à une hauteur de 
deux mètres: cette hépatique n'a pas soulfert, mais la déli- 
cate Aneuru multifida n'a pas reparu cette année. 

La Bruch-Wiese ne présente plus rien d'intéressant: une 
large et profonde tranchée a considérablement transformé 
cet ancien marécage au détriment de sa Flore bryologique: 
il n'y reste plus que des Sphaignes au milieu desquels 
croissent encore, mais à l'état stérile Bryum pseitdo-lriqae- 
iriun, Mnium affine, variété elalum et Aulacomnium palustre. 

Si vous êtes désireux, mon cher ami, de voir dans toute 
leur splendeur ces belles fougères que l'on appelle Filix-mas 
et Filix-femina — surtout cette dernière, - suivez les bords 
du ruisseau qui sort de cette prairie et s'écoule, à gauche 
du Hamcr Weg sous le nom de Leibs-Bach: il y a là des 
sujets vraiment remarquables par leurs grandes dimensions. 

La route fait ici un coude presque à angle droit, mais 
avant de descendre dans la direction de Ham, escaladons 
le talus qui se dresse devant nous ; nous y récolterons Pi- 
rola minor et Monotropa hypopithys, tous deux en fleurs vers 
la fin de juin. 

Enfin, avant de sortir de la forêt, laissons à notre droite 
la seconde extrémité du Muldenthal Weg: nous y reviendrons 
après avoir exploré, cinq cents mètres plus loin, la première 
des trois stations que nous nous proposions de vous faire 
connaître. Cet espace inculte, couvert de Sarothamnus, con- 
traste étrangement avec les champs de seigle et de pommes 
de terre qui l'environnent de trois côtés. 

Dans ces sables arides, on peut récolter, au printemps, 
le rare Spergula penlandra en compagnie de Cerastium semi- 



62 PROMENADES BRYOLOG1QUES "16 

decandrum, Teesdalia nudicaulis-, Veronïca verna et $clcranthuè 
perennis ; au mois de juillet tleurit, mais à une seule place; 
Helichrysum arenarium. Du côté du village, au sud par con- 
séquent, le sable est exploité d'une manière assez irrégulière, 
ce qui produit un certain nombre d'excavations dans lesquelles 
les eaux pluviales s'amassent et maintiennent assez d'humi- 
dité pour qu'à l'automne le botaniste puisse y faire ample 
provision de plantes intéressantes. C'est d'abord Juncus capi- 
tatus qui n'a encore été signalé qu'entre Bitche et Nieder- 
bronn ; puis cette élégante paronychiée que nous avons déjà 
indiquée dans notre Promenade au Glockenhof, Ylllecebrum- 
vcrlicillattmt ; le Corriyiola littoralis, de la même famille, est 
beaucoup plus rare; enfin le Radiola linoides aux nombreuses 
ramifications dichotomiques atteint ici de grandes proportions, 
Ces trois dernières plantes ont été trouvées par nos anciens 
confrères, les vénérables et inséparables Monard et Taillefert, 
entre Carling et CreuUwald. Serait-ce ici? En tout cas, on 
peut être sûr de les y rencontrer toutes sur un petit espace. 

A la même époque, c'est-à-dire dès la fin du mois d'Août, 
sur ces mêmes sables humides se développent Fossombronia 
Wrondraczeki, Anthoceros lœvis et Riccia crystallina. Une se- 
conde espèce de Riccia, plus commune que la précédente et 
que nous avons omis, en temps utile de soumettre à un 
obligeant correspondant, nous paraît différer de jR. glauca et 
nous la l'apportons avec doute au jR. sorocarpa. 

Ces hépatiques sont accompagnées d'un Philnnolis de 
très petite taille: peut-être est-ce le Ph. csespitosa que nous 
avons trouvé en bel état près des petites sources au-dessus 
de Woippy. 

Au bord de la route, à une place souvent inondée et 
envahie par les joncs et les graminées, on retrouve le même 
Philonolis avec quelques frondes stériles de Aneura multifida. 

Polylrichum piliferum, Racomilrium canescens Tortilla ru- 
ralis et Brachythecium albicahs sont les seules mousses, du reste 
assez mal représentées, de la partie sèche de cette localité. 

Cette petite récolte terminée, revenons sur nos pas jus- 
qu'au Muldenthal-Weg et remarquons que les champs de 
seigle sont envahis par deux plantes adventices d'introduc- 
tion assez récente: Vicia (Cracca) villosa et Ornithopus sa Unis. 



17 EN LORRAINE. 63 

La première a fait son apparition aux environs de Metz, 
également dans les champs de seigle, il y a une douzaine 
d'années; mais elle tend à disparaître. Ici, au contraire, elle 
semble avoir trouvé un sol plus favorable, La seconde est 
souvent cultivée dans cette terre légère et sablonneuse où 
elle se reproduit facilement. A la Grange-aux-Ormes, près 
de Metz, on en a essayé une fois la culture; mais l'année 
suivante il a été impossible de retrouver un seul pied de 
cette belle papillionacée. L'espèce indigène, Ornithopus iper- 
pusillus, se rencontre çà et là au bord des chemins. Nulle 
part nous ne l'avons vue plus vigoureuse que dans les envi- 
rons de la nouvelle houillère de la Houve : des tiges rem- 
pantes mesuraient jusqu'à 50 centimètres et portaient des 
fleurs et des fruits sur toute leur longueur. 

Le Muldenthal-Wég est un chemin dont nous conserve- 
rons un mauvais souvenir, et voici pourquoi. Un jour, nous 
eûmes l'imprudence de nous y engager, nous croyant sur la 
bonne voie (Hamer-Weg); lorsque nous nous aperçûmes de 
notre erreur, nous étions déjà trop loin pour revenir sur nos 
pas et nous craignions de nous égarer en prenant des che- 
mins de traverse. Conclusion: plus de cinq kilomètres sur 
lesquels nous ne comptions pas. Quelle désagréable surprise 
à la fin d'une excursion déjà assez longue! Pour prévenir 
semblable méprise, mon cher ami, n'oubliez jamais vos cartes 
au moment du départ. ') 

Suivons donc le Muldenthal-Weg jusqu'à la rencontre 
d'un sentier très fréquenté par les ouvriers de Ilam et sur- 
tout de Guerting qui se rendent, presque tous en bicyclettes, 
soit aux forges de Greutzwald, soit à la nouvelle houillère 
de la Houve (Kohlen-Grube Maria). Les troncs de hêtres 
portent, mais très rarement, quelques tiges stériles de Nec- 
kera pumila; Circœa lûtetiana abonde au bord du chemin. 
A peu de distance nous avons remarqué plusieurs buissons 
du Sum/bucus racemosa, commun dans les Vosges et assez 
rare dans notre région : ils croissent au pied du Lange Berg 
sur des rochers qui ont été creusés sans doute pour abriter 
un dépôt de poudre ou de dynamite. Sur la solide porte qui 

M Pour celte excursion, il tant se munir des cartes de Busemlorf (3546) 
et de Lubeln (3554). 



64 PROMENADES BRYOLOGIQUES iS 

ferme l'entrée de cette excavation on a placé la curieuse 
inscription suivante qui rappelle sans doute une légende 
locale : 

Keller zu den wilden Weibern. 

Le sentier, que nous suivons, quitte bientôt la forêt, 
traverse des champs cultivés, puis longe une petite prairie. 
C'est, ici la seconde localité à examiner aujourd'hui. Sur la 
gauche, au bas du talus qui soutient les terres cultivées, 
un petit fossé de deux ou trois décimètres de large et pres- 
que caché par les plantes environnantes mérite un moment 
d'attention. On y trouve, au milieu de Sphagnum, d'abord une 
mousse que nous n'avons encore indiquée dans aucune de 
nos Promenades : Camptothecium nitens; puis Eurhynchium 
piliferum, Hypnum pralense, Hypnum slraminemn et Philo- 
notis fontana: toutes ces espèces sont à l'état stérile. En 
nous rapprochant du ruisseau qui, par de nombreuses ri- 
goles, entretient l'humidité de la prairie, nous remarquerons 
Mnium affine, variété elatior et surtout Aulacomnium palustre 
et Çlimacium dendroides, toutes trois constamment stériles. 
Sur les berges du ruisseau le Physcomitrium pyrif 'orme était 
assez abondant en 1907: mais cette espèce annuelle est très 
fugace et reparaît rarement à la même place deux années 
de suite. Mnium punctatum est rare et stérile. 

Les hépatiques ne sont pas nombreuses: Marchaniia po- 
lymorpha est assez commun dans plusieurs rigoles où il 
fructifie. Quant à Fossombronia Wrondraczeki et à Anthoceros 
Isevis, c'est près d'une petite source, à proximité de deux 
buissons de Saules, qu'il faut les rechercher ainsi que Pellia 
epiphylla. 

L'espèce la plus précieuse qu'il nous sera donné de rap- 
porter de notre excursion c'est sans contredit le 

Bryum Duvalii Vogt. 

Cette belle et délicate espèce, malheureusement stérile, 
attire de loin le regard par la teinte légèrement rosée de son 
feuillage: il est cependant difficile de la remarquer à partir 
du mois de mai, quand les graminées, au milieu desquelles 
elle croît, se sont développées. Elle a été découverte le 17 avril 
1906 et n'a encore été signalée nulle part ailleurs en Lorraine. 



19 EN LORRAINE. 65 

C'est à peu près tout ce que cette deuxième et excel- 
lente station peut nous fournir. Nous croyons cependant 
qu'en parcourant, à diverses époques, cette prairie très hu- 
mide et même tourbeuse par places, on pourrait encore dé- 
couvrir quelques raretés, par exemple Sedum viUosum trouvé 
par Holandre à Creutzwald et par Monard à St. Avold et 
dont nous n'avons pu rencontrer la plus petite trace. Avis 
aux amateurs ! 

Rejoignons notre sentier qui se bifurque à la lisière de 
la forêt, et suivons-le dans la direction de Guerting sur une 
longueur d'un kilomètre, c'est-à-dire jusqu'au moment où il 
pénètre dans les terres cultivées. 11 faut alors appuyer sur 
la droite, en se maintenant toujours sous bois. Sur un talus 
qui borde ce petit sentier, nous avons une fois aperçu quel- 
ques capsules de Diphyscium sessile, espèce très rare dans 
cette grande forêt, mais assez commune aux environs de 
Oberhomburg. 

Au-dessus du village, à la lisière de la forêt, croît, en 
compagnie de Trifolium médium et de Onouis procurrens ou 
repens, le très rare Lathyrus {Orobus) niger, découvert cette 
année (27 juin 1907). Holandre l'indique à Moyeuvre et à 
Sierck, où nous ne l'avons jamais vu ; Schultz l'a trouvé aux 
environs de Sturzelbronn, près de Bitche. A ces trois loca- 
lités, on peut donc ajouter celle de Guerting. 

De là nous nous rendons à la troisième station prévue 
pour aujourd'hui: une carrière de grès bigarré à droite de 
la route qui monte de Guerting à la nouvelle maison fores- 
tière de ce nom. 

Les rochers qui la précèdent sont très humides et cou- 
verts, à leur base, le long du chemin, de beaux tapis d'hé- 
patiques: Diplophijllum albicans, Blepharostoma trichophyllum, 
Lepidozia reptans. Eucephalozia bicuspidata, Eulophozia venlri- 
cosa, Alicularia scalaris. 

Sur les parois de la carrière, dont l'exploitation est sus- 
pendue, on trouve en petite quantité Aulacomnium androgy- 
num, Bârtramia pomiformis et Pellia epiphylla. Gà et là 
apparaissent, en petits groupes bien fertiles, Leptobryùm py- 
riforme et Bryurn turbinatum. Ge dernier, à la fin de l'au- 
tomne 1907, était abondamment pourvu de jeunes capsules 

9 



66 PROMENADES BRYOLOGIQUES 20 

sur le sol inondé, à l'entrée de la carrière : bonne place à 
signaler pour une espèce peu commune en Lorraine et très 
rarement fertile ! 

Là encore, et surtout au-dessus des rochers, croît le rare 
Pogonatum urnigerum. Nous aurons l'occasion, dans la Pro- 
menade suivante, de signaler la seconde station que nous 
connaissons; dans toutes deux, il est muni de capsules. 

A ces intéressantes muscinées, ajoutons une fougère et 
une phanérogame — Polypodium Dryopteris et Pirola minor 
— et nous aurons tout ce qu'on peut trouver d'intéressant 
dans les environs de cette carrière. 

A gauche de la route, une pente très raide conduit à un 
gros rocher profondément excavé par une chute d'eau. Inu- 
tile de chercher à se frayer un passage à travers les buis- 
sons de ronces qui l'environnent: on n'y trouve aucune mu- 
scinée spéciale. 

Le Hamer-Weg se maintient presque constamment à une 
altitude de 240 mètres; le petit ruisseau, près duquel nous 
avons récolté Bryum Duvalii, est à 217,5 d'après la carte; 
la carrière que nous quittons est à 300 mètres: il ne nous 
reste plus qu'une montée de 25 mètres pour atteindre le 
sommet du plateau, soit par la route, soit par le petit sentier 
qui commence ici. En passant, nous remarquerons sur des 
blocs de grés, quelques frondes stériles de Fegatella conica, 
cette belle hépatique qui, à Oberhomburg et aux Etangs, 
couvre les rochers de grandes plaques bien fertiles. 

Sur le plateau, un large chemin s'étend en ligne droite, 
sur une longueur de 1500 mètres, entre les champs cultivés 
et la forêt. A gauche, d'anciennes bornes équidistantes 
peuvent nous servir d'excellents points de repère. x ) La pre- 
mière, no 54, est près de la maison forestière; vis-à-vis l'es- 
pace compris entre les bornes 57 et 58 se trouve une petite 
station de Pirola minor, qu'il ne faut pas négliger; au n° 58, 
se détache, d'un côté, le chemin de la ferme S. Nicolas, de 



') Les numéros de ces grosses bornes ne figurent pas sur les cartes 
mais les petites bornes quadrangulaires portent sur leurs faces des nu- 
méros qui correspondent aux sections forestières : les mêmes numéros 
étant reproduits dans les tirages les plus récents des cartes au 25000', il 
est assez facile de s'orienter. 



21 EN LORRAINE. 67 

l'autre, le Sanderstal-Weg ; plus loin, vis-à-vis le n° 64, un 
sentier (à l'entrée duquel une petite borne porte les numé- 
ros 64 et 73) conduit à une place où croît en quantité Vero- 
nica montana et Carex leporina. 

Sur le talus, à la lisière de la forêt, vis-à-vis la borne 57, 
les Cladonia furcata et CL rangiformis sont abondants et 
présentent une grande variété de formes. 

Si le temps le permet, ne pas négliger de parcourir quel- 
ques-uns des sentiers de la forêt, surtout aux environs de la 
Forsthaus: on y rencontre souvent des coussinets assez 
étendus formés par Mesophylla crenulata et Scapania resu- 
pinata. 

Enfin vis-à-vis la borne n° 72, le chemin pénètre dans la 
forêt et descend rapidement sur le flanc du Klein Zoll. Mais 
un autre s'en détache, à droite, sous le nom de Langenberg- 
Weg, pour aller, par une pente plus douce, rejoindre le 
Hamer-Weg, comme nous l'avons remarqué au commence- 
ment de cette Promenade. C'est ce nouveau chemin qu'il 
faut suivre jusqu'à la rencontre d'une petite borne portant 
sur ses faces les numéros 53, 55, 56, 60. En nous avançant 
alors de 20 à 25 mètres vers le sud, nous rencontrerons très 
probablement un Epicéa dont le tronc, de vingt centimètres 
de diamètre, est recouvert par Hypnum cupressiforme. Cette 
vulgaire muscinée disparait ici presque complètement sous 
une mince couche d'une hépatique liliputienne très rare : 
Lejeunea ulicina. Nous n'avions encore constaté sa présence 
qu'à Oberhomburg, dans le vallon de la Papier-Muhie, sui- 
des troncs de hêtres et sur quelques lichens, où elle ne 
forme que de très petites colonies. Ici, on peut en détacher 
de grandes plaques en enlevant la mousse qui leur sert de 
support. Il est probable que des recherches attentives feraient 
découvrir cette espèce sur d'autres arbres. Nous nous sou- 
venons en avoir remarqué un autre dans ces environs, il y 
a trois ans; mais dans notre empressement pour rejoindre 
le train, nous n'avons pu prendre des points de repère pour 
le retrouver, comme nous l'avons fait pour celui-ci, en 1907. 

L'excursion est terminée. Mais avant de nous rendre à 
la gare pour le départ de 6 heures 10, allons, en pieux pèle- 
rins, nous agenouiller un instant au pied de cette belle statue 



68 PROMENADES BRYOLOGIQUES 22 

de la Vierge immaculée, érigée par un Garde-général des 
forêts et bénite par Mgr. Du Pont des Loges. Le chronogramme 
gravé sur le piédestal rappelle la date de cette cérémonie. 

sILVae 

aG 

In ILLa orantIbVs 

MarIa 

beneDICat 

L'administration forestière a conservé ici sept ou huit 
Epicéas dont les grandes dimensions font l'admiration des 
touristes. A gauche de la statue, au-delà du dernier de ces 
arbres géants, s'étend une fougeraie formée par nos trois 
grandes espèces Polystichum dilatalum, P. Filiœ mas, As- 
plenium Filix femina: elle mériterait un examen attentif, nous 
y avons rencontré des formes anomales. Ici encore, mais 
surtout sur le flanc du Klein Zoll, croit en abondance Alropa 
Belladona : nous croyions cette espèce calcicole exclusive, 
mais Kirschléger dit qu'elle est commune dans les Vosges 
et la Forêt-noire, sans cependant spécifier la nature du sol. 
Actaea spicata se retrouve également en compagnie de la 
Belladone, mais très rarement. La présence de ces deux 
plantes est due probablement aux marnes du. Muschelkalk 
qui ont glissé jusqu'ici. 

Nous sommes loin de nos muscinées; mais rappelez-vous, 
cher ami, que nous avons annoncé tout-à-F heure, que l'ex- 
cursion était terminée. Pardonnez cette petite digression et 
descendons vers Hargarten. Il y aurait bien encore quelques 
curiosités à visiter. Les nombreuses plaques indicatrices que 
le Club vosgien a eu soin de renouveler cette année, n'indi- 
quent pas seulement le chemin de la Madonna. Elles men- 
tionnent encore Barbara-Grotte, Marien-Felsen et, pour la 
première fois, en 1907, Bismarkplalze. Peut-être un jour re- 
viendrons-nous dans ces parages et alors... 

Un mot encore au sujet des détails topographiques par- 
fois minutieux dans lesquels nous sommes souvent entrés. 
Notre excuse est d'avoir voulu vous éviter, à vous, mon cher 



23 



EN LORRAINE. 



69 



ami, et à ceux entre les mains desquels ces lignes pourraient 
un jour tomber, ces incertitudes et ces recherches inutiles 
qui font perdre un temps qu'on aurait volontiers employé à 
des récoltes précieuses. 

Suit, comme de coutume, la liste des espèces récoltées 
dans cette longue Promenade : les plus remarquables sont 
précédées d'un astérisque. 



Mousses 

Dicranella heteromalla. 
Dicranum scoparium. 
Ceratodon purpureus. 
*Ditrichum homomallum. 
Barbula unguicnlata. 

— convoluta. 
Tortilla subulata. 

— ruralis. 
Racomitrium canescens. 
Ulota crispa. 
*Encalypta contorta. 
Physcomitrium pyriforme. 
Funaria hygrometrica. 
Leptobryum pyriforme. 
Webera nutans. 
*Bryum Duvalii. 

— pallens. 



acrocarpes. 

*Bryum turbinatum. 

— pseudo-triquétrum 
Mnium affine. 

— punctatum. 
Aulacomnium palustre. 
Bartramia pomiformis. 
Philonotis caespitosa. 

— fontana. 
Gatharinea undulata. 
Pogonatum nanum. 

— aloides. 
* — urnigerum. 
Polytrichum formosum. 

— piliferum. 
*Buxbaumia aphylla. 
*Diphyscium sessile. 



Mousses pleurocarpes. 



*Neckera pumila. 
— crispa. 
Glimacium dendroides. 
*Camptothecium nitens. 
Brachythecium velutinum. 
Eurhynchium piliferum. 
Hypnum cupressiforme. 



*Hypnum pratense. 
* — stramineum. 
Acrocladium cuspidatum. 
Hylocomium splendens. 
— Schreberi. 

Sphagnuni... 



Frullania Tamarisci. 
*Lejeunea ulicina. 



Hépatiques. 

Scapania resupinata. 
Diplophyllum albicans. 



70 



PROMENADES BRYOLOG1QUES 



24 



Blepharostoma trichophyllum. 
Lepidozia reptans. 
Eucephalozia bicuspidata. 
Lophocolea bidentata. 
* — minor. 
Plagiochila asplenioides. 
Eulophozia bicrenata. 

— ventricosa. 

Mesophylla crenulata. 



Alicularia scalaris. 
Fossombronia Wrondraczeki 
Pellia epiphylla. 
Aneura multifîda. 
Marchantia polymorpha. 
Fegatella conica. 
*Ricciella crystallina. 
?Euriccia sorocarpa. 
Anthoceros laevis. 



Phanérogames. 



Actaea spicata. 
Teesdalia nudicaulis. 
*Pirola minor. 
Monotropa hypopitys. 
*Spergula pentandra. 

— rubra. 
Gerastium semi-decandrum. 
*Radiola linoides. 
*Vicia villosa. 
*Lathyrus niger. 
Ornithopus perpusillus. 



Ornithopus sativus. 
Gircaea lutetiana. 
*Gorrigiola littoralis. 
Illecebrum verticillatum. 
Scleranthus perennis. 
*Sambucus racemosa. 
Heliehrysum arenarium. 
Atropa Belladona. 
Veronica verna. 
*Juncus capitatus. 



Nous avons oublié de mentionner plus haut que dans la 
station du rare Bryum Duvalii on rencontre également le 
Bryum pallens Sw., déjà signalé dans le pays de Bitche. 

XXI. Hombourg-L'Evêque. 
3. Du vallon de PEssel au Kummer Fels. 

Vous rappelez-vous, mon cher ami, quil y a cinq ans, 
après vous avoir fait explorer les parois des rochers à travers 
lesquels se précipite VEssel, j'avais renoncé, et pour cause, 
à vous faire remonter le vallon que parcourt ce minuscule 
ruisseau (Promenade Xle) *) Aujourd'hui je viens combler cette 
lacune et prendre le pont du chemin de fer pour point do 
départ d'une excursion en zigzag. 



«) Bull. Soc. Hist. Nat de Metz. 1902. XXII. 



25 EN LORRAINE. 71 

En descendant à Oberhomburg pour nous rendre au pont 
de l'Essel, nous passerons nécessairement près de cette ca- 
vité où je vous avais montré le curieux et très rare Schisto- 
stega osmundacea. Hélas ! la récolte, difficile autrefois, est de- 
venue impossible pour le moment. Une main inconnue a 
re.eté sable et décombres de manière à fermer presque com- 
plètement la petite ouverture. Encore une fois : hélas ! 

Mais rien ne nous empêche de nous glisser de nouveau 
dans l'étroite et profonde fissure à travers laquelle s'écoule 
le modeste affluent de la Rosselle. Sur ces parois constam- 
ment humides, nous retrouverons Leptobryum pyri forme, 
Bryum pendulum, Reboulia hemisphaerica et Fegatella conica, 
tous bien fertiles et qui ne semblent pas à la veille de dis- 
paraître. A ces quatre muscinées, signalées antérieurement, 
il faut joindre Rhynehostegium confertum qui tapisse la base 
des rochers, le long du chemin. 

Cette constatation terminée, traversons le viaduc dont la 
partie centrale, vulgaire caniveau, permet au ruisseau de 
franchir la tranchée du chemin de fer. 

A notre gauche, sur une éminence, nous apercevons 
bientôt les murs de clôture d'un cimetière: c'est une bonne 
station pour le Racomitrium Jieterostiehum que nous y avons 
vu avec de nombreuses capsules. 

Vis-à-vis, à droite du chemin, s'ouvre une carrière de 
grés bigarré: l'accès en est assez difficile et même dange- 
reux quand les ouvriers y travaillent. Inutile de nous y arrê- 
ter, nous n'y rencontrerions que Leptobryum pyriforme, que 
nous venons de voir, et Brachythecium rutabulum avec Tor- 
tilla muralis, deux mousses vulgaires. 

VEssel, ce minuscule ruisseau qui prend, au-dessus de 
Hombourg-Bas, des allures de torrent, est ici d'une placidité 
sans pareille : dédaignant de se creuser un lit, il vagabonde 
çà et là, empiétant sur le chemin qu'il rend quelquefois im- 
praticable. Il faut cependant le franchir pour examiner les 
rochers qui se montrent à notre gauche. C'est ici la seconde 
station que nous connaissons pour le Pogonatiim urnigerum, 
l'espèce la plus rare du genre. A la base des rochers on 
peut, de la lame du couteau, détacher de minces plaques 
de Eulophozia ventricosa et de Mamupella emarginata. Çà et 



26 PHOMENADES BRYOLOGIQUES 27 

là apparaissent les rares capsules de Webera elongata. puis 
les coussinets de Aulacontnium androgynum surmontés de 
nombreux filets à propagules, quelques touffes de Bartramia 
pomiformis et même le rare Plagiothecium Rœseanum. Dans 
une anfractuosité, se pressent les unes sur les autres les 
frondes un peu déformées du vulgaire Pellia epiphylla stérile. 
C'est l'hépatique que nous n'avions pu déterminer dans notre 
Xle Promenade, à cause de son étrange faciès. Enfin les par- 
ties bien ombragées de ces rochers abritent les belles frondes 
du Polypodium Dryopteris. 

Un peu plus loin, du milieu d'un énorme buisson de 
Rubus, s'échappe un affluent de l'Essel... et quel affluent!... 
Si petit soit-il, il mérite attention sérieuse. En écartant les 
joncs et les graminées, on découvre, en compagnie de l'iné- 
vitable Acrocladium cùspidatum, des tiges assez nombreuses 
de Philonotis fontana dont plusieurs portent des capsules, 
grande rareté pour notre région. Ce petit filet d'eau est peu- 
plé de Batrachium (Ranunculus) hederaceum que nous avons 
vu en fleurs et en fruits, pendant l'été de 1906. Cette rare 
espèce a été signalée depuis longtemps pour les environs et 
Garcke lui-même l ) juge à propos de l'indiquer à Saint-Avold, 
en Lorraine ! On y trouve aussi Bryum turbinatum stérile. 

A proximité sur la terre nue, et même parmi les touffes 
de Philonotis, il faut rechercher avec soin Hypnum Lindbergii 
Mitt. (ou H. arcuatum Lindb.), mousse qui n'attire pas le 
regard et qui probablement est souvent « négligée à cause 
« de sa stérilité et de sa ressemblance avec certaines formes 
«du H. cupressiforme » dit M. T. Husnot. 2 | 

Une auge en bois, qui ne peut plus retenir l'eau que lui 
amène constamment un conduit métallique, ne nous offre 
que Pellia epiphylla et quelques tiges stériles du Mniobryum 
albicans. 

Le long d'une haie, dont les racines plongent dans le 
ruisseau, on remarque quelques fougères, entre autres Cysto- 
pteris fragilis, et, sur les pierres inondées, Marchantia poly- 
morpha. 



») Illustrierte Flora von Deutschland... Berlin. 17. Aufl. 1895, S. 9. 
2 ) Muscologia gallica. 1884—1890. p. 406. 



27 EN LORRAINE. 73 

Sur les rochers du versant droit de la vallée on peut 
récolter les muscinées xérophiles, telles que Grimmia tricho- 
phylla, Racomitrium canescens, Rac. hetcrostichum, Hedwigia 
albicans, toutes plus ou moins fertiles et Marsupella cmaryi- 
nata bien développé, mais stérile. 

En élé les grandes et belles fleurs du Sarothamnus et 
surtout les longues grappes du Genista pilosa viennent heu- 
reusement rompre la monotonie de ces rochers à teinte gri- 
sâtre à cause des lichens crustacés qui les recouvrent; à 
leur pied croit le Galeopsis dubia ou oehroleuca. 

Au bord du chemin, nous avons remarqué depuis trois 
ans une petite borne, de deux décimètres de hauteur, dont 
une face est littéralement couverte par les gracieuses cap- 
sules du Leptobryum pyriforme. 

Traversons de nouveau FEssel pour aller recueillir, au 
pied des hêtres, Diphyscium sessile et Plagiothecium elegans, 
puis, le long du chemin qui coupe un angle du bois, Dan- 
thonia decumbéns, graminée assez commune en cet endroit. 

A partir d'ici, le vallon tourne vers la gauche: nous ne 
le remonterons pas, à moins que vous ne teniez à récolter 
Acrocladium cuspidatum avec capsules, près d'une petite 
source, et Lepidozia reptans avec Eucephalozia bicuspïdata, 
muscinées que nous avons souvent rencontrées et qui n'en- 
richiraient pas beaucoup votre collection. 

Il est préférable de gravir la colline qui se dresse devant 
nous, puis de gagner la lisière de la forêt qui la couronne. 
En descendant sur l'autre versant, du côté de la vallée de 
Merlebacb, nous verrons, parmi de nombreux Polyslichum 
Filix mas, des buissons de Sambucus racemosa) mais l'ombre 
projetée par les hêtres touffus les empêche presque toujours 
de se couvrir de fleurs et surtout de mûrir ces belles baies 
de corail que nous avons pu admirer, dans notre précédente 
Promenade, aux environs de la caverne aux Femmes sauvages. 
A terre s'étalent les tiges du Veronica montana et, plus loin, 
au milieu d'un maigre gazon, se dressent les capsules du 
Webera nulans. 

En appuyant sur la gauche, nous trouverons un sentier 
qui nous conduira près d'un fossé simplement humide et 
couvert de Sphaignes. On peut le suivre sans crainte, car 

10 



74 PROMENADES BRYOLOG1QUES 28 

le sous-sol est solide; mais plus loin, à la rencontre d'un 
ruisseau, oxi nous devrons faire une courte station, la pru- 
dence devient nécessaire, si l'on ne veut pas voir se renou- 
veler l'accident lamentable auquel nous avons fait allusion 
dans notre Promenade à la tourbière de Faux-en-Forêt. Le 
genre Sphaynum est ici représenté par des sujets abondants 
et de belle taille; ils croissent en compagnie de Polyirichum 
commune, le géant des mousses, de Hypnum cordifolium, de 
l'élégante fougère Asplenium Filix-femina, du Cardamine 
amara, du Viola palustris et de quelques Carex : C. panicu- 
lala. C. disticha, etc. Des troncs d'arbres décomposés sont 
couverts de Georgia pellucida bien fertiles. On peut égale- 
ment, avec un peu de patience, découvrir sur le bord du 
ruisseau quelques tiges, du reste assez chétives, de cette 
belle hépatique que nous avons signalée dernièrement dans 
un ravin du bois entre Landonvillers et Kurzel : le Trichocolea 
tomentella. Dans le lit même du ruisseau, à une profondeur 
de quelques centimètres, sur un fond de sable, on aperçoit 
des frondes de Aneura pinguis libres de toute adhérence et 
très cassantes. 

La découverte qui nous a été le plus agréable est celle du 

Dicranodontîum Iongirostre 

que nous avons trouvé ici sur une souche pourrie, le 23 mai 
1907: nous n'avons vu que des fleurs à anthéridies. A re- 
chercher, dans les environs, un Aînus sur lequel nous avons 
trouvé Platygyrium repens ! 

Après avoir recueilli ce petit lot de muscinées, traver- 
sons de nouveau le ruisseau avec les précautions requises, 
et regagnons la terre ferme, c'est-à-dire un sentier le long 
duquel, outre le Cladonia fimbriata et le commun Diplophyllum 
albicans. nous pourrons, avec un peu d'attention, découvrir 
une mousse et une hépatique silicicoles peu communes : 
Ditrichum homomallum et Diplophyllum obtusifolium, toutes 
deux, à l'état fertile. Quelques tiges de Lycopodium clavatum, 
serpentant non loin de là, compléteront nos trouvailles. 

Nous sommes dans la vallée de Merlebach, vis-à-vis de 
Sainte-Fontaine (Heiligenbronn): il est temps de songer au 
retour. La carte 1 ) nous indique une route qui passe près du 

>) Keuille de Çaint-Avold. 3555. 



29 EN LORRAINE. 75 

Chêne des Sorcières (Hexcn-Ek-he). De là (255 m. d'altitude) 
remontons v ers Oberhomburg pour aller visiter une ancienne 
carrière au lieu dit Kummer Fêta, à une altitude de 280 mètres. 
Cette petite localité, qu'on serait tenté de négliger, mérite 
au contraire d'attirer l'attention du bryologue. On y trouve 
réunies, ce qui est très rare, quatre espèces du genre Dicra- 
num ! D'abord le vulgaire I). scoparium, puis D. undulaiurh, 
bien moins commun, surtout à l'état fertile: en 1906, nous 
l'avons vu abondamment pourvu de capsules, au bas de la 
pente, près d'un petit taillis. Au même endroit, sur une 
souche décomposée, nous avons recueilli de petites touffes 
de D. montanum. 1 ) L'espèce la plus intéressante, à notre 
avis, et que nous n'avons rencontrée nulle part ailleurs, que 
près de ces rochers, malgré de nombreuses et attentives re- 
cherches, c'est le D. spurium, assez bien représenté, quoi- 
que stérile. 

Et pour bouquet, à la fin de notre longue excursion, per- 
mettez, mon cher ami que je vous présente une espèce très 
commune dans les terrains siliceux, mais dont j'ai en vain 
cherché à découvrir une seule capsule pendant onze années ! 
Ici elle, se dédommage amplement de sa stérilité habituelle: 
c'est le 

Leucobryum glaucum. 

Aussi, depuis la découverte de cette excellente station 
(3 avril 1906), je suis revenu la visiter quelquefois et jamais 
je n'ai pu résister au plaisir d'emporter quelques spécimens 
de ces belles touffes fertiles. Je ne pensais pas imiter ainsi 
le grand bryologue Schimper qui n'a pas craint d'avouer son 
faible pour les capsules de cette curieuse espèce' 2 ). 

l ) Cette rare espèce est assez abondante au pied de plusieurs bouleaux 
le long du Gertinger-Schnaps^Yeg près du Gloekenhof (Merten). 

2 i ".... Auch Oncophorus glauciift zeigte sich hier wieder in grossem 
« Rasen. die iiber und ùber mit Frùchten ùbersâet waren, deren Hauben 
t meistens noch festsassen. So oft ich dièses Moos so treffe, freuet es mich, 
« und nie kann ich umhin, ein l'aar Exemplare einzupacken, obgleich 
«meine Vorrathe davon fur aile Muskologen Kuropa's zureichen wùrden. « 

Eine Excursion am 1. Nov. 184t in die Berge bei Offweiler im Elsass, 
als Beitrag zur Physiognomie der Moose und Flechten der mittleren Vo- 
gesen. Von W.-P. Schimper in Strassburg. (Flora oder allgem. bot Zeitung 
XXV. Jahrg , I. Bd., No. 22, S. 357). 



76 PROMENADES BRYOLOGIQUES 30 

A signaler encore, à la même place, le Lichen des rennes 
Cladina rangiferina bien développé ainsi que Cl silvaltea. 

Enfin, pour mémoire, notons quelques autres muscinées 
moins rares et qui peuplent les cavités provenant des an- 
ciennes exploitations: Dicranella heteromalla, Pogonatum 
nanum R., Pogonalum aloides C, Blepharostoma trichophyllum, 
Lejiiduzia rnpians, Diplophyllioii albicans (fertile !)' et Cincin- 
nulus Trichomanis st. 

Revenons sur la route de Oberhomburg et remarquons, 
sur les gios blocs que nous foulons aux pieds, les larges 
coussinets de Scapàriia rcsupinata, puis Marsupella emargi- 
nata à côté de belles plaques d'un Peltigera. 

Sur les talus du chemin, au sortir de la forêt, les belles 
Heurs roses du Dianthus deltoïdes attirent le regard du bota- 
niste. Après avoir traversé un espace inculte, envahi par les 
Sarothamnus, ou recouvert par un maigre gazon, on rentre 
dans la forêt pour quelques instants. Ne pas oublier, avant 
de la quitter définitivement, d'examiner le talus de droite. 
On y trouve, avec Pirola minor peu fertile, quelques mousses 
ou hépatiques: Diplophyllum albicans, Plagiochila asplenioides 
var. minor, Lcpidozia reptans, Blepharostoma trichophyllum, 
puis Fissidens bryoides et Catharinea undulala dont les cap- 
sules conservent leurs opercules et leurs coiffes jusqu'au 
mois d'avril. En gravissant le talus et en explorant une lé- 
gère dépression de terrain parallèle à la route, on peut encore 
récolter cinq espèces du genre Hylocomium , à savoir : H. 
splendens, H. brevirostre, H. Schreberi, H. loreurn et H. t)-i- 
quetrum. 

A la lisière de la forêt, à droite, au fond d'une carrière 
de sable, parmi les Gnaphalium, on peut, avec un peu de 
patience, parvenir à découvrir un ou deux pieds de Linaria 
arvensis ! Cette espèce paraît excessivement rare: la Flore 
du Dr. Godron ne mentionne pour toute sa circonscription 
que Carling, petit village, à cinq ou six kilomètres, à vol 
d'oiseau, de l'endroit où nous nous trouvons. 

Vous rappelez-vous, mon cher ami, cette petite source 
qui a nom Monbronn et se tiouve à l'angle de la forêt? Nous 
l'avons visitée lors de notre Xe Promenade : il faut y revenir 
aujourd'hui pour récolter une hépatique peu commune et 



:!] 



EN LORRAINE. 



77 



qui fructifie au printemps: le Lophocolea cuspidata. On serait 
tenté, à première vue, de la négliger à cause de sa ressem- 
blance avec L. bidentata, si commun et toujours stérile dans 
notre région. 

Un petit sentier, à travers champs, nous permettra de 
rejoindre rapidement la route de Hombourg. Une fois, dans 
les broussailles qui encombrent le talus, nous avons aperçu 
une capsule de Encalypta vulgaris. Il est à croire que cette 
petite espèce, si commune sur les côtes calcaires des envi- 
rons de Metz, a élu domicile quelque part dans cette région : 
c'est à rechercher ! 

Les troncs des peupliers qui bordent la route sont cou- 
verts de Lichens et d'Orthotrichum : nous n'avons rien con- 
staté de remarquable. Allons donc prendre quelques minutes 
de repos avant le passage du train qui doit nous ramener 
dans la capitale de la Lorraine à 8 heures 10, et relisant nos 
notes, dressons, comme de coutume, la liste des Muscinées 
récoltées aujourd'hui, en y ajoutant cette fois les quelques 
phanérogames rares que nous avons saluées en passant. 



Mousses 

Fissidens bryoides. 
Dicranella heteromalla. 
Dicranum spurium. 

— undulatum. 

— scoparium. 

— montantim. 
Dicranodontium longi rostre. 
Leueobryum glaucum. 
Ditriehum homomallum. 
Tortilla muralis 
Grimmia trichophylla. 
Racomitriiiinheterostichum. 

— canescens. 

Hedwigia albicans. 
Encalypta vulgaris. 
Georgia pellucida. 
Schistostega osmundacea. 
Leptobryum pyriforme. 



acrocarpes. 

Webera elongata 

— nutans. 
Mniobryum albicans. 
Bryum pendulum. 

— turbinatum. 
Mnium hornum. 

— punctatum. 
Aulacomnium androgynuin. 
Bartramia pomiformis. 
Philonotis fontana. 
Catharinea undulata 
Pogonatum nanum. 

— aloides. 

— urnigerum. 
Polytrichum piliferum. 

— formosum. 

— commune. 
Diphyscium sessile. 



78 



. PROMENADES BRYOLOGIQUES EN LORRAINE. 



32 



Mousses pleurocarpes 

Platygyrium repens. 
Brach yth eei u m rutal >ulu m . 
Rbyncbostegium confertum. 
Plagiotheciuni Roeseanum. 

— denticulatum. 

— elegans. 
Ilypnuiii cupressiforme. 

— Lindbergii. 



liypnum cordifoliurn. 
Acrocladium cuspidatunï. 
Hyloçotnium splendens. 

— brevirostre. 

— Schreberi 

— loreum. 

— triquetrum. 



Scapania resupinata. 
Diplophyllum albicans. 

— obtusïfolium. 

Trichocolea tomentella. 
Blepharostoma trichophylliim 
Lepidozia reptans. 
Gincinnulus Trichpmanis. 
Eucephalozia bicuspidata. 
Lopliocolea cuspidata. 



Hépatiques. 

Plagiochila asplenioides. 
Kulophozia ventricosa. 
Alicularia scalaris. 
Marsupella emarginata. 
Pellia epipbylJa. 
Aneura pinguis. 
Marchantia polymorplia 
Fegatella coniça. 



Reboulia hemisphaerica. 



Batraçhium hederaceum 
Gardam ine amara 
Viola palnstris. 
Dianthus deltoïdes. 
Genista pilosa. 



Phanérogames. 

Sambucus racemosa. 
Veroniea montana 
Linaria arvensis 
Galeopsis dubia. 



Cryptogames vasculaires. 

Polypodium Dryopteris. Gystopteris fragilis. 

Polystichum Filix-mas. Lycopodium clavatum. 

Asplenium Filix-fenifna. 

1er février 1908. 



POISSONS DE LA HORN 

AUX ENVIRONS DE BITCHE 

OBSERVÉS DE 1855 A 1888 



M. L'abbé G. SCHATZ, 



La Horn sort de l'étang de Hasselfurt au sud de Bitche, 
passe par cette ville, se dirige vers le nord et arrive à 
Deux-Ponts où ses eaux se mêlent à celles du Schwarzbach 
qui se jette dans la Bliese, un des principaux affluents de 
la Sarre. 

Dans cette notice nous nous bornons aux poissons de 
la Horn, observés sur le territoire de la commune de Bitche, 
sur une longueur d'environ 3 kilomètres, entre 278 et 270 m. 
d'altitude. l ) Ce parcours commence à 1 kilomètre an nord 
de la ville; car le ruisseau, après avoir fait tourner la roue 
d'un premier moulin, n'est plus qu'un canal d'irrigation qui, 
par des prises d'eau successives, finit par disparaître en des 
rigoles ingénieusement disposées pour arroser les prés de la 
vallée. L'eau de ces rigoles se réunit peu à peu dans un 
fossé collecteur et reconstitue le ruisseau qui arrive bientôt 
à un second moulin nommé Ochsenmiïhle. Nous nous trou- 
vons ici en plein grès vosgien ; aussi les eaux de la Horn 
sont-elles constamment claires. 



') D'après la carte allemande au 1 : 25.000, Messtischblall Nu. 3570. 



80 POISSONS DE LA HORN 2 

Pour la nomenclature nous avons consulté Siebola et 
Blanchard. Les noms français et allemands sont suivis de la 
dénomination locale, quand il y a lieu. Un tiret sépare celle- 
ci des précédentes. 
Cottus gobio Linné. Chabot. Kaulkopf. — Gullekop. 

D'après une phrase de Blanchard, on pourrait croire 
que le chabot est trop intelligent pour mordre à l'hame- 
çon. L'expérience apprend qu'on le prend à coup sur 
en lui présentant un ver rouge à quelques centimètres 
de son museau, sur le fond où il guette sa proie. 
Cobitis barbatula Linné. Loche franche. Bartgrundel. — 
Grunnel. 

Cette loche est, avec le véron, le poisson qui remonte 
le plus haut les petits ruisseaux de la région. 
Gobio fluviatilis Valenciennes Goujon. Grùndling. — Grunnel, 

Gressel. 
Alburnus bipunctatus Heckel et Kner. Ablette spirlin. Schuss- 

laube. — Schneider, Schnidder. 
Leuciscus rutilus Yarrell. Gardon. Botauge. 

Commence à paraître un peu au-dessus de l'Ochsen- 
miihle. 
Squalius cephalus Siebold. Chevaine. Dôbel — Wisslisch, 
Milwe. 
Se trouve avec le précédent. 
Phoxinus laevis SéUjs-Longchamps Véron. Ellritze. — Eller, 
Bachelier. 

C'est le poisson le plus commun sur ce parcours de 
la Horn. Cependant il nous a semblé que, ces dernières 
années, il avait diminué et avait même disparu en des 
endroits où autrefois il abondait. C'est un petit vorace 
auquel on peut appliquer ce qu'Ausone dit de l'ablette : 

.... praedam puerilibus haniis. 

Esox lucius Linné. Brochet. Hecht. 

Le brochet a été pris accidentellement près de l'Ochsen- 
mùhle et provenait probablement de l'étang de Hasselfurt. 
Trutta fario Siebold. Truite. Forelle. 

Autrefois ce poisson n'existait pas dans la Horn aux 
environs de Bitche. En 1888 nous avons pu constater sa 
présence près de l'Ochsenmùhle. 



3 AUX ENVIRONS DE BITÇHE. 81 

Petromyzon Planeri Bloch. Petite lamproie de rivière. Kleines 
Neunauge. — Stenbisser. 

Poisson remarquable par ses métamorphoses. Au prin- 
temps Ton peut voir plusieurs individus de cette espèce, 
fixés par succion à une pierre, imprimer à leur corps 
un mouvement ondulatoire et continu. 



11 



QUATRIÈME SUPPLÉMENT 



AU 



CATALOGUE DES MUSCIWEES 

DE LA LORRAINE 



PAR 



l'abbé A. FRIREN, 



Depuis la publication de nos Catalogues des Mousses 
(1898) et des Hépatiques (1901) de la Lorraine, nous avons 
l'ait connaître, à plusieurs reprises (1902, 1904 et 1905), soit 
des espèces à ajouter à ces premières listes, soit des loca- 
lités nouvellement découvertes pour des espèces relative- 
ment peu communes. Nous n'avons aujourd'hui que neuf 
Muscinées nouvelles à signaler (cinq Mousses et quatre Hé- 
patiques). C'est peu assurément, mais nous espérons que des 
recherches sérieuses faites dans certains cantons de l'arron- 
dissement de Sai rebourg augmenteront de quelques unités 
une liste déjà longue. Notre regretté confrère, R.-Th. Barbiche, 
a traversé une fois ou deux, et au pas de course — suivant 
son habitude — des localités qui demanderaient de nom- 
breuses et patientes recherches. 

Ainsi, d'après les dates relevées sur des centaines de 
sachets de Mousses et d'Hépatiques, nous voyons qu'en mi- 
juillet 1885, (c'est-à-dire au maximum du Lundi au Samedi 
d'une même semaine), notre confrère a visité les localités 



84 QUATKIÈME SUPPLÉMENT AU CATALOGUE 2 

suivantes: Phalsbourg, Lutzelbouig, Schàferhof, Walscheid, 
Dabo, le Schneeberg (frontière d'Alsace), le Hengst et le 
Grossmann. Cinq ou six jours, c'est bon pour le touriste qui 
ne tient pas compte des kilomètres et qui ne recherche que 
les points de vue, mais c'est insuffisant pour le bryologue 
qui veut se rendre compte de la végétation d'une contrée. 
Ajoutons que si l'abbé Barbiche recueillait sur son passage 
Mousses, Hépatiques, Lichens et Champignons, son objectif 
principal était la récolte des Phanérogames ; or, dit le Pro- 
verbe : Qui trop embrasse ! ! ! 

Dans l'intérêt de la Géographie botanique, nous signa- 
lerons également ici les localités nouvellement découvertes 
pour des espèces dont la dispersion est assez restreinte ; 
nous mentionnerons aussi quelques localités où nous avons 
trouvé, à l'état fertile, des mousses presque toujours stériles 
partout ailleurs. 



I. Mousses nouvelles pour la Lorraine* 

Grimmia commutata Hfib. Sur les rochers de quartzite de 

la vallée de Montenach près de Sierck. Commun et assez 

fertile. 
Racomitrium protensum Braun. Rochers dits Siliceux 

de sel ('?/ à Lafrimbolle (Lascemborn , septembre 1890. 

(Barbiche). 
Orthotrichum cupulatum Hoff'm. Paroi verticale d'un bloc 

de quartzite, au bord du ruisseau de Montenach, près 

de Sierck, 2 avril 1907. Fertile et assez abondant sur une 

surface d'un mètre carré: nul ailleurs. 

Bryum Duvalii Voit. Prairie tourbeuse, le long du ruisseau 
de Guerting, vis-à-vis Ham-sous-Varsberg, avril 1906. Assez 
abondant, mais stérile. 

Hypnum Lindbergii (Lindb.) Mitt. [= H. arcuatum, = H. pa- 
tientise]. Près d'une petite source dans le vallon de l'Kssel, 
à Oberhomburg : à terre et parmi des touffes de Philo- 
notis fontana, 20 juillet 1906. 



3 DES MUSCINÉES DE LA LORRAINE. 85 

II. Hépatiques nouvelles pour la Lorraine. 

Scapania resupinata Bum. Cette espèce, qui ne figure pas 
dans nos listes précédentes, n'est cependant pas rare 
dans notre région. L'abbé Barbiche Ta trouvée à Bitche 
et à Klang en 1883; aux environs de Lutzelbourg, de 
Dabo, du Schneeberg en 1885 et dans la vallée du Reh- 
tal en 1880. Nous l'avons rencontrée particulièrement 
dans les sentiers des forêts, à Oberhomburg, et au-dessus 
de (iertingen, 1905— 1907. 

Pleuroschima tricrenatum Bum var: implexum Nées. — 
Rochers de grès bigarré, au-dessus de Lutzelbourg ; 
vieille souche au Grossmann. (Barbiche, juillet 1885.) 

Plagiochila interrupta Bum. Bien développé dans un che- 
min creux de la forêt entre Moyeuvre-Grande et Montois- 
la-Montagne, 27 septembre 1906. 

Euriccia sorocarpa Bisch. Ham-sous-Varsberg, sur sable hu- 
mide, ezi compagnie de Ricciella crystallina, Radiola li- 
noides, Juncus capitatus etc. Août 1907. 

Nous n'avons pu soumettre en temps utile, cette petite 
Hépatique à l'examen d'un spécialiste, et l'on sait com- 
bien la détermination des échantillons desséchés pré- 
sente de difficulté pour les espèces de ce genre. 



LOCALITÉS NOUVELLES 
pour des Muscinées peu communes. 

a Mousses acrocarpes 

Eucladium vertlcillatum (L. • Br. e«>\ Stérile sur tuf calcaire, 
au pied d'un gros rocher de quartzite, sur la rive droite 
du ruisseau d'Apach, près de Sierck, 13 juin 1907. 

Oreoweisia Bruntonî (Smith.» Milde. Fissures ombragées des 
quartzites de la vallée de Montenach, près de Sierck. 
Espèce découverte en 1889 par Barbiche et faussement 
rapportée par lui à Amphidium Mougeotii 1 ). Assez 

abondant et fertile, 1000, 1907. 

») Voir Bull. Soc. H. N. de Metz, 1902, XXII, p. 107, ligue 22. C'est 

à Amphidium que se rapporte la note de la page 106. 



86 QUATRIÈME SUPPLÉMENT AU CATALOGUE 4 

Dicranum spurium Hedw. Ancienne carrière au lien dit 
Kummer-Fels, dans la forêt entre Hombourg-l'Evêque(Ober- 
homburg) et l'Hôpital (Spittel). Rare et stérile, avril 1906. 

Dicranum undulatum Ehvh. Assez commun et bien fertile, 
cinquante mètres au-dessous de la localité de l'espèce 
précédente: avi'il 1906. 

Dicranum montanum Hedw. Assez abondant, mais toujours 
stérile, au pied de plusieurs bouleaux, vers l'entrée du 
Gertingcr-Schriàps- Wcg, route de Creutzwald, octobre 1905. 
— Sur un tronc d'arbre décomposé, dans la station de 
l'espèce précédente, 4906* 

Campylopus fragilis (Dicks.) JJr. car. Oberhombùrg, sur des 

. rochers humides, en avant de la PapUr-Mùhle et dans le 

vallon de l'Essel. RR. et stérile, 1907. — Sur une souche, 

entre la forêt et l'étang d'Oderfang, à St.-Avold. RR. 10 

juillet 1007. 

Dicranodontium longirostre iStark) Schp. Sur un tronc dé- 
composé, le long d'un petit ruisseau, abords marécageux, 
dans la vallée de Merlebach; également près de l'étang 
d'Oderfang, à Saint-Avold. Rare et stérile, 1906. 

Leucobryum glaucum (L.'; Schp. Belles touffes couvertes de 
capsules à Oberhombùrg, près du Kummer-Fels, en com- 
pagnie du I). spurium, 3 avril 1906; également fertile, 
mais plus rarement, près de l'étang d'Oderfang, à Saint- 
Avold, octobre 1000. 

Fissidens decipiens de Not. Fissures des quartzites de la 
vallée de Montenach, près de Sierok, %) août 1007. Rare 
et stérile. 

Didymodon luridus Hornsch. Sur grès rhétien, au-dessus du 
cimetière de Kurzel : abondant et fertile, 17 juin 1907. 

Tortella tortuosa (L.) Limpr. Abondamment fructifié dans 
un chemin creux de la forêt, à l'entrée de Gorze, 13 sep- 
tembre 1907. — Toujours stérile partout ailleurs. 

Tortula pulvinata Juratz. Très rare au pied des saules, le 
long de la Seille, en aval du parc de la Grange-aux- 
Ormes, 1905. , 

Grimmia decipiens (Schultz.) Lindb Quartzites de la vallée 
de Montenach, près de Sierck. — G'est l'espèce décou- 
verte par Krémer en 1837 et citée dans la Flore de la Mo- 



5 DES MUSCINÉES DE LA LORRAINE. 87 

selle sous le nom de Trichostomum funale. — Assez 
commun et fertile; 5 septembre 1906. 

Racomitrium lanuginosum (Ehrh.i Brid. Quartzites de Sierck ; 
rare et stérile, mais abondant à une place des carrières, 
à gauche du ruisseau de Montenach, 5 septembre 1900. 

Encalypta vulgaris ^Hedw.) Hofj'm. Une seule tige avec coiffe 
et capsule, dans une haie, à droite de la route de Ober- 
homburg à Spittel. 3 avril 1906. 

Encalypta contorta (Wulf.i Lindb. Sur le talus de la route 
de Hargaiten à Greutzwald, vis-à-vis la borne kilomé- 
trique 31. Transporté sans doute avec les pierres du 
Muschelkalk qui servent à l'entretien de la route. Stérile. 
Nul ailleurs dans cette région du Grès vosgien. 

Leptobryum pyriforme (L.i Schp. Carrière de grès au-dessus 
de Guerting, 1906. 

Webera nutans (Schreb.) Hechv. Quartzites de la vallée de 
Montenach, près Sierck: 5 septembre 1906. 

Bryum pallens Sw: Dans un pré marécageux vis-à-vis de 
Ham-sous-Varsberg, stérile. 25 avril 1907. Localité voisine 
de celle du Bryum Duvalii. 

Bryum turbinatum (Hedw.) Br. eur. Carrière de grès au- 
dessus de Guerting: capsules abondantes; 11 octobre 
1907 et 2 avril 1908. 

Mnium stellare Beich. P,elles touffes le long d'un sentier 
tracé par le Club vosgien entre Moyeuvre-Grande et Rom- 
bas ; 25 septembre 1907. 

Aulacomnium palustre (L.) Schwœg. Espèce très commune 
et toujours stérile. — En examinant de belles touffes 
rapportées le 22 mai 1907 des bords de l'étang d'Oder- 
fang, près de Saint-Avold, nous avons aperçu quelques 
capsules bien formées, mais encore cachées au milieu 
des tiges. 

Philonotis fontana (L.) Brid. Trouvé avec capsules dans 
une petite source du vallon de l'Essel, à Oherhomburg, 
septembre 1906; c'est la seule localité où cette belle 
Mousse fructifie en dehors du pays de Bitche. 

Pogonatum urnigerum (L.) Pal. B. Carrière de grès au- 
dessus de Guerting: fertile, 1906. 



88 QUATRIÈME SUPPLÉMENT AU CATALOGUE 6 

Polytrichum strictum Banks. Commun et fertile vers la queue 
de l'étang d'Oderfang, à Saint-Avold, 1906. 

Buxbaumia aphylla L. Assez abondant, en avril 1906, le 
long d'un sentier du bois entre Biblingen et Falk — Une 
seule capsule le long du llamer-Weg, 1906. 

Diphyscium sessile (Schmid.) Lindb. Quelques capsules sur 
le talus d'un sentier à la lisière de la forêt, au-dessus de 
Guerting; juin 1907. 



b. Mousses pleurocarpes. 

Antitrichia curtipendula (Hedw.) Brid. Rare et stérile dans 
les carrières de quartzites, à Sierck. 

Neckera pumila Hedw. Abondant et fertile sur différents 
arbres, à l'extrémité du vallon de Boussewald, près de 
Rosselange, 1896. — Rare et stérile sur hêtres, côte de 
la Madone, près Hargarten, et dans la forêt, vis-à-vis Ham- 
sous-Varsberg, 1907. 

Neckera crispa (L.) Hedw. Sur un vieux chêne, dans la forêt 
de la Houve, près du Hamer-Weg. R. et stérile. 

Thuidium Philibert! (Phil.) Limpr. Parmi les quartzites de 
la vallée de Montenach. R. 

Platygyrîum repens (Brid.) Br. eur. Sur écorce de Pins avec 
Ulota. Environs du Weiher-Loch. RR. 1906. 

Isothecium myosuroides [Dill. L.) Brid. Quartzites de Sierck. 
Rare et stérile, 1907. 

Camptothecium nitens (Schreb.) Schp. Rigole dans une 
prairie tourbeuse, vis-à-vis Ham-sous-Varsberg; également 
près de l'étang d'Oderfang, à Saint-Avold. Peu commun 
et stérile. 

Scleropodium purum (L.) Limpr. Trouvé avec capsules dans 
un bois près de Biblingen, annexe de Merten (avril 1906) 
ainsi que parmi les quartzites de la rive gauche du ruis- 
seau de Montenach, 1907. 

Eurhynchium Tommasinii (Sendt.) R. Ruthe. Trouvé avec 
de nombreuses capsules, le 28 novembre 1905, sur les 
rochers calcaires qui couronnent le bois des Trois-Fon- 
taines. entre Novéant et Gorze. Demeuré stérile en 1907. 



7 DES MUSCINÉES DE LA LORRAINE. 89 

Amblystegium irriguum (Wils.) Br. eur. Pierres dans le ruis- 
seau du bois entre Kurzel et Landonvillers. RR. et fertile. 
21 avril 1908. 

Hypnum pratense Koch. Rigoles des prairies marécageuses, 
vis-à-vis Ham-sous-Varsberg, 25 avril 1907. Rare et stérile. 

Hypnum stramineum Dicks. Parmi les Sphaignes, à l'étang 
d'Oderfang, près Saint-Avold, et vis-à-vis Ham-sous-Vars- 
berg, dans les rigoles de la prairie tourbeuse. 

c. Hépatiques. 

Frullania Tamarisci Dum. Assez commun dans les carrières 
de quartzite de Sierck, avec quelques périanthes, 1907. 

Frullania fragilifolia Tay. Cette espèce, découverte à Bitche 
en 1895 par notre confrère, M le Dr. Kieffer, a été enfin 
trouvée par nous sur un rocher de quartzite, dans la 
vallée de Montenach, le 27 septembre 1907 : rare et stérile. 

Lejeunea serpillifolia Lib. Entre Lutzelbourg et Dabo, dans 
la Zorntal, avec périanthes. (Barbiche, juillet 1885). 

Scapania undulata Dum. Gelbezornthal et Rehtal. (Barbiche, 
juillet 1889.) 

Scapania irrigua Dum. Au bord de la route de Montdidier 
à Albestroff. (1886. - Barbiche.) 

Blepharozia ciliaris Dum. Cette espèce, qui paraît très rare 
en Lorraine, a été trouvée en petite quantité par l'abbé 
Barbiche sur des troncs d'arbres entre le Hengst et le 
Grossmann, en juillet 1885. 

Eucephalozia connivens Spr. Dabo, Walscheid, Lutzelbourg 
1885; Rehtal, 1889 (Barbiche). Ravin dans le bois de Lan- 
donvillers, 3 mai 1905; au Glockenhof, 14 juin 1906. RR. 
(A. Friren). 

Eucephalozia curvifolia Dum. Walscheid, souches pourries 
près de la maison forestière du Hirschtal, fertile. Juillet 
1885 (Barbiche). 

Geocalyx graveolens S. O. Lindb. Rochers entre Lùtzel- 
burg et Garreburg, juillet 1885 iBarbiche). 

Chiloscyphus polyanthus Corel. La localité du bois de Borny, 
vis-à-vis Grigy, signalée en 1836 par Holandre, a été enfin 
retrouvée en octobre 1905 (A. Fr.). 

12 



90 QUATRIÈME SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES MUSCINÉES. 8 

Lophocolea minor Nées. Talus de la route de Hargarten à 
Kreuzwald, vers le 31e km., avec Encalypta contorta. 

Sphenolobus exsectus Dum. Sur les rochers du Rehtal ; 
juillet 4889 (Barbiche). 

Eulophozia Miilleri Dum. Chemin creux d'un bois, à l'entrée 
de Gorze, vis-à-vis d'un talus où fructifie Tortella tortuosa, 
13 septembre 1907. 

Lunularia cruciata Dum. Continue à se propager au Jardin 
botanique de Montigny-lès-Metz, sur des blocs de tuf 
calcaire. Nous l'y avons encore revu en avril 1908. 

Ricciella crystallina (L.) Steph. Sables humides à gauche de 
la route de la forêt de la Houve à Ham-sous-Varsberg, 
en compagnie de Juncus capitatus, Corrigiola, Radiola, 
etc. Août 1907. 

Riciella fluitans (L.) Lindb, Au bord de l'étang d'Oderfang, 
à Saint-Avold, 26 août 1907. 

Anthoceros laevis L. Sables humides près de Ham-sous-Vars- 
berg, avec Ricciella crystallina, 1907. 

1er mai 1908. 



SIMPLE CAUSERIE 



SUR LES 



FOUGERES DE LA LORRAINE 



PAR 



l'abbé A- FRIREN. 



Les auteurs des Flores générales ou locales ont l'habi- 
tude de joindre, à la description des plantes phanérogames, 
celle des cryptogames vasculaires (Equisétacées, Lycopodia- 
cées et Fougères). C'est ce qu'ont fait Holandre, dès 1829, 
pour l'ancien département de la Moselle et, plus tard, le Dr. 
Godron, dans sa Flore de la Lorraine. 

Les Fougères, en particulier, ont de tout temps attiré 
notre attention et quand, pour faire plaisir à un ami, nous 
avons donné l'herbier que nous avions formé de 1859 à -1865, 
nous nous sommes réservé le carton des Fougères. Plus tard, 
en nous mettant résolument à l'étude si attachante des musci- 
nées, nous avons eu bien souvent l'occasion de revoir plu- 
sieurs de ces belles espèces qui recherchent les localités où 
croissent de préférence les mousses et les hépatiques. Quel- 
quefois même il nous a été donné de rencontrer des espèces 
rares là où nous n'avions jamais songé à les chercher. 

Ces découvertes pourront intéresser les jeunes botanistes 
messins: ils verront que la réputation du Pays de Bitche, 



92 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 2 

en plantes rares et spéciales, a été surfaite, et que plusieurs 
d'entre elles ont des stations bien plus rapprochées de la 
capitale de la Lorraine, que ne semblaient le faire supposer 
les indications si sommaires de Holandre et de Godron: Aux 
environs de Bitche ! ! 

Nous avons trouvé dans les herbiers du Dr. Monard et 
surtout dans celui de l'abbé Barbiche, plusieurs indications 
précises que nous nous sommes empressé d'insérer ici. 

Dans une Notice récente 1 ), M. Walter, pharmacien à Sa- 
verne et zélé botaniste, a fait connaître la présence de plu- 
sieurs fougères assez rares, dans les environs de Phalsbourg 
et de Dabo : nous les indiquerons plus loin. En lisant cet 
intéressant travail, nous avons regretté une fois de plus que 
ce vaste arrondissement de Sarrebourg ait été encore si peu 
exploré sous le rapport botanique. 

Voici d'après la Flore de la Moselle (2e éd., 1842) la liste 
des Fougères trouvées sur le territoire de ce département. 



Ophioglossum vulgatum L. 
Bothrychinm Lunaria Sw. 

— rutaceum Sw. 
Osmunda regalis L. 
Geterach officinarum Bauh. 
Polypodium vulgare L. 

— Phegopteris L. 

— Dryopteris L. 

— calcareum Sm. 
Polystichum aculeatum Roth. 

— Filix mas DC. 
Aspidium Oreopteris Sw. 



Aspidium Filix femina Sw. 

— spinulosum Sw. 

— fragile Sw. 
Asplenium Trichomanes L. 

— Ruta muraria L. 

— germanicum Weis. 

— Adianthum nigrum L. 

— septentrionale Hoffm. 
Scolopendrium officinarum 

Sw. 
Blechnum spicant Sm. 
Pteris aquilina L. 



De ces vingt-trois espèces, cinq ne sont signalées qu'à 
Bitche et une à Sierck ; deux se trouvent également dans ces 
deux localités ; une autre, commune à Bitche, aurait été dé- 
couverte à Landonvillers ; enfin une dernière, détruite aux 
environs de Metz, existerait à l'est du département, mais sans 
indication précise. 

Holandre ne connaissait donc, pour les environs de Metz, 
que treize Fougères, quatorze en y ajoutant celle de Landon- 
villers . 



l ) Die Fampflanzen der Umgebung von Zabern (Mitt. d. Philom. Ge- 
sellschaft in E.-L., Bd. III, Heft 5. 15. Jahrg. 1907.) 



3 DE LA LORRAINE. 93 

La liste des espèces signalées par le Dr. Godron pour 
les quatre départements de la circonscriptiou de sa Flore de 
la Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse et Vosges) s'élève à 
trente-trois, dont cinq spéciales aux Hautes-Vosges. Ce sont : 
Botrychium matricanoides Willd. 
Polypodium rhaeticum Vill. 
Aspidium Lonchitis Sw. 
Struthiopteris crispa Wallr. 

— germanica Willd. 

Cette dernière a été introduite, en 1811, près de Bruyères 
et de Bar, par Nestler et Mougeot qui l'avaient rapportée du 
Salzbourg (Kirschléger. FI. d'Aïs. 1857. II. p. 387). 

Une sixième espèce, Adianthum Copillus Veneris L., n'est 
signalée qu'à Neufchâteau (Mougeot). 

Quant au Polysiichum. cristatum Roth, indiqué également 
à Neufchâteau par le Dr. Mougeot, il paraît qu'on n'a jamais 
pu le retrouver ; mais nous avons récemment découvert une 
station bien lorraine de cette rare fougère. 

Aux vingt-sept autres espèces nous ajouterons deux an- 
ciennes variétés, regardées aujourd'hui par les ptéiidographes 
au moins comme de bonnes sous-espèces (subspeciesj , puis 
une espèce très rare, à localité unique, et enfin une station 
du véritable Aspidmm oculeatum Sw. confondu souvent avec 
l'espèce voisine, bien plus abondante, A. lobatum. Sw. 1 ). 

Nous aurons donc à examiner, dans cette Causerie, trente- 
et-une Fougères plus ou moins disséminées sur notre terri- 
toire lorrain. 

1. Polypodium vulgare L. 

D'après la Flore de la Moselle, cette espèce, que Linné a 
qualifiée de vulgare, croît dans les bois de Lorry, de Châtel, 
de Gorze, etc. ; mais Holandre oublie de dire si elle est rare 
ou commune. Nous en avons aperçu, il y a plus de quarante 
ans, quelques pieds sur un vieux mur à l'entrée du vallon 
de Saulny et çà et là dans des localités dont nous avons 
perdu le souvenir, mais toujours en très petite quantité, dans 

•) Voir la récente notice de M. Walter : « Aspidium aculeatum Swartz, 
ein neuer Farn in den Vogesen. » (Mitt. d. Philom. Ges. in Els.-Lothr. 
Bd. III. 1908, pp. 455-459, mit 4 Fig.) 



94 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 4 

les bois des environs de Metz. Récemment, c'est-à-dire le 
28 novembre 1905, nous avons découvert, au-dessus du bois 
des Trois Fontaines entre Novéant et Gorze, des rochers 
moussus où cette espèce est assez abondante. Au milieu des 
échantillons types, on rencontre de beaux spécimens d'une 
variété dont il sera question dans F article suivant. 

A Sierck, l'espèce est commune: elle couronne la plupart 
des pointements de quartzites, dans la vallée de Montenach. 

Elle existe également sur le grès vosgien ou bigarré, au- 
dessus de Guerting et sur la côte de Varsberg, dans un che- 
min creux, non loin du château : là encore se retrouve la 
variété serratum. 

Pins près de Metz, dans le bois des Etangs, nous avons 
vu plusieurs pieds de cette fougère sur un gros bloc de grès 
rhétien, mais sur un seul ; il se trouve dans un ravin, non 
loin de la station du Blechnum. 

Cette espèce préfère les terrains siliceux et ne redoute 
pas le plein soleil. 

Polypodium serratum H. Christ. 

Pour le savant ptéridographe H. Christ, la variété serra- 
tum Willd. du P. vulgare est considérée comme une sous- 
espèce (subspecies). Nous l'avons rencontrée récemment dans 
trois stations. 

En premier lieu sur des rochers ombragés et couverts 
de mousse et de terreau, au sommet de la côte des Trois 
Fontaines entre Gorze et Novéant; puis au-dessus de Guer- 
ting, sur des rochers de grès bigarré et enfin sur la côte de 
Varsberg, au bord d'un chemin creux, non loin du château. 
Voici les dimensions de quelques frondes rapportées de ces 
différentes localités. 

1» Bois des Trois Fontaines. Longueur de la fronde, à 
l'exclusion du pétiole : 23 et 27 centimètres ; longueur de 
plusieurs des segments inférieurs : 6, 672 et 7 centimètres. 

2o Guerting (26 sept. 1906) ; longueur des frondes envi- 
ron 20 cm. ; longueur des segments : 5 à 6 centimètres. 

3° Varsberg (9 avril 1908) ; frondes de 26, 36 et même 
39 centimètres ; les segments les plus longs ne dépassent 
pas 5 cm. 



5 DE LA LORRAINE. 95 

Sur les segments inférieurs de deux frondes de Guerting 
on remarque une oreillette de 4 mm. : var. auritum Wallr. 
ou plutôt Lusus auritum H. Christ. 

Nous n'avons pu découvrir une seule fois le P. serratum 
parmi les nombreuses frondes du P. vulgare de Sierck. 

M. Walter a trouvé près de Haselburg, non loin de Pfalz- 
burg, la variété acutum voisine de la sous-espèce serratum. 

3. Pteris aquilina L. 

Cette espèce, la plus grande de nos espèces d'Europe, 
est une des plus abondantes dans nos terrains siliceux : Grès 
vosgien et bigarré, grès rhétien et diluvium vosgien. La lo- 
calité la plus rapprochée de Metz est la partie Nord du bois 
de Woippy, où a été découvert récemment le Dillaena Lyellii. 

Ce Pteris, essentiellement silicicole, se rencontre aussi, 
mais très isolé et de petites dimensions, dans nos bois du 
calcaire oolithique : nous l'avons vu notamment dans la vallée 
de Montvaux, sur le versant gauche du ruisseau ; également 
dans la vallée de Mance, au bois des Dames ; puis au-delà 
de Rosselange au lieu dit Bismark-Eiche, vers le 3e km. de 
la route de Boussewald ; également dans les environs du 
Paulskopf et du Altenkopf, au-dessus de Rombach (4 juin 1908). 
Ce qui nons a le plus surpris, ce fut de rencontrer une vé- 
ritable forêt de Pteris dont les tiges atteignaient jusqu'à deux 
mètres de hauteur sur un plateau au milieu des bois qui 
s'étendent entre Ranguevaux, Vitry et Rosselange, au lieu 
dit Les Béthy : le sol est probablement formé par des marnes 
décalcifiées. Notre découverte remonte au 10 octobre 1906. 

4. Blechnum Spicant (L.) J. E. Smith. 

Holandre indique le Blechnum à Ueberherrn et à Kœching 
(Léo) (deux localités situées en dehors de nos limites), puis 
à Bitche. Le Dr. Godron dit en général : « Commun dans les 
« bois de la chaîne des Vosges et sur le granit, depuis Bitche 
« jusqu'à Giromany. » Kirschléger affirme qu'il est « abon- 
«dant; répandu dans tout le système vosgien. Peu répandu 
«dans le Jura.» Schultz dit simplement: Vogesias ùberall. 



96 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 6 

Pendant notre séjour de trois ans à Bitche, nous avons 
rencontré cette fougère çà et là par pieds isolés, mais nous 
ne pouvons pas dire qu'elle y est commune ni surtout abon- 
dante: il est probable que nous n'avons pas trouvé les bonnes 
places. 

Dans nos excursions bryologiques, nous en avons aperçu 
4 ou 5 pieds aux environs de Oberhomburg, sur les flancs 
du vallon de la Papier-Milhle et un seul dans la vallée de 
Merlenbach, au bord d'un ruisseau en compagnie de sphaignes 
et du Viola palustris. 

Dans une autre région du Grès vosgien, près de Merten, 
sur la lisière de la forêt, vis-à-vis du Glockenhof, nous avons 
vu, sur le talus d'un fossé sans eau, plus de cinquante pieds 
de Blechnum de toutes dimensions, depuis les grosses touffes 
avec frondes fertiles jusqu'aux petits pieds sortant à peine 
des coussinets de Dicranella heteromalia où leur prothalle 
s'était développé. 

Qui eût pensé que cette fougère vosgienne que Holandre 
était allé chercher à Ueberherrn, au-delà de la frontière, 
avait élu domicile à moins de quinze kilomètres de la capi- 
tale de la Lorraine, dans deux localités souvent visitées par 
les botanistes messins: Landonvillers et Les Etangs? 

Nous avons signalé la première dans notre XVIe Pro- 
menade bryoiogique, c'est sur la rive gauche d'un ruisselet 
qui traverse la route de Kurzel à Landonvillers au 12e km. 
et à 2C0 mètres environ de cette route. 

Le seconde, bien plus abondante, est mentionnée dans 
la XVIIe Promenade : comme à Merten, la fougère se trouve 
ici dans d'excellentes conditions : elle fructifie et se repro- 
duit souvent sur des touffes de Dicranella ou de Mnium hor- 
num. L'altitude de ces deux localités est de 240 m. 

Très abondant dans la région supérieure entre le Schnee- 
berg et le Grossmann [Walter). 

5. Asplenium viride Huds. 

Cette petite Fougère, qui se place naturellement près de 
A. Trichomanes, n'a pas été signalée dans la Flore de la Mo- 
selle. Le Dr. Godron l'indique dans une localité devenue lorraine, 



7 DL LA LORRAINE. 97 

près de Sarrebonrg, au Rehtal (de Baudot). Elle y a été re- 
vue, dans ces dernières années, par M. le Dr. R. Maire et 
par l'abbé Barbiche. 

C'est à cette espèce que doit définitivement être rap- 
porté un pied unique découvert par nous, aux environs de 
Bitehe, sur un rocher de grès, au 5e km. de la route de 
Deux-Ponts. Le Dr. F. Schultz, à qui nous l'avions commu- 
niqué à cette époque (avril 1865), l'avait nommé A. bitense 
(in litteris), ajoutant qu'autrefois (en 1833) il en avait égale- 
ment trouvé quelques exemplaires, envoyés par lui à un spé- 
cialiste d'Allemagne, et que ce savant était mort sans déter- 
miner la plante et sans la lui renvoyer. Depuis, il en a pu- 
blié une courte description et lui a imposé le nom de A. 
vogesiacum x ). 

Pour plus de détails, voir le Bulletin de la Société d'His- 
toire naturelle de Metz-), voir aussi la rectification de Milde 3 ). 

Notre ancien collègue, M. Guisse de Ste-Ruffine, a dé- 
couvert une fois, dans les anciennes carrières de la côte de 
Rozérieulles, un pied authentique de A. viride qu'il trans- 
porta dans son jardin et que nous y avoua vu, il y a une 
quinzaine d'années. 



6. Asplenium Trichomanes L. 

Fougère assez commune sur les rochers ombragés et hu- 
mides dans les bois de la région oolithique. Holandre cite 
ceux de Lorry, de Châtel, d'Ars, etc. Nous pourrions ajouter 
le bois des Trois fontaines entre Novéant et Gorze, où elle 
croît en compagnie du Polypodium vulgare, type et variété 
serratum. 

Commune également dans les anciennes carrières d'Aman- 
villers, avec Phegopleris Roberlianum ; ainsi que dans les par- 
ties bien ombragées des quartzites de Sierck, surtout sur le 
versant de la rive droite du ruisseau de Montenach. 



') Grundzùge zur Phylost. d. Pl'alz. — ZusiUze und Berichtigungen 
(in Poil. 1866|, p. 52. 

2 , Vol. XV. 1880, page 51, et Vol. XXIII. 1904. page 96. 

3) Verhandl. d. zool.-bot. Ges. W'ien. 1867, XVII, I, p. 828. 

la 



08 SIMPLE CAUSERIE SUR LES EOUGÈRES 8 

Nous avons vu de très beaux échantillons dans un ravin 
humide de grès rhétien, au-dessus du cimetière de Kurzel. 

Cette fougère paraît assez rare dans la région du Grès 
vosgien comprise entre Oberhomburg et Kreuzwald. 

Dans la seconde édition de sa Flore de Lorraine, le Dr 
Godron donne une variété jS Lobato-crenalurn (DC. FI. fr. II., 
p. 554) trouvée, dit-il, par le Dr. Haro dans les environs de 
Metz. 

Le Dr. .1. Mïlde 1 ) indique cette seconde variété sous le 
nom de Harovii Moore et en synonymie il place: A. Harovii 
Godron, bot. Zeit. 1843, p. 551. 

Nous ne connaissons pas cette variété et nous ignorons 
la localité on elle a été rencontrée. 

7. Asplenium septentrionale Hoffm. 

Nous n'avons aucune localité à ajouter à celles que men- 
tionne Holandre: «A Sierck; dans le pays de Bitche 2 ); à 
« Kœching, sur la Sarre (M. Léo.)» Nous n'avons pu décou- 
vrir le moindre vestige de cette plante dans toute la région 
comprise entre Oberhomburg, Saint-Avold et Hargarten. 
Kœching 3 ), cité 13 fois dans la Flore, n'appartenait pas au 
département de la Moselle: Holandre mentionne probable- 
ment cette station en considération de Léo qui a dû l'explo- 
rer à plusieurs reprises. 

On nous saura gré de reproduire ici quelques mots con- 
sacrés à cet infatigable botaniste par un de nos anciens col- 
lègues, dans la première notice publiée en 1843 dans le Bul- 
letin de notre Société 4 ). 

Après avoir dit que Léo est ancien pharmacien et pro- 
fesseur de botanique à l'hôpital militaire de Metz, il ajoute : 

•) Die hôheren Sporenpflanzen Deutschland's und der Schweiz. Leip- 
zig, 1865, S. 39. — Voir également: Die Gefàss-Cryptogamen Schlettiens, von 
Dr. J. Milde, 1857, p. 579. 

2 ) Vogesias . . . bei Waldeck und Bitsch (F. S.). Grundziige z. Phyt. 
der Pfalz. S. 194. 

8 i Kœching (Keuchingen) est situé sur la rive gauche de la Sarre, vis- 
à-vis Metllach (Province de Trêves). 

*i Notice sur les progrès des Sciences naturelles dans le département 
de la Moselle. (Bull. Soc. d'Hist. Nat. de la Moselle. I. 1843, pages 20 et 21.) 



9 DE LA LORRAINE. 99 

« Il faut réfléchir à l'empire que peut prendre sur nous 
« une passion exclusive, pour se faire une idée des marches 
« qu'a soutenues pendant plus de vingt années M. Léo, pour 
« satisfaire son goût pour la botanique. Il n'existe peut-être 
« pas dans tout le département dix mètres carrés de terrain, 
« forêts, montagnes, plaines, marais et tourbières, qu'il n'ait 
« une ou plusieurs fois parcourus dans ses innombrables 
« herborisations. Ce qui distingue surtout M. Léo, c'est le 
«tact merveilleux avec lequel il saisit le faciès des plantes... 
« Ajoutez à cela une habileté très remarquable pour préparer 
« et dessécher les plantes ; en sorte que les herbiers formés par 
a lui conservent une fraîcheur qui rivalise avec la nature vivante. 

« Malgré les fatigues qui eussent altéré une constitution 
« moins robuste, M. Léo occupe encore ses loisirs à récolter 
r les plantes de nos environs, et entretient avec M. Schultz, 
« de Hitche, des relations scientifiques 1 ). » (Lasaulce, direc- 
teur de l'Ecole normale.) 

Le botaniste Léo n'a jamais appartenu à la Société d'His- 
toire naturelle, ni à l'Académie de Metz: nous n'avons pu 
découvrir de lui aucune note d'histoire naturelle, ni manus- 
crite ni imprimée: cela est bien regrettable pour les bota- 
nistes actuels. 

D'après M. Walter, A. septentrionale serait abondant sur les 
parois des rochers de Dabo: Klein-Ballerstein, Kaiserfels et 
Ueidenschloss, ainsi que sur les murs à proximité du village 2 ). 

8. Asplenium germanicum Weis. 

La petite fougère décrite, en 1770, par Weis 3 ) et plus tard 
par Retzius sous le nom de Aspl. Breynii (1774), a été consi- 
dérée par quelques botanistes comme un produit hybride de A . 
septentrionale avec A. Trichomanes, ou avec A. Ruta muraria 4 ). 

•) Le nom de Léo ne figure cependant pas dans la liste des corres- 
pondants dont on a retrouvé les lettres après la mort du Dr. Schultz. On 
peut en dire autant de nos deux grands botanistes lorrains Holandre et 
le Dr. Godron, qui ont été certainement en relation avec Schultz. (Zur 
Erinnerung an F. W. Schultz, von Dr. R. Lauterborn : Mitt. der Poil. 1906. 

») L. c, p. 570. 

3 ) Plantae cryptogamicae Florae Gottingensis, p. 299. 

*) Voir Crépin. Flore de Belgique, 1*00, page 220; 2' éd. 1800. p. 304. 



100 SIMPLE CAUSERIE SÛR LES FOUGÈRES 10 

On ne lira pas sans intérêt une notice publiée, en 1885, 
par M. Léon de La Fontaine 1 ), sous ce titre: 

« Bildet dièse Pfl an ze eine wirkliche Art, oder ist sie nui* 
« eine Bastard- oder Zwitterpflanze, und etwadas Produkt einer 
« Hybridation von Aspl. septentrionale Sw. mit Aspl. Tricho- 
« mânes L. ? » 

Cette thèse de 21 pages semble dirigée spécialement 
contre les deux botanistes belges Grépin et De Vos, et ce- 
pendant elle est rédigée en langue allemande! 

M. de La Fontaine n'avait pas connaissance, sans doute, 
de l'ouvrage du Dr. Julius Milde 2 ) où ce savent ptéridogiaphe 
déclare, en quelques lignes, qu'il lui est impossible d'ad- 
mettre une hybridation entre A. septentrionale et A. Ruta mu- 
raria et surtout entre A. septentrionale et A. Trichomanes. 

Plus récemment, un autre savant botaniste, M. le Dr. H. 
Christ 3 ), admet que cette plante, « bien que certainement 
« hybridogène, parait être devenue une espèce fixe ou à peu 
près. » 

On aimerait savoir à partir de quelle époque elle a com- 
mencé son évolution et dans combien de temps elle sera dé- 
finitivement fixée ! Toujours la fameuse hypothèse du trans- 
formisme. Et puis, les parents étant considérés comme des 
espèces fixes, comment leurs produits pourraient-ils varier 
avec le temps? 

Quoi qu'il en soit, Asplenium germanicum est bien une 
fougère lorraine. Déjà avant 1815, le C. Lancry l'avait trouvée 
aux environs de Sierck sur la Moselle i ). Holandre, dans la 'De 
édition de sa Flore (1829) l'indique sur les rochers de Sierck, 
près des moulins de la ville. C'est là qu'après neuf mois de 
recherches nous en avons découvert un pied en 1859. Au 
mois de septembre 1906, poussant nos recherches bryolo- 
giques jusqu'aux quartzites de Sierck, nous avons pu consta- 
ter la présence d'une dizaine de pieds de cette rare espèce. 
Détail curieux! une belle touffe de A. septentrionale, mise 

') Recueil des Mém. et des Trav. publiés par la Soc bot. du G.-D. 
de Luxembourg. XL 1885-1886. pp. 69-H'J. 

2 ) Die hôheren Sporenpflanzen Deutschland's und der Schweiz. Leip- 
zig, 1866, p. 34. 

3 ) Les Fougères des Alpes Maritimes. 1900, p. 8. 

4 ) Flore française. De Lamarck et De Candolle. 1815. tome II, p. 554. 



11 DE LA LORRAINE. 101 

en pleine terre, a péri pendant l'hiver, tandis qu'un A. 
germanicum, placé à côté du premier, a prospéré cette année 
et a produit des frondes plus belles que celles de Tannée 
précédente. 

M. Walter (1. c. p. 571) nous apprend qu'il a eu le plaisir 
de découvrir, en 1906, cette intéressante fougère dans deux 
endroits, aux environs de Dabo (Dagsburg), sur le chemin 
du Raupengarten et vers Schelmeneck et Heid, à 490 m. d'al- 
titude. 

9. Asplenium Ruta muraria L. 

«Sur les rochers et les murs; il est commun sur ceux 
« des fortifications de la place de Metz, » dit Holandre. Cette 
dernière indication ne sera bientôt plus que de l'histoire an- 
cienne, par suite du démantèlement de l'antique forteresse. 

Mais le botaniste peut encore recueillir cette petite es- 
pèce, non loin de Metz, sur un petit mur de un mètre de 
hauteur, vis-à-vis la caserne Steinmetz, où elle est assez 
abondante. Elle est également très commune àAncy-sur-Mo 
selle sur un mur, dans le chemin d'Ancy à Gorze, près du 
lavoir; également dans les fissures des rochers de la côte 
St. Clément, de la côte de Rozérieulles. etc. 

Cette espèce est polymorphe: ses variations sont dues 
principalement aux expositions si variées où elle croit. Elle 
semble calcicole exclusive. Nous ne l'avons jamais rencon- 
trée dans la région du grès vosgien entre Oberhomburg et 
Uargarten. A Sierck, elle existe sur les murs de la ville, mais 
on ne la trouve jamais parmi les quartzites. 

Schultz dit simplement: «An Mauern fast ùberall, aber 
« auch an Felsen, besonders auf Tertiàrkalk. l ) 

Nous avons recueilli, sur la côte St. Clément, au-dessus 
d'Ancy, plusieurs frondes bifurquées, nous en parlerons 
ailleurs. 

10. Asplenium Adianthum nigrum L. 

Commun dans toute la chaîne des Vosges (Mougeot) ; à 
Bitche (Holandre), Waldeck (Schltltz), Krâhefels \Friren) etc. 

». Grundziigc z. Phyt. d. Pfalz, p. 193. 



102 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 12 

P/ après le Dr.-Godron, il est assez rare dans les terrains 
calcaires. On l'a indiqué cependant sur les rochers oolithiques 
des Génivaux Hàlandre), dans la vallée de Mance (TaillefertJ, 
au Saint-( v )iïentin et à Plappeville (Monard). En 1826, Holandre 
Ta signalé sur les parois d'un puits, dans un jardin de Plan- 
tières. Nous ne l'avons vu dans aucune de ces localités. 

La Flore de la Lorraine 2c édit., 1857) l'indique à Sierck, 
d'après l'abbé Lacour, notre ancien confrère: nous en avons 
recueilli de beaux échantillons, en 1859, sur les rochers de 
quartzites à gauche et à l'entrée de la route de Montenach. 
Cette vaste carrière a été depuis exploitée en grand et YAs- 
plenium a complètement disparu. Mais, deux kilomètres plus 
loin, sur les deux flancs de la vallée de Montenach, après 
bien des recherches, nous en avons retrouvé quelques pieds, 
dans le courant de l'été 1907. 

Cette belle espèce est moins rare à l'est de la Lorraine ; 
elle a été trouvée, d'après Godron, à Château-Salins par Léré 
et à Sarrebourg par de Baudot. 

M. Walter (1. c. p. 572) l'indique aux environs de Phals- 
bourg, sur le mur du cimetière israélite {lise) et ajoute qu'il 
a trouvé la rare variété lancifolium Neufl. près de Dabo. 

Cette belle espèce a été récoltée par l'abbé Barbiche à 
Lieschbach près de Philippsbourg (19 août 1881) et à Béning, 
entre la gare et le village. 

11. Asplenium lanceolatum Huds. 

Le, Dr. Schultz a découvert autrefois, à 18 kilomètres à 
l'est de Bitche, sur les parois verticales de rochers de grès 
vosgien presque inaccessibles, un Asplenium très rare auquel 
il a donné successivement les noms de A. Adiathum nigrum 
fi centrifugum (1821), A. cuneatum (1844). puis A. Billotii 
(1845) en l'honneur de son ami Billot, le savant botaniste de 
llaguenau, et enfin (en 1863) celui de A. lanceolatum que lui 
avait imposé, dès 1762, l'anglais Hudson {FI. angl., éd. 1. 454). 

Le Dr. Godron en inscrivant, dans sa Flore de la Lor- 
raine, cette fougère sous la rubrique: « Steinbach près de 
Bitche {Schultz), » a commis, sans le vouloir, une petite erreur 
géographique ; il a mal interprêté la phrase suivante : zwischen 



13 DR LA LORRAINE. 103 

Bitsch und Weissenburg, namentlich bel den Dôrfern Sieinbach 
und Fischbach 1 ). La phrase des Grundzuge*) est plus expli- 
cite et prévient toute confusion : zwischen Steinbach und Fisch- 
bach, irn Kanton Dahn ; par conséquent dans le Palatinat et 
sur la frontière de l'Alsace. 

C'est donc en dehors de la Lorraine que Schultz a trouvé 
l' A sp len iurn lùnceola t un i . 

M. Walter vient de nous apprendre que dans le courant 
de l'été de 1906, il n'a pas découvert moins de cinq stations 
pour cette fougère, entre Saverne et Alberschweiler, à une 
altitude variant de 400 à 500 mètres. Deux de ces stations 
se trouvent à près de 13 kilomètres de Saverne, à vol d'oi- 
seau, vers le nord de la vallée de la Zorn. M. Walter nous 
prévient, dans une note, qu'il ne donnera pas d'indications 
plus précises afin de soustraire cette rarissime plante à la 
rapacité de certains collectionneurs, se réservant d'offrir des 
frondes à ceux qui lui en manifesteraient le désir 3 ;. 

On lira avec intérêt l'hypothèse que propose le savant 
botaniste de Saverne pour expliquer la présence, dans les 
montagnes vosgiennes, d'une espèce qui recherche le littoral 
de la Méditerranée et de l'Atlantique. 

12. Asplenium fontanum Bernh. 

Cette petite fougère est encore plus rare que la précé- 
dente. C'est au mois de décembre 1881 que l'abbé Barbiche 
l'a découverte dans la forêt de Rombas. Il en a communiqué 
deux frondes à M. le Dr René Ferry qui l'a rapportée à As- 
plenium Halleri R. Br. forma Pedicularifolia. 

Les deux localités connues les plus . rapprochées de 
Rombas sont «d'une part, le calcaire corallien de Relfort, de 
« l'autre, les rochers de la Basse-Moselle dans le voisinage 
de Trêves 4 ). » 

Ce serait le cas de se demander, comme pour .1. lanceo- 
lalum, si nous sommes ici en présence d'un rare vestige 

M Flora der Pfalz. Speyer, 1846, p. 568. 
*) Grùndzûge zur Phytostatik der Pfalz. 1863, p. 193. 
») Milt. d. Phil. Ces. in Kls.-Lothr. Bd. III, Heft 5. 1907, p. 566. 
*) Contrib. d la rév. de la Flore de la Lorraine. Bull. Soc. Hist. Nat. 
XXlll Metz, 19(14, p. 88. 



104 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 14 

d'une flore précédente et actuellement presque éteinte, ou 
bien si des spores transportés par les tempêtes ont trouvé 
dans cette forêt des conditions spéciales d'existence. Cette 
dernière hypothèse ne semble iruère concorder avec cette 
réflexion de l'abbé Barbiche : « Ce qui entravera toujours. 
« selon nous, sa propagation dans son lieu natal, c'est l'état 
« trop peu humide du bloc qui lui sert de support, état qui 
«viendrait même à empirer en cas de coupe forestière de la 
« haute futaie qui seule, avec l'exposition, l'abrite contre les 
« rayons du soleil. Elle n'y est représentée que par trois pe- 
" tites touffes s'échappant des fentes d'un rocher oolithique 
« exposé au nord M. » 

Jusqu'ici nous avons en vain recherché « cette roche dé- 
« tachée, retenue par les pointes d'un rocher oolithique, sur 
« laquelle n'existent que trois touffes, dont deux contiguës 2 ). » 

13. Ceterach officinarum Willd. 

Holandre nous apprend que cette rare fougère se trou- 
vait sur de vieux murs à la Porte de France et qu'elle a dis- 
paru après des travaux de réparations, en 1820. Il ajoute 
qifelle se trouve en plusieurs endroits à l'est du départe- 
ment, mais sans en citer un seul. 

Le Dr. Schultz ne la mentionne pas aux environs de 
Bitehe, mais le Dr. Godron la signale à Sarrebourg et à 
Niderviller (De Baudot), localités qui appartenaient autrefois 
au département de la Meurthe. M. Walter, de Saverne, l'a 
trouvée assez abondante, en 1907, sur les murs de Dabo, 
près du Raupengarten 3 ). 

Pour les environs de Metz, le Dr. Godion cite deux sta- 
tions. «Le Rudemont (Léon Simon), Lessy (Warion).» Cette 
dernière station est à supprimer. Un amateur de Lessy avait 
cherché à acclimater, sur la côte qui domine le village, deux 
plantes. Il a parfaitement réussi pour le Sedum dasyphyllum 
qui se propage sur plusieurs rochers à fleur de terre, mais 
il a complètement échoué pour le Ceterach. Warion, paraît-il, 

l ) Contrib. à la rév. de la Flore de la Lorraine. Bull. Soc. Hist. Nat. 
XXIII. Metz. 1984. p 88. 

8 ) Etiquette de l'herbier Barbiche. Echantillons recueillis en avril 1890. 
») Mitt. der ?hil. Ges. in E.-L. Bd. III, p. 563. 



45 DE LA LORRAINE. 105 

l'a vu avant 1857 et nous en avons trouvé trois pieds, bien 
isolés les uns des autres, le 15 mai 1873. Il suffisait de tou- 
cher une fronde pour enlever les touffes qui avaient été dé- 
posées, probablement quelques jours auparavant: elles re- 
posaient sur de la terre de bruyère ! ! !... On dit que c'est au 
même amateur qu'on doit le Linaria cymbalaria qui tapisse 
le mur du cimetière qui entoure l'église et quelques murs 
du vignoble. 

La station du Rudemont est excellente : après l'avoir 
longtemps recherchée dans les carrières du sommet de la 
côte, nous l'avons enfin retrouvée, sur les indications pré- 
cises d'un de nos anciens élèves, aujourd'hui notre con- 
frère. Au mois d'octobre 4907, nous en avons observé une 
dizaine de pieds solidement enracinés dans les fissures de 
rochers aux formes bizarres x ), sur le versant qui regarde le 
village de Novéant. 

A Sierck, le 19 septembre 1906, nous avons aperçu sept 
touffes, dont deux magnifiques, sur une surface de quatre 
décimètres carrés, au bord d'un talus de débris d'exploita- 
tion dans les carrières de quartzites, sur la rive droite du 
ruisseau de Montenach. La station ne paraissait pas très 
sûre et elle ne l'était réellement pas. Pendant l'hiver suivant 
le talus s'est écroulé et la plante a complètement disparu ! 

Cette station, parmi les débris de quartzites, est assez 
curieuse : elle indique que cette fougère n'est pas calcicole 
exclusive comme semblent l'indiquer les Flores qui lui donnent 
pour habitat les vieux murs. Nous ne savons dans quelles 
conditions elle se trouve à Sarrebourg et à Niderviller. 



14. Scolopendrium officinarum Sw. 

Cette espèce a été signalée par Holandre, dès 1829, 
« dans les bois de Montois-la-Montagne et dans quelques puits 
«des environs de Metz». En 1842, le même auteur ajoute la 
localité de Moyeuvre-Grande qui, en réalité, n'en fait qu'une 
avec celle de Montois. 



l ) L'un d'eux, vu d'un certain point, présente le profil d'une tête hu- 
maine renversée sur le sol. 

14 



106 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 16 

Nous avons vu dans l'herbier du Dr. Monard des frondes 
que le commandant Taillefert avait fait extraire (8 décembre 
1850) du puits d'une maison de Sainte- Ruffine. 

Le Dr. Godron ajoute aux localités deHolandre: « Laun- 
« stroff près de Sierck (Warion) et Saint-Avold {Box). » Dans 
la troisième édition de la Flore de Lorraine, on lit simple- 
ment : «Assez répandu dans les terrains calcaires.» Cette 
assertion est loin de se vérifier en Lorraine. 

Le 17 septembre 1907, nous nous sommes mis à la re- 
cherche de cette belle espèce que nous n'avions jamais ren- 
contrée dans nos nombreuses excursions. Guidé par l'indi- 
cation de la Flore de la Moselle, nous avons facilement 
trouvé, à l'angle de la forêt, en vue de Montois, un ravin à 
bords très escarpés, où le Scolopendrium croît dans d'excel- 
lentes conditions. Nous avons aperçu plus de cinquante pieds, 
disséminés sur une assez grande surface et tous plus vigoureux 
les uns que les autres. Quelques-uns portaient jusqu'à vingt- 
cinq frondes; d'un autre pied, bien moins fourni, nous avons 
détaché une fronde dont le limbe seul mesure 50 centimètres ! 

Dans ce ravin croît également une plante peu commune 
et que Warion a déjà signalée dans cette région : « bois de 
« Moyeuvre, de Montois-la-Montagne, de Homécourt 1 ). » C'est 
Aconitum lycoctonum. 

On peut facilement avoir accès à cette localité en suivant 
un sentier qui commence au 3e kilomètre de la route de 
Moyeuvre à Franchepré, à une altitude de 180 m. ; le point 
culminant du ravin est à 290 m. C'est surtout dans les 40 ou 50 
mètres supérieurs que se rencontre cette belle et rare Fougère. 

M. Walter signale, à l'est de la Lorraine, trois localités 
où cette plante vit dans les puits : Dreihâuser, à proximité 
de Pfalzburg (Himpel, 1886) ; dans le voisinage de l'école de 
Ober-Eichbaracken, près de Pfalzburg (un pied découvert en 
1903) et enfin à Hub, près de Dabo (Dagsburg) non loin de 
l'école (1907) 2 ). 

L'abbé Barbiche a trouvé le Scolopendrium dans le puits 
du presbytère de Vitry (Wallingen) ; dans une grotte pro- 
fonde creusée sous le jardin de l'ancienne abbaye de Jus- 

!) Flore de Lorraine, 3" édit. 188 i. I. p. 26. 
2 ) Mitt. d. Philom. Ges. in El.-L. 1908, p. 562. 



17 DE LA LORRAINE. 107 

temont (1862) ; parmi des débris de roches calcaires, à Rom- 
bas et enfin sur le Stromberg entre Basse-Kontz et Schengen, 
à la frontière luxembourgeoise. 

15. Athyrium Filix femina (L.J Roth. 

« Cette élégante fougère croît dans les bois humides de 
« Woippy et ailleurs. » C'est tout ce que Holandre nous 
apprend de l'extension géographique de cette plante, en 1829. 
Dans la seconde édition de sa Flore de la Moselle (1842), le mot 
ailleurs est remplacé par un etc. ; ce n'est pas plus explicite. 

Dans les localités humides et bien ombragées, cette Fou- 
gère atteint de grandes proportions. Il n'est pas rare de ren- 
contrer des frondes d'un mètre et plus de longueur sur une 
largeur de 30 à 40 centimètres ! Nous citerons en particulier 
le Ravin des Renards dans le bois de Kurzel; le Leibs-Rach 
au sortir de la Rruch-Wiese, dans la forêt de la Houve; le 
plateau à gauche de la statue de la Madone dans la même forêt ; 
le versant nord de la côte qui domine le village de Guerting ; 
ces deux dernières stations forment de véritables fougeraies. 

Athyrium Filix femina et Aspidiurn Filix mas se ren- 
contrent pêle-mêle dans ces différentes localités avec prédo- 
minence du premier qui semble, de plus, rechercher les sols 
siliceux. Ne serait-ce pas à la présence simultanée de ces 
deux plantes et à leur port ou faciès à peu près identique 
que l'on doit les noms spécifiques, si singuliers, que leur 
ont conservés tous les ptéridographes, bien qu'ils se soient 
toujours vus obligés de les placer dans des genres différents? 

Comme les espèces communes, celle-ci présente plu- 
sieurs variétés qui n'ont rien de bien constant et qui passent 
facilement de l'une à l'autre, comme l'a fait remarquer, dès 
1858, le Dr. J. Milde l ). 

l ) « Unsere Pflanze kommt in selir verschiedenen Abânderungen vor, 
« die sich auf die Kiederung, die Gestalt und Grosse der f 1 iederchen und 
« auf die Anordnung der Zàhne derselben beziehen, so dass man eine 
« unendliche Reihe von Varietàten aufstellen kônnte, da fast jeder ver- 
« schiedene Standort auch eine verschiedene Form liefert ; aber die Va- 
« rietàten gehen so ineinander ùber, dass eine scharfe Grenze zwischen 
« ihnen unmôglich zu ziehen isl.» - (Die Gefâss-Cryptogamen Schlesiens. 
Breslau et Bonn, 1858, p. 571.) 



108 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 18 

16. Aspidium aculeatum Sw. 

Le véritable Aspidium aculeatum est, paraît-il, une espèce 
très rare en Alsace-Lorraine M. Walter, pharmacien à Sa- 
verne, annonçait récemment x ) qu'il l'avait découvert, le 13 
juillet 1906, dans le Stampftal, vallon latéral de la Zinzel, en 
Alsace, mais à peu de distance de notre frontière, et que 
trois mois plus tard, le 9 octobre, il l'avait trouvé à 15 
kilomètres de la première station, mais cette fois en Lorraine, 
dans la vallée du Rehtal, et en très petite quantité'). 

Cette rareté a échappé à de Baudot qui n'a trouvé dans 
cette vallée, que A. lobatum. M. Walter s'en étonne s ) ! L'abbé 
Barbiche, toujours si heureux dans ses recherches, a rap- 
porté du Rehta), en 1889, deux belles frondes que nous avons 
vues dans son herbier, avec l'étiquette suivante, écrite de 
sa main : 
c Aspidium lobatum Sw. (d'après Garcke). Rehtal, été 1889. » 

Il est regrettable que cette intéressante et riche vallée 
soit si peu accessible aux botanistes messins qui ne peuvent 
disposer de deux journées consécutives. 

17. Aspidium lobatum Sw. 

Depuis longtemps les botanistes ont distingué, dans le 
Polypodium aculeatum de Linné, plusieurs variétés, trois sur- 
tout, que les Ptéridographes considèrent aujourd'hui comme 
de bonnes espèces, quoique très voisines. Ce sont A. acu- 
leatum (de l'article précédent), A. Braunii et A. lobatum. 

« Cette dernière forme, dit Kirschléger, est extrêmement 
« commune dans les forêts rocheuses des Vosges, du Schwarz- 
« wald, du Jura, et même de la plaine de Haguenau*)». 
Schultz au contraire s ) avoue' qu'il n'a pas encore pu (en 

') Aspidium aculeatum Sw., ein neuer Farn in den Vogesen (Mitt. d. 
Ph Ges. in E -L. Bd. III. S. 455-459, Taf. XIII. 

*) «Der Standort ist genau begrenzt, und nicht sehr ausgedehnt. » 
(1. c S. 458). 

3 ) «...Es ist auffallend, dass seinem scharfen Auge A. aculeatum ent- 
ging. » ibidem. 

«) Flore Vogéso-Rhénane. 1870. II, p. 267. 

*) Flora der Pfalz 1846. p. 566. 



19 DE LA LORRAINE. 109 

1846), la découvrir dans les formations gréseuses des Vosges : 
« In unserem Vogesensandsteingebirge. » Plus tard, en 1863, 
il annonce que Ph. Muller en a découvert un seul pied à 
Rott non loin de Wissembourg. 1 ) Godron, sur le témoignage 
de de Baudot, l'indique à Dabo, Niedeck (?), Haselbourg, Reh- 
tal ; et ajoute : Plus rare sur le calcaire jurassique. Bois de 
Moyeuvre et de Montois-la-Montagne (Holandre). Cette der- 
nière mention remonte à 1829 (le éd. de la FI. de la Moselle;. 
Nous nous rappelons que vers 1868 ou 1869 notre ancien 
collègue, M. Fridrici, nous a montré un magnifique exem- 
plaire de cet Aspidium qu'il avait rapporté de Moyeuvre pour 
le Jardin botanique de Metz, dont il venait d'être nommé 
Directeur. 

Nous ne sommes pas encore parvenu à découvrir cette 
localité des environs de Montois-Moyeuvre. 

L'herbier Barbiche renferme des frondes de A. lobatum 
récoltées sur des points assez espacés de notre Lorraine, à 
savoir: 

lo Aux Ellern, entre Longeville-lès-St.-Avold (Lubeln) et 
Loudrefang iLauterfangeri), août 1880. 

2o Ravin des Riedengraben, en aval des Qicatre-vents, au- 
dessus de Longeville-lès-St.-Avold, 1855. 

3o Dans le ravin des Renards, entre Kurzel et Léovillers. 

4o Dans le bois d'Ottange, sur les rochers du chemin de 
Volmerange (1869). 

5o Au Rehtal ((juillet 1882), probablement dans la localité 
découverte par de Baudot. 

Citons encore la cascade de Noers, près Longuyon iMeurthe- 
et-Moselle). 

Remarquons que M. Walter, contrairement à l'affirmation 
de Godron, assure que VA. lobatum semble manquer com- 
plètement dans la région élevée de Dagsburg (Dabo). 

Enfin rappelons ici la découverte que nous avons faite 
de cette fougère dans une place assez restreinte, au pied 
du ravin de Monbronn, près d'Oberhomburg 2 ). 

Malheureusement l'existence ou plutôt la propagation de 
cette espèce semble fort compromise par la transformation 
récente en chemin de la dépression humide où elle croît. 

») Grundzûge zur Phytostatik der Pfalz. S. 191. 

») Bull. Soc H. N. Metz. XXII. 10» Promenade bryol. p. 60. 



110 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 20 

18. Aspidium Thelypteris (L.) Sw. 

Cette espèce ne figure pas dans la Flore de la Moselle, 
mais le Dr. Godron l'indique comme trouvée à Bitche par 
Schultz. Il doit y avoir erreur, car le Dr. Schultz, dans son 
Catalogue de 1863, ne parle pas de Bitche, mais des environs 
de Forbach M. 

Le Dr. Humbert, en 1870, a fait connaître trois stations de 
cette rare fougère : le bois de Woevre, entre Aube et Sorbey ; 
l'étang de Frescaty et une mare entre Bichemont et Uckange : 
jamais il ne l'a rencontrée en fructification. 

L'herbier de l'abbé Barbiche renferme des échantillons 
récoltés dans six localités différentes. M. l'abbé Tondon, curé 
de Pontoy, à qui appartient aujourd'hui le fameux herbier 
de son prédécesseur, a bien voulu nous transmettre les 
renseignements que nous allons reproduire : qu'il nous per- 
mette de lui renouveler ici tous nos remercîments. 

1° Bois de Bichemont, vis-à-vis Fameck, endroits maré- 
cageux près de la fosse aux Chrysosplenium . Stérile. 
Juillet et octobre 1866, 1867 et 1868. 
2" Mare profonde et ombragée des champs entre le bois 

de Kiintzig et le village. Fertile. Septembre 1869. 
3<> Prairies marécageuses et tourbeuses en amont et en 
aval de Ste-Fontaine, près Spittel. Stérile. Juin 1879. 
4" Prairies du village des Etangs, à droite de la route 

de Metz aux Etangs. Stérile. Juin 1884. 
5° Mare profonde au Miïhlwald, près d'Insming. Biche et 

fructifié. 1887. 
6« Parois des rigoles des prés marécageux, près du moulin 
de la Schafbacher-Muhle, à Petite-Bosselle. Stérile. 
Juin 1890. 
Ainsi Bichemont. Spittel, Les Etangs, Petite-Bosselle, 
Kiintzig et Insming sont six localités certaines pour cette 
rare fougère qui n'a été trouvée en fructification que dans 
les deux dernières. 



>) « Vogesias bei Weissenburg, Niederbrunn und Neunhofen, sowie 
«bei Saarbrûcken und Forbach (F. S.)» (Grundzûge zur Fhytostatik der 
Pfalz, p. 192). 



21 DE LA LORRAINE. 111 

Nous nous souvenons que vers 1874, un de nos anciens 
confrères nous en avait rapporté un pied du parc de Lan- 
donvillers : cette propriété n'est plus ouverte au public. 

Quant aux trois localités du Dr. Humbert, la première 
demeure introuvable, malgré des recherches plusieurs fois 
renouvelées, la seconde est une dépendance du château ou 
plutôt de la caserne de Frescaty, et par conséquent inacces- 
sible, sinon détruite : quant à la troisième, elle se confond 
avec celle de Richemont. 

Il faut cependant ajouter deux localités devenues lor- 
raines : l'une, citée par le Dr. Godron, à savoir : « Sarrebourg, 
«bois d'Adelhouse (de Beaudot.;»; l'autre, mentionnée par 
M. J. St. Himpel l ), dans la forêt de la Bonne-Fontaine, près 
de Pfalzburg. 



19. Aspidium montanum Asch. 

Aspidium montanum ou A. Oreopteris Sw. est commun 
sur le grès vosgien et sur le granit dans toute la chaîne des 
Vosges, dit Godron, depuis Bitche jusqu'au Ballon de Giromany. 

Holandre ne l'indique, d'après Clerc et Schultz, qu'aux 
environs de Bitche: Haspelscheidt, Sturzelbronn, Grafenweiher 
(Suppl. de la Ire éd. 1836) et Mutterhausen (2e éd. 1842). 

L'herbier Barbiche renferme des frondes recueillies aux 
environs de Phalsbourg, entre Biichelberg (Lorraine) et Ober- 
dorf (Alsace) ainsi qu'au ravin des Renards entre Kurzel et 
Léovillers (juillet 1884). 

M. Himpel a trouvé aussi cette fougère à Phalsbourg 
(Excursions-Flora fur Lothr. 1888). 

D'après M. Walter (1. c. p. 552) elle est abondante dans 
le pays de Dabo et en général dans la partie supérieure de 
la Zorn et de ses affluents. 

Dans nos excursions aux environs de Bitche, nous n'avons 
rencontré qu'une seule fois cette grande fougère, en aval 
de la ville, sur la rive droite de la Horn, vis-à-vis Hanweiler 
(1884). Vogesias ùberall, dit Schultz. 



!) Excursions-Flora fur Lothringen. 1888, p. 206. 



112 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 22 

20. Aspidium Filix mas (L.) Sw. 

Il serait long et fastidieux de citer toutes les localités 
où cette espèce se rencontre en Lorraine. Holandre dit qu'elle 
est commune dans les bois un peu frais et montagneux, à 
Lorry, Woippy, etc. Nous nous contenterons d'indiquer six 
ou sept stations où elle se fait remarquer par une plus grande 
abondance et un plus grand développement. 

Ainsi, sur le plateau oolithique qui s'étend entre Rosse- 
lange et Ranguevaux, au lieu dit Les Béthy, à 390 m. d'alti- 
tude, nous avons vu, le 18 mai 1908, des frondes qui, avant 
leur complet développement, mesuraient déjà 90 cm. de 
hauteur : elles croissent en compagnie des magnifiques Pteris 
que nous avons signalés plus haut. 

Le Filix mas est aussi très beau sur le plateau au-dessus 
de Rombas et plus commun que le Filix femina, également 
bien développé. 

A la limite du grès rhétien et du lias inférieur, dans la 
belle forêt de Villers-Bettnach, près de la Fontaine des Loups, 
cette fougère est abondante et bien vigoureuse, de même 
que dans certaines parties des bois des Etangs, de Landon- 
villers et de Kurzel, surtout dans le Ravin des Renards. 

Dans la grande forêt de La Houve, sur le grès bigarré, 
trois points sont à signaler. 

1» D'abord le plateau et le versant nord du Langenberg, 

à gauche de la statue de la Madone. 
2<j Les pentes de la côte qui sépare Guerting de la Bruch- 
Wiese qui sont transformées en une véritable fougeraie 
où de belles frondes de A. Filix mas s'élèvent au milieu 
de nombreux A. Filix femina et Phegopteris Dryopteris. 
3<> Enfin les bords d'un petit ruisseau, le Leibs-Bach qui 
coule entre le Hamer-Weg et la ligne de Kreuzwald, 
où l'on trouve souvent, comme au Langenberg, des 
frondes d'un mètre, dont les segments inférieurs me- 
surent plus de 18 cm., ce qui donne au limbe une 
largeur de près de 39 à 40 centimètres. 
Cette espèce, parait-il, présente un grand nombre de va- 
riétés; le Dr. H. Christ en a signalé sept dans une récente 
notice 1 ). Nous en parlerons peut-être plus tard. 

») Les Fougères des Alpes Maritimes. Genève et Bâle, 1900, p. 23. 



23 DE LA LORRAINE. 143 

21. Polystichum cristatum Roth. 

Espèce nouvelle pour la Lorraine annexée et même pour 
la circonscription de la Flore de la Lorraine du Dr. Godron, 
puisque la seule localité, citée par cet auteur « Neufchâteau 
t (Mougeot) », n'est pas certaine : cette fougère n'y a jamais 
été retrouvée. 

Voici à quelle occasion se fit notre découverte. 

Autrefois, pendant notre séjour à Bitche, nous avons 
fait une excursion à l'étang d'Haspelscheid pour rechercher 
les plantes rares qu'y avait vues le Dr. Schultz. Nous avons 
récolté Sedum villosum, Scheuchzeria palustris, Orchia incar- 
nata, Carex pulicaris et le poétique Andromeda polifolia ; 
mais de l'intéressante et rare orchidée qui a nom Malaxis 
paludosa, pas de trace ! Il est vrai que l'époque était trop 
peu avancée — 24 mai !864 — pour une plante à tige grêle 
et très courte, qui ne fleurit qu'en juillet-août. L'excursion 
n'a pu se renouveler en temps utile et, l'année suivante, 
nous quittions ce beau pays sans espoir de retour. 

Or, d'après la Flore de la Lorraine, le Malaxis paludosa 
aurait aussi été trouvé à Saint-Avold par N. Box 1 ). Gomme 
nos excursions bryologiques nous avaient conduit plusieurs 
fois sur les bords de l'étang d'Oderfang, nous nous sommes 
mis, le 10 juillet 1907, à la recherche de cette petite espèce 
et pour cela il a bien fallu avancer résolument sur le tapis 
mouvant et plus ou moins submergé des Sphaignes. C'est 
alors que nous aperçûmes d'abord de jeunes frondes de 10 



') Ici trouve sa place une rectification du Dr. Schultz : « On y lit 
i. aussi (FI. Lorr. 1 1, p. 309) près de la même plante [Malaxis] : entre For- 
« bach et Sarreguemines (Schultz), Saint-Avold (Box). — Je l'ai trouvée, en 
« 1833, à Saint-Avold, où M. Box l'a, à ce qu'il paraît, retrouvée plus tard ; 
«mais je ne l'ai jamais trouvée entre Forbach et Sarreguemines, où la 
« constitution géologique rend impossible l'existence de cette plante. » 
(Arch. de Flore. 1858, p. 262). 

NB. Le coupable n'est pas le Dr. Godron, mais bien Holandre, dont 
il n'a fait que reproduire l'assertion ; « qui l'a retrouvée, en 1833, dans les 
« marais entre Forbach et Sarreguemines. » (FI. Mos. 2° éd. p. 702.) En 1837, 
(suppl. à la Flore, p. 80) Holandre avait dit: «Cette jolie orchidée, nou- 
« velle pour la Flore de France, avait été signalée près de Deux-Ponts et 
«d'Haspelscheid. en 1820, par M. Schultz, qui l'a retrouvée, en 1833, dans 
«les marais de Bitche, où elle est abondante. » Cuique suum ! 

15 



114 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 24 

à 12 centimètres, puis des frondes de 30 centimètres bien fer- 
tiles, pliées en deux longitudinalement. Ce faciès nous était 
inconnu! La détermination n'a pas été difficile et, le 26 août 
suivant, nous retournions tout heureux compléter notre pré- 
cieuse récolte. Quant au Malaxis, pas encore de traces ! 

Gomment nos botanistes messins, qui ont souvent exploré 
cette région, n'ont-ils pas remarqué le P. cristatum ? Peut- 
être l'ont-ils aperçu de loin et négligé à cause de sa ressem- 
blance avec le P. Filix mas, ou plutôt ont-ils craint de s'ex- 
poser à un bain de pied inévitable? — Qui ne risque rien... 
dit le Proverbe ! 

Dans une récente visite à cette localité (14 juillet!, nous 
avons trouvé des frondes de 72 centimètres sur une largeur 
de 8 centimètres : le limbe seul mesure 40 cm. et toutes les 
pinnules, à l'exception des deux paires inférieures sont cou- 
vertes de sores presque à maturité. 

22. Aspidium spinulosum Swartz. 

Dans la première édition de la Flore de la Moselle (1829, 
p. 532), Holandre décrit un Polystichum dilatatum DG. et 
ajoute : « Croît dans les lieux humides du bois de Woippy ; 
« dans les bois de Féy ; assez rare. » 

Dans la seconde édition de cet ouvrage (1842, p. 854), il 
n'est plus question du P. dilatatum, mais d'un Aspidium spi- 
nulosum Swartz. 11 s'agit évidemment de la même plante : 
la description, un peu plus explicite, ne diffère pas sensi- 
blement de colle donnée treize ans auparavant. Aux localités 
indiquées précédemment, Holandre en ajoute deux autres : 
« croît dans les lieux humides du bois de Woippy ; dans les 
« bois de Féy, de Hayange, etc. ; se trouve aussi dans les 
« forêts de Bitche, où il est commun (Schultz) ». 

De Candolle aussi avait varié au sujet de cette espèce. 
Dans le tome deuxième de la Flore française 1 ), il avait décrit, 
sous le numéro 1424, un Polystichum spinulosum qu'il indi- 
quait comme « commun dans les forêts et les montagnes, » 
tandis que dans le tome cinquième, qui forme un supplément 
à tout l'ouvrage, il change, sous ce même numéro 1424, le 

!) Flore française. 1815. Tome I, p. 561; — tome V., p. 2U. 



25 DE LA LORRAINE. 115 

nom spécifique de spinulosum en celui de dilatatum, et, sans 
donner de nouvelle description, il se contente de dire: «Cette 
« espèce est assez fréquente dans les bois et les montagnes 
« de presque toute la France. Quant au vrai P. spinulosum, 
« qui croit aux environs de Verviers, je n'en ai pas encore 
«vu d'échantillon trouvé en France; tout ce que j'ai reçu 
« sous ce nom est le P. dilatatum , ou le P. tanacelifolium. » 

A. Mutel admet les trois espèces: A. dilatatum, A. spi- 
nulosum et A. tanacelifolium. C'est la première de ces trois 
qu'il indique dans notre région : « bois de Féy et de Woippy 
« près Metz, R. (Holandre) ; ...Bitcbe et Deux-Ponts (Schultz).» x ) 

Pour Grenier et Godron -), il n'y a en France que le P. 
spinulosum DC, dans lequel ils distinguent deux variétés : 
x. vulgare, |8. dilatatum. Comme habitat, ils se contentent de 
dire : « Bois humides, lieux ombrageux, » sans citer une seule 
localité, mais ils ajoutent: la seconde variété «se confond 
avec la précédente par tous les intermédiaires possibles et, 
peut-être, serait-il mieux de les réunir. » 

Dans leurs Flores locales, plus récentes, Godron 3 ) et 
Grenier 4 ) n'admettent encore que le P. spinulosum DC. Kirsch- 
léger dit du P. spinulosum 5 ) : « Fougère polymorphe presque 
« aussi commune dans les Vosges et le Schwarzwald que le 
« Filix mas, dont elle partage d'ailleurs le genre de vie ; » 
et plus loin : « Aucune fougère n'est plus variable que celle- 
« ci : presque chaque pied présente un autre port. » Puis, 
après avoir consacré une trentaine de lignes à signaler les 
différences les plus saillantes, il conclut: «Tous les carac- 
« tères que l'on a invoqués pour distinguer des espèces ou 
«des variétés plus ou moins stables dans ce P. s2n»ulosum, 
« n'ont aucune valeur réelle; ils sont tous relatifs ou vagues. » 
Dans la seconde édition, e ) il se contente de dire : « Espèce 
« extrêmement polymorphe, » puis il reproduit la conclusion 
qu'on vient de lire, sans entrer dans les détails de la pre- 
mière édition. 



') Flore franc, destinée aux Herborisations. 1S:^7. Tome 4. p. 17*;. 

2 ) Flore de France. 1855. Tome III., p. 632. 

3 ) Flore de la Lorraine. 2" éd. 1857. Tome II., p. 470. 
*) Flore de la chaîne jurassique. 1865. p. 942. 

B ) Flore d'Alsace.... Vol II. 1857. p. 388. 

6 ) b lore vogéso-rhénane. 1870. Tome II., p. 265. 



116 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 26 

Aux quatre localités citées par Holandre,™enfl842, et à 
celle du bois de Richemont (Barbiche) mentionnée dans la 
3e édition de la Flore de Lorraine, nous nous * contenterons 
d'ajouter les suivantes où nous avons trouvé cette espèce 
dans d'excellentes conditions. Les bois des Etangs, de Lan- 
donvillers et de Kurzel ; un vallon (Papier-Mùhle) près de 
Oberhomburg; la côte du Langenberg, près de la Madone de 
Hargarten ; le Weiher-Loch, près de Merten et surtout la li- 
sière de la forêt, sur la rive droite de l'étang d'Oderfang à 
Saint-Avold, où elle est extrêmement abondante. Nous avons 
trouvé récemment, au bord d'un petit ruisseau, à l'est du 
bois de Woippy, et près d'une petite cascade du bois des 
Etangs, des frondes qui mesurent quarante centimètres de 
longueur, non compris le pétiole. 



23. Aspidium dilatatum^$w. 

Cette seconde variété /3 du A. spinulosum, dont il a été 
parlé dans l'article précédent, est suffisamment caractérisée 
pour être mentionnée à part, à tel point que M. le Dr. H. 
Christ la considère presque comme une bonne espèce (sub- 
species) x ). 

Nous avons rapporté, le 9 juillet 1907, du plateau du 
Langenberg . près de Hargarten, une fronde dont les dimensions 
donneront une idée de cette belle fougère. Le limbe, sans 
le pétiole, mesure 44 centimètres de longueur; les segments, 
à partir du plus inférieur et en remontant, mesurent res- 
pectivement 14, 17 1 / ' 2f 16 et 15 centimètres, ce qui donne à 
la fronde, un peu au-dessus de sa base, une largeur de 35 
centimètres. De plus, les trois pinnules inférieures les plus 
rapprochées du rachis dans le segment inférieur mesurent 
7, 7 et 5 centimètres, tandis que les trois pinnules supé- 
rieures correspondantes n'ont qu'une longueur de 3 centi- 
mètres. 

Le pied d'où provient cette belle fronde croît sur une 
vieille souche vermoulue au milieu d'une forêt d' Atropa Bella- 
dona. C'était le seul que nous connaissions jusqu'à présent. 

») Les Fougères des Alpes maritimes. Genève 1900, p. 25. 



27 DE LA LORRAINE. 117 

Nous en avons aperçu quelques autres, cette année 1908, 
dans la même localité, mais un peu moins développés. Cette 
localité mérite d'être examinée et parcourue avec soin. 

24. Phegopteris polypodioid.es Fée. 

Cette Fougère, anciennement désignée sous le nom de 
Polypodium Phegopteris L., est suivant Godron et Kirschléger, 
commune dans toute la chaîne des Vosges sur le grès et le 
granit, et par conséquent dans le pays de Bitche. 

L'herbier Barbiche renferme des échantillons récoltés sur 
le Trappenfels, près de Philippsburg, août 1883; entre Gar- 
burg et Lutzelburg (juillet 1885); puis entre Bùchelberg et 
Oberhof, près de Phalsbourg (juillet 1884). 

Nous l'avons trouvée en assez grande abondance sur des 
rochers de grès, au 5e kilomètre de la route de Bitche à 
Deux-Ponts (juillet 1865). 

D'après Holandre, Léo l'aurait « découverte, en 1833, 
« dans un terrain marécageux, au bord du bois tenant au 
« château de Landonvillers. » Les travaux récents, entrepris 
dans le parc par le nouveau châtelain, ont-ils respecté cette 
rare station du grès rhétien? Nous l'ignorons. 

En visitant, entre Hargarten et Guerting, un profond ravin 
désigné, sur la carte, sous le nom suggestif de Die Eôlle, 
nous avons découvert, le 16 juin 1908, une belle station de 
cette petite fougère qui croît en compagnie de Ph. Dryop- 
teris également bien développé. 

25. Phegopteris Dryopteris (L.) Fée. 

Cette Fougère est aussi très commune sur le grès et le 
granit, dans toute la chaîne des Vosges ; elle recherche l'hu- 
midité et se plaît au voisinage des ruisseaux. 

On la trouve naturellement dans le pays de Bitche. 

Nous avons vu, dans l'herbier Barbiche, des échantillons 
provenant du Rehtal et du Riedengrabe, près de Longeville- 
lès-St.-Avold. (Grès vosgien), ainsi que des environs de Ké- 
dange (grès rhétien). 

Nous l'avons rencontrée sur des rochers humides, aux 
environs de Oberhomburg; dans les bois de Saint- Avold ; 



118 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 28 

au-dessus de Guerting et au fond d'un vallon très riche en 
fougères, au nord- est de ce village. 

En 1859, nous avions constaté la présence de cette es- 
pèce dans les carrières de quartzites, à l'entrée de Sierck : 
nous ne l'avons plus retrouvée dans cette localité, mais après 
bien des recherches, nous sommes parvenu à en apercevoir 
quelques frondes au pied des rochers sur la rive gauche du 
ruisseau de Montenach (1907) et enfin, au mois de juillet de 
cette année, nous l'avons trouvée en abondance, dans ce 
même vallon de Montenach, sur le sommet du versant droit: 
comme son homologue Ph. Robertiana elle semble préférer 
les rocailles, entre lesquels se développent facilement ses 
longs stolons. 

La localité la plus rapprochée de Metz est le bois des 
Etangs, près d'une petite cascade : les frondes sont peu nom- 
breuses, mais bien développées. 

Aussi dans le ravin Die Halle, en compagnie de Ph. po- 
lypodioides (16 juin 1908). 

26. Phegopteris Robertiana Al. Braun. 

Cette Fougère n'a été longtemps considérée que comme 
une simple variété de la précédente sous le nom de calcareum 
ou de Robertianum. 

Holandre signale son Polypodium calcareum à Saulny, à 
Lorry, à Gorze, etc. Le Dr. Godron ajoute: Tincry près de 
Ghàteau-Salins (Léré) ; Ars (Warion) ; Hayange et Moyeuvre. 
C'est dans les fissures des rochers calcaires qui bordent la 
route de Moyeuvre à Franche-Pré, et à un kilomètre environ 
de cette localité frontière que croît cette petite espèce (sep- 
tembre 1907). 

Dans nos anciennes notes, nous trouvons encore : côte 
de Plappeville (septembre 1860), localité détruite en 1869 par 
la construction du fort des carrières ; carrières de la côte 
de Rozérieulles (4 juillet 1873). 

Nulle part cette Fougère n'est plus abondante que parmi 
les déblais de la grande carrière au-dessus d'Amanvillers, où 
on peut la dire très commune, tandis que dans les localités 
citées plus haut elle est assez maigrement représentée. 



29 DE LA LORRAINE. 119 

Les plus belles frondes, que nous avons vues jusqu'à ce 
jour, se trouvent dans l'ancienne carrière des Varieux, sur 
le sommet de la côte d'Ancy-sur-Moselle (1905). 

27. Cystopteris fragilis (L.) Bernhardi. 

La plus délicate de nos Fougères, recherchant l'ombre 
et l'humidité : elle est peu commune et généralement peu 
abondante dans les localités où on la rencontre. Holandre 
l'indique: «au-dessus de Woippy, à gauche de la route de 
« Briey ; au fond du vallon de Montvaux ; près de Gorze ; aux 
« forges de Moyeuvre, sur les murs qui encaissent la rivière. » 
En 1842, il ajoute: «aux Etangs, etc.; à Bitche (Schultz).» 

Nous pourrions ajouter: Au-dessous de l'étang de Woippy ; 
au bois de Rombas ; sur les rochers calcaires de VAltenberg, 
à Sierck (1859) ; sur des amas de pierres, non loin du ruis- 
seau, vis-à-vis Haute-Apach, près de Sierck 113 juin 1907). 

Elle paraît rare dans la région gréseuse Saint-Avold-Kreuz- 
wald : nous ne l'avons vue, et en très petite quantité, que 
dans le vallon de YEssel près Oberhomburg et sur les rochers 
de la Barbara-Grotte, près de Hargarten. 

M. le pharmacien Walter (1. c.) la signale au Rehtal et 
sur les rochers des environs de Dabo {Dagsburg). 

Kirsch léger x ) dit de cette fougère : « Le C. fragilis, quoi- 
« que très variable dans les Vosges, selon les localités plus 
« ou moins humides ou plus ou moins ombragées, n'y pré- 
« sente pourtant pas des formes insolites assez prononcées 
« pour les distinguer par des noms spéciaux » M. Walter dit 
cependant avoir découvert trois variétés. Nous reparlerons 
peut-être une autre fois des variétés et des monstruosités 
que présentent certaines espèces de fougères. 

Nous nous contenterons aujourd'hui de signaler une lo- 
calité où le C. fragilis croît en abondance; c'est le long d'un 
talus de la route de Varsberg à Bisten in Lothr., à peu près 
vis-à-vis la borne kilométrique 7, 7 . Les frondes, dont plu- 
sieurs atteignent 30 centimètres, pétioles non compris, se 
pressent les unes contre les autres sur une hauteur d'envi- 
ron un mètre et une longueur de 9 à 10 mètres ! (25 juin 1908). 

») Fl. d'Alsace. 1857. II, p. 393. 



120 SIMPLE CAUSERIE SDR LES FOUGÈRES 30 

27. Osmunda regalis L. (Willd). 

Jusqu'ici cette Reine des Fougères n'a encore été signa- 
lée, en Lorraine, que dans le canton de Bitche et l'arron- 
dissement de Sarrebourg. 

La Flore de la Lorraine l'indique à Dabo et à Saint-Quirin 
{de Baudot). M. Walter, de Saverne, l'a trouvée (1. c p. 574) 
dans la vallée supérieure de la Zorn, près de Oberhùttenbach 
et assure qu'elle descend dans la vallée d'Alberschweiler 
jusqu'au Ziveibach. Les localités bitchoises sont, d'après 
Schultz: Haspelscheid. Sturzelbronn, la Main-du-Prince, le 
Hundskopf, entre l'Ochsenmiïhle et la ferme Rochatte, un 
coteau boisé entre l'étang d'Hasselforst et la route de Stras- 
bourg, ') également aux environs de Mouterhausen et au 
Pfaffenberg (Creutzer) 2 1 . 

MM. les abbés Schatz et Kieffer ont revu l'Osmonde 
royale dans l'une ou l'autre de ces nombreuses stations : 
nous n'avons jamais eu cette satisfaction ! 

Un étudiant en Pharmacie, M. Albert Lamberton, nous a 
remis, le 10 juillet 1865, un échantillon qu'il venait de ré- 
colter derrière le Hundskopf: c'est tout ce que nous avons 
rapporté de Bitche que nous devions quitter définitivement 
quelques jours plus tard. 

L'année suivante, pour nous consoler de nos stériles re- 
cherches, le pharmacien Pirngruber a eu l'obligeance de 
nous adresser, à Montigny, deux pieds de cette belle fougère. 
Nous nous sommes empressé d'en offrir un au jardin bota- 
nique qui venait d'être transféré dans la belle propriété de 
Frescatelly, à quelques pas de notre nouveau domicile. 

29. Opbioglossum vulgatum L. 

Schultz indique cette fougère à Rohrbach, à Petit-Ré- 

^derching, à la Frobmùhle près de Bitche 3 ) Dans une lettre 

à l'abbé Barbiche (1862), il est plus précis pour une de ces 

stations : « Prairies du Trias, écrit-il. par exemple, dans le 

i) Flore de la Lorr. 2- éd. II. p. 465. 

*) FI. de la Moselle. Suppl. 1836, p. 86. 

») Grundzûge zur Phytostatik uer Pfalz. 1863, 189. 



34 DE LA LORRAINE. 121 

« premier pré à gauche de la route, en allant de la Froh- 
« munie à Rohrbach, à droite du bois, pêle-mêle avec Epi- 
ci pactis palustris, Trifolium ochroleucum, Tr. montanum, Carex 
« fulva, etc. (juin). » 

Nous l'avons recueillie (26 mai 1864) à droite de la route 
de Bitche à Rohrbach vers la borne kilométrique 103, 8 , puis 
au Peterfieselgarten (8 juin 1865). 

Depuis cette époque nous n'avons jamais plus revu cette cu- 
rieuse plante dans nos excursions; mais un de nos confrères, 
grand amateur de fleurs, nous en a rapporté, des environs 
de Kalhausen, un pied que nous avons conservé plusieurs 
années dans le jardin du P. S. de Montigny, en suppléant 
par de copieux arrosements à la grande perméabilité du sol. 

Le Dr. Godron l'indique à Château-Salins (Léré) et à 
Pbalsbourg (Lecomte). M. Walter assure que le Dr. Pétry en 
a recueilli un exemplaire à Wasperweiler, près d'Albresch- 
viller. x ) 

30. Botrychium Lunaria L. (Sw.) 

Holandre, dès 1829, dit de cette petite fougère : « Je l'ai 
« observée près des carrières sur la côte de Plappeville ; 
« elle se trouve aussi sur d'autres coteaux de nos environs, a 
Godron cite quelques-unes de ces localités; Lessy {Warion), 
« Lorry (Monard), Mont Saint-Quentin (l'Abbé Cordonnier), 
« Moyeuvre (Massas) ; Bitche (Schultz) ; puis Sarrebourg et 
» Phalsbourg (de Baudot). » 

Nous l'avons trouvée en quantité dans plusieurs localités 
des environs de Bitche : au pied du Hundskopf, au Kindel- 
berg, etc.. mais nulle part aussi bien développée qu'entre 
la route et la forêt, vis-à-vis la Main-du-Prince. 

Après bien des recherches nous en avons trouvé cinq 
pieds (5 juillet 1860), bien chétifs en comparaison de ceux 
de Bitche, au bord du chemin qui traversait la carrière de 
Plappeville, à 100 mètres de la croix, emplacement actuel 
du fort. Sur le Saint-Quentin, nous avions découvert une dé- 
pression de terrain (non loin du calvaire érigé sur le flanc 
de la côte avant 1870), où deux ans de suite nous avions pu 

») Mitt. d. Philom. Ges. in E.-L. Bd. III. Heft 5. p. 575. 

16 



122 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 32 

recueillir quelques frondes de cette rare fougère : Vannée 
suivante, à notre grand regret, le sol a été nivelé et la plante 
a disparu pour toujours ! 

L'herbier Barbiche renferme des échantillons recueillis 
par nous, en 1863, à Bitche, ainsi que quelques autres ré- 
coltés sur la route de Ambach à Longeville-lès-Saint-Avold 
(juin 1876). 

31. Botrychium matricariaefolium Al. Braun. 

Les botanistes ont beaucoup varié au sujet de cette pe- 
tite fougère. Les uns n'y voient qu'une variété /3 du B. Lu- 
naria; d'autres en font une véritable espèce. Plusieurs noms 
ont été proposés pour la désigner: Ramosum, rutaceum. ma- 
tricariaefolium, C'est le second qui est le plus généralement 
employé, quoique celui de Osmunda ramosa Roth. soit le 
plus ancien ; c'est celui que Schultz a définitivement adopté : 
Botrychium Lunaria fi ramosum (Roth.) Schultz. J ) On lira 
avec intérêt ce que ce consciencieux et savant botaniste bit- 
chois nous dit de ses hésitations au sujet de cette plante 2 ); 
nous nous contenterons de reproduire ici le passage de sa 
Flore. 3 ) 

« ...In der Gegend von Eppenbrunn und Bitsch (Schultz), 
« am erstgenannten Orte selten, am letztgenannten aber an 
« mehreren Standorten ziemlich hâuflg und zwar immer da 
« wo B. Lunaria in Menge wâchst, z. B. auf der grossen, zum 
« Theil aus Triften und Haiden bestehenden und zum Th'eil 
« zu Ackerland angebauten Flâche, die Hardt genannt, sowie 
« bei dem Roschettenhofe 4 ), und auf den flachen Stellen des 
« Kleinkindelbergs. » 

En 1866, Schultz a publié cette fougère dans la dixième 
centurie de Y Herbarium normale, sous le numéro 985 et lui 
a consacré les quelques lignes suivantes dans ses Archives de 
Flore, p. 361. 



i) 1863. Grundz. z. Phyt. d. Pfalz. S. 190. - Arch. de Flore, p. 361. 
*) Mars 1840. Flora Gall. et Germ. exs. 4' Centurie, n° 97. — Janv. 
1842. Ibid., 6« Cent. n° 573. 

3) Flora der Pfalz. Speyer, 1846. S. 564. 

4 ) Roschardshof, Ferme Hasard (orthographe officielle). 



33 DE LA LORRAINE. 123 

« Ce Botrychium, qui a été décrit en 1788 par Roth, sous 
« le nom de B. ramosum, a reçu plus tard les noms de B. 
« rutaceum Willd. et de matricariaefolium A. Braun. Je l'ai 
« observé pendant plus de 20 ans aux environs de Bitche, où 
« j'ai trouvé à peu près 1 échantillon sur 100 B. Lunaria et, 
« après avoir quitté ce pays, j'ai trouvé, en 1854, aux envi- 
ce rons de Wissembourg, deux échantillons parmi des milliers 
« de B. Lunaria. Cette dernière localité a été défrichée depuis 
« et la plante a disparu. Je l'ai nommée autrefois (dans les 
«introductions à mon FI. Gall. et Germ. exs.î B. Lunaria 
« monstroso-racemiforme, mais je pense qu'on doit le consi- 
« dérer comme variété en lui laissant le nom qu'il a reçu 
« en 1788. » 

Pendant notre séjour à Bitche, nous avons pu recueillir 
une cinquantaine d'exemplaires que nous demandait le Dr. 
Schultz pour son Herbarium normale ; et, comme pour le B. 
Lunaria, c'est aux environs de la Main-du-Prince que nous 
avons trouvé les pieds les plus vigoureux. 

L'espèce n'a encore été signalée nulle part ailleurs en 
Lorraine. 

Voir dans Milde 1 ) les raisons pour lesquelles on doit 
abandonner le nom spécifique de rutaceum, pour revenir à 
celui de matricariaefolium Al. Braun. 

Nous ne pouvons terminer cette longue Causerie sans 
dire un mot du Struthiopteris germanica. Cette espèce 
n'appartient pas à la Flore française et sa présence dans les 
Vosges est due aux deux célèbres cryptogamistes Nestler et 
Mougeot qui, en 1811, l'ont introduite près de Bruyères et 
de Barr où elle s'est conservée jusqu'à nos jours. 

La station la plus occidentale de cette fougère paraît 
être la Forêt noire, car on conserve des doutes sur sa spon- 
tanéité dans les trois ou quatre localités du Luxembourg et 
de la Belgique où sa présence a été constatée 2 ). 



*) Die hôheren Sporenpflanzen Deutschland's und der Schweiz. Leip- 
zig. 1865. S. 86. 

*) Voir l'article très intéressant consacré à cette fougère par M. Léon 
de Lafontaine (Recueil des Mém. et des Trav. publiés par la Soc bot. du 
G.-D. de Luxembourg. XI. 1886, pp. 123-125). 



124 SIMPLE CAUSERIE SUR LES FOUGÈRES 34 

Elle mériterait d'être plus répandue dans nos jardins 
d'agrément où elle produirait certainement un effet plus orne- 
mental que le vulgaire Aspidium Filix mas. 

« Aujourd'hui, dit Kirschléger, elle est très commune 
« dans tous les parcs, surtout aux environs de Strasbourg ; 
« par exemple, à l'île Jars entre le Contades et l'ill ; dans la 
« terre de bruyère elle se multiplie tellement qu'elle finit par 
« devenir une mauvaise herbe 1 ). » 

Il y a une vingtaine d'années, nous avons rapporté du 
Jardin botanique de Nancy, un pied de Struthiopteris que 
nous avons planté dans le jardin du Petit Séminaire, à Mon- 
tigny-lès-Metz, par conséquent dans un sol naturellement sec 
et peu favorable. Grâce à de copieux arrosements, cette 
belle fougère s'est non seulement parfaitement maintenue, 
mais, en peu de temps, elle s'est considérablement multipliée 
et a même produit une fois quelques frondes fertiles ! 



^fe^ 



!) Flore vogéso-rhénane. 1870. II, p. 263. 



35 



DE LA LORRAINE. 



125 



LISTE 



DES 



FOUGÈRES DE LA LORRAINE 

d'après la classification adoptée par le Dr. H. Christ. 



lobatum (Sw.) 
Thelypteris (L.) Sw. 

— montanum(Vogl.)Sw. 

— Filix mas (L) Sw. 
cristatum Roth. 
spinulosum (DG.)-Sw 

ibsp.) — dilatatum 
(Sm.) Sw 
Phegopteris polypodioi- 
des Fée. 

— Dryopteris (L.) Fée. 

— Robertiana (Hoffm.) 
Al. Br. 

Gystopteris fragilis (L.) 
Bernh. 

Osmunda regalis L. 
Ophioglossum vulgatum 
L. 

30. Botrychium Lunaria (L) 
Sw. 

— matricariaefolium Al. 
Braun. 



1. 


Polypodium vulgare L. 


17. 


2. 


(subsp.) — serratum 


18. 




Willd. 


19. 


3. 


Pteris aquilina L. 


20. 


4. 


Blechnum Spicant (L.) 


21. 




J. E. Sm. 


22. 


5. 


Asplenium viride Huds. 


23. 


6. 


— Trichomanes L. 




7. 


— septentrionale (L.) 
Hoffm. 


24. 


8. 


— germanicum Weis. 


25. 


9. 


— Ruta muraria L. 


26. 


10. 


— Andianthum nigrum L. 




11. 


— lanceolatum Huds. 


27. 


12. 


— fontanum Bernh. 




13. 


Geterach officinarum 


28. 




Willd. 


29. 


14. 


Scolopendrium vulgare 






Sm. 


30. 


15. 


Athyrium Filix femina 






(L.) Roth. 


31. 


16. 


Aspidium aculeatum (L.) 
Sw. 





NOTICE 



SUR 



Eehinops sphaeroeephalus L. 



PAR 



J.-J. KIEFFER. 






Cette belle plante, dont les Flores de Holandre, de Schultz 
et de Godron ne font pas mention, se trouve sur le remblai 
du chemin de fer, près de Bitche, entre la tourbière et la 
première maison du garde-barrière. J'y ai compté, en juillet 
1908, dans une seule localité, environ 400 pieds fleuris. Avant 
leur épanouissement, les fleurons sont bleuâtres; pendant 
la floraison, la couleur bleuâtre passe graduellement à une 
teinte blanchâtre ; les anthères demeurent d'un bleu sombre. 
Les pinnules des feuilles sont toujours allongées et terminées 
par une forte spinule ; sur les exemplaires vigoureux, elles 
sont découpées en des lobes armés de fortes spinules; celles 
des petits exemplaires sont à peu près simples et à spinules 
petites et faibles ou nulles. 

Les auteurs ne sont pas d'accord sur les dimensions 
qu'atteint cette plante. Ceux que j'ai consultés, donnent à 
ce sujet les indications suivantes: De Candolle: 0,6 à 0,9 m. ; 
Thomé : 0,5 à 1 m. ; Wiinsche: 0,6 à 1,2 m. ; Kirschléger: 0,8 
à 1,4 m.; Leunis : 0,6 à 1,5 m. ; Gillet et Magne: 0,8 à 1,5 m. 
Nos exemplaires sont bien plus vigoureux ; la plupart dé- 
passent 1,5 m., et les grands exemplaires mesurent 2 m. ! 



128 NOTICE SUR ECHINOPS SPHAEROCEPHALUS L. 2 

Les auteurs précités écrivent tous de cette plante, qu'elle 
est vivace ; Kirschléger toutefois indique qu'elle est vivace 
et bisannuelle. Les exemplaires de Bitche ne sont pas vi- 
vaces ; après la floraison, ils se dessèchent et périssent ; 
entre ces exemplaires fleuris se voient en même temps, de 
nombreux plants à feuilles toutes radicales et aussi grandes 
que celles des tiges fleuries, mais à pinnules courtes, arron- 
dies et faiblement spinuleuses ; ces plants, qui ne montent 
pas en tige et qui ne fleuriront que l'année suivante, pa- 
raissent eux-mêmes être âgés de deux ans, car on trouve, 
parmi eux, de nombreux échantillons beaucoup plus petits, 
qui datent évidemment du printemps de l'année courante et 
qui ne fleuriront probablement qu'à leur troisième année. 

VEchinops est cher aux abeilles, qui butinent en nombre 
parmi les fleurons de ses boules bleuâtres. Ses feuilles offrent 
fréquemment sur leur face supérieure, des amas farineux de 
couleur blanche, qui sont la forme stérile d'un champignon 
épiphylle du genre Erysiphe ; c'est probablement E. lampro- 
carpa Lk., c'est-à-dire la même espèce qu'on . trouve sur les 
feuilles des Cirsium. Ajoutons enfin que des larves d'une 
Gécidomyie, du genre Mycodiplosis, à couleur d'un jaune 
d'ambre, pâturaient parmi ces champignons en se nourrissant 
de leur suc, et formaient ainsi les hyperparasites de YEchinops. 






LISTE DES MEMBRES 

DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 

M ETZ 

AU 1 er SEPTEMBRE 1908. 



BUREAU. 

Président, M. de Saulcy. 

Secrétaire-Trésorier, M. Friren. 
Archiviste, M. Fleur. 



Membres honoraires. 

MM. 

1888 Ad. Bellevoye, membre de la Société entomologique 
de France, rue de Talleyrand, 27, à Reims. 
{TU. en 1863). 

1905 *Kieffer (l'abbé J.-J.), Docteur ès-sciences, membre 
correspondant de l'Académie de Metz, professeur 
au Collège de Bitche. {TU. en 1880). 

1905 Maire (René), Docteur ès-sciences, membre de la 
Société botanique et de la Société mycologique 
de France. (TU. en 1897). 

17 



130 



Membres titulaires. 

(L'astérisque indique les membres à vie.) 

MM. 
4887 Ducros (Louis-Charles), propriétaire, rue d'Or, 3, à 

Sarreguemines. 
1908 Gollignon (l'abbé Emile), vicaire à Knutange. 
1905 Fleur (Elie), Archiviste à la Bibliothèque municipale 
1867 Friren (l'abbé Auguste), chanoine honoraire, membre 

de l'Académie, rue de TEvêché, 41. 
1908 Meyer (l'abbé Albert), vicaire à Saint-Vincent, Metz. 
1902 Médinger, professeur à la Maîtrise, rempart Saint- 

Thiébault, 16. 
1862 *Moreau (Jules), propriétaire à Féy. 
1877 *Paquet d'Hauteroche (René), membre de l'Académie, 

propriétaire à Woippy. 
1858 Saulcy (Félicien de), membre de l'Académie et de 

la Société entomologique de France, rue Chà- 

tillon, 3. 
1902 Schatz (l'abbé G.), chanoine honoraire, ancien pro- 
fesseur, membre de la Société mycologique de 

France, Montigny-lès-Metz. 
1887 Schhader G., pharmacien, à Rombas. 
1887 Wannot (Charles), Directeur du jardin botanique, à 

Montigny-lès-Metz. 



Membres décédés. 

M. l'abbé L. -Dominique Renault, curé de Scy-Chazelles, 
membre titulaire depuis 1869 et Trésorier-Archi- 
viste de 1887 à 1890, décédé à Scy, le 6 Janvier 1907. 

M. l'abbé M. -Henri Pierre, curé de Jarny (Meurthe-et-Moselle), 
membre titulaire depuis 1874, décédé à Jarny, le 
1er Juin 1908. 



SOCIÉTÉS SAVANTES 

avec lesquelles la Société d'histoire naturelle de Metz 
échange son Bulletin. 



EUROPE. 
Allemagne. 

Alsace-Lorraine. Calmar. Société d'histoire naturelle. 

— Metz. Académie de Metz. 

— — Verein fur die Erdkunde zu Metz. 

— Strassbicrg. Société des sciences agricoles 

et arts de la Basse-Alsace. 
Bavière. Landshut. Botanischer Garten. 

— Mùnchen. fThierschstrasse, 37,2). Ornithologischer 

Verein Mtinchen (e. Y.). 
Brème. Bremen. Naturwissenschaftlicher Verein. (Stàdtisches 

Muséum). 
Hesse. Giessen. Verein fur Natur- und Heilkunde. 
— Hanau. Wetterauische Gesellschaft fur die gesamte 
Naturkunde. 
Prusse. Berlin. (N. W. 5). Laboratorium und Muséum. 

— Cassel. Verein fur die Erdkunde. 

— Elberfeld. Naturwissenschaftlicher Verein. 

— Frankfurt. Naturwissenschaftlicher Verein des Re- 

gierungsbezirkes Frankfurt. 

— Greifswald. Naturwissenschaftlicher Verein von Neu- 

pommern und Rùgen. 

— Halle a. S. Kaiserl. Leop.-Carol. Deutsche Akademie 

der Naturforscber. 

— Kiel. Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig- 

Holstein. 

— Kônigsberg. Kônigliche physikalisch -ôkonomische 

Gesellschaft. 

— Osnabrùck. Naturwissenschaftlicher Verein. 

— Posen. Historische Gesellschaft fur die Provinz Posen. 



132 2 

Prusse. Trier. Gesellschaft fur die nùtzlichen Forschungen. 

— Wernigerode. Naturwissenschaftlicher Verein des 

Harzes. 
Saxe. Zwickau. Verein fur Naturkunde. 
Wurtemberg. Stuttgart. WùrttembergischeNaturwissenschaft. 

Angleterre. 

Glasgow. Natural history Society of Glascow. 

Autriche-Hongrie. 

Bistritz. Die Gewerbeschule zu Bistritz. 
Briïnn. Die Naturforschenden des Vereins in Briinn. 
Gratz. Akademischer naturwissenschaftlicher Verein. 
Trieste. Societa Adriatica di Scienze naturali in Trieste. 

Belgique. 

Bruxelles. Société botanique de Belgique. 

— Société Boyale malacologique de Belgique. 

— Société belge de microscopie. 

— Société entomologique. 
Liège. Société géologique de Belgique. 

France. 

Alpes-Maritimes. Cannes. Société des sciences naturelles, 
lettres et beaux-arts de Cannes. 

Ardennes. Charleville. Société d'histoire naturelle des Ar- 
dennes. 

Aube. Troyes. Société d'agriculture, sciences, arts et belles- 
lettres du département de l'Aube. 

Aude. Carcassonne. Société d'études scientifiques. 

Belfort (Territoire de). Belfort. Société belfortaine d'histoire 
naturelle. 

Bouche-du-Rhône. Marseille. Société botanique et horticole 
de Provence. 

Calvados. Caen. Académie des sciences, arts et belles-lettres. 
— - Société Linnéenne de Normandie. 

Charente-Inférieure. Bochefort. Société d'agriculture, belles- 
lettres, sciences et arts de Rochefort. 
— Bochelle (La). Académie de la Rochelle, 

section des sciences naturelles. 



3 433 

Nord. Lille. Société des sciences, de l'agriculture et des arts. 
Côte-d'or Dijon. Académie des sciences, arts et belles-lettres. 
— Semur. Société des sciences historiques et natu- 
relles de Semur. 
Doubs. Besançon. Société d'émulation du Doubs. 

— Montbéliard. Société d'émulation de Montbéliard. 
Gard. Nîmes. Académie du Gard. 

Garonne (Haute-). Toulouse. Société d'Histoire naturelle. 
Gironde. Bordeaux. Société Linnéenne de Bordeaux. 
Hérault. Montpellier. Académie des sciences et lettres. 
Isère. Grenoble. Société de statistique, sciences naturelles 

et arts industriels de l'Isère. 
Loire. Saint-Etienne. Société d'agriculture, industrie, sciences, 
arts et belles-lettres du département de la Loire. 
Loire (Haute-). Le Puy. Société d'agriculture, sciences, arts 

et commerce du Puy. 
Loire-Inférieure. Nantes. Société académique de Nantes et 

de la Loire-Inférieure. 
— — Société des sciences naturelles de 

l'ouest de la France. 
Maine-et-Loire. Angers. Société des études scientifiques. 

— — Société Linnéenne de Maine-et-Loire. 

Manche. Cherbourg. Société des sciences naturelles de 
Cherbourg. 

— Saint-Lô. Société d'agriculture d'archéologie et 

d'histoire naturelle du département de la Manche. 
Marne. Châlons. Société d'agriculture, commerce, sciences 
et arts du département de la Marne. 

— Reims. Société d'études des sciences naturelles. 

— Vitry-le-François. Société des sciences et arts de 

Vitry-le-François. 
Meurthe-et-Moselle. Nancy. Académie de Stanislas. 

— — Société de médecine. 

— — Société des sciences. 
Meuse. Montrnédy. Société des Naturalistes et des Archéologues 

du Nord de la Meuse. 

— Verdun. Société philomatique de Verdun. 



434 4 

Pyrénées-Orientales. Perpignan. Société agricole, scienti- 
fique et littéraire des Pyrénées-Orientales 
Rhône. Lyon. Académie des sciences, belles-lettres et arts 
de Lyon. 

— — Société d'agriculture, histoire naturelle et arts 

de Lyon. 

— — Société d'études scientifiques de Lyon. 

— — Société Linnéenne de Lyon. 

— Tarare. Société des sciences naturelles et d'ensei- 

gnement populaire. 
Saône-et-Loire. Mâcon. Société d'Histoire naturelle. 
Saône (Haute-). Gray. Société d'étude des sciences natu- 
relles de la Haute-Saône, Section Grayloise. 
Seine. Paris. Société entomologique de France. 

— — Feuilles des jeunes naturalistes. 
Seine-Inférieure. Le Havre. Société havraise d'études di- 
verses. 

— — Rouen. Académie des sciences, belles- 

lettres et arts de Rouen. 
— — Laboratoire régional d'Entomo- 

logie agricole. 
Somme. Amiens. Société Linnéenne du Nord de la France, 

9, rue Cozette. 
Var. Draguignan. Société d'études scientifiques deDraguignan. 

— Toulon. Société académique du Var. 
Vosges. Epinal. Société d'émulation des Vosges. 
Yonne. Auxerre. Société des sciences historiques et naturelles. 

Italie. 

Pise. Societa toscana di scienze naturali résidente in Pisa. 

Luxembourg. 

Luxembourg. Société des sciences naturelles du Grand-Duché 
de Luxembourg. 

— Société de botanique du Grand - Duché de 
Luxembourg. 

— Observatoire météorologique du Grand-Duché 
de Luxembourg. (Pr. F. Reuter.) 



135 



Portugal. 

Coimbra. Sociedade broteriana. 

Russie. 

Helsingfors. iFinlande). Société pro Fauna et Flora fennica. 
Moscou. Société impériale des naturalistes de Moscou. 
Riga. Naturforscher-Verein zu Riga. 

Suède et Norvège. 

Christiania. Université royale de Norvège. 

Stockholm. Société entomologique. Entomologiska Fôreningen. 

Upsala. Kongl. Universitet. Geologiska Institution. 

Suisse. 

Sion. (Valais). Société murithienne de botanique du Valais. 

AFRIQUE. 

Algérie. 

Alger. Société de climatologie, sciences physiques et natu- 
relles d'Alger. 
Bône. Société académique d'Hippone. 

AMÉRIQUE. 

Californie. 

San-Fransisco. Galifornia Academy of Sciences. 

Costa-Rica. 

San-José. Anales del Museo nacional. 

Etats-Unis. 

Columbta. Washington. Smithsonian Institution. 

— — The U. S. national Muséum. 

— — U. S. Département of Agriculture 

— — Division of Ornithology and Mamma- 

logy. 
Gonnecticut. Meriden. Meriden scientiflc Association. 
Indiana. Indianopolis. Geological surwey of Indiana. 



136 6 

Jowa. Davenport. Academy of natural sciences. 

Maine. Augusta. Commission of Fisheries of the state of Maine. 

— Portland. Society of natural History. 
Massachussets. Boston. Society of natural History. 

— — American Academy of arts and 

sciences. 

— Cambridge. Muséum of comparative Zoologie 

at Harward collège. 
Minnesota. Mineapolis. Academy of natural sciences. 

— Botanical Garden. 

Missouri. Saint-Louis. Academy of Sciences. 
New-Jersey. Trenton Natural History Society. 
New-York. New-York-City. American Muséum of natural His- 
tory, 77th Street and central Parle 
West. 

— — Academy of sciences. (Columbia 

University). 

— Rochester. Academy of sciences. 
Pensylvania. Philadelphia. Academy of natural sciences. 

— The Wagner free Institute of 

sciences. 
Wiscontin. Madison. Academy of sciences, arts and letters. 

République Argentine. 

Buenos-Ayres. Revista argentina de Historia natural. 
Côrdoba. Academia nacional de ciencas en Cordoba. 

Uruguay. 

Montevideo. Anales del Museo nacional. 

ASIE. 

Japon. 

Tokyo. Societas zoologica Tokyonensis. 



TABLE DES MATIERES, 



Pages. 
Description de quelques nouveaux Serphides, par M. l'abbé 

J.-J. Kieffer 1 

Quatrième contribution à la Faune et à la Flore de Bitche, 

par M. l'abbé J.-J. Kieffer 9 

Promenades bryologiques en Lorraine, (5e série), par M. 

l'abbé A. Friren 47 

Poissons de la Horn aux environs de Bitche, observés 

de 1855 à 1888, par M. l'abbé G. Schatz 79 

Quatrième supplément au Catalogue des Muscinées de la 

Lorraine, par M. l'abbé A. Friren 83 

Simple causerie sur les Fougères de la Lorraine, par M. 

l'abbé A. Friren 91 

Notice sur Echinops sphaerocephalus L., par [M. l'abbé 

J.-J. Kieffer .127 

Liste des membres de la Société au 1er septembre 1908 129 

Sociétés savantes avec lesquelles la Société échange son 
Bulletin 131 



^^fo^ 



$ 



\i 



PUBLICATIONS 

DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE METZ 



^ 





(Fondée en 


1835.) 






PREMIÈRE SÉRIE. 




*.j,.,. 


cahier 1841 




7e cahier 


1855 


*2e 


- 1844 




8" — 


1857 


*3o 


— 1845 




9- - 


1860 


*4e 


— 1846 




10' — 


1866 


5 e 


— 1849 




lie _ 


1868 


6e 


- 1851 




12e _ 


1870 




DEUXIÈME 


SÉRIE. 




13e 


cahier 1874 




19e cahier 


1895 


14e 


1876 




20e - 


1898 


15e 


1880 




21e _ 


1901 


16e 


- 1884 




22e — 


1902 


17e 


— 1887 




23e — 


1904 


l«e 


— 1893 




24e _ 

SÉRIE. 


1905 




TROISIÈME 




25e 


cahier 1908 | 






oïa. — Le 


s cahiers marques t 


'un astérisque 


sont épuisé 




-* 









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1ILLËTIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



VINGT-SIXIÈME CAHIER. 

3e série. Tome II. 



1-e siège de la Société est situé rue de l'Évèché, 25 
(Maison MONARD). ^^— ; — -1 

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APR 4 19ii 

METZ \ *. 

IMPRIMERIE PAUL EVEN N^// , M.^pU' 
1909. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ. 



Bulletin 



DR LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



VINGT-SIXIEME CAHIER. 

3« série. Tome II. 



,e siège de la Société est situé rue de l'Evêché, 25 
(Maison MONARD). 



METZ 

IMPRIMERIE PAUL EVEN 
1909. 



CONTRIBUTIONS 



A LA 



CONNAISSANCE DES INSECTES GALLICOLES 



L'ABBÉ J.-J. KIEFFER 

DOCTEUR ÈS-SCIENCES. 



L'objet de ce travail est de décrire brièvement un certain 
nombre de galles, en dénommant les insectes qui en sont 
les auteurs. Nous pourrons de la sorte faire mention de ces 
insectes dans un travail plus étendu qui doit paraître l'an 
prochain dans le Gênera Insectorum de P. Wytsman. 
Acacia vera Wild. Déformation des folioles. Egypte (Frauen- 

feld 1850). Perrisia? acaciae n. sp. 
Acer (campestre et autres). Galle du parenchyme des feuilles, 
circulaire, d'un diamètre de 4 — 8 mm., avec un ombilic 
sur le dessous. Perrisia tympani n. sp. 
Acer Pseudoplatanus L. Galle du parenchyme des feuilles, 
circulaire, munie inférieurement d'une membrane trans- 
parente, séparant la larve du dehors; diamètre de 4—7 
mm. Perrisia vitrina n. sp. 
Acer tataricum L. Galle irrégulièrement arrondie, d'un dia- 
mètre de 3 mm, subligneuse, à paroi épaisse, unie, rarement 
pluriloculaire, dépassant le limbe sur le dessus et un 
peu moins sur le dessous, et s'ouvrant inférieurement. 
Larve lisse ; stigmates jaunes et un peu plus hauts que 

1 



2 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 2 

gros; spatule nulle; verrues spiniformes petites, aiguës, 
réparties comme d'ordinaire, c'est-à-dire, sur la partie 
ventrale des deux derniers segments thoraciques et de 
tous les segments abdominaux, ainsi que le long de la 
fente longitudinale du segment anal, qui est bilobé à 
l'extrémité. Papilles pleurales internes groupées par trois 
et par deux; l'externe simple aux deux premiers segments, 
avec une courte soie au troisième ; papilles ventrales 
antérieures situées en dehors des verrues spiniformes ; 
les postérieures ainsi que les papilles dorsales (6 sauf 
au dernier segment où elles sont à 2), les latérales et 
les terminales avec une courte soie. Budapest. 

Oïigotrophus Szepligetii n. sp. 

Achillea Ptarmica L. Feuilles enroulées, arquées et décolo- 
rées. Psylla ptarmicae n. sp. 

Aquilegia vulgaris L. Larves rouges, en société dans les 
fleurs qui ne paraissent que peu déformées ou non dé- 
formées au dehors ; verrues granulées et grandes, les 
spiniformes très petites ; papilles sternales du 1er segment 
granulées; papilles ventrales antérieures séparées et si- 
tuées en dehors des verrues spiniformes; spatule jaune; 
lobes obtus, un peu plus longs que larges, incision ob- 
tuse. Nancy. Perrisia aqûilegiaë n. sp. 

Arabis alpina L. et hirsuta Ne Pousse terminale changée en 
une agglomération de feuilles élargies (Thomas 1886). 
Perrisia? alpestris n. sp. 

Asperula cynanchîca L. Fleur épaissie, spongieuse; larve 
solitaire, rouge. Perrisia? asperularum n. sp. 

Asperula tinctoria L. Feuilles élargies, concaves, se couvrant 
et formant une production ovoïdale, haute de 5-6 mm. 
Larves orangées. Contarinia? asperulae n. sp. 

Aster alpinus L. Galle arrondie, spongieuse, de la grosseur 
d'un pois à celle d'une noisette, située au niveau du sol 
et consistant en une déformation de la pousse. (Szepli- 
geti 1890). Perrisia? astericola n. sp. 

Astragalus arenarius L. et glyciphyllos L. Renflement de- 
la tige; larves en société. Perrisia? astragalorum n sp. 

Atriplex patula L. Minime renflement uniloculaire de la tige ; 
larve blanche, solitaire, entourée d'une enveloppe blanche 
et très mince. Stefaniella Cecconii n. sp. 



3 DES INSECTES GÀLLICOLES. 3 

Berberis vulgaris L. Enroulement marginal des feuilles par 
en haut, avec hypertrophie et décoloration (Fr. Lowl885). 
Perrisial berberidis n. sp. 

Betonica officinalis L. Fleurs demeurant fermées, non renflées. 
Larves sur les ovaires, blanches ou jaunâtres, lisses sur 
le dessous, couvertes sur le dessus et les côtés, de 
grands téguments transversaux et crénelés sur leurs bords: 
verrues spiniformes très fines et pointues; dessus sans 
verrues spiniformes ; papilles latérales et dorsales avec 
une forte soie ; papilles anales au nombre de trois de 
chaque côté. Parmi les papilles terminales, les deux ex- 
ternes portent une soie longue dépassant un peu les' 
quatre papilles internes ; celles-ci sont transformées en 
appendices coniques, cornés et d'égale longueur ; les 
deux autres appendices en forme de cône obtus, beau- 
coup plus petits que les quatre internes et terminés 
par une minime papille. Spatule jaunâtre; lobes trian- 
gulaires, au moins aussi longs que larges, séparés par 
une incision triangulaire. Taille: 1,5 mm. Environs de 
Bitche : Main du Prince, en août. Clinodiplosis betonicae 
n. sp. 

Brunella vulgaris L. Deux feuilles terminales dressées et 
raccourcies, se touchant par leurs bords. Larves rouges, 
verrues granulées, spatule jaune, lobes triangulaires, aussi 
longs que larges, incision aiguë. Italie . . . Perrisia bru- 
nellae n. sp. 

Calamagrostis lanceolata Rth. 1° Enfoncement longitudinal 
en selle, sur la tige (Riibsaamen 1895). Ma y étiola calama- 
grostidis n. sp. 

2° Enfoncement non en forme de selle, situé vers le 
haut de la tige; puparium lisse, brillant, à extrémité 
bifide (Riibsaamen 1895). Mayeiioia bifîda n. sp. 

3o Enfoncement non en forme de selle, situé vers le 
haut de la tige ; puparium spinuleux, à extrémité pointue 
(Riibsaamen 1895). Mayetiola spinulosa n. sp. 

Calamintha alpina Lam. Galice gonflé, corolle avortée (Mas- 
salongo 1895). Asphondylia? calaminthae n. sp. 

Campanula glomerata L. Galle globuleuse, d'un diamètre 
de 12 mm., les feuilles externes élargies et dressées, les 



4 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 4 

internes petites et très velues. Larves vitellines, se méta- 
morphosant dans la galle, dans des cocons blancs. Per- 
risia campaniilarum n. sp. 

Campanula pusilla et Scheuchzeri Vill. Feuilles hypertro- 
phiées et enroulées par en bas. Larves rouges (Thomas 
1892). Cecidomyia Thomasi n. sp. 

Campanula Rapunculoides L. Pousse déformée en une 
agglomération de feuilles dressées. Larve blanche ; ver- 
rues coniques ; papilles ventrales antérieures situées en 
dehors des verrues spiniformes; spatule jaune; lobes 
triangulaires, aussi longs que larges, séparés par une 
incision aiguë. Hongrie. Perrisia Szepligetii n. sp. 

Campanula Trachelium L. Feuilles crispées, nervures hy- 
pertrophiées, fleurs atrophiées, déformation de toute la 
pousse. Larves blanches. Perrisia ? Cecconiana n. sp. 

Cardamine silvatica Sk. Bourgeons latéraux grossis (Thomas 
1878). Perrisia? umbrosa n. sp. 

Carex arenaria L. Utricule très agrandie, longue de 8 mm., 
larve rouge, spatule sessile et en croissant (Fr. Lôw 
1885) Oligotrophus ? Lôivianas n. sp. 

Carex Davalliana Sm. Galle longue de 7 mm. et grosse de 
2 mm., amincie aux deux bouts, lisse, d'un jaune paille, 
située à la base de la tige, couverte en partie par les 
gaines, uniloculaire, ou bien plusieurs galles sont agglo- 
mérées. Larve blanche, située dans une grande cavité, 
lisse, sauf au 3 e segment thoracique et à tous les seg- 
ments abdominaux, qui ont les côtés et une bande trans- 
versale occupant le tiers médian de la partie dorsale, 
parsemés de verrues petites, terminées par une pointe; 
verrues spiniformes différant peu des verrues cingentes ; 
aux deux premiers segments thoraciques, les séries sont 
largement interrompues au milieu ; elles font défaut au 
segment anal qui est lisse en entier sur le dessus, et 
n'offre sur le dessous, que quatre verrues pointues, si- 
tuées de chaque côté au tiers terminal, et deux papilles 
anales simples, situées vers le milieu ; en outre la fente 
anale est bordée de minimes pointes fines et très aiguës. 
Papilles dorsales et latérales avec une soie plus courte 
qu'elles ; ces dernières au nombre de deux de chaque 



5 DES INSECTES GALL1C0LES. 5 

côté, les premières au nombre de six, sauf au dernier 
segment abdominal, où elles ne sont qu'au nombre de 
deux. Les huit papilles terminales du segment anal sont 
conformées comme les dorsales, sauf que leur soie est 
un peu plus longue, et que les deux internes sont dé- 
pourvues de soie. Papilles sternales et pleurales sans 
soie, groupées comme chez les Diplosariae ; papilles ven- 
trales sans soie: les antérieures situées contre le bord 
des rangées de verrues spiniformes, sauf au dernier seg- 
ment abdominal, où les deux internes sont situées dans 
les rangées. Spatule d'un brun sombre, munie d'une tige 
trois fois aussi longue que large, et divisée par une large 
incision arquée, en deux lobes triangulaires et très dis- 
tants (voir Ann. soc. eut. France 1900 vol. 49 pi. 32 fig. 6 
où j'ai donné la figure de cette spatule); de chaque côté, 
à la base des lobes, se voit encore un petit appendice 
moins fortement chitineux. J'ai trouvé ces galles sur des 
plantes de la Flora Galliae et Germaniae exsiccata de 
Billot, qui d'après l'indication de l'étiquette, ont été re- 
cueillies, en 1857, dans les fossés de la Citadelle de Stras- 
bourg Hormomyia? Billoti n. sp. 

Carex pallescens L. et stricta Good. Renflement de la base 
des feuilles, unilatéral et allongé, situé sous terre. Larve 
blanche, longue de 5 mm., à verrues cingentes obtuses 
ou peu pointues. Papilles dorsales et latérales dépourvues 
de soie, ce qui distingue cette espèce de Hormomyia 
cornifèx Kieff., les premières au nombre de dix, sauf au 
dernier segment abdominal, où elles ne sont que deux. 
Papilles sternales du premier segment thoracique grou- 
pées par deux sur chacun des mamelons qui avoisine 
l'extrémité d'un des lobes de la spatule. Celle-ci brune, 
sessile, un peu plus longue que large, bifurquée à l'ex- 
trémité (voir Ann. soc. ent. Fr. l'.ïOO vol. 49 pi. 32 fig. 3 
et pi. 43 fig. 3). Environs de Bitche: Neubach et Rot- 
lambach Hormomyia Frireni n. sp. 

Carex rostrata With. Galles semblables à celles de Hormo- 
myia Fischeri; larve presque deux fois aussi grande (Hie- 
ronymus 1890) Hormomyia Hieronymi n. sp. 

Carex stellulata Good. Galle ovoïdale, pointue, uniloculaire, 
longue de 2 mm. et large de 1,2 mm., fixée à la base 



b CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 6 

des tiges, au niveau du sol (Ann. soc. ent. Fr. 1900 vol. 
49 pi. 43 fi g. 2) Hormomyia Kneuckeri n. sp. 

Carpesium cernuum. Déformation d'une pousse terminale 
ou axillaire; galle ovoïdale ou globuleuse, de la grosseur 
d'une noisette, formée de feuilles agglomérées, velues et 
se couvrant. Perrisia carpesii n., sp. 

Carpinus Betulus L. 1" Bourgeon démesurément grossi. 
Larves jaunes, papilles dorsales sans soie; dessus du 3e 
segment thoracique avec une rangée de verrues spini- 
formes; dessus des 5 segments suivants avec 2 — 3 ran- 
gées ; lobes de la spatule plus longs que larges. Conta- 
rinia Trott/eri n. sp. 

2« Galles du parenchyme des feuilles, à pourtour cir- 
culaire (Riibsaamen 1895). Perrisia'] Rûbsaaméni n. sp. 

Celsia orientalis L. Fleur gonflée et demeurant fermée. 
Asphondylia celsiae n. sp. 

Centaurea scabiosa L. Capitules arrêtés dans leur déve- 
loppement et grossis (Mik 1896). Perrisia Miki n. sp. 

Centaurea Jacea L. Renflement de la tige, long de 10 mm. 
et trois fois aussi gros que la tige normale ; cavité cen- 
trale dans la moelle; larve solitaire. Trypeta Lemein. sp. 

Centaurea sp.? Pousses déformées, feuilles agglomérées en 
touffe. Perrisia ? centaureae n. sp. 

Centaurea montana L. Les deux feuilles terminales dressées, 
se touchant par leurs bords et à pilosité anormale (Tho- 
mas 1892). Perrisia centaureae n. sp. 

Cichorium Intybus L. Larve dans la tige sans nodosité exté- 
rieure. Aulax ? cichorii n. sp. 

Cirsium arvense L. Renflement fusiforme de la nervure mé- 
diane (Massalongo 1892). Clinodiplosis? cirsii n. sp. 

Clematis viticella L. Fleurs fermées et gonflées (Frauenfeld 
1855). Perrisia? clematidis n. sp. 

Corylus Avellana L. i» Plissement des feuilles. Larves 
blanches, sauteuses. Contarinia coryli n. sp. 

2° Galles du parenchyme, circulaires, très petites. Oli- 
gotrophus? tympanifex n. sp. 

Cucubalus baccifer L. Fleur gonflée, fermée, couverte de 
poils blancs. Larves en société; métamorphose en terre. 
Perrisia cucubali n. sp. Italie et France. 



7 DES INSECTES GALLICOLES. 7 

Cytisus biflorus L'Hvr. Pli sur le milieu d'une nervure, 
s'ouvrant en fente sur le dessus. Perrisia ? bursifex n. sp. 

Cytisus sagittalis L. Extrémité des tiges stériles offrant une 
production ovoïdale formée par des feuilles agglomérées 
et atrophiées, recouverte par une feuille plus grande. 
Larves blanches, à verrues granulées; spatule jaune 
brunâtre, partie élargie divisée par une incision aiguë en 
deux lobes triangulaires et allongés. Papilles ventrales 
sjtuées en dehors des verrues spiniformes. Perrisia cy- 
tisi n. sp. 

Daphne striata Trait. Fleur gonflée, ovaire hypertrophié 
(Thomas 1878). Perrisia ? daphnephila n. sp. 

Dianthus carthusianorum L. Fleur gonflée et fermée. Per- 
risia dianthi n. sp. 

Erica vagans L. Fleur gonflée (Massalongo 1899). Perrisia 
vagans n. sp. 

Erigeron uniflorus L. lo Base de la tige renflée, base du 
pétiole des feuilles radicales élargie en écaille (Thomas 
1892). Perrisia? erigeronis n. sp. 

2o Pousse déformée en une galle spongieuse, ovalaire, 
de la grosseur d'un pois à celle d'une noisette et dépas- 
sant à peine le sol (Thomas 1892). Perrisia? alpicola n. sp. 

Erigeron acer L. lo Calathides renflées. Larves jaunes et 
sauteuses. Contarinia erigeronis n. sp. 

2» Déformation semblable. Larves rouges ; spatule jaune, 
lobes triangulaires et allongés, incision aiguë. Perrisia 
socialis n. sp. 

Euphorbia cyparissias L. lo Galle souterraine, allongée, 
longue de 10 mm. et grosse de 5 mm., charnue, unilo- 
culaire, consistant en une déformation d'une pousse sou- 
terraine. Métamorphose dans la galle. Agromyza euphor- 
biae n. sp. 

2o Fruit déformé, ovoïdal, de la grosseur d'un pois 
Perrisia euphorbiarum n. sp. 

Euphorbia sp. ? Galle corniculée, ligneuse, rouge, haute de 
10 à 14 mm. et large de 2 à 3 mm. à sa base. Algérie 
et Espagne. Perrisia? cornifex n. sp. 

Fagus silvatica L. 1° Galle du parenchyme, en forme de pus- 
tule circulaire (Fr. Lôw 1888). Oligolroplius? fagineiis n. sp. 



8 CONTRIBUTIONS A LA. CONNAISSANCE 8 

2 J Sous l'écorce des branches mortes. Parasite de larves 
de Winnertzia. Rouge: antennes brun clair; pattes pâles ; 
une tache basale sombre sur le dessus de l'abdomen. 
Articles du flagellum un peu rétrécis au milieu, un peu 
plus longs que leur col. Ailes jaunes, comme le bord 
costal, les nervures et la frange, sauf à l'endroit des 
taches; une bande étroite et transversale part de l'extré- 
mité de la Ire longitudinale, se bifurque après avoir dé- 
passé le cubitus, l'une de ses branches entoure le rameau 
inférieur de la fourche, l'autre aboutit à l'extrémité du 
rameau supérieur; une petite tache se trouve au bord 
antérieur vis-à-vis du milieu du rameau supérieur de la 
fourche; une autre au bord postérieur entre le cubitus 
et le rameau supérieur de la fourche ; une troisième au 
bord postérieur en dessous du milieu de la tige de la 
fourche ; ces taches d'un noir violacé. Nervure transver- 
sale oblique, située avant le milieu de la l ie longitudi- 
nale; cubitus droit, aboutissant à la pointe alaire; ra- 
meau supérieur de la fourche non relevé à sa base, con- 
tinuant presque la direction de la tige, l'inférieur faible- 
ment arqué. Taille $ : 2 mm. Bitche. 

Lestodiplosis Winnertziae n. sp. 

Galeopsis tetrahit L. i<> Fleur gonflée et fermée. Larves 

blanches; verrues convexes; papilles pleurales antérieures 

situées en dehors des verrues spiniformes; spatule jaune, 

lobes obtus, aussi longs que larges; incision aiguë. 

Perrisia tetrahit n. sp. 

2o Larves blanches, longues de 1 mm., en grand nombre 
entre les ovaires sans y produire une déformation appa- 
rente. Cou lisse; segments suivants lisses sur le dessous, 
couverts sur les côtés, de téguments pointus, et sur le 
dessus, de grands téguments transversaux et granulés ; 
verrues spiniformes de la partie ventrale pointues et pe- 
tites ; verrues spiniformes dorsales petites et obtuses ; 
dessus du segment anal lisse, avec trois rangées trans- 
versales de petites verrues; son extrémité porte quatre 
appendices coniques cornés, terminés par une papille, 
et d'égale longueur; un peu avant l'extrémité se voient 
quatre autres appendices, dont les deux internes sont 



9 DES INSECTES GALLICOLKS. 9 

petits, en cône obtus et terminés par une papille, tandis 
que les deux externes offrent l'aspect d'une grosse pa- 
pille, portant une soie longue, qui dépasse l'extrémité 
des quatre grands appendices: soies des papilles dor- 
sales et latérales courtes, pas deux fois aussi longues 
que leur papille ; les papilles ventrales sont situées en 
dehors des verrues spiniformes. Spatule jaune ; lobes 
tronqués obliquement en dehors, un peu plus longs que 
larges, séparés par une incision assez étroite et obtuse. 
Lorraine : bois de Lagrange, près de Thionville. Clinodi- 
pîosis tetrahit n. sp. 

Galium lucidum AU. Déformation d'une pousse; espaces in- 
ternodaux raccourcis, feuilles rapprochées, en forme d'é- 
caille, fleurs atrophiées, production longue de 10 à 15 
mm.; larves entre les feuilles. Larves à spatule à peine 
échancrée. Contarinia galii n. sp. 

Genista corsica. Renflement pluriloculaire d'un rameau, ovo- 
ïdal, gros de 2 — 5 mm., rarement uniloculaire. Larves 
rouges. Janetiella genistae n. sp. 

Genista pilosa L. Feuille en gousse et hypertrophiée. Larve 
solitaire; métamorphose en terre. (Fr. Lôw 1880y Perri- 
sia? genistarum n. sp. 

Genista scorpius DC. 1» Pousse axillaire ou terminale chan- 
gée en une galle sphérique, close, un peu plus grosse qu'un 
grain de chènevis, couverte de poils blancs aussi longs 
qu'elle. Perrisia ? scorpii DC. 

2o Rosette de feuilles étalées, agrandies et couvertes 
d'une abondante pilosité blanche. Perrisia? rosifexn. sp. 

Gentiana campestris L. Fleur gonflée et fermée (Traill883'. 
Perrisia? gentianae n. sp. 

Geum rivale L. Feuilles crispées, nervures hypertrophiées 
(Riibsamen 1891). Contarinia ? gei n. sp. 

Gnaphalium leontopodium L. Larve à spatule lancéolée 
(Riibsamen 1896 p. 448). Oligotrophus? gnaphalii n. sp. 

Hieracium Auricula et Pilosella. Renflement ovalaire et 
uniloculaire d'une nervure médiane (Rùbsaamen 1891). 
Perrisia ? nervicola n. sp. 

Hordeum vulgare L. Galle en forme de selle, située sous 
une gaine (Nowicki 1874). Mayetiola hordei n. sp. 

2 



10 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 40 

Hypnum purum Schreb. Larves en liberté entre les feuilles 
de la mousse, en société de larves de Catocha. Corps oran- 
gé, long de 2 mm., remarquable par la forme des verrues 
dorsales et des soies dorsales. Dessus et dessous de 
tous les segments, sauf la tête, et le dessous des cinq 
premiers segments couverts de verrues, qui sont obtuses 
et dressées obliquement sur le dessous, larges et trans- 
versales sur le dessus, en forme de grosses spinules 
sur la moitié antérieure des deux derniers segments thora. 
ciques et des segments abdominaux, ainsi que sur tout 
le dessus et le dessous du segment anal ; côtés lisses 
en partie. Papilles ventrales situées en dehors des verrues 
spiniformes qui sont grandes et aiguës. Au 1er segment 
thoracique, les soies dorsales sont simples et peu longues, 
l'externe de chaque côté, deux fois aussi longue que la 
papille, et l'intermédiaire de chaque côté, encore plus 
courte ; à partir du 2e segment thoracique jusqu'au 
dernier segment abdominal inclusivement, les soies dor- 
sales sauf l'intermédiaire de chaque côté qui est comme 
au 1er segment, et les soies latérales sont remplacées 
par un appendice lancéolé, jaune et trois fois aussi 
long que la papille (Ann. soc. ent. Fr. 1900 vol. 49 pi. 27 
fig. 3). Extrémité du segment anal avec quatre appen- 
dices cornés, terminés par une papille conique plus 
sombre, les deux internes plus courts et semblables à 
deux autres appendices situés plus en avant ; de 
chaque côté se voit une forte soie dépassant l'extrémité 
des grands appendices. Environs de Bitche, à la fin de 
l'hiver Clinodiplosis- spinulosa n. sp. 

Hyssopus. Les deux dernières feuilles d'une pousse dressées 
et accolées par leurs bords (Frauenfeld 1855). 

Perrisia ? hyssopi n. sp. 

Inula Conyza DC. Parasite de Perrisia Beckiana. Rouge 
flagellum d'un brun très clair ; tache sur le dessus de 
l'abdomen vers la base, taches pectorales, occiput, 
trois bandes du mesonotum et le metanotum bruns ; 
pattes jaunâtres ; articles terminaux de la pince noirâtres 
et glabres. Yeux largement confluents au vertex. Palpes 
de 4 articles, dont le 1er n'est pas plus long que gros, 



11 DES INSECTES GALL1C0LES. 11 

les trois autres deux fois aussi longs que gros. Deux 
premiers articles du flagellum soudés ; chez le mâle, les 
deux premiers articles du flagellum sont composés de 
deux nodosités ovoïdales, séparées par un pédicelle à 
peine plus court qu'elles, et à col aussi long que la 
nodosité; aux trois ou quatre articles suivants, la nodo- 
sité inférieure est globuleuse, et la supérieure est sub- 
globuleuse, à peine plus longue que grosse, séparée de 
l'inférieure par un pédicelle aussi long qu'elle et à 
peine plus court que le col ; aux derniers articles, la 
nodosité supérieure est de moitié plus longue que grosse, 
et subpiriforme, sauf celle du dernier article qui est 
ellipsoïdale et sans col; chaque nodosité est ornée d'un 
verticille de soies, atteignant le milieu de la nodosité 
suivante ; en outre, la nodosité supérieure porte à sa 
base et au-dessus du verticille de poils un verticille de 
de filets arqués, tandis que l'inférieure n'a qu'un seul 
verticille de filets arqués ; soies deux fois aussi longues 
que les filets arqués. Chez la iemelle, les articles du 
flagellum sont subcylindriques, deux fois aussi longs que 
gros et légèrement rétrécis au milieu, sauf les trois 
derniers qui n'ont pas de rétrécissement, le 10e et le 14e 
ne sont en outre que de moitié plus longs que gros ; 
col aussi long que les articles, sauf aux 10e et lie, où il 
n'atteint que la moitié de leur longueur; article terminal 
sans col; filets arqués comme chez Perrisia. Ailes d'un 
noir bleuâtre irisé, avec des taches jaunâtres ; bord 
costal, nervures et cils du bord noirs sauf à l'endroit 
des taches, où ils sont jaunes ; trois taches partent du 
bord antérieur, dont une allongée, depuis la base alaire 
jusqu'un peu en deçà de l'extrémité de la l>e nervure, 
depuis le bord costal jusqu'au cubitus; une autre, trian- 
gulaire, touche le bord depuis l'extrémité de la l'e ner- 
vure jusque vis-à-vis de l'extrémité du rameau supérieur 
de la fourche, tandis que la pointe du triangle touche 
presque le cubitus ; la 3e est petite et est située à égale 
distance de la 2e et de l'extrémité du cubitus ; trois 
autres taches partent du bord inférieur de l'aile, à savoir 
une allongée reliant le bord au milieu de la tige de la 



12 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 12 

fourche, une autre occupant l'intervalle des deux rameaux, 
et une petite située un peu au delà de l'extrémité du 
rameau supérieur ; deux autres taches sont sur le 
disque, l'une allongée, entre le milieu de la tige de la 
fourche et le cubitus, l'autre triangulaire s'approchant 
du cubitus et du milieu du rameau supérieur. Nervure 
transversale située avant le milieu de la Ire longitudi- 
nale, les autres comme chez L. inclusae. Fémurs et 
tibias avec des soies 2 à 3 fois aussi longues que leur 
épaisseur ; tibias antérieurs à peine plus longs que le 
2e article tarsal, qui est seulement 6 — 7 fois aussi long 
que le 1er, et égal aux trois suivants réunis ; 4e et 5<' 
avec des écailles noirâtres, le 4e trois fois et le 5e à 
peine deux fois aussi long que gros ; crochets un peu 
plus longs que l'empodium. Lamelle intermédiaire de la 
pince arrondie au bout, un peu plus longue que la supé- 
rieure, plus courte que le stylet. Oviducte non protrac- 
tile. Taille ç? ? : 2—2,5 mm. Italie : Vallombrosa (envoi 
du Dr. Gecconi) Lesiodiplosis conyzae n. sp. 

Koehlia prostrata Schrad. Déformation de la pousse, sem- 
blable à celle de Rhopalomyia artemîsiae sur Artémisia 
scoparia (Riibsaamen 1895). Rhopalomyia? Koehliae n. sp. 

Lamium album L. Eminences corniculées sur les feuilles 
(Riibsaamen 1895). Perrisia ? càrniculata. 

Lamium galeobdolon L. Deux dernières feuilles de la pousse 
dressées et accolées. Larves blanches ; papilles dorsales 
avec soie; spatule jaune à l'extrémité élargie, lobes ob- 
tus, aussi longs que larges, séparés par une incision 
arquée. Contarinia galeobdolontis n. sp. 

Lamium maculatum L. lo Déformation des feuilles. Larves 
sur le dessus des feuilles, blanches, se transformant en 
terre; éclosion au printemps suivant. Imago rouge; fla- 
gellum, occiput, mesonotum, partie postérieure du meta- 
notum, une grande tache sur les pleures entre les hanches 
antérieures et intermédiaires, une ligne transversale sur le 
dessus du premier segment abdominal, une large bande 
transversale sur le dessus des six segments suivants, 
six bandes transversales, larges et courtes sur le dessous 
de l'abdomen et pince du mâle d'un brun noir; hanches 



13 DES INSECTES GALLIGOLES. 13 

et pattes d'un jaune pâle. Articles des palpes 2, 27s, 3, 
372 fois aussi longs que gros. Premier article du flagel- 
luin soudé au second, composé d'un renflement basai 
subcylindrique et de moitié plus long que gros, et d'un 
renflement terminal globuleux; ces deux renflements sé- 
parés par un simple rétrécissement; les autres articles 
composés d'un renflement basai subglobuleux, à peine 
plus long que gros, et d'un renflement terminal globu- 
leux et prolongé en un col aussi long que lui; ces deux 
renflements séparés par un pédicelle pas plus long ou 
à peine plus long que gros; col de l'article terminal en 
cône obtus et un peu plus court que le renflement; cha- 
cun des deux renflements d'un article porte un verticille 
de soies et un verticille de filets arqués, ce dernier d'un 
tiers plus court que le premier, un peu plus long que le 
renflement. Ailes hyalines; nervure transversale située 
après le tiers antérieur de la première nervure longitu- 
dinale; cubitus droit, aboutissant à la pointe alaire, ner- 
vure costale interrompue à cet endroit; rameau supérieur 
de la fourche fortement arqué par en haut à sa base ; 
l'inférieur continue presque la direction de la tige. Tibia 
antérieur de moitié plus long que le second article tarsal; 
celui-ci égal aux trois suivants réunis; 3e d'un quart plus 
long que le 4e; 5 e deux fois aussi long que gros, égalant 
la moitié du 4e; crochets plus longs que la pelote. Pince 
anale comme chez les congénères. Taille ç? : 1,8 mm. 
Europe. Contarinia lamii n. sp. 

2° Fleur gonflée et fermée (Thomas). Perrisia? lamii 
n. sp. 
Lathyrus pratensis L. 1« Folioles repliées en gousse, à peine 
hypertrophiées, molles et peu décolorées. Larves blanches. 
Perrisia lathyri n. sp. 

2<j Inflorescence changée en une masse arrondie com- 
posée de productions foliacées. Larves en société (Hiero- 
nymus 1890). Perrisia? pratensis n. sp. 

3" Fleur gonflée et fermée. Larves blanches ou citrines. 
Contarinia lathyri, n. sp. 
Lathyrus silvester L. Fleur gonflée et fermée. Larves rouges. 
Perrisia silvestris n. sp. 



14 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 14 

Leontodon hastilis L. Galles du parenchyme en forme de 

minimes pustules circulaires (Fr. Lôw 1885). Cystiphora 
leontodontis n. sp. 

Lepidium draba L. Extrémité d'une pousse changée en une 
touffe de feuilles déformées (Riibsaamen 1896). Contarinia 
lepidii n. sp. 

Lilium martagoni. Fleurs gonflées et fermées (Fr. Lôw 1885). 
Contarinia lilii n. sp. 

2> Inflorescence déformée en un amas de fleurs avor- 
tées et couvertes d'une pilosité anormale longue et 
blanche; production semblable à celle de Perrisia lychni- 
dis. Larves nombreuses, jaunâtres, lisses; papilles dor- 
sales et latérales sans soie ; dessus du bord postérieur 
du dernier segment abdominal et de tout le segment anal 
avec des verrues denses, grosses et dressées oblique- 
ment ; spatule jaune, les deux lobes transversaux, arron- 
dis au bout et séparés par une incision large et arquée. 
Budapest. Contarinia martagonis n. sp. 

Lonicera coerulea L. Déformation d'une pousse; feuilles se 
couvrant et formant une galle fusiforme, avec enroule- 
ment marginal des feuilles (Thomas 1892). Contarinia 1 '? 
lonicerae n sp. 

Lonicera Xylosteum L. i° Minimes galles du parenchyme en 
forme de pustules circulaires (Riibsaamen). Perrisia? Xy- 
lostei n. sp. 

2 i Excavation d'un diamètre de 1 mm., entourée à la 
face supérieure, d'une zone jaunâtre d'un diamètre de 
5—7 mm. (Thomas 1893). Perrisia? excavans n. sp. 

Lotus corniculatus L. Folioles repliées en gousse. Larves 
rouges (Gecconi 1902). Perrisia loti n. sp. 

Medicago lupulina L. Pousse axillaire déformée en une pro- 
duction globuleuse, les deux stipules agrandies et hyper- 
trophiées; galle close, de la grosseur d'un pois, charnue, 
à paroi épaisse. Asphondylia lupulinae n. sp. 

Mimosa nilotica Desf. Larves dans les folioles déformées. 
Egypte (Frauenfeld 1855). Perrisia? mimosae n. sp. 

Myosotis palustris L. 1<> Fruit renflé, d'un brun luisant. 
Larve jaune, solitaire, se transformant dans la galle ; 
verrues granulées et grandes: verrues spiniformes très 



15 DES INSECTES GALLICOLES. 15 

petites et pointues; papilles sternales du 1er segment tho : 
racique granulées ; papilles ventrales antérieures séparées 
et situées en dehors des verrues spiniformes ; spatule 
jaune; lobes triangulaires, aussi longs que larges. France: 
Moulins. Perrisia fructicola n. sp. 

2<> Corolle gonflée et fermée. Larves rouges, en société ; 
métamorphose en terre. Perrisia palustris n. sp. 

Onobrychis sativa Lk. Renflement multiloculaire de la tige. 
Aulax? onobrychidis n. sp. 

Ononis spinosa L. Gousse renflée. Asphondylia Frauenfeldi 
n. sp. 

Ononis columnae AU. Folioles repliées en gousse, faiblement 
hypertrophiées. Larves rougeàtres (Fr. Lôw 1880 . Perri- 
sia columnae n. sp. 

Phlomis tuberosa L. Galles sphériques, charnues, de 2 - 3 
mm. de diamètre, traversant le limbe (Trotter 1901). 
Asphondylia phlomidis n. sp. 

Phragmites communis Trin. Parasite de Perrisia inclusa. 
Rouge; antennes brunes; palpes et pattes pâles; dessus 
de l'abdomen avec une tache sombre à sa base. Articles 
du flagellum deux fois aussi longs que gros, subcylin- 
driques, un peu rétrécis sous le milieu; les deux premiers 
soudés, à col dépassant à peine la moitié de leur longueur, 
les autres à col égalant presque leur longueur, sauf 
F avant-dernier qui est deux fois aussi long que le col, 
et le dernier qui est dépourvu de col et sans rétrécissement ; 
verticilles de filets arqués comme dans le genre Perrisia. 
Palpes de 4 articles, dont le 1er n'est pas plus long que 
gros, et le 3e de moitié plus long que gros ; le 2e et le 
4e un peu plus de deux fois aussi longs que gros. Ailes 
jaunâtres avec trois taches sur le bord antérieur et sur 
le bord postérieur d'un noir bleu irisé ; bord costal el 
nervures jaunes, sauf aux endroits des taches, où ils 
sont noirs. Les taches sont: 1° une transversale, deux 
fois aussi longue que large, partant du bord antérieur 
vis-à-vis de l'extrémité du rameau inférieur de la fourche, 
et dépassant un peu le cubitus ; 2o une transversale 
semblable à la précédente et située vis-à-vis de l'extrémité 
du rameau supérieur de la fourche; 3° une tache ovalaire 



16 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 16 

située à Fextrémité de l'aile, le long du bord antérieur 
jusqu'au bout du cubitus; 4» une tache longitudinale 
deux fois aussi longue que large et partant du bord 
inférieur à une distance un peu plus proche du cubitus 
que du rameau supérieur ; 5° et 6° une bande entourant 
chacun des deux rameaux de la fourche, ces deux bandes 
se rejoignent à l'endroit de la bifurcation de la fourche et 
sont un peu relevées par en haut à cet endroit; 7<> une 
petite tache partant du milieu de la tige de la fourche 
et atteignant le bord inférieur de l'aile. Nervure' trans- 
versale oblique, située un peu au-dessus du milieu de 
la le nervure longitudinale: cubitus aboutissant à l'extré- 
mité alaire ; rameau supérieur de la fourche arqué à sa 
base, l'inférieur continuant la direction de la tige et 
graduellement courbé en arc. Taille £ : 2 mm. France : 

Cœuvres Lestodiplotis inclusae n. sp. 

Picea excelsa. Larves au nombre de 2 à 4 sous les écailles 
des cônes d'Epicéa, en mars. Corps d'un jaune orangé, 
couvert sur le dessus de grands téguments verruqueux 
ou granulés ; dessus du segment anal lisse, avec deux 
rangées transversales composées chacune de trois grands 
tégumeuts verruqueux ; dessous du corps lisse : côtés 
du corps avec des verrues ou granulations ombiliquées 
et peu denses ; papilles ventrales situées en dehors des 
verrues spiniformes ; soies des papilles latérales et dor- 
sales, trois à quatre fois aussi longues que la papille, 
sauf la seconde de chaque côté de la rangée des soies 
dorsales, qui n'atteint que le quart de la longueur des 
autres. Extrémité du segment anal divisée par une large 
incision arquée, en deux lobes de moitié aussi longs que 
le segment, portant chacun à sa base, au côté externe, 
une soie fort longue, et à son extrémité, trois appendices 
cornés, terminés par une papille conique, et dont le 
médian est un peu plus long que les deux externes et 
est à peine dépassé par la soie basale. Spatule hyaline ; 
lobes jaunes, plus longs que larges, amincis vers le haut; 
incision triangulaire. 

Imago rouge; bandes thoraciques et bandes transversales 
du dessus de l'abdomen brunes; antennes et pattes bru- 
nâtres. Occiput avec une proéminence en cône tronqué. 



17 DÈS INSECTES GALLICOLES. "17 

Articles des palpes 17s, 27s, 3 et 5 fois aussi longs que gros. 
Antennes du mâle d'un quart plus longues que le corps. 
Deux premiers articles du flagellum soudés; chez le mâle, 
la nodosité inférieure globuleuse, la supérieure subcylin- 
drique, rétrécie au milieu, deux fois aussi longue que grosse, 
séparée de l'inférieure par un pédicelle égal à la moitié de 
sa longueur, et terminée par un col égalant presque sa 
longueur, sauf aux deux premiers articles, où le pédicelle 
n'a que la moitié de sa longueur, et au dernier où il est 
remplacé par un appendice allongé et étroit portant un 
verticille de poils ; filets arqués hyalins, plus minces et 
de moitié aussi longs que les verticilles de soies qui 
sont jaunes ; nodosité inférieure avec un verticille de 
filets arqués dépassant un peu la base de la nodosité 
suivante, et un verticille de soies ; nodosité supérieure 
avec deux verticilles de filets arqués et un verticille de 
soies. Deux premiers articles du flagellum de la femelle au 
moins trois fois aussi longs que gros, un peu rétrécis au 
milieu, à col d'un tiers plus court ; les suivants graduel- 
lement raccourcis, les trois derniers sans rétrécissement, 
deux fois aussi longs que gros, à col égal à leur moitié, 
sauf au dernier, où il est remplacé par un appendice 
deux fois aussi long que gros ; verticilles de soies plus 
longs que les articles; filets arqués comme chez Perrisia. 
Ailes à nervures et poils jaunes, base du bord antérieur 
à poils beaucoup plus longs que d'ordinaire, de moitié 
plus longs que la largeur de l'aile à cet endroit; nervure 
transversale atteignant le milieu de la l r e longitudinale 
(cf ?) ; rameau inférieur presque à angle droit. Dessus 
et côté de l'abdomen à poils .jaunes plus longs qu'un 
segment. Lamelle supérieure de la pince bilobée ; les 
lobes parallèles au tiers inférieur et très rapprochés, 
tronqués ensuite obliquement en dehors; lamelle intermé- 
diaire pas plus longue que la supérieure, linéaire, découpée 
en arc à l'extrémité, dépassée par le stylet. Oviducte à 
peine protractile; lamelles lancéolées. Taille à" ?"• 2 mm. 

Forêts de Bitche Clinodiplosis sh'obi n. sp. 

Pirola minor L. Fleur gonflée. Larves blanches. Perrisia pi- 
rolae n. sp. 

3 



48 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 18 

Polygala amara L. mr. alpestris Reich. Fleur gonflée, larve 
solitaire (Thomas 1892). Perrisid ? polygalae n. sp. 

Polygonum Bistorta L. Enroulement révolutif et marginal 
des feuilles, coriace, étroit, en forme de croissant (Tho- 
mas 1890). Perrisia ? bistortae n. sp. 

Populus alba L. Bourgeon faiblement déformé (Fr. Lôw 1878). 
Pevrisia? pppulnea n. sp. 

Populus tremula L. 1" Enroulement marginal, involutif, glabre 
et brillant. Larves blanches; spatule à peine échancrée ; 
papilles dorsales avec soie. Contarinia tremulae n. sp. 

2» Galle uniloculaire, en forme de pustule circulaire, 
située contre les nervures des feuilles, d'un diamètre de 
3 mm., à paroi très mince, à cavité interne contenant 
en son milieu une coque interne à paroi très mince ; ou- 
verture Circulaire. Harmandia pustulans. 

Polyporus confluens. Le suc blanc exsudé par ce champi- 
gnon, nourrit outre les larves sauteuses de Mycodiplosis 
boleti, des larves rouges, non douées de la faculté de 
sauter, couvertes sur le dessus et sur les côtés, de ver- 
rues pointues, appliquées et se touchant, y compris le 
segment anal; dessous lisse, sauf le segment anal. Ver- 
rues spiniformes du dessous très petites et aiguës ; pas 
de verrues spiniformes sur la partie dorsale. Soies dor- 
sales et latérales petites, pas plus longues que leur pa- 
pille. Stigmates du dernier segment abdominal situés à 
l'extrémité d'un gros appendice un peu plus long que 
large. Segment anal divisé à l'extrémité, par une incision 
arquée et large, en deux lobes aussi longs que larges, 
terminés chacun par quatre petits appendices cornés, dont 
l'externe porte une grosse soie jaune deux fois aussi 
longue que lui, tandis que les trois autres ont seulement 
une pointe jaune aussi longue qu'eux. Papilles ventrales 
situées eu dehors des verrues spiniformes. Spatule d'u*n 
brun clair; lobes plus longs que larges, tronquées obli- 
quement en dehors, incision arquée et peu large. En 
septembre. 

Imago en juin de l'année suivante. D'un jaune brunâtre; 
mesonotum, une grande tache sur les pleures, metanotum 
et extrémité des crochets de la pince d'un brun noir; 



If) DES INSECTES GALL1C0LES. 19 

antennes brunes. Palpes longs; articles IV2, 5, 5 et G 
fois aussi longs que gros. Deux premiers articles du 
fiagellum souciés : nodosité inférieure des articles glo- 
buleuse, séparée de la nodosité supérieure par un pédi- 
celle d'abord aussi long, puis plus long qu'elle; nodosité su- 
périeure subcylindrique, un peu rétrécie avant le milieu, 
plus de deux fois aussi longue que grosse, terminée par 
un col d'abord plus court, puis aussi long ou plus long 
qu'elle; le dernier article terminé par un appendice deux 
fois aussi long que gros ; nodosité inférieure avec un ver- 
ticille de soies atteignant la base de la nodosité supé- 
rieure, et un verticille de filets arqués un peu plus courts; 
nodosité supérieure avec un verticille de filets arqués à 
sa base, et un verticille de soies avec un verticille de 
filets arqués et un peu plus courts, près de son extré- 
mité. Nervure transversale située après le premier cin- 
quième de la l r| 3 nervure longitudinale; cubitus aboutis- 
sant en dessous de l'extrémité alaire, bord interrompu 
à cet endroit; rameau inférieur de la fourche formant un 
angle droit avec la tige, le supérieur continuant la di- 
rection de la tige. Pattes velues de brun ; 5e article tarsal 
cinq fois aussi long que gros ; crochets simples, courbés 
presque à angle droit à leur base; empodium subnul. 
Crochets de la pince grêles, aussi longs que l'article 
basai, glabres: lobes de la lamelle supérieure tronqués 
obliquement en dedans; lamelle intermédiaire plus longue 
et au moins aussi large que la supérieure, largement dé- 
coupée en arc à son extrémité, qui est dépassée par le 
stylet. Taille (f: 2,5 mm., antennes longues de 3,1 mm. 
Environs de Bitche. Clinodipïosis bolet i n. sp. 
Quercus pedunculata et sessiliflora. 1° Dans les galles de 
Biorrhiza pallida 01., en automne. Larves rouges, couvertes 
sur le dessus et sur les côtés, de verrues denses, celles 
du dessus petites, circulaires et ombiliquées, plus grandes 
sur le segment anal ; dessous lisse; verrues spiniformes 
n'existant que sur le dessous, petites, obtuses en avant 
des rangées, aiguës en arrière; papilles ventrales situées 
en dehors des verrues spiniformes ; soies dorsales exter- 
nes trois fois aussi longues que la papille, les deux 



20 CONTRIBUTIONS ,a LA CONNAISSANCE 20 

internes d'nn tiers plus courtes que les externes, les deux 
intermédiaires plus courtes que leur papille. Segment anal 
divisé en deux lobes par une incision large et arquée; les 
huit appendices comme chez Clinodiplosis spinulosa. Spa- 
tule subhyaline; lobes jaunes, allongés, obtus, incision très 
étroite. 

Imago blanchâtre, y compris les antennes et les pattes ; 
mesonotum parfois avec des vestiges de bandes trans- 
versales sur l'abdomen. Articles des palpes l 1 /») 3, 4 et 
4 fois aussi longs que gros. Deux premiers articles du 
flagellum soudés ; chez le mâle, la nodosité inférieure 
des articles est globuleuse, avec un verticille de filets 
arqués dépassant un peu la base de la nodosité supé- 
rieure et un verticille de soies deux fois plus long que 
les filets arqués ; nodosité supérieure rétrécie au milieu, 
deux fois aussi longue que large, avec deux verticilles 
de filets arqués et un verticille de soies deux fois 
plus longues que les filets arqués, terminée par un col 
aussi long qu'elle, et séparée de la nodosité inférieure 
par un pédicelle à peine plus court qu'elle ; aux trois 
premiers articles, la nodosité supérieure n'est pas rétrécie 
au milieu et seulement de moitié plus longue que grosse ; 
nodosité supérieure du 12» 1 article avec un col en forme 
d'appendice pubescent, grêle et atteignant la moitié de 
sa longueur. Chez la femelle, les articles du flagellum 
sont cylindriques, non rétrécis au milieu, 27-2 fois aussi 
longs que gros, col égalant la moitié de leur longueur, 
sauf à l'article terminal où il est beaucoup plus court. 
Nervure transversale située à peine avant le milieu de 
la l 1- e longitudinale; cubitus arqué, aboutissant en arrière 
de la pointe alaire; rameau supérieur de la fourche conti- 
nuant la direction de la tige. Empodium très court. Lobes 
de la lamelle supérieure de la pince presque parallèles et 
très rapprochés dans leur moitié basale, tronqués oblique- 
ment en dehors dans leur moitié terminale; lamelle inter- 
médiaire un peu plus longue, linéaire, divisée à l'extrémité 
en deux petits lobes divergents, dépassée par le stylet. 
Oviducte peu protractile, lamelles lancéolées. Taille o"?: 
1,5 — 2 mm. Lorraine: Bitche ; Thionville. 

Clinodiplosis biorrhizae n. sp. 



21 DES INSECTES GAl.LICOLES. 2'1 

2o Dans les galles de Àndricus fecwndator. Larves rouges, 
couvertes de verrues peu grandes et granulées, lisses 
sur le dessous; verrues spiniformes seulement sur le 
_ dessous, petites et aiguës; papilles ventrales situées en 
dehors des verrues spiniformes. Soies dorsales pas plus 
longues que leur papille. Les huit appendices du segment 
anal comme chez C. spinulosa, sauf que les deux soies 
n'atteignent que la base des grands appendices. Spatule 
jaune; lobes triangulaires, aussi larges que longs: incision 
triangulaire. Lorraine : bois de Lagrange près de Thion- 
ville Clinodiplosis breviseta n. sp. 

3^ Bourgeon fermé, à peine plus gros que les normaux. 
Larves rouges, en société, couvertes de verrues granulées. 
Spatule jaune ; lobes triangulaires, allongés ; incision 
aiguë Arnoldia quercicola n. sp. 

4° Pli irrégulier le long d'une nervure secondaire, 
faisant saillie sur le dessous ; nervure épaissie et un 
peu courbée. Espagne Perrisia"} Panteli n. sp. 

5° Minime élevure, pourtour circulaire, faisant saillie 
sur le dessus de la feuille; larve solitaire, en liberté sur 
le dessous Perrisia libéra n. sp. 

6o Galle du parenchyme, en forme de pustule circulaire. 

Perrisia Malpighii n. sp. 
Quercus cerris L. 1° Bourgeon très agrandi, long de 10 mm. 
et gros de 4 à 5 mm. Larves en société, rouges. 

Arnoldia"] dryophila n. sp. 

2o Renflement de la nervure médiane et à peine appa- 
rent. Larve blanche ; papilles pleurales incomplètes ; 
papilles ventrales situées en dehors des verrues spini- 
formes; spatule jaune, lobes triangulaires, transversaux, 
incision obtuse Arnoldia nervicola n. sp. 

3° Bord de la feuille replié ou enroulé par en bas, 
fortement hypertrophié et d'un rouge vif; pli longitudinal 
sur le limbe, faisant saillie sur le dessus et d'un rouge 
vif; feuilles contournées. Larves jaunâtres, situées sur 
le dessous ; spatule sans tige, lobes séparés par une 
incision arquée; papilles pleurales internes incomplètes; 
papilles ventrales situées en dehors des verrues spini- 
formes Arnoldia plicans n. sp. 



22 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 22 

4<> Pustule des feuilles, circulaire, de 2,5 mm. de dia- 
mètre, avec une verrue sur le dessus et sur le dessous. 
Larve rouge (Fr. Lôw 1877). . ArnokUal pustularis n. sp. 

5° Galle comme la précédente, mais larve blanche ; 
spatule jaune, lobe triangulaire, incision aiguë ; papilles 
pleurales incomplètes. Italie. . . Arnoldia Trotteri n. sp. 

60 Galle ovoïdale traversant la feuille, paraissant sur 
le dessus sous une forme conique ou hémisphérique, 
lisse, glabre, jaunâtre, haute de 1 à 1,5 mm. et large de 
1,5 à 2 mm.; sur le dessous, s'amincissant en un tube 
cylindrique, velu, courbé, long de 2 à 2,5 mm., creux, 
et à ouverture fermée par des poils (Fr. Lôw 1878) 

Perrisia! tubularis n. sp. 
Quercus Ilex L. \° Galle suprafoliaire, conique, brune, haute 
de 1 mm. et large d'autant à sa base, ouverture cir- 
culaire située à l'extrémité du cône ; sur le dessous 
correspond une tache circulaire faiblement décolorée, 
portant une verrue au centre. Larve solitaire, jaune, 
longue de 1 mm. ; papilles terminales comme chez Cont. 
subulifex; spatule jaune, lobes transversaux, séparés 
par une incision étroite et d'égale largeur sur toute son 
étendue. Quitte la galle en mars. Sicile. 

Conlarinia minima n. sp. 

2o Galle du parenchyme, en pustule circulaire, non 
décolorée, d'un diamètre de 3,5 mm., avec une minime 
verrue au centre sur le dessus et le dessous. A la ma- 
turité, la larve perfore la paroi inférieure et se rend en 

terre. Sicile Arnoldial tympanifex n. sp. 

Quercus lusitanica var. faginea Lk. Pustule circulaire sur 
les feuilles, pâle, d'un diamètre de 3 mm., avec une 
verrue sur le dessous; à sa maturité, la larve forme une 
ouverture circulaire sur le dessous de la galle, par laquelle 
elle se rend en terre. Verrues convexes, situées aussi sur 
le dessous et différant beaucoup des verrues spiniformes; 
papilles pleurales internes solitaires sur chaque mamelon 
et non groupées par trois ; papille pleurale externe 
simple au 1er segment thoracique, avec une soie aux 
deux segments suivants ; papilles ventrales antérieures 
situées en dehors des verrues spiniformes, les posté- 



03 DES INSECTES GALLIC.OLES. 23 

rieures avec une courte soie. Spatule jaune; lobes trans- 
versaux, arrondis au bord, séparés par une incision arquée 
et peu profonde. Espagne . . . Arnoldial Panteli n. sp. 

Quercus ostryaefolia. Renflement de la nervure, de la gros- 
seur d'un grain d'orge. Italie. . Arnoldia Baldratii n. sp. 

Quercus pubescens. Ghâton déformé, raccourci et grossi. 
Larves rouges, situées entre les parties florales ; papilles 
dorsales sans soie ; spatule à peine échancrée à l'extré- 
mité Contarinia amenti n. sp. 

Ranunculus acer L. lo Larves situées sous terre, entre la 
tige et le pétiole des feuilles radicales ou bien dans les 
racines. Corps long de 3 mm., couvert sur les côtés, de 
verrues obtuses, lisse sur le dessus et le dessous ; le 
tiers antérieur des segments, à partir du 2e segment 
thoracique jusqu'à l'avant dernier segment abdominal 
inclusivement est couvert de verrues spiniformes sur le 
dessus ; le bord postérieur de l' avant-dernier segmenl 
abdominal et tout le dessus du dernier avec des verrues 
subcirculaires et ombiliquées ; tête et cou lisses en 
entier; verrues spiniformes de la partie ventrale plus 
aiguës que celles de la partie dorsale; papilles ventrales 
situées en dehors des verrues spiniformes; soies dorsales, 
sauf l'externe, pas plus longues que la papille, l'externe 
et les latérales plus longues, segment anal (voir Ann. 
Soc. ent. Fr. 1900 vol. 49 pi. 26 fig. 10) lisse, transversal, 
portant sur le dessus, deux papilles simples et de chaque 
côté, une papille munie d'une soie à peine aussi longue 
qu'elle; il est terminé par deux prolongements cornés, 
parallèles, plus longs que lui, séparés par une large in- 
cision quadrangulaire, terminés par une minime papille 
et munis au côté interne, près de leur extrémité, d'une 
très petite soie. Spatule jaune; partie élargie deux fois 
• aussi large que longue, divisée par une faible échancrure, 
en deux lobes transversaux et arrondis. 

Imago rouge: antennes et pattes brunâtres; mesono- 
tum et scutellum d'un gris ardoisé avec de longs poils 
dressés ; dessus et dessous de l'abdomen avec de larges 
bandes transversales noires. Yeux largement confluents 
au vertex. Palpes situées sur une nodosité globuleuse si- 



24 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 24 

inulant un article; les articles sont 2 1 /*, 3, 4 et G fois 
aussi longs que gros: Deux premiers articles du flagel- 
lum soudés. Chez le maie, la nodosité inférieure des ar- 
ticles est globuleuse, avec un verticille de soies de même 
longueur que les filets arqués; nodosité supérieure piri- 
forme, d'abord de moitié plus longue que grosse, puis 
deux fois aussi longue que grosse, séparée de l'inférieure 
par un pédicelle d'abord plus court, puis vers l'extrémité 
de l'antenne plus long que la nodosité globuleuse; col 
d'un tiers plus court que la nodosité supérieure, celui 
de l'article terminal à peine plus long que gros. Articles 
de la femelle subcylindriques, plus de deux fois aussi 
longs que gros, les inférieurs un peu rétrécis au milieu ; 
col très court, transversal. Nervure transversale attei- 
gnant le milieu de la Ire longitudinale; cubitus arqué, 
aboutissant au-delà de l'extrémité alaire, bord costal in- 
terrompu à cet endroit; rameau supérieur de la fourche 
à peine relevé à sa base, continuant la direction de la 
tige; l'inférieur formant un angle droit avec la tige. Tibias 
antérieurs d'un quart plus long que le 2e article tarsal ; 
3e article égal à la moitié du 2e, d'un quart plus long que 
le 4e, celui-ci double du 5e, qui est trois fois aussi long 
que gros ; crochets tarsaux jaunes, gros, courbés seule- 
ment à l'extrémité, avec une dent incurvée, avant le mi- 
lieu; empodium plus long que les crochets; pulvilles très 
petits. Articles terminaux de la pince dépassant un peu 
la moitié des basaux, gros, faiblement amincis de la base 
au sommet; lamelle supérieure à lobes subtriangulaires; 
l'intermédiaire un peu plus longue, profondément divisée 
en deux lobes linéaires et parallèles, dépassés par le 
stylet. Oviducte peu protractile, avec deux lamelles lan- 
céolées et une troisième beaucoup plus petite. Oeufs 
rouges, 3 à 4 fois aussi longs que gros. Taille çf $ : 3 mm. 
Lorraine : bois de Lagrange près de Thionville. Geodi- 
plosis ranunculi n. g. et n. sp. 

2° Larves rouges, parasites de celles de Geodiplosis ra- 
nunculi. Imago d'un rouge sale; trois bandes longitudi- 
nales sur le mesonotum et côtés de l'abdomen d'un brun 
sombre ; antennes et pattes noires ; dessous des fémurs, 



25 DES INSECTES GALLICOLES. 25 

un anneau au milieu des tibias, trois anneaux sur les 
tarses blancs. Ailes non irisées, jaunes, tachetées de 
noir; bord costal jaune, sauf aux taches noires; cubitus 
noir sauf au tiers basai qui est jaune; les deux rameaux 
de la fourche, et une portion de la tige près de la base, 
noirs ; taches noires et irisées, dont trois transversales 
relient le bord antérieur au cubitus, où elles sont reliées 
entre elles, l'une située après le tiers basai, la 2» vis-à- 
vis de la moitié apicale du rameau supérieur de la fourche, 
la 3e plus petite, à l'extrémité alaire ; trois autres taches 
sont situées entre le cubitus et la fourche, et sont reliées 
aux trois taches déjà mentionnées, la 2e est double ; une 
tache longe chacun des rameaux de la fourche et une 
autre, triangulaire, relie le bord postérieur de l'aile à la 
tige de la fourche, vers la base de cette dernière. Cubi- 
tus droit, aboutissant à l'extrémité alaire, bord costal 
interrompu à cet endroit; rameau supérieur de la fourche 
légèrement relevé à sa base, l'inférieur droit et presque 
à angle droit. Taille Ç: 3 mm. Lestodiplosis ranunculin. sp. 

Ranunculus acer L. et repens L. Fleur fermée et gonflée 
(Hieronymus 1890). Perrisia? Traili n. sp. 

Ranunculus Auricomus L. Fruits hypertrophiés, larves en 
société à la base des fruits (Thomas 1892). Perrisia? au- 
ricomi n. sp. 

Rhododendron ferrugineum L. Pousse à feuilles agrandies, 
agglomérées et formant une sorte de gros bourgeon. Per- 
risia rhododenih'i n. sp. 

Ribes grossularia L. 1° Fleurs gonflées et fermées. Larves 
sauteuses, d'un jaune brillant, lisses; dessus du segment 
anal et du bord postérieur du dernier segment abdomi- 
nal avec des stries formant réticulation ; papilles dorsales 
sans soie; les ventrales situées en dehors des verrues 
spiniformes. Spatule jaune, à tige hyaline; lobes subtri- 
angulaires, un peu plus larges que longs, incision large 
et arquée. Ces larves quittent les galles vers la fin d'avril 
et se transforment en terre. Lorraine : carrières entre 
Sierck et Montenach. Cmitarinia ribis n. sp. 
2o Plis foliaires avec pilosité anormale (Thomas 1892). 

l'rrrisiu ? lu'hicnln il. sp. 

4 



26 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 26 

Rubus. Larves sauteuses dans les boutons à fleur (Perris). 

Contarinm rubicola n. sp. 
Ruta graveolens. Fruit déformé. Italie (Trotter). Asphondylia 

t'Ktae n. sp. 

Salix aurita L. Renflement de l'extrémité d'un rameau, de 
la grosseur d'un pois à celle d'une noisette, à paroi mince 
et charnue, à cavité grande et unique, habitée par de 
nombreuses larves rouges ; jusque 22 dans une cavité. 
A la maturité, fin mai, il se forme une fente -à l'aisselle 
des feuilles qui sortent du renflement et les larves en 
sortent pour se transformer en terre. Spatule jaune; partie 
élargie divisée par une incision aiguë en deux lobes 
triangulaires plus longs que larges. Flanc du 1er segment 
thoracique et papilles sternales granulés, papilles ven- 
trales antérieures situées deux à deux au milieu des- 
verrues spiniformes sur un mamelon circulaire. Verrues 
cingentes granulées. France: Moulins. Perrisia Pierreana 
n. sp. 

Salix pedicellata, Galles sur le dessous des feuilles, le long 
de la nervure médiane ou d'une nervure secondaire, 
blanches ou roussàtres, d'un diamètre de 3 mm., et d'une 
hauteur de 1,5 mm., ornées d'une couronne d'appendices 
de même couleur, glabres, obtus, un peu translucides, 
longs de 1 mm., ordinairement courbés; au pôle supé- 
rieur se trouve une ouverture circulaire n'atteignant pas 
I mm. en diamètre, habituellement, bordée de productions 
piliformes, blanches et très courtes; cette ouverture com- 
munique avec la chambre larvaire, qui est occupée par 
une grosse larve. Paroi mince et dure. A la face opposée 
de la feuille, la galle apparaît sous forme de calote sphé- 
rique, rarement de cône obtus, jaune, dure, et dépassant 
à peine 1 mm. de diamètre. Larve blanche, à tube intes- 
tinal vert ; sans spatule et sans soie ; tout le corps est 
couvert de verrues très convexes: verrues spiniformes 
aiguës et plus petites. Papilles sternales du premier seg- 
ment thoracique grandes, c'est-à-dire, entourées d'une 
grande zone ou mamelon lisse; celles des deux autres 
segments ainsi que les papilles ventrales antérieures sont 
situées dans les verrues spiniformes, sans zone lisse et 



27 DES INSECTES GALLICOLES. 27 

par suite, difficiles à découvrir. Papilles pleurales incom- 
plètes, les deux internes représentées par un mamelon 
unique portant deux papilles, les externes formées par 
une papille simple. — Kabylie, au Camp-du-Maréchal, en 
novembre. (Envoi de M. Paul de Peyerimhof.) Oligotro- 
phus Peyerimhof i n. sp. 

Salix reticulata. Chaton déformé, sans pilosité anormale; 
ovaires agrandis; larve située à la base de l'ovaire (Tho- 
mas 1885). Rhabdophaga? amenticola n. sp. 

Salvia pratensis L. Fleurs gonflées et fermées. Larves rouges, 
en société. Perrisial salviae n. sp. 

Scirpus silvaticus L. Sous les gaines des feuilles, en société 
des larves de Dicerura scirpicola. Larves d'un jaune orangé, 
longues de 1 mm., remarquables par les deux stigmates 
du dernier segment abdominal, qui sont situés à l'extré- 
mité d'un gros appendice rugueux et un peu plus long 
que gros. Corps couvert de verrues obtuses, sur le 
dessus et sur le dessous, sauf le cou et le dessous du 
1er segment thoracique ; verrues spiniformes dorsales 
aiguës et plus grandes que les ventrales ; elles existent 
encore au dernier segment abdominal ; segment anal 
lisse sur le dessus, avec trois rangées transversales de 
petites granulations; il est terminé par quatre appendices 
cornés inégaux, terminés par une grosse soie jaune, 
arquée et deux fois aussi longue que grosse ; appendices 
internes plus courts que les externes ; un peu avant 
l'extrémité se trouvent quatre autres appendices, dont 
les internes sont semblables aux deux internes de l'extré- 
mité, tandis que la soie des deux externes'est très longue 
et dépasse de beaucoup l'extrémité des grands appen- 
dices. Papilles ventrales situées en dehors des verrues 
spiniformes, soies dorsales et latérales médiocres ; les 
latérales situées à deux de chaque côté du dernier seg- 
ment abdominal, deux fois plus longues que les autres. 
Spatule à tige oblitérée ; partie évasée jaune, lobes sub- 
triangulaires, incision peu large, obtuse. — Environs de 
Hitche Cli)iodiplosis crassistigma n. sp. 

Scorzonera humilis L. Galle du parenchyme en forme de 
pustule circulaire. CystipJwra scorzonerae n. sp. 



28 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE '28 

Senebriera nilotica DC. Renflement pluriloculaire des tiges. 
Métamorphose en terre. Egypte (Frauenfeld*1859) 

Perrisia 1 senebrierae n. sp. 

Seseli sp. Renflement de la tige et des pétioles, atteignant 
20 mm. en longueur ; larves nombreuses, orangées. 

Lasioptera umbelliferarum n. sp. 

Silène inflata L. lo Galle souterraine, globuleuse, de la grosseur 
d'un pois, formée par les écailles d'un bourgeon, qui 
sont agglomérées et charnues. 

Perrisia '? subterranéa n. sp. 
2° Les quatre dernières feuilles d'une pousse de Silène 
inflata sont accolées et forment une galle semblable à 
celle de Perrisia serotina. Larves blanches, lisses, sauteuses: 
papilles dorsales et latérales dépourvues de soie. Bord 
postérieur du segment pénultième finement chagriné, 
comme d'ordinaire. Segment anal également lisse. Spatule 
hyaline, jaune à la partie élargie qui est divisée, par 
une incision large et arquée, en deux lobes obtus et à 
peine aussi longs que larges. Taille: 2 mm. Italie. (Dr. 
Trotter.) fcontarinia cucubali n. sp. 

Sisymbrium Zannonii. Pousse terminale changée en une 
galle arrondie de 4 — 5 mm. de diamètre, composée de 
feuilles déformées et courbées en calote, à pilosité anor- 
male. Larves rouges, métamorphose dans la galle. 

Perrisia Zannonii n. sp. 

Sonchus oleraceus L. Fleurs faiblement gonflées. Avec les 
larves de Conturinia sonehi, se trouvent des larves rouges, 
brillantes, lisses sur le dessous, presque lisses sur le 
dessus qui offrent seulement quelques stries transversales 
et interrompues, formant réticulation par endroits ; les 
côtés depuis le bord antérieur jusqu'au stigmate, portent 
des verrues assez denses et obtuses ; les verrues spini- 
forrnes dorsales sont beaucoup plus grandes que les 
spiniformes ventrales, au segment antépénultième elles 
ne sont plus indiquées que par des vestiges, aux deux 
derniers elles font complètement défaut. Le dessus du 
segment anal porte des verrues grosses, obtuses, dis- 
posées sans ordre; son extrémité porte quatre appendices 



39 DES INSECTES GALLICOLES 29 

cornés, allongés et d'égale longueur, dont les deux in- 
ternes portent une soie minime mais grosse, et les deux 
externes une minime pointe jaunâtre et recourbée : 
avant l'extrémité se trouvent quatre appendices, dont 
les externes, en forme de grosse papille, portent une 
soie dépassant l'extrémité des quatre grands appendices 
et les deux internes forment une papille à peine plus 
petite, terminée par une soie à peine plus longue que 
grosse. Soies dorsales et latérales deux fois aussi longues 
que leur papille. Papilles ventrales situées en dehors des 
verrues spiniformes. Spatule jaune ; lobes obtus, sub- 
arrondis, séparés par une incision étroite. Lorraine : 
environs du château de Lagrange près de Thionville. 

Clinodiplosis sublevis n. sp. 

Sorbus aucuparia L. Fleurs gonflées et fermées. Perrisia ? 
aucwpariae n. sp. 

Spiraea Ulmaria L. Plissement le long des nervures ; larves 
blanches situées sur le dessus. Perrisia ? Rostrupiana n sp. 

Spiraea filipenduîa L. Fleurs gonflées et fermées. Perrisia ? 
/ilipendalae n. sp. 

Stachys recta. Déformation d'une pousse, dont les feuilles 
sont élargies, ovalaires et se couvrent. Larves en société, 
blanches, couvertes sur le dessus et sur les côtes, de 
grands téguments granulés ; sur le dessous, les papilles 
sternales et pleurales du 1 er segment thoracique sont fine- 
ment granulées ; les segments suivants lisses en arrière 
des verrues spiniformes, sauf le dernier segment abdo- 
minal qui a des téguments granulés. Verrues spiniformes 
très aiguës. Spatule jaune ; lobes obtus, un peu plus 
longs que larges ; incision obtuse, subtriangulaire. Ces 
larves se rendent en terre en juin. Kreuznach (envoi du 
Dr. Geisenheyner) et Budapest (envoi du Dr. Szepligeti). 

Perwfeia granulata n. sp. 

Stellaria Holostea L. 1° Capsule demeurée petite, ovaires 
avortés. Larve blanche, longue de 2-3 mm.; verrues 
cingentes granulées, verrues spiniformes petites et très 
pointues. Papilles sternales et pleurales granulées. Spatule 
jaune; partie élargie divisée par une incision aiguë en 
deux lobes triangulaires plus longs que larges. 

Perrisia holosteae n. sp. 



30 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 30 

2° Pousse axillaire changée en une touffe de feuilles 
peu déformées. Larves blanches; verrues convexes; verrues 
spiniformes très petites et pointues ; papilles ventrales 
situées en dehors des verrues spiniformes ; spatule jaune, 
lobes obtus, aussi longs que larges, séparés par une 
incision peu aiguë. Kreuznach. Perrisia silvicola n. sp. 

Swaeda vermiculata. Galle globuleuse, très velue, charnue, 
de la grosseur d'une petite prunelle, avec une cavité 
longitudinale au centre (Ann. Soc. ent. Fr. 1900, vol. 49, 
pi. 43, flg. 5). Asphôndylià? Sivaedae n. sp. 

Symphytum officinale L. Fleurs fermées, légèrement renflées 
à leur base. Contarinia symphyti n. sp. 

Tamarix africana Poir. Bourgeons déformés en une sorte de 
cône de Pin. Afrique (Frauenfeld 1859). 

Perrisia? tamaricina n. sp. 

Taraxacum officinale Wiyg. Renflement des nervures et du 
pétiole. Aulax? laraxaci n. sp. 

Teucrium Chamaedrys L. Bourgeon faiblement déformé, les 
feuilles externes normales, les internes raccourcies et 
incurvées. Larves rouges, en société. 

Perrisia teueriicola n. sp. 

Thymus Serpyllum. (lorolle gonflée et fermée, calice grossi. 
Larve rouge AspHondylia ? proxima n. sp. 

Tilia grandifolia Ehrh. Jeune feuille crispée par en haut et 
contournée. Larves rouges, verrues granulées et grandes, 
les spiniformes petites et très aiguës ; spatule jaune, 
lobes triangulaires, aussi longs que larges; incision aiguë. 
Italie . . Perrisia tiliae n. sp. 

Tragopogon officinalis L. Calathide gonflée et fermée. 

Contarinia iragopoyonis n. sp. 

Trifolium médium L. Fleurs gonflées et fermées. Larves 
jaunes, à tube intestinal vert, couvertes sur le dessus et 
sur les côtés, de grands téguments un peu transversaux 
et granulés; dessous lisse; verrues spiniformes dorsales 
situées sur les deux derniers segments thoraciques et 
sur les segments sornatiques sauf les deux derniers ; 
elles sont obtuses, tandis que celles de la partie ventrale 
sont aiguës et plus petites ; papilles ventrales situées en 



31 DES INSECTES GALLICOLES. 31 

dehors des verrues spiniformes : soies des papilles dor- 
sales et latérales pas deux fois aussi longues que les 
papilles; segment anal avec des verrues pointues et assez 
denses ; son extrémité porte quatre appendices cornés 
d'égale longueur, dont les deux externes sont un peu 
crochus et les internes avec une soie un peu plus longue 
que grosse; avant son extrémité se voient quatre autres 
appendices, les internes en forme de grosse papille 
terminée par une soie plus .courte qu'elle, les externes 
avec une soie atteignant l'extrémité des grands appendices. 
Spatule hyaline, partie évasée jaune ; lobes tronqués 
obliquement en dehors, aussi longs que larges; incision 
triangulaire. Lorraine: bois de Lagrange, près Thionville. 

Clinodiplosis trifolii n. sp. 
Ulex europaeus L. 1° Extrémité des pousses déformée en 
artichaut. Perrisia ? uliçis n. sp. 

2° Fleur très faiblement gonflée. 

Perrisia ? yallica n. sp. 
Ulmus campestrls L. 1° Galle du parenchyme, en pustule, 
d'un diamètre de 3 — 4 mm. Larve blanche et solitaire. 

Oligotrophus! iilmi n. sp. 
2° Minime élevure faisant saillie à la face supérieure 
et entourée d'une zone plus claire. Larve blanche, en 
liberté dans l'enfoncement sur le dessous. 

Perrisia! ulmicola n. sp. 

Vaccinium Vitis idaea L. 1° Déformation d'une pousse; galle 

longue de 5 — 8 mm., grosse de 3 — 5, assez semblable à 

celle de Perrisia capitigena. Larves d'un blanc de lait. 

(Fr. Lôw. 1878.) Perrisia Vitis idaea n. sp. 

2° Galle semblable, mais larves jaunes (Trail). 

Perrisia! anglica n. sp. 
Valeriana alliariaefolia Vahl. Enroulement marginal des 
feuilles par en haut (Riibsaamen 1896). 

Perrisia! valerianae n. sp. 

Valeriana officinalis. Feuilles crispées et contournées. Larves 

blanches. Conlarinia crispans n. sp. 

Verbascum lynchitis. Corolle très agrandie et verte ; ovaire 

très petit; étamines fortement épaissies. Larves rouges, 

en société. Perrisia verbasci n. sp. 



32 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 32 

Veronica spicata L. Renflement de la tige en dessous de 
l'inflorescence (Schlechtendal 1891). Perrisia spicatae n. sp. 

Vicia lutea. Folioles pliées par en haut, avec hypertrophie 
et décoloration (Trotter). Larve vitelline, longue de 3 mm., 
lisse ; côtés avec quelques stries ; en outre, depuis le 
1er segment abdominal jusqu'à l'avant-dernier, donc sur 
sept segments, les côtés offrent des verrues spiniformes 
de forme particulière, c'est-à-dire des téguments terminés 
par trois ou quatre pointes ; le 1er segment n'en a que 
trois rangées transversales avant le stigmate, les six 
autres en sont couverts sur la moitié antérieure de leurs 
côtés. Papilles dorsales sans soie ; en dessus et en 
dessous de leur rangée se voit une strie transversale : 
cinq lignes longitudinales relient ces deux transversales 
et séparent les papilles les unes des autres. Verrues 
spiniformes, de la partie ventrale très petites et aiguës ; 
papilles ventrales situées dans les rangées de verrues 
spiniformes mais près du bord postérieur. Segment anal 
à appendices ou papilles comme dans le genre Contaruiia. 
Spatule jaune ; lobes obtus, subtriangulaires, aussi longs 
que larges, séparés par une large incision arquée. Italie : 
Vérone Clinodiplosis Trotteri n. sp. 

Vicia sepium. Fleurs gonflées. Larves d'un jaune orangé, 
longues de 3 mm., avec des verrues spiniformes pluri- 
dentées, sur les côtés des segments abdominaux 1 à 7 
inclusivement; papilles dorsales sans soie, non entourées 
de stries ; papilles spiniformes du dessous du corps très 
petites et aiguës; les quatre papilles ventrales antérieures 
sont situées dans les rangées de verrues spiniformes ; 
les deux papilles sternales du 3e segment thoracique et, 
à l'avant-dernier segment abdominal, les deux papilles 
ventrales externes sont seules dans les rangées de verrues 
spiniformes, les deux internes sont en dehors. Les huit 
appendices du segment anal subégaux ; l'externe anté- 
rieur de chaque côté porte une soie un peu plus longue 
que lui, les six autres n'ont qu'une verrue cornée. Spatule 
jaune, lobes aussi longs que larges, subarrondis, incision 
triangulaire. Cette espèce ne diffère de la larve de C. 
Bellevoyei que par les papilles ventrales antérieures dont 



DES INSECTES GALL1C0LES. 33 

les externes, chez Bellevoyei, sont seules dans les rangées 
de verrues spiniformes, tandis que les internes sont en 
dehors; les sternales du 3e segment thoracique sont aussi 
dans les rangées des verrues spiniformes. Elle est voisine 
encore de la précédente et de la suivante. Nymphe à ar- 
mure frontale pointue et brune; soies cervicales trois fois 
aussi longues que leur papille. 

Imago grosse et rouge; occiput, antennes, trois bandes 
du mesonotum, bandes transversales sur le dessus de 
l'abdomen et pattes sombres. Articles des palpes 17a, 
37a, 3 et 3 fois aussi longs que gros. Deux premiers 
articles antennaires soudés ; les cols et les pédicelles 
avec la même pilosité microscopique que les articles. 
Chez le mâle, les deux premiers articles du flagellum 
sont composés de deux nodosités ellipsoïdales, qui au 
premier sont deux fois aussi longues que le col ou le 
pédicelle ; aux autres articles, la nodosité inférieure 
est globuleuse, la supérieure subcylindrique, de moitié 
plus longue que grosse, un peu plus longue que le col 
ou que le pédicelle qui la sépare de l'inférieure ; le col 
du dernier article est conique et aussi long que celui 
des autres; la nodosité inférieure porte un verticille irré- 
gulier de filets arqués, hyalins, et extrêmement minces, 
et un verticille irrégulier de poils beaucoup plus longs ; 
les filets arqués les plus longs sont 2 à 3 fois aussi longs 
que les plus courts et dépassent la base de la nodosité 
supérieure ; celle-ci est ornée inférieurement d'un verti- 
cille de filets arqués réguliers, très courts n'atteignant 
pas le milieu de la nodosité, et supérieurement d'un 
verticille de filets arqués irréguliers et de poils irréguliers, 
semblables à ceux de la nodosité inférieure. Chez la fe- 
melle les articles sont un peu plus de deux fois aussi 
longs que gros, cylindriques, trois fois aussi longs que 
leur col; le dernier article à col égalant presque la moitié 
de sa longueur ; filets arqués comme chez les Perrisia. 
Nervure transversale oblique, atteignant le milieu de la 
Ire longitudinale ; cubitus arqué, aboutissant en dessous 
de la pointe alaire, bord interrompu à cet endroit; rameau 
inférieur de la fourche formant presque un angle droit 

5 



34 CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE 3À 

avec la tige ; le supérieur à peine relevé à sa base. Cro- 
chets tarsaux courbés presque à angle droit, gros, noirs 
et simples ; empodium très petit. Abdomen gros et au 
moins deux fois aussi long que le reste du corps. Articles 
terminaux de la pince assombris, grêles, à peine plus 
minces au milieu, portant au côté interne 7 à 10 petites 
soies dressées; lamelle supérieure bilobée; l'intermédiaire 
plus longue, linéaire, graduellement amincie au bout, 
dépassée par le stylet. Oviducte pas plus long que gros; 
lamelles lancéolées ; sous elles, se voit une autre la- 
melle très petite (voir Ann. Soc. ent. Fr. 1900 vol. 49 pi. 21 
fig. 8). Taille <? ? : 4 mm. Lorraine: bois de Lagrange 
près de Thionville. Clinodiplosis longiventris n. sp. 

Vicia villosa et varia Host. Enroulement des folioles, à peine 
hypertrophié et faiblement décoloré (Massalongo 1899). 
Larves rouges, remarquables entre celles des congénères, 
par leur corps lisse, et les papilles dorsales et latérales 
qui sont dépourvues de soie. Verrues spiniformes très 
petites; papilles ventrales antérieures situées dans les 
rangées de verrues spiniformes. Segment anal terminé 
par quatre appendices cornés, dont les deux externes 
sont les plus longs; tous terminés par une papille cornée; 
un peu en avant se voient quatre papilles, dont l'externe 
est munie d'une soie peu longue, atteignant presque 
l'extrémité des grands appendices. Spatule jaune ; lobes 
transversaux, à bord antérieur arrondi, séparés par une 
large incision arquée. Italie. 

Clinodiplosis Massalongoi n. sp. 

Vincetoxicum officinale Mnch. Fleurs gonflées et fermées. 
Larve blanche, longue de 1,5 mm.; papilles dorsales sans 
soie ; lobes de la spatule aussi longs que larges, obtus, 
séparés par une incision triangulaire. Kreuznach. 

Contarinia vincetoocici n. sp. 

Zilla myagoides Frsk. Fleurs déformées. Egypte. (Frauenfeld 
1859) Perrisial Zillae n. sp. 

Galle inconnue. Imago capturée sur du bois, en mai. Corps 
brunâtre ; palpes de trois articles, le 3e à peine trois 
fois aussi long que gros, égal aux deux précédents réunis. 
Deux premiers articles du flagellum soudés, trois fois aussi 



35 DES INSECTES GALLICOLES. 35 

longs^ que gros, cylindriques, à col aussi gros que long; 
les suivants un peu plus de deux fois aussi longs que 
gros, faiblement rétrécis au milieu, col presque deux fois 
aussi long que gros, sauf à l'article terminal où il est 
plus court ; filets arqués très petits, en verticilles. Ailes 
étroites et longues ; cubitus aboutissant au-delà de l'ex- 
trémité alaire et presque droit, bord costal interrompu 
à cet endroit ; rameau inférieur de la fourche oblique, 
le supérieur à peine relevé à sa base, continuant la di- 
rection de la tige. Dernier article des tarses antérieurs 
seulement deux fois aussi long que gros; crochets tarsaux 
arqués fortement, simples, plus courts que l'empodium. 
Oviducte aciculé, très protractile et plus long que le 
corps, terminé par une lamelle en pointe conique six fois 
aussi longue que grosse et munie de quelques courtes 
soies dressées. Taille $ : 2 — 3 mm. Forêt de Bitche. 

Stenodiplosis bitensis n. sp. 



Changement de noms. 

Le nom de Meunieria Riïbs. (non Kieff.) est à changer en 
Meunieriella n. nov. De même le nom de Pristocera Rag. 
(non Klug 1801), employé par Ragonot pour désigner Pristo- 
cera nigrigranella, est à changer en Pristocerella n. nov. 



DIAGNOSES 



DE 



NOUVEAUX CHIRONOMIUES D'ALLEMAGNE 



PAR 



l'abbé J.-J. KIEFFER. 



L'étude des premiers états des Chironomides a été entre- 
prise récemment par M. le Dr. Thienemann, Directeur de la 
Landwirtschaftliche Versuchsstation à Munster en Westphalie. 
Gomme je prépare pour la publication « Tierreich » de Berlin, 
la Monographie de cette famille de Diptères, M. Thienemann 
a l'obligeance de me communiquer tous les Chironomides 
qu'il obtient par voie d'élevage. Déjà dans deux récents tra- 
vaux 1 ) j'ai publié les descriptions d'un certain nombre d'es- 
pèces nouvelles et de genres nouveaux; le présent travail ne 
renferme que de courtes diagnoses des espèces obtenues 
dans le courant de l'année 1908, et provenant toutes d'Alle- 
magne, principalement de Westphalie et de Thuringe. 



l ) Ûber die Chironomidengattung Orthocladius, von Dr. J.-J. Kieffer 
und Dr. A. Thienemann (Zeitschr. f. wissensch. Insektenbiologie, 1906, vol. 
XI p. 143 et seq. mit 13 Fig.). — Neue und bekannte Chironomiden und 
ihre Métamorphose, von Prof. Dr. J.-J. Kieffer und Dr. A. Thienemann 
(Ibidem, 1908, vol. XIII p. 1 et seq. mit 58 Fig.). 



38 DIAGNOSES DE NOUVEAUX 2 

l re Sous-Famille. — Orphnephilinae n. subf. 

Nervure costale faisant le tour de l'aile. Antennes de 
onze articles, de conformation particulière. Le type de cette 
nouvelle sous-famille est Orphnephila testacea Macq. La place 
qui revenait à cet insecte était incertaine jusqu'à présent. 
La découverte de ses premiers états , due à M. le Dr. Thie- 
nemann, éclaircit la question et prouve que ce genre appar- 
tient indubitablement à la-famille des Chironomidae. 

2 e Sous-Famille. — Ceratopogoninae. 
Johannseniella Will. (Ceratolophus Kieff.). 

1. Crochets tarsaux du mâle simples ; article 14e des antennes 
quatre fois aussi long que le 10e, double du 12e; nerva- 
tion de /. nitida Macq. ; tibias antérieurs avec un peigne 
simple, les quatre autres avec un peigne double ; méta- 
tarse antérieur un peu plus long que les deux articles 
suivants réunis. Noir ; abdomen blanchâtre, avec des bandes 
transversales sombres ; pattes jaunes en majeure partie. 
Larves aquatiques. Dortmund Inermis n. sp. tf. 

— Crochets tarsaux des deux sexes avec une dent obtuse à 
leur base; 14e article antennaire double du 10e, à peine 
plus long que le 12e; 5e article tarsal de toutes les pattes 
inerme chez le mâle, avec deux rangées de spinules noires, 
sur le dessus, chez la femelle ; quatre tibias antérieurs 
avec un peigne simple, les deux postérieurs avec un 
peigne double. Nervation du précédent. Noir en majeure 
partie ; pattes de la femelle jaunes en majeure partie. 
Larves aquatiques. Dortmund .... Dentata n. sp. ç? $. 

Bezzia hydrophila n. sp. à" $. 

Brun noir (o") ou jaune brun avec des bandes et des 
taches noires ($) ; pattes jaunes en majeure partie. Articles 
antennaires 2—8 globuleux chez le <?, 10 — 14 cylindriques, 
12—14 quatre fois aussi longs que gros; articles 3—9 de la 
Ç deux fois aussi longs que gros, 10—14 quatre à cinq fois 
aussi longs que gros. Cellule radiale presque d'égale largeur, 



3 CHlftONOMlDES D* ALLEMAGNE. 39 

un peu plus large au milieu; cubitus aboutissant au bord 
costal à l'origine du dernier quart. Fémurs antérieurs, dans 
les deux sexes, avec trois spinules noires, les quatre autres 
inermes; tibias antérieurs avec un peigne simple, les inter- 
médiaires sans peigne, les postérieurs avec un peigne double. 
Crochets tarsaux égaux et simples chez le mâle, d'égale lon- 
gueur chez la femelle, mais l'un simple, l'autre avec une 
petite dent basale. Larve aquatique. Dortmund. 

3 e Sous-Famille. — Tanypinae. 
1 er Genre Prodiamesa Kieff. 

Yeux glabres, sinueux. Palpes de 4 articles. Antennes et 
nervation alaire de Diamesa; surface alaire ponctuée. Tibias 
postérieurs avec un peigne : 4e article de tous les tarses cy- 
lindrique, un peu plus long que le 5e; empodium filiforme, 
pulvilîes nuls; crochets simples, avec un groupe de soies 
au tiers basai, sur le dessous. 

1. Article terminal de la pince tronqué au bout, article basai 
sans lobe au côté interne; extrémité de la -2e nervure 
presque trois fois plus près de la Ire que de la 3e ; fourche 
sessile, la transversale aboutissant à l'origine de la bi- 
furcation Praecox Kieff. a*?- 

— Article terminal de la pince graduellement aminci au bout, 
article basai ayant au côté interne, à sa base, un lobe 
blanchâtre, large, obtus, pubescent, et atteignant presque 
l'extrémité de l'article; extrémité de la 2e nervure d'un 
tiers plus rapproché de la l f e que de la 3e; fourche bri- 
èvement pétiolée ; le pétiole égal à la nervure transver- 
sale. Larves dans les eaux sales, recueillies et vendues 
pour servir de nourriture aux poissons des aquariums. 

Ichtyobrota n. sp. cf? 

2 e Genre Diamesa Meig. 

Yeux brièvement et densément velus. Palpes de 4 articles. 
Surface alaire ponctuée. Tibias postérieurs avec un peigne; 
4e article tarsal de toutes les pattes plus court que le 5 fi ; 
empodium filiforme, pulvilîes nuls; crochets simples, avec 
un groupe de soies au tiers basai. 



40 D1AGNOSES DE NOUVEAUX 4 

1. Diamesa hygropetrica n. sp. o* $. 

Diffère des trois suivants par le 4e article tarsal qui est 
cylindrique et non fendu ni lobé à l'extrémité, et par la pince 
dépourvue de lobe au côté interne. Article 14e des antennes 
du mâle terminé en une massue ellipsoïdale, le 13° deux fois 
aussi long que gros ; antennes de la femelle de 8 articles, 
le 8e en massue, aussi long que le 6e et le 7e réunis; article 
terminal de la pince couvert de soies courtes et denses, 
arqué, 4 5 fois aussi long que gros, à peine plus gros à la 
base, armé, à son extrémité, de quatre petites dents noires, 
triangulaires et allignées transversalement. Fourche sessile : 
nervure transversale aboutissant à la seconde transversale. 
Noir, y compris les pattes; ventre brun clair; balanciers 
blancs. Taille: 6-7 mm. Larves sur les pierres des étangs, 
avec celles de Orphnephila. Sauerland. 

2. Diamesa Thienemanni n. sp. çfÇ. 

Antennes de la femelle de 8 articles; 2—7 cylindriques, 
8e aussi long que les trois précédents réunis, graduellement 
amincis vers le haut. Article 4e des tarses à peine plus, court 
que le 5e, 2—3 fois aussi long que gros, fendu à l'extrémité 
en deux lobes arrondis. Fourche sessile; nervure transver- 
sale ordinaire aboutissant à la 2e transversale. Article basai 
de la pince avec un lobe graduellement aminci, qui porte, 
dans sa moitié apicale, de longs poils du côté interne ; ar- 
ticle terminal très élargi et ellipsoïdal dans sa moitié basale, 
subitement aminci, arqué et glabre dans sa moitié terminale. 
Brun clair, varié de brun sombre; pattes blanchâtres; ba- 
lanciers blancs. Taille : 4,5—5 mm. Larves dans l'eau cou- 
rante. Sauerland. 

3. Diamesa prolongata n. sp. cf. 

Article 14e des antennes deux fois aussi long que les 
articles 2—13 réunis, fusiforme au bout; 11—13 aussi longs 
que gros. Les deux nervures transversales se touchent à 
leur bout; fourche sessile; extrémité de la 2e nervure 2 — 3 



5 CfïlftONOMlbES ^ALLEMAGNE. 41 

fois plus rapprochée de la l ie que de la 3e; costale distinc- 
tement prolongée au-delà du cubitus. Tibias antérieurs de 
moitié plus long que le métatarse. Article 4e des tarses plus 
gros et plus court que le 5e, pas deux fois aussi long que 
gros, fendu à l'extrémité en deux lobes arrondis. Article 
basai de la pince muni, au milieu de son côté interne, d'un 
lobe étroit, atteignant presque son extrémité, et portant, au 
sommet et à sa base, un groupe de trois longues soies diri- 
gées en dedans; article terminal allongé, un peu plus large 
au milieu qu'aux deux bouts, subglabre; lamelle supérieure 
avec une longue pointe. Brun; pleures, côtés de l'abdomen, 
pattes et articles basaux de la pince plus clairs. Taille : 5,5 
mm. Larve aquatique. Westphalie. 

4. Dianiesa fîssipes n. sp. Ç. 

D'un jaune blanchâtre, avec des bandes et des taches 
d'un brun noir; balanciers blancs. Yeux velus. Antennes de 
7 articles; 2 — 6 cylindriques; 7e plus long que 4—6 réunis. 
Ailes finement ponctuées. Tibias antérieurs d'un quart plus 
long que le métatarse; tibias antérieurs et intermédiaires 
sans peigne ; 4e article tarsal pas trois fois plus long que 
gros, plus court que le 5e, un peu évasé et fendu à l'extré- 
mité ; empodium aussi long que les crochets, pulvilles nuls. 
Taille : 5,6 mm. Larves sur les pierres des ruisseaux. West- 
phalie. 

3 e Genre. Tanypus Meig. {Protenthes Johannsen 1908). 

1. Ailes tachetées ou avec des bandes brunes 2. 

— Ailes hyalines, sans taches, les deux tibias postérieurs 
avec peigne 5. 

2. Articles terminaux de la pince du mâle presque cylin- 
driques, faiblement arqués, avec un crochet à l'extrémité; 
ailes avec de nombreuses taches arrondies. Larves dans 
l'eau sale. Dortmund Bifurcatus n. sp. 

— Articles terminaux de la pince sans crochet et autrement 
conformés; ailes avec des bandes longitudinales brunâtres 
ou avec une large bande transversale, ou brunes dans 
leur moitié apicale 3. 

6 



42 D1AGN0SES DE NOUVEAUX ft 

3. Articles terminaux de la pince triangulaires; tache de la 
transversale et deux bandes longitudinales brunes ; les 4 
tibias postérieurs avec peigne. Larves dans les eaux sales. 
Dortmund Sagittalis n. sp. 

— Articles terminaux de la pince bilobés; tache sur la trans- 
versale noire, quatre bandes longitudinales, une tache au 
bord postérieur et une large bande transversale ou moitié 
apicale des ailes brunes 4. 

4. Transversale située un peu en arrière de la 2" transversale; 
ailes avec une large bande transversale ou moitié apicale 
brune ; les 2 tibias postérieurs avec un peigne. Distans n. sp. 

— Transversale aboutissant à la 2? transversale; ailes avec 
quatre bandes longitudinales brunes; tibias sans peigne. 

Culiciformis L. 

5. Long éperon des 4 tibias postérieurs pectine au milieu, 
simple aux deux extrémités ; pattes blanchâtres, sans tache. 

Pectinatus n. sp. 

— Long éperon des tibias postérieurs dentelé dans sa moitié 
basale : pattes blanchâtres, tachées de noir ; articles ter- 
minaux de la pince épaissis à la base, presque cylin- 
driques vers le haut, terminés par un crochet. 

Serratus n. sp. 

4 e Genre. Psectrotanypus n. g. 

Yeux glabres, amincis et séparés au vertex. Palpes de 
4 articles. Antennes de 14 ou 15 articles dans les deux sexes; 
avant-dernier article très long chez le mâle. Ailes velues, 
avec deux transversales sur le disque, la 2e réunissant la 
discoïdale au rameau antérieur de la posticale; deux autres 
transversales à la base, Tune reliant la costale avec la base 
de la l r e longitudinale, l'autre reliant la base de la l r " longi- 
tudinale à la posticale; l re longitudinale bifurquée à l'extré- 
mité. Tibias postérieurs avec un peigne ; éperons dentelés : 
empodium filiforme; pulvilles grands et larges. 
1 . Long éperon des tibias postérieurs prolongé en une longue 
. pointe non dentelée, dont la longueur dépasse celle de la 
base dentelée; ailes brunes, avec deux bandes transver- 
sales hyalines; articles terminaux de la pince pas de 



7 CHIR0N0M1DES D'ALLEMAGNE. 43 

moitié aussi longs que les basaux ; antennes de la Ç de 
15 articles, le dernier 6 fois aussi long que gros; articles 
3—13 du <f aussi longs que gros. Larve aquatique. Gotha. 

Longicalcar n. sp, ç? Ç. 

— Long éperon des tibias postérieurs triangulaire, dentelé 
jusque près du bout distal ; ailes hyalines, avec deux 
bandes transversales brunes formées de taches; articles 
terminaux de la pince plus longs que la moitié des ar- 
ticles basaux; antennes de la $ de 14 articles, le dernier 
S 1 / 2 fois aussi long que gros; articles 3— 13 du mâle trans- 
versaux. Larves dans l'eau sale. Westphalie. 

Brevicalcar n. sp. S ?• 

5 e Genre. Isoplasus Skuse {Ab'abesmyia Joh. 1905; 
Tanypus Joh. 1908). 

1. Cubitus non dépassé par la costale; antennes de la fe- 
melle de 12 articles 2. 

— Cubitus dépassé par la costale ; antennes de la femelle 
de 15 articles; ailes hyalines, avec deux taches noires. 
Bitche I. bimaculatus n. sp. 

2. Ailes tachetées ; 2e transversale située en avant de la 
transversale ordinaire. Larves entre les algues, blanches, 
marbrées de vert 1. monilis L. 

— Ailes sans taches ; 2e transversale aboutissant à la trans- 
versale ordinaire ; articles terminaux de la pince ayant 
leur plus grande épaisseur au milieu, où ils sont courbés 
en angle droit. Larve aquatique I. melanops L. 



4 e Sous-Famille. — Chironominae. 
Groupe ORTHOCLADIUS. 

1. Surface alaire velue, bord postérieur non lobé à sa base; 
palpes de 4 articles ; empodium filiforme, pulvilles nuls 
ou très courts 10. 

— Ailes glabres, parfois finement ponctuées, bord postérieur 
lobé ou à angle droit à la base 2. 



44 D1AGN0SES DE NOUVEAUX 8 

2. Yeux avec une pubescence dense et dressée; empodium 
bien développé 3. 

— Yeux glabres 6. 

3. Palpes composés de trois articles 4. 

— Palpes de quatre articles 5. 

4. Pulvilles bien distincts 1. Isocladius n. g. 

— Pulvilles nuls Diplocladius Kieff. 

5. Pulvilles bien développés . . 2. Cricotopus V. cl. Wulp. 

— Pulvilles nuls 3. Trichocladius Kieff. 

6. Palpes de trois articles; pulvilles nuls. Trissocladius Kieff. 

— Palpes composés de quatre articles 7. 

7 Pulvilles bien développés .... 4. Psectrocladius Kieff. 

— Pulvilles nuls 8. 

8. Rameau postérieur de la posticale brisé en angle ; empo- 
dium filiforme Camptocladius V. cl. Wulp. 

— Rameau postérieur de la nervure posticale arqué ou droit. 9. 

9. Empodium nul 5. Orthocladius V. d. Wulp. 

— Empodium bien distinct, filiforme . 6. Dactylodius Kieff. 
10. Yeux glabres ; antennes du mâle conformées comme chez 

le mâle de Orthocladius ; crochets tarsaux simples. 

7. Metriocnemus V. de Wulp. 

— Yeux denséraent velus ; antennes du mâle conformées 
comme chez les femelles de Orthocladius, mais à 12 ar- 
ticles; crochets tarsaux bifides. . 8. Thienemannia n. g. 



1 er Genre. Isocladius n. g. 

Ailes non velues. Yeux velus. Palpes composés de trois 
articles. Empodium et pulvilles bien développés. 

Albipes n. sp. Jaune; occiput et antennes bruns; 1er article 
antennaire, trois bandes du mesonotum, metanotum, une 
tache pleurale et mesosternum noirs ; pattes blanches, 
extrême bout des 4 fémurs postérieurs et base de leurs 
tibias et toutes les articulations noirs : abdomen à bandes 
transversales brunes, pince blanche. Larve dans les eaux 
sales. Westphalie. 



9 CH1BONOMIDES D'ALLEMAGNE. 45 

2 e Genre. Cricotopus V. d. Wulp. 
Larves aquatiques. 

1. Pattes de couleur uniforme, brunes ou d'un blanc sale, 
sans anneau blanc; tibia antérieur guère plus long que le 
métatarse • 2. 

— Pattes noires et blanches ; tibias blancs en majeure par- 
tie, les deux extrémités ou du moins les articulations 
noires ; corps jaune 3. 

2. Thorax jaune, avec trois bandes dorsales, dont la médiane 
est raccourcie en arrière, et divisée, dans sa moitié pos- 
térieure, par une ligne longitudinale; pattes brunes; ar- 
ticles terminaux de la pince petits, graduellement grossis 
de la base à l'extrémité. Gotha; larves vertes, dans un 
fossé Fusctpes n, sp. 

— Thorax brun, mesonotum d'un brun noir; pattes d'un blanc 
sale ; articles terminaux de la pince longs et grêles, plus 
minces à l'extrémité. Glôr, en Westphalie ; larves dans 
des enveloppes gélatineuses en demi-ellipse. 

Parvulus n. sp. 

3. Bande médiane du mesonotum pétiolée, c'est-à-dire, réu- 
nie au bord postérieur du mesonotum par une ligne lon- 
gitudinale; tibia antérieur double du métatarse .... 4. 

— Bande médiane du mesonotum non pétiolée; palpes longs. 
Thuringe et Westphalie ; larves vertes. Longipalpis n. sp. 

4. Pattes noires en majeure partie: palpes longs: 4e article 
aussi long que le 2e et le 3e réunis. Horde en Westphalie; 
larves blanches Petiolatus n. sp. 

— Pattes blanches, à articulations noires ; palpes courts, 4e 
article à peine plus long que le 3e. Westphalie ; larves 
mineuses dans des feuilles de Potamogeton natans. 

Brevipalpis n. sp. 

3 e Genre. Trichocladius Kieff. 

1. Articles basaux de la pince avec un appendice aussi long 
que l'article Decipiens Kieff. cf. 

— Articles basaux de la pince avec un appendice très court. % 



46 DIAGNOSES DE NOUVEAUX 10 

2. Les quatre premiers segments abdominaux à côtés élar- 
gis et translucides; empodium très court; corps brun 
noir Sagittalis Kieff. f. 

— Segments abdominaux non élargis latéralement ; empo- 
dium égalant au moins la moitié des crochets .... 3. 

3. Tibias noirs ou bruns avec un anneau blanc 4. 

— Tibias d'un noir brun ou blanchâtres, sans anneau blanc. 6. 

4. Corps d'un brun noir; balanciers blancs; tibias antérieurs 
d'un quart plus longs que le métatarse; articles termi- 
naux de la pince en massue courte . . Fuscus n. sp. f. 

— Corps jaune, avec des taches noires ; tibias antérieurs de 
2 /s plus longs que le métatarse ; articles antennaires 
2—5 cylindriques chez la femelle 5. 

5. Tarses blancs ; tibias antérieurs noirs : avec un anneau 
blanc au-dessus de leur base ; les quatre postérieurs blancs, 
avec les extrémités noires ; antennes de la femelle de 7 
articles. Larves dans un étang près Waltershausen en 
Thuringe Flavus n. sp. b*Ç. 

— Tarses brunâtres ; tous les tibias brunâtres, avec le milieu 
blanc; antennes de la femelle de 6 articles. 

Cylindraceus Kieff. $. 

6. Tête et thorax jaunes, avec des taches noires ; abdomen 
d'un vert sale; tibias antérieurs d'un quart plus longs que 
le métatarse ; articles terminaux de la pince longs et 
grêles. Larves dans une eau contenant 5,9% de sel, près 
de Hamm, en Westphalie .... Halophilus n. sp. f $. 

— Corps noir ou d'un brun noir 7. 

7. Mâles 8. 

— Femelles 9. 

8. Articles terminaux de la pince courts ; leur côté interne 
fortement élargi en triangle au milieu. 

Ampullaceus Kieff. f. 

— Articles terminaux de la pince longs et grêles, non élar- 
gis Longimanus Kieff. f. 

9. Articles antennaires 3—5 presque globuleux. 

Longimanus Kieff. $. 

— Articles 3—5 des antennes en forme de bouteille ou sub- 
cylindriques, au moins deux fois aussi longs que gros. 10, 



11 CHlftONOMlfJËS D* ALLEMAGNE. il 

10. Tibias antérieurs doubles du métatarse; articles anten- 
naires 3—5 en forme de bouteille . Ampullaceus Kieff. £. 

- Tibias antérieurs d'un tiers plus longs que le métatarse; 
articles antennaires 3—5 subcylindriques, le 2e rétréci au 
milieu : Decipiens Kieff. Ç. 

— Tibias antérieurs d'un quart plus longs que le métatarse ; 
articles 3 — 5 plus larges au milieu qu'aux extrémités, le 
2e non rétréci au milieu ; pattes blanchâtres, extrême bout 
terminal des fémurs et extrême base des tibias noirs. 
Taille $ : 3 mm. Larve verdàtre. dans un fossé près de 
Munster en W Fossarum n. sp. Ç. 



4 e Genre. Psectrocladius Kieff. 

1. Pulvilles très minces, presque filiformes. 

Filiformis Kieff. $. 

— Pulvilles larges, subcirculaires 2. 

2. Corps brun avec des taches noires; articles terminaux de 
la pince longs, presque cylindriques, faiblement amincis 
aux deux bouts Dilatatus V. d. Wulp çf $>. 

— Corps jaune ou blanc, avec des taches noires .... 3. 

3. Thorax sans bandes dorsales ; tibias antérieurs presque 
de moitié plus longs que le métatarse. Larves dans des 
coques gélatineuses ; Haltern Dorsalis n. sp. Ç. 

— Thorax avec trois bandes dorsales 4. 

4. D'un blanc verdàtre; lobe des articles basaux de la pince 
proéminent en angle droit; articles terminaux presque 
d'égale grosseur, un peu amincis aux deux bouts ; tibias 
antérieurs d'un quart plus longs que le métatarse. 

Stratiotis Kieff. <f Ç. 

— Jaune; lobe des articles basaux ne formant pas un angle 
droit avec l'article 5. 

5. Empodium plus long que les pulvilles ; tibias antérieurs 
d'un tiers plus longs que le métatarse ; articles terminaux 
de la pince triangulaires, graduellement élargis de la base 
au sommet Psilopterus Kieff tf> $. 

— Empodium plus court que les pulvilles ; tibias antérieurs 
deux fois aussi longs que le métatarse. Extensus Kieff. <j>. 



48 btAGNOSES DE NOUVEAUX \1 

5 e Genre. Orthocladius Y. d. Wulp. 

1. Ailes raccourcies et épaissies, impropres au vol; corps 
vert. Larves vertes, dans des enveloppes déprimées et 
faites de sable. Vollme, en Westphalie . Pedestris n. sp. 

— Ailes normales; corps jaune, avec des taches et des bandes 
noires ; cubitus non dépassé par la costale ; appendices 
sensoriels des antennes subulés et non rameux. Larves 
dans des enveloppes gélatineuses. Ermepe, en Westphalie. 

Rivulorum n. sp. 

6 e Genre. Dactylocladius Kieff. 

A ajouter à ce genre Cricotopus polychromus Kieff. (cou- 
leur des Cricotopus V. d. Wulp, cubitus dépassé longuement 
par la costale), Orthocladius brevicornis Kieff. (couleur brune, 
antennes de 5 articles, cubitus un peu dépassé par la cos- 
tale) et Orthocladius barbatus Kieff. (cubitus un peu dépassé 
par la costale, palpes de conformation particulière). 
1. Tète et thorax jaunes avec des taches et des bandes d'un 
brun noir; abdomen vert avec deux lignes longitudinales 
brunes ; cubitus dépassé par la costale. Larves vertes, 
dans des enveloppes gélatineuses en demi-ellipse. West- 
phalie Semivirens n. sp. cf $. 

— Jaunes avec des bandes et des taches noires ; cubitus 
non dépassé par la costale. Larves dans des enveloppes 
déprimées, tubuleuses et formées de sable. Glôr, en West- 
phalie Tubicola n. sp. <j>. 

7 e Genre. Metriocnemus V. d. Wulp. 
Metriocnemus bifidus n. sp. d?. 

Jaune; antennes du mâle et panache d'un brun noir; 
antennes de la femelle presque noires ; trois bandes du me- 
sonotum, metanotum, mesosternum et bord postérieur des 
tergites bruns. Yeux glabres, sinueux, très distants. Palpes 
de 4 articles. Tibias antérieurs d'un quart plus long que le 
métatarse; 4 pattes postérieures à longs poils; grand éperon 
subitement aminci dans sa moitié terminale; tibias posté- 



43 CHlhONOtolbËS D* ALLEMAGNE. 49 

rieurs avec un peigne; 5e article des tarses antérieurs et 
postérieurs plus court que la moitié du 4e ; empodium attei- 
gnant la moitié des crochets, pulvilles très courts. Pince à 
articles basaux grêles et droits, en cylindre fendu, portant 
à leur base un appendice filiforme, blanc, glabre et trans- 
parent, qui dépasse leur milieu ; articles terminaux bifides, 
formant deux rameaux grêles, conformés comme chez M. par 
Joh. Taille: 3 mm. Larves entre les mousses humides. West- 
phalie. 

8 e Genre. Thienemannia n. g. 

Yeux velus, arqués, distants de toute leur longueur. Palpes 
de 4 articles. Antennes du mâle conformés comme celles 
des femelles du groupe Orthocladius, mais de 12 articles, 
dont le 3e et le 4e sont ovoïdaux, les suivants allongés. 2 — 3 
fois aussi longs que gros, un peu épaissis au milieu, avec un 
verticille qui, dans la partie basale du funicule, atteint la 
moitié de la longueur de l'antenne ; -12e article en massue, 
pas plus long que les trois articles précédents réunis, dé- 
pourvu de verticille. Antennes de la femelle de six articles, 
dont le 3e, le 4e et le 5e sont en ellipse, avec un verticille 
égalant presque la moitié du funicule; 6e allongé, sans verti- 
cille, égalant presque les deux précédents réunis. Ailes de 
Metriocnemus. Tibias postérieurs avec un peigne ; crochets 
bifides ; empodium filiforme, égalant presque les crochets. 

Thienemannia gracilis n. sp. cf ?. 

Jaune ; antennes de la femelle, trois bandes du mesono- 
tum, metanotum, metasternum, pattes, larges bandes trans- 
versales sur l'abdomen du mâle et pince bruns. Article ter- 
minal de la pince conformé à peu près comme chez Tricho- 
cladius longimamis. Larves entre les mousses humides, en 
novembre. Sauerland. 

Groupe CHIRONOMUS. 
1 er Genre. Tanytarsus V. d. Wulp. 

1. Pulvilles distincts 2. 

— Pulvilles nuls (sous-genre Tanytarsus) 10. 

7 



50 DIÀGNOSES DE NOUVEAUX Ï4 

2. Pulvilles subcirculaires et grands, aussi longs ox\ à peine 
plus courts que l'empodium. (Sous-genre Calopsectra n. 
subgen.) 3. 

— Pulvilles très petits (sous-genre Micropseclra n. subgen.) 5. 

3. Corps rougeâtre; taches, trois bandes du thorax et deux 
lignes longitudinales de l'abdomen noires ; métatarse an- 
térieur de trois quarts plus long que le tibia. 

Bilineatus Kieff. 

— Corps jaunâtre ou d'un brun noir . . . 4. 

4. Nervure transversale oblique, le cubitus ne continue donc 
pas la direction de la partie basale de la discoïdale ; corps 
d'un brun noir. Larves dans Slratiotes aloides et Alcyonella. 

Stratiotis n. sp. <f $. 

— Nervure transversale droite, le cubitus continue donc la 
direction de la partie basale de la discoïdale; corps jau- 
nâtre. Larve aquatique. Glôr. . . . Gregarius n. sp. d"Ç. 

5. Mâles 6 

— Femelles 8. 

6. Articles terminaux de la pince échancrés au bout ; articles 
antennaires 3 — 6 au moins aussi longs que gros; 7-13 
deux fois aussi longs que gros ; éperons nuls. 

Inermipes n. sp. 

— Articles terminaux de la pince non échancrés ; articles 
antennaires 7—13 pas deux fois aussi longs que gros . 7. 

7. Abdomen rougeâtre; articles antennaires 3-6 transver- 
saux; 10—13 d'un tiers plus longs que gros. Larves dans 
des tubes; mare près de Falkenstein, en Thuringe. 

Roseiventris n. sp. 

— Abdomen brun jaunâtre; articles antennaires 3—7 aussi 
longs que gros, 8— 13 plus longs que gros; 5e article des 
tarses antérieurs 12 fois aussi longs que gros. 

Longimanus n. sp. 

8. Dernier article des antennes avec deux soies parallèles 
et aussi longues que l'article; métatarse antérieur de 
moitié plus long que le tibia ; abdomen rougeâtre. 

Roseiventris n. sp. 

— Dernier article antennaire sans de semblables soies; ab- 
domen jaunâtre ou brunâtre , .... 9. 



15 CHIRONOMIDES D'ALLEMAGNE. 51 

9. Métatarse antérieur deux fois aussi long que le tibia ; 
5e article 12 fois aussi long que gros. Longimanus n. sp. 

— Métatarse antérieur de moitié plus long que le tibia ; 
5e article 6 fois aussi long que gros ; éperons nuls. Larves 
décrites par Lauterborn, flg. 12 ... . Inermipes n. sp. 

10. Mâles 11. 

— Femelles 15. 

11. Pince ayant de chaque côté, entre les articles basaux, 
trois appendices poilus ; empodium long ; antennes de 
13 articles. Larve dans divers Alcyonella. 

Longicollis n. sp. 

— Pince ayant de chaque côté, entre les articles basaux, 
deux appendices 12. 

12. Nervure transversale oblique, formant un angle avec le 
cubitus; empodium égalant la moitié des crochets; corps 
verdâtre Virens n. sp. 

— Nervure transversale droite, continuant la direction du 
cubitus et de la partie basale de la discoïdale ... 13. 

13. Articles terminaux de la pince ayant leur plus grande 
épaisseur au milieu, moitié distale fortement amincie; 
métatarse antérieur deux fois aussi long que le tibia ; 
empodium petit; corps d'un jaune pâle 14. 

— Articles terminaux de la pince non fortement amincis 
dans leur moitié distale; empodium filiforme; 5e article 
des tarses antérieurs 6—7 fois aussi long que gros : ar- 
ticles antennaires 3—13 transversaux. Larves rouges, 
étang près de Fùrstenberg, en W. . Lauterborni n. sp. 

14. Bifurcation de la posticale située vis-à-vis de la nervure 
transversale; corps d'un jaune pâle. Larves armées de 
cinq tentacules, entourées d'une enveloppe. 

Pentapoda n. sp. 

— Bifurcation de la posticale située bien en arrière de la 
nervure transversale; corps d'un jaune pâle. Larves dans 
le ruisseau du Falkenstein en Thuringe, armées de ten- 
tacules, logées dans des tubes à la surface inférieure 
des pierres Lapidicola n. sp. 

15. Nervure transversale oblique, formant un angle avec le 
cubitus 16. 



52 DIAGNOSES DE NOUVEAUX 16 

— Nervure transversale droite, ne formant pas d'angle avec 
le cubitus 17, 

16. Articles antennaires 3 et 4 prolongés en un col aussi 
long que leur partie renflée Longicollis n. sp. 

— Articles antennaires 3 et 4 fusiformes : éperons noirs, 
largement triangulaires, finement dentelés sur les bords; 
empodium égalant la moitié des crochets. Larves dans 
un ruisseau Rivulorum Kieff. 

17. Articles antennaires 3 et 4 cylindriques, terminés par un 
petit col; métatarse antérieur double du tibia; empodium 
filiforme 18. 

— Articles antennaires 3—5 fusiformes ou amincis à leur 
base 19. 

18. D'un vert blanchâtre; 2e article antennaire cylindrique, 
non rétréci au milieu ; empodium égalant la moitié des 
crochets Virens n. «p., 

— D'un jaune pâle; 2e article antennaire rétréci au milieu. 

Pentapoda n. sp. 

19. Articles antennaires 3 — 5 fusiformes, ayant leur plus 
grande épaisseur au milieu 2il. 

— Articles antennaires 3—5 graduellement renflés depuis la 
base jusqu'au tiers apical ; bifurcation de la posticale 
située bien en arrière de la transversale ; métatarse an- 
térieur double du tibia ; empodium petit. 

Lapidicola n. sp. 

20. Abdomen d'un blanc verdâtre ; métatarse antérieur plus 
de deux fois aussi long que le tibia; empodium aussi 
long que les crochets. Larve avec 1—2 tentacules, logée 
dans une enveloppe appliquée aux feuilles. 

Raptorius n. sp. 

— Abdomen blanchâtre, jaunâtre ou brunâtre 21. 

21. Eperons petits et non dentelés; métatarse antérieur à 
peine plus long que le tibia ; empodium petit. Larves 
rouges, dans un étang de Thuringe . Brevicalcar n. sp. 

— Eperons noirs, largement triangulaires, dentelés sur les 
côtés ; empodium égalant la moitié des crochets ; méta- 
tarse antérieur presque double du tibia; bifurcation de 
la posticale située bien en arrière de la transversale. 

Tenuis Meig : . 



17 CHIR0N0M1DES D'ALLEMAGNE. 53 

2 e Genre. Prochironomus n. g. 

Diffère de Chironomus par la forme de l'empodium et 
des pulvilles ; empodium petit, égalant environ la moitié des 
crochets ; pulvilles encore plus petits, filiformes comme l'em- 
podium ; pince anale du mâle ayant, de chaque côté, entre 
les articles basaux, trois appendices. 

Pallidus n. sp. D'un jaune blanchâtre, antennes brunes. Ar- 
ticle 14 e des antennes filiforme, un peu plus long que 
les articles 2—13 réunis. Taille çf : 3 mm. Larves dans 
un étang près de Fûrstenberg en Westphalie. 

3 e Genre. Chironomus Meig. 

Costa ne dépassant pas le cubitus: ailes sans taches; 
transversale non bordée de brun. 

cf. 
1 Antennes de 14 articles ; les articles terminaux de la 
pince non amincis apicalement, sans grosses soies au 
côté interne, couverts partout d'une pubescence égale et 
avec des poils épars et très longs ; appendices inférieurs 
cylindriques, les intermédiaires glabres, très minces, pres- 
que en faucille 2. 

— Antennes de 12 articles ; les articles terminaux de la pince 
ayant le tiers apical un peu rétréci, glabre et muni, au 
côté interne, près de l'extrémité, de 4 — 6 grosses soies. 3. 

2. Article terminal des antennes trois fois aussi long que 
les 12 précédents réunis, fusiforme à l'extrémité ; méta- 
tarse antérieur à peine plus long que le tibia; thorax d'un 
brun noir, scutellum jaune; scape noir; abdomen blan- 
châtre, avec des taches brunes. Larves dans un étang 
près de Waltershausen en Thuringe. . Brevimanus ri. sp. 

— Article terminal des antennes deux fois aussi long que 
les 12 précédents réunis, graduellement aminci au bout ; 
corps brun. Larves dans un étang . . . Cognatus n. sp. 

3. Le. 12e article antennaire 5 fois aussi long que les neuf 
précédents réunis; cubitus fortement arqué dans sa moi- 
tié distale 4. 



54 DIAGNOSES DE NOUVEAUX 18 

— Le 12 e article antennaire au maximum 3 fois aussi long 
que les neuf précédents réunis 5. 

4. D'un brun noir; les quatre tibias postérieurs et leurs 
tarses plus clairs Versicolor n. sp. 

— Noir; pattes noires en entier; abdomen d'un brun noir; 
métatarse antérieur pas beaucoup plus long que le tibia. 
Larves dans un étang. . . Versicolor var. atripes ri. var. 

5. D'un rouge sang; métatarse antérieur de moitié plus long 
que le tibia; cubitus arqué fortement dans sa moitié dis- 
taie ; articles terminaux de la pince avec six soies; appen- 
dices intermédiaires glabres, subitement courbés en angle 
au tiers apical et pointu. Larves dans de petites mares 
près de Gotha Sanguineus n. sp. 

— Corps non rouge 6. 

6. Article terminal des antennes deux et demie à trois fois 
aussi long que les dix précédents réunis 7. 

— Article terminal des antennes deux fois aussi long que 
les dix précédents réunis; métatarse antérieur double du 
tibia: articles terminaux de la pince avec quatre soies; 
corps jaune. Larves rouges en quantité innombrable dans 
des eaux sales près de Munster .... Gregarius n. sp. 

7. Métatarse antérieur de moitié plus long que le tibia ; 
yeux distants seulement de la largeur de leur extrémité au 
vertex ; cubitus droit : articles terminaux de la pince avec 
quatre soies; corps d'un jaune sale. . Pentatomus n. sp. 

— Métatarse antérieur double du tibia 8. 

8. Cubitus droit; yeux amincis à l'extrémité et très distants ; 
articles terminaux de la pince avec cinq soies; corps d'un 
jaune clair. Larves rouges. Etang près de Gotha. 

Distans n. sp. 

— Cubitus arqué dans sa moitié distale ; articles terminaux 
de la pince avec quatre soies 9. 

9. D'un jaune de rouille, avec des taches d'un brun noir ; 
scape brun ; bande intermédiaire du mesonotum raccour- 
cie en arrière. Larves rouges, dans une eau stagnante à 
Rheine en Westphalie Interruptus n. sp. 

— D'un jaune sale, avec des taches d'un brun noir; scape 
noir ; bande intermédiaire du mesonotum percurrente. 

Percurrens n sp. 



19 CHIRONOMIDES D' ALLEMAGNE. 55 

?■ 

Articles antennaires 3 et 4 en forme de bouteille, le 2 e 
rétréci au milieu. 

1. Antennes de 5 articles jaunes; métatarse antérieur de 
moitié plus long que le tibia; corps d'un jaune sale. Larves 
dans des eaux sales Pentatomus n. sp. 

— Antennes de 6 articles ; articles 3 — 5 en forme de bou- 
teille 2. 

— Antennes de 7 articles; cubitus droit; métatarse antérieur 
de moitié plus long que le tibia; d'un brun clair. Larves 
dans Alcyonella fungosa Polytomus n. sp. 

2. Corps d'un rouge sang ou du moins l'abdomen est d'un 
blanc rougeâtre 3. 

— Sans couleur rouge . . ,. 4. 

3. Thorax d'un blanc jaunâtre; abdomen d'un blanc rou- 
geâtre; base des tibias, extrémité des fémurs antérieurs 
et deux ou trois derniers articles tarsaux bruns. Larves dans 
un étang ' Versicolor n. sp. 

— D'un rouge sang; métatarse antérieur de moitié plus long 
que le tibia; 5e article 8—10 fois aussi long que gros; 
cubitus arqué ; pattes jaunâtres, tarses plus sombres. 

Sanguineus n. sp. 

4. Couleur de rouille; scutellum blanc; col des articles an- 
tennaires 3—5 aussi long que la partie renflée . . . .5. 

— Jaune ou d'un blanc jaunâtre; articles antennaires 3-5 â 
col plus court que leur partie renflée 6. 

5. Entièrement couleur de rouille, seulement le scutellum et 
les balanciers blancs ; palpes noirs ; mesonotum avec trois 
bandes d'un jaune sombre, dont la médiane est en ligne 
et percurrente ; cubitus droit ; extrémité de la 2e nervure 
presque trois fois plus éloignée de la 3 e que de la Ire. 
Taille: 4,8 mm. Larves dans des débris du bryozoaire 
Alcyonella fungosa, près de Munster. . Bryozoarum n. sp. 

— Couleur de rouille; mesonotum avec 4 bandes d'un brun 
noir, dont les intermédiaires séparées par une ligne et 
raccourcies en arrière, les externes raccourcies en avant 
et pointues en arrière ; metanotum, taches pleurales et 
mesosternum d'un brun noir; abdomen avec des taches 



56 MAGNOSES t5E NOUVEAUX CHÎRONOMTÙES. 20 

brunes; scutellurn et balanciers blancs; cubitus arqué. 
Taille: 7 mm Interruptus n. sp. 

6. Métatarse antérieur double du tibia 7. 

— Métatarse antérieur de moitié plus long que le tibia; d'un 
blanc jaunâtre; nympbe avec une sorte de raquette sur 
les tergites, comme chez lobiferus Say et sparganii Kiefï.; 
yeux très distants au vertex. Larves dans Alcyonella fun- 
gosa Signatus n. sp. 

7. Cubitus très arqué, parallèle à la costa ; d'un jaune sale; 
bande intermédiaire du mesonotum percurrente ; 1er ar- 
ticle antennaire noir. Larves rouges, dans une eau sta- 
gnante, près de Haltern en W Percurrens n. sp. 

— Cubitus passablement droit; bande intermédiaire du me- 
sonotum divisée par une ligne longitudinale et raccourcie 
eu arrière; corps jaune Gregarius n. sp. 



DESCRIPTION 



DE 



NOUVEAUX CYNIPIDES ZOOPHAGES 



PAR 



l'abbé J.-J. KIEFFER. 



Les insectes décrits dans ce travail proviennent d'Amérique, sauf 
une espèce myrmécophile d'Europe. Les uns sont conservés 
dans la collection de M. Baker, professeur à Claremont, en 
Californie ; les autres m'ont été communiqués par la Direction 
du Musée zoologique de Berlin. 



I. CYNIPIDES DE LA COLLECTION DE M. BAKER. 
I. Ibaliinae. 

Ibalia fasciipennis n. sp. 

£ Jaune; mandibules, une petite tache triangulaire en- 
globant les ocelles, base du scape et trois derniers articles 
antennaires bruns; mesonotum noir, varié de jaune; fos- 
settes du scutellum et sternum noirs ; dessus du milieu des 
fémurs postérieurs brun ; bande oblique sur les côtés des 
tergites et tache triangulaire sur la partie médiane des ter- 
gites près de la suture brun noir, ces taches triangulaires 



58 DESCRIPTION i)E NOUVEAUX 2 

plus grandes en arrière qu'en avant; mésopleures avec une 
tache noire et brillante : segment médian noir, varié de jaune. 
Tête avec des rides grossières et obliques sur l'occiput, le 
vertex et le front jusqu'aux antennes ; face à rides grosses 
et irréguiières ; joues et tempes à grosses rides longitudi- 
nales entremêlées de points : partie des tempes avoisinant 
les yeux lisse. Mandibules tridentées. Article 2e des antennes 
un peu plus long que gros; 3e trois fois aussi long que le 
2 e , un peu plus long que le 4e; 12e de moitié plus long que 
gros; 13e presque deux fois aussi long que le 12e. Prothorax 
grossièrement ridé en travers, avec quelques points épars 
en avant; mesonotum grossièrement sillonné en travers ; 
espace entre les arêtes transversales lisse et brillant. Scu- 
tellum grossièrement réticulé ; lobes presque arrondis ; fos- 
settes basales grandes, transversales, séparées par une arête. 
Segment médian à arêtes parallèles. Mésopleures finement 
rugueuses, sauf la partie noire et convexe; métapleures réti- 
culées. Ailes jaunâtres, surtout au bord antérieur et posté- 
rieur; quart apical et une bande transversale allant de la 
base de la cellule radiale jusque près du bord postérieur, 
bruns. Prolongement tarsal des pattes postérieures obtus et 
dépassant le 3e article. Taille Ç: 16 mm. Proche de /. macu- 
lipennis. — Wilmerding, Pensylvanie. (Baker). 

II. Eucoelinae. 

Odontosema n. g. 

Caractères génériques. Antennes du mâle de 15 articles. 
Thorax plus long que haut; troncature du prothorax dépas- 
sant la surface du mesonotum sous forme de lamelle décou- 
pée en cœur. Scutellum terminé par deux dents obtuses ; 
cupule grande, atteignant le bord postérieur; base du scu- 
tellum avec une seule fossette au moins aussi longue que 
large ; côtés du scutellum retombant perpendiculairement, 
leur paroi avec une grande dépression au centre. Segment 
médian prolongé en un cône obtus et aussi long que gros à 
sa base. Ailes nues, faiblement ciliées. Abdomen comprimé; 
avec une ceinture de feutrage à sa base. 



CYNIPIDES ZOOPHAGES. 59 



Odontosema albinerve n. sp. 

cf. Noir, brillant et lisse; mandibules, hanches et pattes 
rousses. Tête un peu transversale, vue d'en haut; beaucoup 
plus haute que longue vue de côté; face lisse et brillante, 
avec un sillon qui s'étend de la base des yeux à celle des 
mandibules. Antennes plus longues que le corps, insérées 
au-dessus du milieu des yeux; scape de moitié plus long que 
gros; 2* article globuleux; 3e plus mince que le 4e et à peine 
plus long que lui ; 4e deux à trois fois aussi long que gros, 
faiblement aminci à la base; les suivants égaux au 4e, les 
derniers un peu amincis. Propleures striées près de la tron- 
cature ; mésopleures avec un sillon longitudinal. Bords laté- 
raux du mesonotum avec un sillon près des écaillettes. Cu- 
pule ellipsoïdale, distante du bord d'un tiers de sa largeur, 
creusée faiblement, avec une fossette circulaire en arrière, 
et de chaque côté, en avant, trois points alignés. Ailes blan- 
châtres, nervures blanches ; cellule radiale au moins de moitié 
plus longue que sa distance de la nervure basale ; l r e partie 
du radius un peu arquée, égalant les deux tiers de la 2e et 
presque triple de la 3e partie de la sous-costale. Ceinture de 
l'abdomen brune. Taille o* : 2 mm. — Brésil : Para. (Baker.) 



Dissodontaspis n. g. 

$ Tête transversale, étant vue d'en haut, plus large que 
le thorax; sans impression sur le devant; vue de côté, plus 
haute que longue; yeux beaucoup plus longs que les joues. 
Antennes de la femelle composées de 13 articles, dont les 
six derniers forment une faible massue. Thorax plus haut 
que long. Troncature du prothorax non proéminente et non 
échancrée. Mesonotum convexe, transversal. Scutellum rugueux 
et mat, terminé par deux dents triangulaires dont la longueur 
égale les deux tiers de celle du scutellum ; cupule ellipsoï- 
dale, un peu plus large et plus longue que les fossettes ba- 
sâtes, n'atteignant pas le bord postérieur du scutellum. 
Ailes velues et ciliées ; cellule radiale ouverte à la marge. 
Abdomen légèrement comprimé, sans ceinture à sa base. 



60 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 



Dissodontaspis flavipes n. sp. 

2 Noir brillant et lisse ; deux premiers articles anten- 
naires d'un jaune brun, le flagellum d'un brun noir; hanches 
et pattes jaunes. Articles antennaires 3 — 7 également minces ; 
3e plus étroit que le 2e, de moitié plus long que gros; 4 — 7 
subglobuleux; massue subite, mais peu grosse ; les cinq pre- 
miers articles globuleux, le sixième ovoïdal. Ailes hyalines; 
nervures pâles ; cellule radiale presque deux fois aussi longue 
que sa distance de la nervure basale ; l''e partie du radius 
plus de deux fois aussi longue que la 3e de la sous-costale, 
dépassant un peu la moitié de la '2e; cubitus oblitéré. Taille Ç : 
4,2 mm. — Brésil : Para. (Baker.) 



Odonteucoila Ashm. 

Ce genre a été établi par Ashmead en 1903, mais sans 
description d'espèce typique. Les trois espèces qui nous 
ont été communiquées par M. Baker, se distinguent comme 
il suit : 

Thorax et abdomen roux en majeure partie 1. 0. tricolor n. sp. 
Thorax et abdomen noirs en entier . . 2. 0. nigra n. sp. 
Thorax et abdomen noirs en majeure partie 3. 0. dissomphala 

n. sp. 

1. Odonteucoila tricolor n. sp. 

$ Roux, lisse et brillant; tête sauf les mandibules, an- 
tennes sauf les quatre premiers articles, mesonotum et des- 
sus du scutellum noirs; hanches et pattes d'un jaune clair. 
Tête transversale vue d'en haut; deux fois aussi haute que 
longue vue de côté; plus haute que large et rétrécie par en 
bas vue de devant; yeux trois fois aussi longs que les joues, 
qui sont lisses et séparées de la face par un profond sillon ; 
face lisse et brillante, déprimée au-dessus de la bouche, avec 
deux points enfoncés vis-à-vis du tiers basai des yeux. An- 
tennes de 13 articles, aussi longues que le corps, insérées 
vis-à-vis du tiers supérieur des yeux; scape de moitié plus 
long que gros; 2e article pas plus long que gros; 3e et 4e 
également minces, cylindriques comme les suivants, le 3e un 



5 CYN1PIDES ZOOPHAGES. 61 

peu plus de deux fois aussi long que gros, le 4e de moitié 
plus long que le 3e; les suivants plus gros et graduellement 
raccourcis, le 5e trois fois aussi long que gros, le 12» un 
peu plus long que gros. Thorax un peu plus étroit que la 
tète, à peine plus long que haut; troncature du prothorax 
non échancrée; mesonotum très convexe, un peu allongé, 
avec un sillon percurrent de chaque côté près des écaillettes, 
sans sillons parapsidaux; scutellum mat et rugueux, y com- 
pris la dent, qui est obtuse, horizontale et à peine aussi 
longue que la cupule ; celle-ci petite, ellipsoïdale, peu creusée, 
à peine aussi large que sa distance du bord du scutellum. 
moins large que les fossettes basales. Segment médian à 
arêtes parallèles, métapleures pubescentes. Ailes hyalines, 
pubescentes et ciliées; nervures d'un brun noir; cellule ra- 
diale fermée, deux fois aussi longue que sa distance de la 
nervure basale ; 'Ire partie du radius dépassant à peine la 
moitié de la 2e, triple de la 3e de la sous-costale; 2e partie 
du cubitus percurrente, mais peu marquée. Abdomen com- 
primé, ayant sa plus grande hauteur au milieu, avec une 
ceinture de pubescence grise à sa base; hypopygium non 
en soc de charrue. Taille Ç : 2 mm. — Brésil : Para. 

2. Odonteucoila nigra n. sp. 

à* Noir; mandibules, hanches et pattes rousses. Tête 
comme chez le précédent. Antennes noires ou d'un brun 
noir, presque deux fois aussi longues que le corps; deux 
premiers articles égaux, pas plus longs que gros; 3e non 
arqué, à peine deux fois aussi long que gros; 4e double du 3<>; 
les suivants graduellement amincis et raccourcis; 14e trois 
fois aussi long que gros, à peine plus court que le 15e. Thorax 
et nervation alaire du précédent. Abdomen comprimé, tronqué 
à l'extrémité où il atteint sa plus grande hauteur; ceinture 
à pubescence d'un roux vif. Taille cf : 4,5 mm. — Brésil : Para. 

3. Odonteucoila dissomphala n. sp. 

Ç Noir mat: sept premiers articles antennaires, mandi- 
bules, propleures, métapleures, segmen médian, dessous de 
l'abdomen et bord postérieur de son extrémité d'un roux 



62 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 6 

marron ; hanches et pattes jaunes. Semblable à 0, tricolor, 
mais les 2 points situés au-dessus du clypeus sont ombiliqués 
au centre; front plan, avec une arête de chaque côté, lon- 
geant le bord interne des yeux, depuis le scape jusqu'à la 
base des yeux. Antennes un peu plus longues que le corps, 
thorax au moins aussi haut que long; sillons parapsidaux 
larges, mais superficiels et peu délimités. Spinule du scutel- 
lum tronquée, horizontale, aussi longue que la moitié du 
scutellum, traversée par un sillon; cupule plus creusée, s;i 
partie postérieure et déclive est creusée en une fossette cir- 
culaire, comme chez Ganaspis. Cellule radiale 2 1 / 2 fois aussi 
longue que la 2e partie de la sous-costale, dépassée par la 
postmarginale de la longueur de la basale. Abdomen plus 
haut que long, fortement comprimé. Taille : 2,5 mm. — 
Brésil : Para. 

Caleucœla n. g. 

$ Tète un peu plus large que le thorax; vue de devant 
plus haute que large, graduellement amincie depuis la base 
des yeux jusqu'à la bouche; yeux glabres. Antennes de 13 
articles, avec une massue de 9 articles. Thorax aussi long 
que haut. Cupule lancéolée, atteignant par son extrémité 
élargie le bord postérieur du scutellum, qui est dépassé, de 
chaque côté, par une petite dent. Segment médian peu dé- 
clive, arêtes parallèles. Ailes velues et ciliées ; cellule radiale 
ouverte à la marge. Abdomen deux fois aussi long que haut, 
très comprimé, son tiers postérieur en lame de couteau et 
graduellement arrondi, comme chez Ibalia; ceinture basale 
en forme de rondelle, à bord postérieur muni d'un feutrage 
gris et dense. 



Caleucœla striatipennis n. sp. 

$ Noir, brillant et lisse; antennes, sauf la massue, d'un 
brun noir; écaillettes, hanches et pattes d'un roux clair; ab- 
domen d'un roux marron, une grande tache dorsale couvrant 
la moitié antérieure, et une autre plus petite, située en ar- 
rière, noires. Yeux obliques; tempes graduellement élargies 



7 CYNIPIDES ZOOPHAGKS. 63 

vers le bas; joues sans sillon, égalant la moitié des yeux; 
face avec deux sillons larges, profonds, partant du scape et 
se dirigeant parallèlement vers le clypeus où ils se rejoignent. 
Scape deux fois aussi long que gros; 2e article pas plus long 
que gros; 3 e et 4e obconiques, de moitié plus longs que 
gros; 5—13 formant la massue, d'abord un plus longs que 
gros, puis globuleux; 13 e en ovoïde allongé ; flagellum à poils 
raides, aussi longs que l'épaisseur des articles. Thorax aussi 
long que haut; propleures avec un feutrage gris. Scutellum 
ridé transversalement, fossettes basales occupant la moitié 
antérieure; cupule aussi large que sa distance du bord latéral 
du scutellum, avec une fossette circulaire en arrière. Ner- 
vures noires, bordées étroitement de brun ; base hyaline jus- 
qu'à la nervure basale ; cellule radiale 2 x /2 fois aussi longue 
que la 2e partie de la sous-costale ; 2e partie du radius arquée, 
double de la i™, qui est arquée et deux fois aussi longue 
que la 3e partie de la sous-costale : cubitus peu marqué. 
Taille : 3 mm. — Brésil : Para. 

Coneucœla brasiliensis n. sp. 

cf Noir brillant; flagellum brun sombre; deux premiers 
articles antennaires. hanches et pattes testacées. Tète forte- 
ment transversale, un peu plus large que le thorax, plus 
haute que large vue de devant; joues égalant le tiers des 
yeux, séparées de la face par un sillon; face avec deux 
petites impressions au-dessus du clypeus. Scape un peu plus 
long que gros ; 2e article globuleux ; 3e deux fois aussi long 
que gros, un peu plus court et plus mince que le 4 e , non 
arqué; 4 — 14 d'égale grosseur, cylindriques, graduellement 
raccourcis, le 4e 2 l /2, le 14 e deux fois aussi long que gros, 
plus court que le 15e. Thorax sans feutrage, au moins aussi 
haut que long. Mesonotum court et très convexe; scutellum 
conique, aminci en pointe en arrière, disque rugueux ; fos- 
settes basales petites, plus courtes que la cupule, occupant 
le quart antérieur du scutellum; cupule grande, ellipsoïdale, 
creusée, distante du bord de la moitié de sa largeur, plus 
distante de l'extrémité du scutellum. Ailes velues, ciliées ; 
nervures brunes ; cellule radiale plus de deux fois aussi 



64 DESCRIPTION DÉ NOUVEAUX 8 

longue que la 2e partie de la sous-costale, ouverte à la marge 
sauf au tiers proximal; 2 e partie du radius faiblement arquée, 
double de la l re , qui est droite et triple de la 3e partie de la 
sous-costale; cubitus peu marqué. Abdomen comprimé, un 
peu plus long que haut; ceinture basale formée par une ron- 
delle bordée de poils courts et sombres. Taille : 1,2 mm. — 
Brésil : Para. 

Frire nie lia n. g. 

Je dédie ce nouveau genre avec reconnaissance à mon 
ancien et vénéré professeur, M. le chanoine Friren, botaniste 
et paléontologiste éminent. 

Caractères génériques. Antennes de la femelle composées 
de 13 articles. Mesonotum avec une arête longitudinale, qui 
s'élargit triangulairement en avant. Métathorax armé de deux 
dents obtuses, partant de chacune des métapleures. Cellule 
radiale ouverte à la marge; ailes pubescentes et ciliées. 
Abdomen comprimé avec une ceinture de feutrage à sa base. 

Frireniella bisulcata n. sp. 

$ Noir, lisse et brillant; deux premiers articles anten- 
naires et mandibules roux, hanches et pattes jaunes. Tête 
transversale vue d'en haut, à peine plus large que le thorax ; 
plus haute que longue vue de côté : occiput marginé ; yeux 
2—3 fois aussi longs que les joues ; face traversée par deux 
sillons longitudinaux, qui divergent en arrière et s'arrêtent 
près des ocelles. Antennes insérées vis-à-vis du milieu des 
yeux; scape à peine plus long que gros; 2e article globuleux; 
3e mince, cylindrique, aussi long que le 4e; articles 4—13 
grossis, ellipsoïdaux, sauf le 13e, qui est ovoïdal ; le 4e deux 
fois aussi long que gros, les suivants à peine plus courts. 
Thorax à peine plus long que haut; troncature du prothorax 
non échancrée. Mesonotum fortement convexe, l'arête mé- 
diane atteignant presque le bord postérieur, la partie élargie 
en triangle atteignant le bord antérieur; bords latéraux avec 
un sillon près des écaillettes. Scutellum rugueux et mat; 
cupule grande, ne laissant libre qu'un mince espace du disque, 
plus grande que les fossettes, à bord externe élevé, avec 



9 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 65 

une fossette allongée, située en son milieu, et une ligne en- 
foncée et circulaire, située entre cette fossette et le bord 
externe. Dents du métathorax mates et obtuses ; arêtes du 
segment médian parallèles ; métapleures mates et rugueuses ; 
mésopleures lisses et brillantes, avec un sillon longitudinal 
parallèle à la suture qui les sépare du mesosternum. Ailes 
subhyalines; nervures sombres ; cellule radiale 2 1 /- 2 fois aussi 
longue que leur distance de la nervure basale ; Ire partie du 
radius plus courte que la moitié de la 2e, qui est arquée; 
3 e partie de la sous-costale égalant au moins la moitié de la 
i^e du radius. Abdomen tronqué en arrière; ceinture de pu- 
bescence sombre. Taille Ç : 1,5 mm. — Brésil : Para. (Baker). 

Eucœlidea arcuata n. sp. 

à* Ç Noir; antennes, sauf le scape, d'un brun sombre; 
pattes sauf les hanches et le bord antérieur du grand ter- 
gite roux testacé ; milieu des fémurs un peu assombri. Tète 
plus large que le thorax, très transversale vue d'un côté ; 
pas ou à peine plus haute que large vue de devant; face 
lisse et brillante; joues? Antennes du mâle de moitié plus 
longues que le corps ; scape de moitié plus long que gros ; 
2e article un peu transversal ; 3e presque aussi long que les 
deux suivants réunis, fortement arqué sur toute son étendue; 
émettant le 4e sur le côté de son extrémité incurvée; 4e ar- 
ticle presque deux fois aussi long que gros, subcylindrique; 
les suivants graduellement raccourcis; le 14e encore distincte- 
ment plus long que gros, un peu plus court que le 15e. 
Article 3e des antennes de la femelle aussi long, mais plus 
mince que le 4e, deux fois aussi long que gros, les suivants 
graduellement épais et mats. Propleures densément ponc- 
tuées — rugueuses; prothorax sans troncature. Une ligne 
ponctuée longe les bords latéraux du mesonotum depuis le 
scutellum jusqu'à l'extrémité des sillons parapsidaux. Sillons 
parapsidaux formés par des points alignés, disposés comme 
chez E. fuscipes Kieff. 1 ); ils se rejoignent subitement au tiers 
postérieur du mesonotum et sont réunis au bord postérieur 



*) Entom. Zeitschr. 1908, vol. 21 p. 112 fig. 2 ; par suite d'une erreur de 
l'imprimeur, cette figure a été retournée, le bas en haut ! 

9 



66 DESCBIPTION DE NOUVEAUX 10 

par une arête ; le long de cette arête, le mesonotum est 
densément ponctué-rugueux. Cupule grande, ellipsoïdale, 
creusée, bordée de points alignés, avec une fossette ellip- 
soïdale au centre; disque du scutellum mat et rugueux. Ailes 
hyalines, nervures noires ; cellule radiale 1 l l% fois aussi longue 
que sa distance de la nervure basale; 4«> partie du radius 
presque double de la 3 e partie de la sous-costale; 2e partie 
du radius 2 1 /* fois aussi longue que la Ire, à peine arquée ; 
cubitus oblitéré. Pétiole transversal, strié; abdomen com- 
primé, sans ceinture. Taille çf $ : 1,2—1,5 mm. — Wisconsin : 
Polk Go. (Baker). 

Var. Hanches et pattes rousses en entier. Antennes de 
la femelle un peu plus longues que le corps; 3e article très 
mince, plus long que le 4e, trois fois aussi long que gros; 
articles 4 — 13 distinctement grossis, le 4 e plus de deux fois 
aussi long que gros, les suivants graduellement raccourcis, 
le 12e à peine plus long que gros, plus court que le 13. 
Ibidem . 

Erisphagia validicornis n. sp. 

d* Noir; trois premiers articles antennaires et mandibules 
d'un roux sombre; hanches et pattes jaune sale; extrême base 
de l'abdomen et parfois le segment médian d'un roux brun ; 
reste des antennes d'un brun noir. Tête vue d'en haut, trans- 
versale; plus large que le thorax; vue de côté, plus de deux 
fois aussi haute que longue; yeux d'un tiers plus longs que 
les joues. Antennes deux fois aussi longues que le corps; 
3e article trois fois aussi long que gros, pas distinctement 
arqué; 4 e presque deux lois aussi long que le 3e; les suivants 
de la longueur du 4e. Troncature du prothorax bilobée, dé- 
passant un peu la surface du pronotum. Scutellum rugueux; 
cupule grande, ovalaire, plus longue que les fossettes, à 
bord élevé et un peu plus clair. Arêtes du segment médian 
parallèles; métapleures pubescentes. Ailes hyalines; nervures 
noires ; cellule radiale deux fois aussi longue que sa distance 
de la nervure basale, dépassée un peu par la postmarginale ; 
3e partie de la sous-costale presque ponctiforme; l>e partie 
du radius presque égale à la 2e; cubitale oblitérée. Pétiole 
transversal, strié; abdomen fortement comprimé. Taille <? : 
1,5 mm. — Brésil : Para, 6 exemplaires. (Baker.) 



H CYNIPIDES ZOOPHAGES. 67 

Ganaspis Fôrst. 

1. Cupule grande, plus large que sa distance du bord du 
scutellum, les quatre ou cinq derniers articles antennaires 
de la femelle noirs 2 

— Cupule étroite, petite, lancéolée, moins large que sa dis- 
tance du bord latéral du scutellum 3 

2. Quatre derniers articles antennaires noirs, les trois pré- 
cédents blanchâtres 3. G. Bakeri n. sp. 

— Cinq derniers articles antennaires noirs, les précédents 
roux 5. G. fulvocincta n. sp. 

3. Antennes du mâle d'un brun noir, les cinq premiers ar- 
ticles et le pétiole roux; joues striées 4. G. rufopetioktta n. sp. 

— Antennes rousses en majeure partie; joues lisses . . 4. 

4. Antennes du mâle rousses, les cinq derniers articles noirs; 
celles de la femelle rousses, les trois derniers articles 
noirs, les trois précédents blancs; nervures pâles, jaunes 

1. G. variicornis n. sp. 

— Antennes du mâle rousses en entier, à peine plus som- 
bres vers le haut; nervures noires 2. G. brasiliensis n. sp. 

1. Ganaspis variicornis n. sp. 

d*Ç Noir; mandibules, antennes, hanches et pattes rousses; 
chez le mâle, les cinq derniers articles antennaires sont noirs; 
chez la femelle, les articles 8—10 sont blanchâtres et les trois 
suivants noirs. Tète vue de devant beaucoup plus longue que 
large, yeux d'un tiers plus longs que les joues, côtés de la 
face et joues finement striés, milieu de la face lisse et bril- 
lant; tête transversale vue d'en haut. Antennes du mâle plus 
longues que le corps, filiformes; 3e article arqué, plus long 
que le 4e, qui est trois fois aussi long que gros; les suivants 
graduellement raccourcis; 14e encore deux fois aussi long 
que gros, un peu plus court que le 15e. Chez la femelle, les 
antennes sont au moins aussi longues que le corps; 3e article 
plus mince que le 2 e , quatre fois aussi long que gros, cylin- 
drique comme les suivants; 3—6 également minces et sub- 
égaux ; les suivants graduellement et faiblement grossis et 
raccourcis; le 12e deux fois aussi long que gros, un peu plus 
court que le 13e. Troncature du prothorax échancrée au som- 



68 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 12 

met. Thorax plus haut que long. Scutellum rugueux; cupule 
convexe, lancéolée, petite, plus petite que les fossettes du 
scutellum, sa partie déclive postérieure creusée en une fos- 
sette circulaire, comme chez tous les Ganaspis. Métapleures 
densément pubescentes ; segment médian mat, à arêtes in- 
distinctes. Ailes hyalines, nervures pâles ; cellule radiale 
grande, deux fois aussi longue que sa distance de la nervure 
basale; l r e partie du radius arquée, d'un tiers plus courte 
que la 2e, trois fois aussi longue que la 3e partie de la sous- 
costale; 2e partie du cubitus percurrente, mais peu marquée. 
Abdomen comprimé, ceinture grise, à partie centrale rousse 
et glabre. Taille çf Ç : 1,5 mm. — Brésil : Para. (Baker.) 

2. Ganaspis brasiliensis n. sp. 

cf Noir; mandibules et antennes d'un roux sombre, ces 
dernières graduellement plus sombres; hanches et pattes 
d'un jaune rouge; segment médian, métapleures et partie 
postérieure des mésopleures roux. Yeux deux fois aussi longs 
que les joues, qui sont lisses et brillantes comme la face. 
Antennes deux fois aussi longues que le corps; 3e article 
arqué, à peine plus long que le 4e, qui est trois fois aussi 
long que gros; les suivants amincis, 14 e encore trois fois 
aussi long que gros, plus court que le 15e. Troncature du 
prothorax émarginée. Scutellum du précédent, cupule moins 
petite, presque aussi large que les fossettes, lancéolée. Mé- 
tapleures à peine pubescentes; arêtes parallèles. Ailes à 
nervation du précédent, nervures noires. Abdomen et cein- 
ture comme chez le précédent. Taille ç? : 1,5 mm. — Brésil: 
Para, 5 exemplaires. (Baker.) 

3. Ganaspis Bakeri n. sp. 

$ Noir; mandibules, antennes et pattes rousses; quatre 
derniers articles antennaires noirs, les trois précédents d'un 
jaune blanchâtre. Yeux deux fois aussi longs que les joues ; 
face et joues lisses, sauf deux petites impressions longitudi- 
nales situées au-dessus de la bouche, comme chez l'espèce 
précédente. Antennes de la longueur du corps ; 3e article un 
peu plus de deux fois aussi long que gros; les trois sui- 
vants aussi minces que le 3e, mais graduellement allongés, 



13 CYN1PIDES ZOOPHAGES. 69 

le 6 e trois fois aussi long que gros: 7 — 13 graduellement et 
très faiblement grossis; 7-9 au moins aussi longs que le 2 e ; 
12 e de moitié plus long que gros. Thorax des précédents, 
sauf la cupule, qui est ellipsoïdale, beaucoup plus large que 
les fossettes, et occupe presque tout le disque, sans cepen- 
dant atteindre le bord postérieur. Segment médian à arêtes 
parallèles ; métapleures à peine pubescentes. Ailes et abdomen 
des précédents, cellule radiale un peu plus courte, pas deux 
fois aussi longue que sa distance de la nervure basale. 
Taille Ç : 1,8 mm. — Brésil : Para. (Baker.) 

4. Ganaspis rufopetiolata n. sp. 

d* Noir; mandibules, cinq premiers articles antennaires, 
hanches, pattes et pétiole roux; dix derniers articles anten- 
naires d'un brun noir. Côtés de la face et joues finement 
striés. Antennes un peu plus longues que le corps; 3 e article 
arqué et un peu plus long que le 4 e , qui est au moins trois 
fois aussi long que gros; 14 e à peine deux fois aussi long 
que gros. Scutellum et cupule comme chez brasiliensis. Ailes 
hyaliaes, nervures noires; cellule radiale au moins deux fois 
aussi longue que sa distance de la cellule basale; l ,e partie 
du radius dépassant à peine la moitié de la 2 e , triple de la 
3 e partie de la sous-costale. Abdomen comprimé; ceinture 
grise, centre glabre et roux. Taille o" : 1,8 mm. — Brésil : 
Para. (Baker.) 

5. Ganaspis fulvocincta n. sp. 

$ Noir; mandibules, antennes sauf les cinq derniers ar- 
ticles, hanches et pattes rousses. Joues lisses, séparées de 
la face par un sillon. Articles antennaires 3—6 également 
minces, le 3c plus de deux fois aussi long que gros, les trois 
suivants à peine plus courts; 7—13 un peu plus gros, de 
moitié plus longs que gros. Cupule grande, ellipsoïdale, 
beaucoup plus large que sa distance des bords latéraux du 
scutellum, convexe comme chez les congénères, avec des 
points alignés le long du bord. Ailes hyalines, nervures brunes; 
cellule radiale de moitié plus longue que sa distance de la 
nervure basale, dépassée par la postmarginale d'une distance 



70 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 14 

égale à la moitié de la Ire partie du radius ; celle-ci égalant 
les deux tiers de la 2e, trois fois aussi longue que la 3 e partie 
de la sous-costale. Abdomen comprimé; ceinture rousse. 
Taille ? : 1,8 mm. — Brésil: Para. (Baker.) 

Cothonaspis (Tetraplasta) cincticornis n. sp. 

5 Noir; articles antennaires 8 et 9, hanches et pattes 
rousses ; partie renflée des fémurs d'un brun noir. Tête vue 
d'en haut aussi large que le thorax, plus de deux fois aussi 
large que longue ; yeux deux fois aussi longs que les joues, 
qui sont dépourvues de sillon ; front lisse. Scape pas deux 
fois aussi long que gros; 2e article à peine plus long que 
gros ; 3—9 au moins deux fois aussi longs que gros, cylin- 
driques ; le 3 e plus mince que les autres ; 10 — 13 un peu 
grossis ; 10—12 de moitié plus longs que gros, 13 e deux fois 
aussi long que gros. Collier du prothorax faible, largement 
interrompu au milieu. Fossettes du scutellum carrées, plus 
courtes que le disque qui est rugueux ; cupule circulaire, peu 
creusée, distante de son diamètre, du bord postérieur du 
scutellum. Arêtes du segment médian parallèles; métapleures 
pubescentes. Ailes hyalines, nervures jaunes; cellule radiale 
ouverte à la marge, plus de deux fois aussi longue que large, 
plus longue que sa distance de la nervure basale; l re partie 
du radius double de la 3e de la sous-costale, à peine plus 
longue que la moitié de la 2e partie du radius ; cubitus nul 
dans sa l r e partie, faiblement indiqué dans sa 2 e . Abdomen 
comprimé ; ceinture grise, complète. Taille $ : 2,8 mm. — 
Brésil : Para. (Baker.) 



Cothonaspis (Tetraplasta) pictipennis n. sp. 

Ç o* Noir; prothorax d'un roux marron; articles anten- 
naires 3—7 roux chez la femelle, flagellum brun noir chez 
le mâle; articulations des pattes d'un roux brun. Propleures, 
métapleures et ceinture basale de l'abdomen à poils gris, 
denses et assez longs. Tête vue de devant plus haute que 
large, graduellement amincie en avant des yeux; joues égales 



15 CYN1PIDES ZOOPHAGES. 71 

aux deux tiers des yeux, une arête arquée en demi-cercle 
réunit la base de chaque œil au clypeus; face avec deux 
points peu distincts, vis-à-vis de la base des yeux. Scape de 
moitié plus long que gros; 2e article pas plus long que gros; 
3e article de la femelle plus long que le 4e; 4—7 presque 
deux fois aussi longs que gros, 3 — 7 obconiques et également 
minces; 8 e et 9e graduellement un peu grossis, presque cylin- 
driques; 10—43 formant une massue d'égale grosseur, mais 
non abrupte, 40— 42 de moitié plus longs que gros; 43e U n 
peu plus allongé ; flagellum à soies courtes et dressées. An- 
tennes du mâle de moitié plus longues que le corps; flagel- 
lum à articles cylindriques graduellement amincis et allongés, 
le 1er presque trois fois aussi long que gros, le dernier ou 
15e article antennaire quatre fois aussi long que gros. Thorax 
aussi haut que long; troncature du prothorax arrondie, non 
échancrée. Mesonotum fortement convexe. Scutellum trapé- 
zoïdal, bord postérieur tronqué, moins large que l'antérieur; 
fossettes basales un peu transversales, à peine plus courtes 
que le disque, qui est rugueux; cupule élevée, ovalaire, un 
peu moins large que sa distance du bord du scutellum, 
creusée assez fortement. Ailes velues et ciliées, blanchâtres 
et nues depuis leur origine jusqu'à la nervure basale, un peu 
enfumées dans le reste et à poils noirs; nervures noires et 
finement bordées de brun noir; une tache brune est située 
au bord postérieur vis-à-vis de la nervure basale; une autre, 
un peu plus haut, réunit la partie inférieure de la basale au 
bout de nervure anale; cellule radiale presque deux fois aussi 
longue que sa distance de la basale, ouverte sur la marge, sauf 
au quart proximal; nervure sous-costale d'un blanc sale jusqu'à 
la basale, brune dans sa 2e partie, avec une tache hyaline à 
l'origine du radius, noire dans sa 3e partie; 2e partie du radius 
arquée, de moitié plus longue que la Ire; celle-ci arquée, 
plus de deux fois aussi longue que la 3e partie de la sous- 
costale; cubitus marginé de brun comme les autres nervures; 
sa 2e partie arquée fortement dans sa moitié proximale, sa 
Ire partie droite et aboutissant à la base de la basale. Ab- 
domen comprimé, de moitié plus long que haut; ceinture 
basale formant un amas de feutrage disposé circulairement 
autour du pétiole. Taille : 2,5—3 mm. — Californie : Claremont. 



72 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 46 

Cothonaspis (Pentarhoptra) clarimontis n. sp. 

Ç Noir; antennes, sauf le scape et les cinq derniers ;ir- 
ticles, écaillettes et pattes sauf les hanches, rousses. Tête 
allongée vue de devant; joues égales aux deux tiers des yeux 
qui sont très obliques; un sillon oblique unit la base des 
yeux à celle des mandibules; face avec deux impressions 
allongées au-dessus de la bouche. Article 3e des antennes à 
peine plus long que le 4 e , au moins deux fois aussi long que 
gros, les suivants graduellement raccourcis et à peine grossis; 
8e encore presque deux fois aussi long que gros; 9—43 for- 
mant une massue peu distincte, ellipsoïdaux, de moitié plus 
longs que gros. Thorax plus haut que long; tiers antérieur 
du mesonotum avec un vestige de deux lignes enfoncées, 
longitudinales et parallèles, situées sur la partie médiane. 
Scutellum rugueux, arrondi en arrière; cupule ovalaire, petite, 
moins large que les fossettes basales, à peine aussi large 
que sa distance du bord du scutellum, profondément creusée, 
ponctuée latéralement, bord pâle. Ailes blanches, nues de- 
puis l'origine jusqu'à la nervure basale; nervures brunes, 
plus pâles par endroits, bordées finement de brun; cellule 
radiale deux fois aussi longue que sa distance de la basale, 
ouverte sur tout le bord; 2e partie du radius arquée, de 
moitié plus longue que la Ire, q U i est également arquée et 
presque triple de la 3e partie de la sous-costale; cubitus d'un 
brun noir, Ire partie sortant près de la base de la basale, 
2e partie arquée en avant, percurrente. Abdomen comprimé, 
de moitié plus long que haut; ceinture basale grise et dense. 
Taille : 3 mm. — Californie : Claremont. 



Cothonaspis (Anectoclis) signaticornis n. sp. 

$ Noir; mandibules et -écaillettes d'un brun noir; anten- 
nes, sauf les trois derniers articles qui sont noirs, hanches 
et pattes rousses. Tempes et propleures sans feutrage. Tète 
très transversale vue d'en haut; plus haute que large vue de 
devant; joues traversées par un sillon; face lisse. Antennes 
de moitié plus longues que le corps; 2 e article globuleux, à 
peine plus court que le I e ''; 4e de moitié plus long que le 



17 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 73 

3 e , 4—5 fois aussi long que gros, les quatre ou cinq suivants 
égaux au 4 e ; les autres à. peine graduellement plus gros, le 
12 e encore trois fois aussi long que gros, plus court que le 
13 e : articles du flagellum subcylindriques, un peu plus minces 
à la base qu'au sommet; tous glabres. Troncature échancrée 
au sommet. Cupule peu grande, en ellipse courte, aussi large 
que sa distance du bord du scutellum, faiblement creusée, 
avec une fossette circulaire en arrière et quelques points 
enfoncés le long du bord; disque rugueux. Ailes hyalines; 
nervures d'un brun noir; cellule radiale ouverte sur toute la 
marge, de moitié plus longue que sa distance de la nervure 
basale; 2 e partie du radius ayant deux fois et demie la lon- 
gueur de la l re ; celle-ci presque double de la 3 e partie de la 
sous-costale; cubitus oblitéré. Abdomen comprimé; ceinture 
dense, d'un gris sombre. Taille $ : 2 mm. — Brésil : Para. 
(Baker.) 

Colhonaspis Bakeriana Kieff. var. nigriventris n. var. 

cf Diffère du type par l'abdomen noir en entier et le 
thorax, qui est noir, sauf le prothorax et les fossettes du scu- 
tellum qui sont roux; 2 e partie du cubitus brune, fortement 
arquée dans sa moitié basale. Feutrage des tempes et des 
propleures aussi épais que chez le type. Taille : 3 mm. — 
Californie : San Mateo ; 2 exemplaires, avec 20 autres exem- 
plaires de C. fuscostriata Kieff. 

Cothonaspis paraensis n. sp. 

d* Noir; antennes d'un brun noir; hanches et pattes 
rousses. Tête vue de devant un peu plus haute que large, 
avec deux impressions au-dessus de la bouche; joues avec 
un sillon. Antennes deux fois aussi longues que le corps; 
3 e article droit, deux fois aussi long que gros. Cupule petite, 
ellipsoïdale, moins large que sa distance du bord, avec une 
fossette circulaire en arrière et quelques points en avant. 
Tempes et propleures sans feutrage. Ailes hyalines; nervures 
brunes ; cellule radiale de moitié plus longue que sa dis- 
tance de la nervure basale; 2 e partie du radius droite, double 

10 



74 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 18 

de la l re , qui est droite aussi et double de la 3 e de la sous- 
costale; cubitus oblitéré. Ceinture abdominale brune, étroite. 
Taille <? : 1,8 mm. — Brésil : Para. (Baker.) 

Eucoila (Psichacra) troglodytes n. sp. 

Ç Noir; antennes d'un brun noir; extrémité des hanches 
et pattes testacées; fémurs, sauf l'extrémité, d'un brun noir. 
Tête vue de devant à peine plus haute que large, lisse et 
brillante. Antennes sans massue, presque aussi longues que 
le corps; 3 e article un peu plus mince et un peu plus court 
que les suivants qui sont subégaux, de moitié plus longs 
que gros. Thorax aussi haut que long. Cupule ovoïdale, plus 
large que sa distance du bord du scutellum, ponctuée sur 
les bords, avec une fossette circulaire en arrière. Ailes hya- 
lines ; nervures brunes; cellule radiale guère plus longue que 
sa distance de la nervure basale; les deux parties du radius 
arquées, la l re guère plus petite que la 2 e , double de la 3 e 
partie de la sous-costale; cubitus oblitéré. Ceinture de l'ab- 
domen d'un brun "noir. Taille $ : 4,2 mm. — Wisconsin, Polk, 
en juillet. (Baker.) 

Sous-Genre Eucoila Westwood. 

Les quatre mâles se rapportant au sous-genre Eucoila se 
distinguent comme il suit : 

1. Article 3 e des antennes roux et de moitié plus long que 
le 4 e 1. E. nudicollis n. sp. 

— Article 3e à peine plus long que le 4e, antennes noires 

4. E. paraensis n. sp. 

— Article 3 e un peu plus court que le 4 9 2. 

2. Deux derniers articles des antennes jaunes, les précédents 
bruns, les trois premiers roux . . 3. E. xanthotoman.sp. 

— Antennes brunes, sauf les trois premiers articles, qui 
sont roux 3. E.brasiliensis n. sp. 

1. Eucoila nudicollis n. sp. 

cf Noir; mandibules, hanches et pattes rousses ; antennes 
brun noir, les trois premiers articles roux ou le 3 e roux et 



19 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 75 

les premiers articles noirs. Tempes et propleures sans feu 
trage. Antennes de moitié plus longues que le corps ; 3 e ar- 
ticle arqué, au moins de moitié plus long que le 4 e , qui est 
cylindrique et de moitié plus long que gros; 5 e deux fois 
aussi long que gros; les suivants graduellement amincis, 14 e 
plus de deux fois aussi long que gros. Cupule ellipsoïdale, 
plus large que sa distance du bord du scutellum, avec une 
fossette circulaire en arrière et quelques points en avant. 
Ailes hyalines, nervures noires; cellule radiale presque deux 
fois aussi longue que sa distance de la nervure basale; 
4>'e partie du radius droite, un peu plus courte que la 2 e , 
triple de la 3 e de la sous-costale; cubitus oblitéré. Ceinture 
de l'abdomen très mince, à centre glabre et roux. Taille ç? : 
1,2 — 1,5 mm. — Wisconsin : Polk, juillet; Brésil : Para. (Baker.) 

2. Eucoila brasiliensis n. sp. 

cf Noir; mandibules, trois premiers articles antennaires, 
hanches et pattes roux ; reste des antennes brun. Tempes 
et propleures sans feutrage; face avec une double impression 
au-dessus de la bouche. Antennes pubescentes, deux fois 
aussi longues que le corps; 1 er article deux fois aussi long 
que le 2 e ; 3 e arqué, 4—5 fois aussi long que gros, à peine 
plus court que le 4 e ; les suivants cylindriques, graduellement 
amincis, le 14 e encore quatre fois aussi long que gros, un 
peu plus court que le 15 e . Troncature du thorax échancrée. 
Cupule ellipsoïdale, deux fois aussi large que sa distance du 
bord, avec une fossette circulaire en arrière et des points 
enfoncés le long du bord ; disque du scutellum rugueux. 
Ailes hyalines ; cellule radiale de moitié plus longue que sa 
distance de la nervure basale, un peu dépassée par la post- 
marginale ; 2 e partie du radius de moitié plus longue que la 
1 re , qui est triple de la 3 e partie de la sous-costale. Abdomen 
comprimé, ceinture rousse. Taille <? : 2 mm. — Brésil : Para. 
(Baker.) 

3. Eucoila xanthotoma n. sp. 

S Noir; trois premiers articles antennaires roux, les 
suivants bruns, les deux derniers d'un jaune clair; thorax 
d'un roux marron, à dessus noir; hanches et pattes jaune- 



76 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 20 

rougeâtre. Tempes et propleures sans feutrage. Face lisse 
et brillante. Antennes plus de deux fois aussi longues que 
le corps : 3 e article arqué, quatre fois aussi long que gros, 
à peine plus court que le 4 e ; 5 e égal au 4e; les suivants gra- 
duellement amincis et raccourcis, 14 e encore quatre fois aussi 
long que gros, à peine plus court que le 15 e ; articles du 
flagellum subcylindriques, un peu plus minces à la base qu'au 
sommet. Thorax plus étroit que la tête. Scutellum rugueux; 
cupule en ellipse courte, un peu plus large que sa distance 
du bord du scutellum, avec des points alignés le long du 
bord. Ailes hyalines, nervures d'un brun sombre: cellule ra- 
diale presque deux fois aussi longue que sa distance de la 
nervure basale : 2 e partie du radius de moitié plus longue 
que la l re , qui est faiblement arquée et triple de la 3 e de la 
sous-costale: 2 e partie du cubitus brune, presque percurrente. 
Abdomen comprimé; ceinture rousse. Taille cf : 1,2 mm. — 
Brésil : Para. (Baker.) 

4. Eucoila paraensis n. sp. 

çf Noir; mandibules, écaillettes, hanches et pattes rousses; 
dessous de l'abdomen d'un roux marron. Tête beaucoup plus 
haute que large, avec deux impressions allongées au-dessus 
du clypeus; joues avec un sillon, égales à la moitié des yeux. 
Antennes filiformes, noires, plus longues que le corps; 3 a ar- 
ticle à peine plus long et à peine plus mince que le 4e, fai- 
blement sinueux et un peu aminci à la base, 2% fois aussi 
long que gros; 4 — 14 cylindriques, subégaux, 15 e un peu plus 
long que le 14e. Troncature du thorax petite, échancrée en arc; 
thorax un peu plus long que haut, sans feutrage, métapleures 
pubescentes. Cupule grande, beaucoup plus longue que les 
fossettes basales, occupant presque tout le disque, à bord 
élevé et pâle, avec une fossette circulaire en arrière et deux 
points de chaque côté. Arêtes du segment médian parallèles. 
Ailes hyalines; cellule radiale fermée, grande, deux fois aussi 
longue que la 2e partie de la sous-costale; 2e partie du radius 
de moitié plus longue que la lre, celle-ci triple de la 3e partie 
de la sous-costale ; cubitus faiblement marqué. Abdomen 
comprimé, un peu plus long que haut; base avec une ron- 
delle bordée de feutrage gris. Taille: 2mm. — Brésil: Para. 



21 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 77 

5. Eucoila sulcatifrons n. sp. 

Ç Noir; mandibules d'un roux sombre; antennes d'un 
brun noir ou noires ; hanches et pattes d'un roux clair. Tète 
beaucoup plus haute que large, graduellement amincie en 
avant des yeux, avec un large sillon qui va de chaque an- 
tenne jusque vis-à-vis du milieu des yeux ; un autre sillon 
longe le bord interne des yeux; joues égalant les deux tiers 
des yeux, séparées de la face par un profond sillon. Scape 
de moitié plus long que gros; 2e article globuleux; 3e plus 
long que le 4e, qui est presque deux fois aussi long que gros; 
les 9 suivants plus gros, en ellipse allongée, striés, presque 
deux fois aussi longs que gros; 13e un peu plus long que le 
12e. Thorax aussi haut que long, fortement convexe, sans 
feutrage; métapleures pubescentes de gris; troncature dé- 
coupée profondément en arc. Scutellum à fossettes basales 
petites; cupule grande, occupant presque tout le disque, 
haute, plane, avec un enfoncement ovoïdal au milieu, bord 
plus clair, mais non élevé. Ailes subhyalines; cellule radiale 
deux fois aussi longue que sa distance de la basale. à peine 
dépassée par la postmarginale; les deux parties du radius 
droites, la 2e d'un tiers plus longue que lai''", qui est triple 
de la 3e partie de la sous-costale; cubitus non marqué. Ab- 
domen comprimé, un peu plus long que haut; ceinture en 
forme de rondelle bordée de poils gris. Taille : 3 mm. — 
Brésil : Para. 

Eucoila ( P entamer o ce r a) integricollis n. sp. 

$ Mandibules, antennes sauf la massue, écaillettes, han- 
ches et pattes d'un roux clair. Tête beaucoup plus haute 
que large, avec deux impressions longitudinales au-dessus 
du clypeus ; joues avec un sillon, égales aux deux tiers des 
yeux. Antennes aussi longues que le corps; articles 3-6 
plus de deux fois aussi longs que gros, minces et subcylin- 
driques; 7 — 13 presque deux fois aussi longs que gros; 7e et 
8e graduellement un peu grossis; 9—13 ellipsoïdaux et for- 
mant une massue non subite. Thorax sans feutrage, pas plus 
long que haut; troncature non échancrée. Cupule grande, 
plus grande que les fossettes basales, ovalaire, distante du 



78 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 22 

bord du tiers de sa largeur, plane avec une fossette circulaire 
en arrière. Arêtes du segment médian parallèles. Ailes hyalines; 
nervures d'un jaune brunâtre; cellule radiale fermée, un peu 
dépassée par la postmarginale, presque deux fois aussi lon- 
gue que la 2e partie de la sous-costale; 2e partie du radius 
d'un tiers plus longue que la l r6 ; celle-ci faiblement arquée 
3—4 fois aussi longue que la 3e partie de la sous-costale; 
cubitus indiqué par une ligne transparente. Abdomen com- 
primé, de moitié plus long que Jiaut, ceinture en forme de 
rondelle bordée de poils d'un gris roussâtre. Taille : 1,5 mm. 
— Brésil : Para. 

Eucoila (Hexamerocera) polychroma n. sp. 

$ Noir; mandibules rousses; devant de la tête et thorax, 
sauf le mesonotum et le scutellum, et partie ventrale de l'ab- 
domen d'un roux marron ; antennes d'un roux pâle, les trois 
derniers articles noirs. Tempes et propleures sans feutrage. 
Face lisse et brillante. Antennes un peu plus longues que la 
tête et le thorax; articles 3-7 très minces et cylindriques, 
le 3 e deux fois aussi long que le 4 e ; 4 — 7 un peu plus longs 
que gros; massue de 6 articles, dont le 1 er est moins gros, 
les suivants subglobuleux, sauf le 13 e , qui est ovoïdal. Scutel- 
lum rugueux; cupule ellipsoïdale, aussi large que sa distance 
du bord du scutellum, avec des points le long du bord. Ailes 
hyalines, nervures brunâtres; cellule radiale de moitié plus 
longue que sa distance de la nervure basale ; l re partie du 
radius à peine plus courte que la 2 e , arquée, triple de la 3* 
de la sous-costale. Abdomen comprimé, ceinture rousse. 
Taille $ : 1,2 mm. — Brésil : Para. (Baker.) 

Eucoila (Rhoptromeris) formicaria n. sp. 

^ Noir ; pattes, sauf les hanches, d'un roux sombre ; mas- 
sue des fémurs d'un brun noir. Article 3 e des antennes plus 
long que le 2 e , presque deux fois aussi long que gros ; 4 e égal 
au 5 e , mais plus court que le 3e, un peu plus long que gros ; 
6 e à peine plus gros que le 5 e ; les sept suivants formant une 
massue peu grosse, un peu plus longs que gros, 12 e plus 



23 CYNIP1DÈS ZOOPHAGES. 79 

court que le 13e. Cupule grande, ellipsoïdale. Ailes hyalines, 
nervures noires; \™ partie du radius à peine plus longue 
que la moitié de la 2 e ; un peu arquée, deux fois aussi longue 
que la 3 e partie de la sous-costale ; cubitus oblitéré. Abdomen 
comprimé ; ceinture brunâtre. Taille Ç : 2,8 mm. — Angleterre, 
observé par Donisthorpe, près de Londres, dans une four- 
milière de Formica fusca L. C'est le 4e Cynipide myrmécophile 
connu jusqu'à présent; les trois autres sont : Kleidotoma 
(Tetrarhoptra) formicaria Kieff., Kleidotoma myrmecophila Kieff. 
et Bhynchacis Wasmanni Kieff. 

Psilodora paraensis n. sp. 

cj Ç Noir; mandibules, antennes, sauf les derniers articles 
qui sont plus ou moins assombris chez la femelle, hanches 
et pattes rousses. Occiput strié obliquement. Antennes de la 
femelle un peu plus longues que la tête et le thorax; articles 
3—8 obconiques; 3 e article plus long que le 4 e , qui est deux 
fois aussi long que gros ; les suivants graduellement grossis 
et raccourcis; 9--12 moniliformes ; 13 e conique; poils dressés 
et courts. Antennes du mâle de moitié plus longues que le 
corps, graduellement amincies vers le haut; 3 e article cylin- 
drique comme les suivants, trois fois aussi long que gros, à 
peine plus court que le 4 e ; 44 e quatre fois aussi long que 
gros, égal au 15 e . Troncature du prothorax échancrée. Scutel- 
lum rugueux; cupule grande, deux fois aussi large que sa 
distance du bord du scutellum, ellipsoïdale, avec une fossette 
circulaire en arrière, et de chaque côté deux, rarement trois 
points enfoncés. Arêtes du segment médian subparallèles, 
métapleures pubescentes. Ailes blanchâtres, nues, non ciliées; 
nervure sous-costale avec des soies éparses; nervures blan- 
châtres; cellule radiale à peine de moitié plus longue que 
sa distance de la nervure basale; 2 e partie du radius de moitié 
plus longue que la lr 6 , qui est arquée et de moitié plus lon- 
gue que la 3 e de la sous-costale; cubitus oblitéré. Ceinture 
abdominale brune. Taille $ ? : 3 mm. — Brésil : Para, 25 exem- 
plaires. (Baker.) 



80 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 24 

Psilodora paraensis var. festiva n. var. 

Ç $ Ne diffère du type que par la couleur du thorax, 
qui est d'un roux marron, sauf le mesonotum qui est noir, 
et par le scutellum qui est bordé de points enfoncés dans 
sa moitié postérieure, à fossette peu distincte. Même taille. 
Brésil : Para; Cuba: Havane. (Baker.) 

Psilodora paraensis var. rufosignata n. var. 

$ Ç Ne diffère du type que par la couleur des méso- 
pleures et du métathorax, qui sont d'un roux marron. 

Psilodora rufocincta Kieff. 

Ç La femelle de cette espèce était demeurée inconnue. 
Elle ne diffère du mâle que par les antennes d'un noir bril- 
lant, à soies dressées ; 3 e article deux fois aussi long que 
gros, obconique; les suivants graduellement raccourcis et 
grossis, obconiques; 7 — 12 subglobuleux ; 13 e ovoïdal. Cupule 
avec une fossette circulaire en arrière et, de chaque côté, 
en avant, 1 ou 2 points enfoncés. Taille : 3,5 mm. — Nevada : 
Ormsby. (Baker.) 



III. Anacharitinae. 
Anacharis flavicornis n. sp. 

$ Noir; mandibules, antennes, hanches et pattes d'un 
jaune sale; hanches postérieures un peu assombries. Tête 
plus large que le thorax, lisse, brillante et glabie; face de- 
puis les antennes jusqu'à la bouche, et joues mates, chagri- 
nées et avec une pubescence blanche; joues sans sillon. 
Article 3 e des antennes trois fois aussi long que gros; 4 e à 
peine plus court; les suivants graduellement amincis; 13 e en- 
core plus de deux fois aussi long que gros, plus court que 
le 14 e . Mesonotum brillant, finement chagriné en avant, plus 
fortement et avec quelques stries transversales en arrière; 
sillons parapsidaux profonds, percurrents, convergents en 
arrière, où ils sont élargis en dedans au bord postérieur du 



25 CYNIPIDÉS ZOOPHAGÉS. 81 

mesonotum en se touchant presque; scutellum grossièrement 
ridé, mat, marginé; fossettes obliques et petites; segment 
médian et métapleures ridés et mats; propleures ridées et 
chagrinées ; mésopleures chagrinées et mates, sauf l'espace 
convexe qui est lisse et brillant. Arles hyalines, nervures 
jaunes; cellule radiale deux fois aussi longue que large ; 
l re partie du radius égalant les deux tiers de la 2 e , faible- 
ment arqué, triple de la 3 e partie de la sous-costale; cubitus 
oblitéré. Pétiole aussi long que les hanches postérieures, 
lisse, 2y 2 fois aussi long que gros. Taille # : 3 mm. — Wis- 
consin : Polk. (Baker.) 



IV. Figitinae. 

Xyalosema fossulata n. sp. 

Ç Noir; antennes sauf le scape, qui est brun noir, han- 
ches et pattes d'un roux brunâtre. Tête très transversale 
vue d'en haut; vertex rugueux; face mate et coriacée; yeux 
velus, plus de deux fois aussi longs que les joues, qui sont 
dépourvues de sillon. Article 2e des antennes un peu plus 
long que gros; 3e à peine plus mince, presque deux fois 
aussi long que gros; 4e un peu plus court que le 3e; les 
suivants graduellement grossis et raccourcis; 12e subglobu- 
leux; 13e deux fois aussi long que le 12e; pilosité dressée. 
Troncature du prothorax non échancrée. Mesonotum lisse et 
brillant; sillons parapsidaux profonds, percurrents, conver- 
gents en arrière; entre eux, contre le bord postérieur du 
mesonotum, se voit une fossette triangulaire, et contre le 
bord antérieur du mesonotum une trace de deux lignes lon- 
gitudinales enfoncées , scutellum avec deux grandes fossettes 
basales séparées par une arête ; disque rugueux avec une 
fossette ellipsoïdale aussi large que sa distance du bord du 
disque, peu distincte chez les petits exemplaires; épine 
égalant les deux tiers de la longueur du scutellum. Pleures 
finement striées en majeure partie. Ailes nues, brièvement 
ciliées, hyalines ou blanchâtres, nervures très pâles ; cellule 
radiale ouverte sur toute la marge, à peine plus longue que 
large; l'e partie du radius arquée, dépassant un peu la moitié 

11 



82 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 26 

de la 2e, qui est arquée aussi; 3e partie de la sous-costale un 
peu plus courte que la Ire du radius; nervure externe de l'aréole 
bien marquée ; cubitus oblitéré. Abdomen comprimé, surtout 
ventralement, où les bords latéraux des tergites se rejoignent 
en formant un tranchant; pétiole gros, transversal, strié gros- 
sièrement; 2e tergite à bords latéraux obliques, strié densé- 
ment à sa base, plus court que le 3e. Taille $ : 1,8—2,8 mm. 
— Brésil : Para. (Baker.) 

Figites albinervis n. sp. 

S Noir; antennes sauf le seape qui est noir, pattes sauf 
les hanches et la partie renflée des fémurs qui sont d'un 
brun noir, et faiblement encore le bord antérieur du 2e ter- 
gite roux. Occiput ridé irrégulièrement; vertex finement ponc- 
tué; tempes marginées, striées en travers; joues et face 
mates et chagrinées, sauf deux espaces allongés sur la face, 
qui sont lisses, brillants, trois fois aussi larges que leur dis- 
tance des yeux, deux fois aussi larges que leur distance ré- 
ciproque ; yeux velus. Antennes filiformes ; 3e article trois 
fois aussi long que gros; 4e un peu plus de deux fois; 5 — 13 
égaux au 4e; le 14e un peu plus long que le 13e. Troncature 
du prothorax non échancrée. Mesonotum lisse et brillant; 
sillons parapsidaux percurrents, élargis en arrière; entre 
eux, contre le bord postérieur du mesonotum, se voit une 
fossette triangulaire. Scutellum ridé grossièrement, marginé, 
arrondi en arrière; fossettes un peu transversales, séparées 
par une arête. Pleures striées. Ailes hyalines ou blanchâtres, 
à peine ciliées; nervures très pâles, blanchâtres; cellule ra- 
diale deux fois aussi longue que large; Ire partie du radius 
à peine arquée, égalant les deux tiers de la 2e, triple de la 
3e partie de la sous-costale; nervure distale de l'aréole bien 
marquée ; cubitus oblitéré. Pétiole annuliforme, grossièrement 
strié; 2e tergite non strié à sa base, ses bords très obliques. 
Taille $ : 3 mm. — Wisconsin : Polk. (Baker.) 

Amblynotus bilinealus n. sp. 

$ Noir, mat, finement chagriné et pubescent; mandibules 
d'un brun noir; pattes sauf les hanches et les trochanters 



27 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 83 

rousses; flagellum brun sur le dessus, d'un roux brunâtre 
sur le dessous. Tête très transversale vue d'en haut et de 
devant; yeux glabres, deux fois aussi longs que les joues. 
qui sont dépourvues de sillon; clypeus en coussinet; face 
faiblement convexe. Antennes filiformes, insérées vis-à-vis 
du milieu des yeux; scape deux fois aussi long que gros; 
2<j article globuleux: 3e trois fois aussi long que gros, 3-12 
graduellement raccourcis; 12e d'un tiers plus long que gros; 
13e égal aux lie et 12e réunis. Troncature occupant tout le 
devant du prothorax, légèrement découpé en arc sur tout le 
dessus. Mesonotum allongé, convexe; sillon parapsidaux per- 
currents, minces, divergents en avant; entre eux, dans la 
moitié antérieure du mesonotum, se trouvent deux lignes 
longitudinales, lisses, glabres, parallèles, aussi distantes l'une 
de l'autre que des sillons parapsidaux. Scutellum allongé, 
graduellement aminci en arrière, où il est arrondi au bout, 
à peine plus fortement chagriné que le mesonotum; fossettes 
obliques, séparées par une arête. Segmen médian glabre, 
arêtes parallèles. Pleures glabres, finement chagrinées ou 
ponctuées, sauf un espace lisse et brillant en haut des mé- 
sopleures. Ailes un peu enfumées et pubescentes. à peine 
ciliées, base hyaline et glabre jusqu'à la nervure basale; ner- 
vures noires et très grosses ; cellule radiale fermée, deux fois 
aussi longue que la 2e partie de la costale; 2e partie du radius 
presque droite, double de la Ire, qui est arquée et deux fois 
aussi longue que la 3e partie de la sous-costale; nervure dis- 
taie de l'aréole grosse, les deux autres fines et peu marquées; 
le cubitus, qui sort de la base de la basale, la médiane et 
l'anale sont peu marqués. Abdomen comprimé; second ter- 
gite avec une ceinture de poils à son bord antérieur, lisse, 
dorsalement plus long que le 3e, latéralement très oblique 
et pas plus long que le 3e, qui est finement pointillé comme 
les suivants. Taille : 3,5—4 mm. — Idaho et Washington. 



84 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 28 

IL CYNIPIDES DU MUSÉE ZOOLOGIQUE 
DE BERLIN. 

Les Cynipides exotiques qui m'ont été communiqués par 
la Direction du Musée zoologique de Berlin, proviennent : 
1° de l'Amérique du Sud, 2° de l'Afrique centrale, 3» de Ma- 
dagascar, 4<> de l'Algérie. Il ne sera question ici que des 
premiers. Ceux de l'Afrique centrale seront décrits dans le 
volume IV de « Ergebnisse der Deutschen Central-Afrika- 
Expedition 1907/1908 unter Fiihrung Adolf Friedrichs, Herzogs 
zu Mecklenburg ». Les Cynipides de Madagascar et d'Algérie 
trouveront place dans deux autres mémoires. 

I. Eucoilinae. 

Genre Eucoila Westw. 

1. Corps roux, sauf parfois la tête 2. 

— Corps noir, hanches et pattes rousses 4. 

2. Tête rousse 3. 

— Tête noire 3. E. atriceps n. sp. 

3. Fossettes basales du scutellum plus grandes que la cupule, 
qui est subcirculaire; joues sans sillon 1. E. unicolor n. sp. 

— Fossettes du scutellum petites, plus petites que la cupule, 
qui est ovalaire; joues avec un sillon 2. E. festiva n. sp. 

4. Face avec deux lignes enfoncées qui s'étendent de chaque 
scape à une mandibule E. bilineata n. sp. 

— Face avec deux impressions au-dessus de la bouche 

E. impressa n. sp. 

1. Eucoila unicolor n. sp. 

$ Roux, moitié distale des antennes plus sombre. Tête 
vue de devant beaucoup plus haute que large; yeux allongés, 
un peu plus longs que les joues, qui sont dépourvus de sil- 
lon ; face avec deux petites impressions longitudinales au- 
dessus de la bouche. Article 3 e des antennes trois fois aussi 
long que gros ; 4e deux fois ; les suivants graduellement 
épaissis, surtout les six derniers; 12e encore de moitié plus 
long que gros, plus court que le 13e; flagellum à soies courtes 
et dressées. Troncature du prothorax petite, légèrement 



29 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 85 

échancrée en cœur. Thorax aussi haut que long. Fossettes 
du scutellum très grandes, plus grandes que la cupule; celle- 
ci subcirculaire, occupant presque tout le disque, à bords 
proéminents, déclive en arrière dans son tiers postérieur, 
qui porte une fossette circulaire, et formant le bord posté- 
rieur du scutellum; la surface postérieure et perpendiculaire 
du scutellum est réticulée, la surface latérale et déclive est 
lisse, avec une grande impression circulaire au milieu. Seg- 
ment médian avec deux arêtes divergentes en arrière. 
Thorax sans feutrage apparent. Ailes blanches, à peine ci- 
liées, très faiblement pubescentes; nervures brunes; cellule 
radiale fermée, un peu plus de deux fois aussi longue que 
large; 2e partie du radius au moins de moitié plus longue 
que la Ire; celle-ci arquée, deux fois aussi longue que la 
3e partie de la sous-costale ; aréole indiquée par une callo- 
sité brune et carrée; cubitale oblitérée. Abdomen allongé et 
comprimé; ceinture basale dense, d'un gris jaunâtre, non 
interrompue au milieu. Taille : 4 mm. - Bolivie : Mapiri. 

2. Eucoila festiva n. sp. 

$ Roux; antennes jaunes, les 5 ou 6 derniers articles 
assombris; hanches et pattes d'un roux jaune. Tête comme 
chez le précédent, sauf que les joues sont séparées de la 
face par un sillon. Article 3e des antennes 2y 2 fois aussi long 
que gros ; 4e deux fois ; 7 ou 8 derniers articles graduelle- 
ment grossis, 12e encore distinctement plus long que gros, 
plus court que le 13e; flagellum avec des soies dressées et 
courtes. Thorax et troncature comme chez le précédent, sauf 
le scutellum, dont les fossettes basales sont petites, plus 
petites que la cupule qui est ovalaire, deux fois aussi large 
que sa distance du bord, presque plane, ponctuée le long 
du bord avec une fossette circulaire en arrière. Propleures 
et métapleures avec un feutrage d'un gris jaunâtre. Ailes 
hyalines, pubescentes et ciliées; nervures jaunes; cellule 
radiale fermée, deux fois aussi longue que large; 2e partie 
du radius au moins de moitié plus longue que la Ire; celle- 
ci 2y 2 fois aussi longue que la 3e de la sous-costale; sans 
trace d'aréole; cubitus visible par transparence. Abdomen 



86- DESCRIPTION DE NOUVEAUX 30 

allongé et comprimé; ceinture basale d'un gris jaunâtre, 
non interrompue au milieu. Taille : 2,8 mm. — Santa-Cruz. 
(Hensel). 

3. Eucoila atriceps n. sp. 

Ç Roux; tète noire sauf les mandibules; antennes rousses, 
graduellement assombries, les derniers articles noirs, hanches 
et pattes d'un roux clair. Tète comme chez E. unicolor, sauf 
que les joues sont séparées de la face par un sillon, et que 
les yeux sont presque deux fois aussi longs que les joues. 
Antennes du précédent, mais 3c article trois fois aussi long 
que gros: Thorax comme chez le précédent, sauf que la 
cupule est plane. Ailes pubescentes, ciliées, nervures jaunes, 
celles de la cellule radiale d'un brun noir; cellule radiale 
deux fois aussi longue que large; 2e partie du radius au 
moins de moitié plus longue que la Ire, qui est presque 
triple de la 3e partie de la sous-costale: aréole indiquée par 
une petite callosité carrée; cubitus à peine visible au com- 
mencement de sa seconde partie. Abdomen comprimé; cein- 
ture basale dense et grise. Taille : 3 mm. — Bolivie : Mapiri. 

4. Eucoila bilineata n. sp. 

cf Noir; mandibules, hanches et pattes rousses. Tête vue 
de devant plus haute que large; joues égalant la moitié des 
yeux, séparées de la face par un sillon ; une ligne enfoncée 
s'étend de chaque scape à une des mandibules. Antennes 
presque deux fois aussi longues que le corps ; 3e article ar- 
qué faiblement, un peu plus long que le 4e, qui est 2 l / 2 fois 
aussi long que gros; 14e trois fois aussi long que gros, un 
peu plus court que le 15e. Troncature du prothorax à peine 
échancrée. Fossettes basales du scutellum très petites; cupule 
grande, occupant presque tout le disque, ovalaire, sa moitié 
postérieure occupée par une fossette profonde et circulaire. 
Segment médian à arêtes subparallèles. Ailes hyalines, pu- 
bescentes et ciliées; nervures d'un brun noir: cellule radiale 
fermée, 2 x /2 fois aussi longue que large, un peu dépassée par la 
postmarginale; 2 e partie du radius presque double de lal r e; celle- 
ci presque trois fois aussi longue que la 3e partie de la sous- 



31 CYN1PIDES ZOOPHAGeS. 87 

costale. Abdomen comprimé; ceinture basale dense et grise. 
Taille : 2,5 mm. — Pérou : Marcapata. 

5. Eucoila impressa n. sp. 

$ Noir, y compris les antennes; mandibules, hanches et 
pattes rousses. Joues égalant la moitié des yeux, séparées 
de la face par un sillon ; face avec deux impressions au- 
dessus de la bouche. Antennes avec une massue de six ar- 
ticles: articles 3 à 6 également minces et également longs, 
trois fois aussi longs que gros ; 7 aussi long que le 6e, mais 
un peu plus gros; les suivants d'égale grosseur, graduelle- 
ment raccourcis; 12e encore de moitié plus long que gros, 
un peu plus court que le 13e. Cupule ellipsoïdale, presque 
plane, ponctuée latéralement, avec une fossette circulaire en 
arrière, plus longue que les fossettes basales. plus large que 
sa distance des b°ords. Ailes hyalines ; nervures brunes ; cel- 
lule radiale fermée, deux fois aussi longue que large; 2 e partie 
du radius de moitié plus longue que la i r *: celle-ci arquée, 
triple de la 3e partie de la sous-costale; 2e partie du cubitus 
percurrente. Abdomen comprimé : ceinture basale grise. Taille : 
1,5 mm. — Colombie: Bogota. (Lindig.) 

Genre Cothonaspis Hart. 

1. Abdomen d'un roux clair \. G. brevigena n. sp. 

— Abdomen noir; mâles 2 

2. Article 3e des antennes légèrement 

arqué 2. C. ancylotoma n.sp. 

— Article 3e des antennes cylindrique 3 

3. Tibias et tarses postérieurs d'un brun noir, les quatre 

pattes antérieures et les fémurs postérieurs roux ; 2 e par- 
tie du radius plus de deux fois aussi longue que la li* 

3. C. sectigena. 

4. Toutes les pattes d'un roux brunâtre ; 2e partie du radius 

de moitié plus longue que la l>e . 4. C. boliviensis n. sp. 

. 1. Cothonaspis brevigena n. sp. 

$ Noir; mandibules, hanches, pattes et abdomen roux 
clair. Tète vue de devant plus haute que large; joues égalant 



88 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 32 

le tiers des yeux, séparées de la face par un sillon ; face 
avec deux profondes impressions longitudinales au-dessus de 
la bouche. Article 3 e des antennes plus mince, mais plus 
long que le 4e, 2V2 fois aussi long que gros; 12e encore pres- 
que deux fois; 43e trois fois; flagellum graduellement grossi 
de la base à l'extrémité. Troncature du prothorax faible et, 
large. Cupule grande, ovoïdale, creusée, plus longue que les 
fossettes basales, avec une fossette en arrière, beaucoup 
plus large que sa distance du bord du scutellum. Ailes hya- 
lines, nervures d'un brun noir; cellule radiale ouverte à la 
marge, plus de deux fois aussi longue que large; 2e partie 
du radius 2*/ 2 fois aussi longue que la l r e, celle-ci de moitié 
plus longue que la 3e partie de la sous-costale. Abdomen 
fortement comprimé; ceinture basale grise et dense. Taille : 
3 mm. — Bolivie : Mapiri. 

2. Cothonaspis ancylotoma n. sp. 

o* Noir; mandibules, hanches et pattes rousses. Tête 
vue de devant plus haute que large; joues plus courtes que 
la moitié des yeux, séparées de la face par un sillon; face 
avec deux impressions longitudinales au-dessus du clypeus. 
Antennes deux fois aussi longues que le corps; articles 4 — 14 
cylindriques, 3 à 4 fois aussi longs que gros; 3e légèrement 
arqué, 4e de moitié plus long que le 3e. Troncature du pro- 
thorax faiblement échancrée. Fossettes basales du scutellum 
petites, cupule grande, ellipsoïdale, creusée, deux fois aussi 
large que sa distance du bord. Ailes hyalines. Abdomen 
comprimé, ceinture basale large et grise. Taille : 2,5 mm. — 
Bolivie : Mapiri. 

3. Cothonaspis sectigena n. sp. 

cf Noir; mandibules, écaillettes, hanches et pattes rousses; 
tibias et tarses postérieurs d'un brun noir. Tête un peu plus 
haute que large ; joues avec un sillon, égales à la moitié des 
yeux. Antennes deux fois aussi longues que le corps ; 3e ar- 
ticle cylindrique, 2V2 fois aussi long que gros ; -4 e de moitié 
plus long que le 3e ; 14- quatre fois plus long que gros, plus 
court que le 15 e . Propleures et métapleures avec un feutrage 



33 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 89 

gris. Troncature du prothorax assez large, faiblement échan- 
crée en cœur. Scutellum rugueux; fossettes basales petites; 
cupule subcirculaire, aussi large que sa distance du bord. 
Arêtes du segment médian parallèles. Ailes hyalines, à ner- 
vures noires; cellule radiale ouverte à la marge, 2 J /2 fois 
aussi longue que large; 2 e partie du radius plus de deux fois 
aussi longue que la l re , celle-ci double de la 3e partie de la 
sous-costale ; aréole indiquée par une callosité carrée ; cubi- 
tus faiblement marqué. Abdomen comprimé, à ceinture grise. 
Taille : 3 mm. — Bolivie: Mapiri. 

4. Cothonaspis boJiviensis n. sp. 

o* Noir; mandibules rousses; hanches et pattes d'un 
roux brunâtre. Antennes grêles et minces ; 3e article cylin- 
drique; 4e de moitié plus long que le 3e, trois à quatre fois 
aussi long que gros; les sept derniers brisés. Cupule ellip- 
soïdale, plus large que sa distance du bord, ponctuée laté- 
ralement, avec une fossette en arrière, plus longue que les 
fossettes basales. Ailes hyalines, nervures brunes; cellule 
radiale ouverte à la marge, 2y 2 fois aussi longue que large ; 
2e partie du radius de moitié plus longue que la l r e, celle-ci 
arquée et triple de la 3 e partie de la sous-costale; cubitus 
faiblement marqué. Abdomen comprimé, allongé et tronqué; 
ceinture grise et peu dense. Taille : 1,5 mm. — Bolivie : Mapiri. 

Genre Ganaspis Fôrst. 

1. Cupule avec une fossette circulaire sur sa partie déclive; 

cellule radiale ouverte 1. G. rhom bigera n.sp. 

— Cupule avec une fossette circulaire en arrière avant la 

déclivité postérieure; cellule radiale fermée 

2. G. boliviensis n. sp. 

1. Ganaspis rhombigera n. sp. 

$ Noir; mandibules, clypeus, antennes sauf les 3 ou 4 
derniers articles, écaillettes, hanches, pattes et segment mé- 
dian roux. Tête un peu plus haute que large; joues avec un 
sillon, plus longues que la moitié des yeux. Article 3 e des 

12 



90 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 34 

antennes presque trois fois aussi long que gros; 4e deux fois; 
les suivants graduellement épaissis, surtout les cinq derniers, 
sans massue distincte; 12e encore plus long que gros, plus 
court que le 13e; flagellum à soies courtes et dressées. 
Troncature du prothorax petite, sans échancrure distincte. 
Fossettes du scutellum allongées ; cupule convexe, en spa- 
tule, aussi large que sa distance du bord, dépassant un peu 
le bord postérieur du scutellum, où elle est tronquée per- 
pendiculaire et offre sur sa surface déclive une fossette cir- 
culaire; disque du scutellum rugueux; arêtes du segment 
médian limitant une aire en losange. Ailes hyalines et ciliées; 
cellule radiale ouverte à la marge au tiers distal; nervures 
jaunes; 2e partie du radius de moitié plus longue que la Ire, 
celle-ci arquée, triple de la 3e partie de la sous-costale, aréole 
remplacée par une callosité carrée, cubitus nul. Abdomen 
comprimé; ceinture d'un gris jaunâtre, très dense. Taille : 
3,5 mm. — Bolivie : Mapiri. 

2. Ganaspis boliviensis n. sp. 

$ Noir; mandibules, hanches et pattes rousses. Tête 
plus haute que large; joues avec un sillon, égales aux deux 
tiers des yeux. Articles antennaires 3 — 7 également minces ; 
graduellement raccourcis; 3e 2 x / 2 fois aussi long que gros; 
7e de moitié plus long que gros; 8 — 13 formant une massue, 
à articles tous plus longs que gros; soies courtes et dressées. 
Troncature du prothorax non échancrée. Fossettes du scutel- 
lum petites et transversales; cupule deux fois aussi longue 
que les fossettes, en ovale allongée, un peu convexe, plus 
large que sa distance du bord du scutellum, avec une fos- 
sette circulaire en arrière avant la partie déclive, avec trois 
points sur chaque côté avant la fossette. Nervures brunes; 
cellule radiale plus de deux fois aussi longue que large, 
fermée; 2e partie du radius de moitié plus longue que la 1^, 
qui est arquée et triple de la 3e partie de la sous-costale. 
Abdomen comprimé; ceinture rousse. Taille : 2 mm. — Bo- 
livie : Mapiri. 



35 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 91 

Gonieucœla brevidens n. sp. 

cf $ Noir; mandibules, écaillettes, hanches et pattes 
rousses; abdomen d'un roux marron sombre; parfois les 
mésopleures et les métapleures d'un brun sombre. Tête 
beaucoup plus haute que large vue de devant, sans arête 
au vertex ou aux tempes; ocelles situés sur une élévation 
transversale, les postérieurs contre le bord occipital; joues 
égales à la moitié des yeux; deux sillons parallèles vont du 
clypeus jusqu'au milieu de la face; un profond sillon, bordé 
par une arête au côté interne, réunit la base des yeux à 
celle des mandibules. Article 3e des antennes de la femelle 
trois fois aussi long que gros, 4e et 5e deux fois, les suivants 
graduellement grossis et raccourcis, 12e encore de moitié 
plus long que gros, 13e plus de deux fois; flagellum à soies 
courtes et raides. Antennes du mâle à peine plus longues 
que le corps; 3e article non arqué, à peine plus long que 
le 4e, celui-ci 2y 2 fois aussi long que gros, les suivants gra- 
duellement amincis, 14e trois fois aussi long que gros, un 
peu plus court que le 15 e . Spinule du scutellum petite, éga- 
lant au maximum la moitié de sa distance de la base du 
scutellum; entre les deux arêtes divergentes qui partent de 
la cupule se voit encore une arête longitudinale et médiane; 
les deux arêtes du segment médian arquées. Ailes antérieures 
avec une bande transversale brune ayant pour limite distale 
l'extrémité de la cellule radiale et pour limite proximale la 
nervure basale; partie comprise entre la sous-costale et le 
bord antérieur ordinairement plus claire; cellule radiale deux 
fois aussi longue que large; 2e partie du radius double de 
la lie, qui est de moitié plus longue que la 3e partie de la 
sous-costale; aréole remplacée par une callosité carrée; 
cubitus percurrent. Ceinture de l'abdomen dense et grise. 
Taille : 3 — 4 mm. — Pérou : Vilcanota; fleuve Pachitée; Bolivie 
orientale; Bolivie : Mapiri. 



Trisseucœla nigricornis n. sp. 

Ç Noir brillant; mandibules, hanches et pattes rousses. 
Tête vue de devant à peine plus haute que large; yeux gla- 



92 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 36 

bres, plus do deux fois aussi longs que les joues, qui ont 
un sillon. Article 3e des antennes deux fois aussi long que 
gros ; 4-6 graduellement raccourcis, 4 e presque deux fois 
aussi long que gros; les 8 à 9 derniers grossis; 7—12 sub- 
globulenx, 13e ovoïdal ; flagellum pubescent, sans soies dres- 
sées. Thorax pas plus long que haut ; troncature du prothorax 
occupant tout le devant, subarrondie en haut. Mesonotum 
parcourru par 5 fortes arêtes longitudinales, dont les externes 
plus distantes des trois intermédiaires que celles-ci entre 
elles; les trois intermédiaires pubescentes, intervalles glabres 
et brillants. Scutellum prolongé en une dent obtuse de chaque 
côté de son extrémité et muni encore d'une petite dent laté- 
rale à chaque côté; cupule élargie graduellement en arrière 
en forme de spatule, beaucoup plus longue que les fossettes 
basales, un peu plus large que sa distance du bord du scu- 
tellum, avec une fossette circulaire en arrière, bord relevé 
et plus pâle; disque du scutellum rugueux. Ailes brunes a 
leur base jusqu'à l'origine du radius, hyalines ensuite, pu- 
bescentes et ciliées; nervures jaunes; cellule radiale guère 
plus longue que large, ouverte au bord et en partie aux deux 
bouts; 2e partie du radius arquée, double de la Ire, celle-ci 
un peu plus longue que la 3 e partie de la sous-costale; cubitus 
non marqué. Abdomen comprimé, un peu plus long que haut, 
nu à la base. Taille : 1,6 mm. — Bolivie: Mapiri. 

Rhabdeucoela bidentata n. sp. 

£ Noir; mandibules, deux premiers articles antennaires, 
écaillettes, hanches et pattes d'un roux jaune; flagellum d'un 
brun noir. Tête un peu plus haute que large; une arête va 
de chaque ocelle externe en convergeant jusqu'au clypeus; 
joues égalant la moitié des yeux. Antennes de moitié plus 
longues que le corps; 3 e article fortement arqué; les suivants 
plus gros, mais pas plus longs que le 3 e , presque deux fois 
aussi longs que gros, arrondis aux deux bouts. Troncature 
du prothorax assez large, divisée par une échancrure aiguë 
en deux lobes pointus. Mesonotum avec une partie médiane 
proéminente et triangulaire, occupant la moitié antérieure 
(la moitié postérieure, traversée par l'épingle, ne permet pas 



37 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 93 

de constater si cette partie triangulaire est réunie par une 
arête au bord postérieur). Fossettes du scutellum petites: 
cupule ellipsoïdale, occupant tout le disque, presque plane, 
pointillée le long du bord, avec une impression ellipsoïdale 
et petite au centre. Arêtes du segment médian parallèles, 
aboutissant en arrière, chacune à une dent du segment médian. 
Ailes pubescentes et ciliées; nervures jaunes; cellule radiale 
ouverte à la marge, plus de deux fois aussi longue que large; 
2 e partie du radius au moins double de la l r e, celle-ci double 
de la 3e partie de la sous-costale; cubitus indiqué par un 
vestige. Abdomen comprimé; ceinture grise et très étroite. 
Taille : 2,5 mm. — Bolivie : Mapiri. 



II. Figitinae. 

Calofigites n. g. 

$ Tète très transversale vue d'en haut, aussi haute que 
large vue de devant; yeux glabres. Antennes de 13 articles. 
Pronotum non visible d'en haut. Mesonotum très convexe, 
atteignant le bord antérieur du thorax, sans sillons parapsi- 
daux. Scutellum horizontal, marginé faiblement, caréné lon- 
gitudinalemeut et déclive des deux côtés de cette carène ; 
fossettes basales superficielles séparées par la carène mé- 
diane; paroi latérale et postérieure du scutellum perpendi- 
culaire: metanotum presque perpendiculaire, occupé par deux 
impressions transversales. Segment médian plus long que le 
scutellum, presque horizontal, graduellement aminci en ar- 
rière, sans arêtes, mais grossièrement réticulé. Ailes faible- 
ment pubescentes et brièvement ciliées ; cellule radiale ouverte 
à la marge. Pétiole court; abdomen faiblement comprimé; 
2 e tergite court ; le 'M atteignant presque l'extrémité. 

Calofigites nitidus n sp. 

$ Noir, lisse, brillant et glabre; flagellum d'un roux brun, 
trois derniers articles plus sombres; pattes testacées sauf 
les hanches et le bas des fémurs. Joues sans sillon, éga- 
lant les deux tiers des yeux ; front sans impression. Articles 



94 DESCRIPTION DE NOUVEAUX 38 

antennaires 3—6 également minces, 3 à 4 fois aussi longs 
que gros; les suivants graduellement grossis et raccourcis; 
12 e d'un tiers plus long que gros, plus court que le 13e. Prô- 
pleures ridées et mates dans le bas; mésopleures mates sous 
les écaillettes, avec un sillon large, oblique et strié dans le 
reste de son étendue bord antérieur également strié. Ailes 
hyalines, nervures grosses et noires; cellule radiale < 2 1 /-> fois 
aussi longue que large; les deux parties du radius droites, 
la 2e double de la l< - e, qui est double de la 3e partie de la 
sous-costale; aréole remplacée par une callosité carrée; cu- 
bitus et médiane nuls. Pétiole strié, un peu transversal; ab- 
domen en ellipse comprimée, taille: 2 mm. — Pérou: lac de 
Titicaca. 

Xyalophora albipennis ri. sp 

p£ Noir; mandibules et scape d'un brun noir; antennes, 
sauf lescape, écaillettes, hanches et pattes d'un roux clair. Tète 
delà femelle grossièrement ridée depuis les ocelles jusqu'à la 
bouche; vertex lisse; tête lisse chez le mâle, sauf les joues, le 
bord interne des yeux et un espace derrière les antennes : yeux 
longuement velus. Antennes du mâle graduellement amincies; 
les 12 articles du flagellum trois fois aussi longs que gros. 
Article 3e des antennes au moins deux fois aussi long 
que gros, chez la femelle plus long que le 4e; 5 — 12 
subglobuleux; 13e obtus, deux fois aussi long que le 12 e ; 
soies courtes et dressées. Sillons parapsidaux élargis en 
arrière et convergents; entre eux. au bord postérieur du 
mesonotum, une impression triangulaire. Fossettes du scu- 
tellum allongées, parallèles; disque graduellement déclive dans 
sa moitié postérieure, traversé par 3 ou 4 arêtes; épine pe- 
tite, égale au tiers du scutellum. Arêtes du segment médian 
parallèles. Ailes blanches, presque nues, non ciliées; nervures 
subhyalines ; cellule radiale paraissant ouverte à la marge, 
de moitié plus longue que large; 2e partie du radius d'un 
tiers plus long que la Ire, celle-ci droite et presque triple de 
la 3e de la sous-costale; nervure distale de l'aréole presque 
perpendiculaire au bord, égale à la 3e partie de la sous-cos- 
tale; sans autre nervure. Pattes à soies dressées et blanches. 



39 CYNIPIDES ZOOPHAGES. 95 

Pétiole strié, transversal, abdomen comprimé chez la femelle; 
2? tergite strié au tiers antérieur, bord postérieur dirigé très 
obliquement en avant sur les côtés; tiers postérieur du grand 
tergite et les tergites suivants en entier finement ponctués. 
Abdomen du mâle non comprimé, ponctué comme chez la 
femelle, mais sans stries à la base du 2e tergite. Taille: 
4,5 mm. — République Argentine: Mendoza; Bolivie: Mapiri ; 
Chili: Santiago. 

Xyalophora flavidipennis n. sp. 

$cf- Ne diffère du précédent que par les caractères 
suivants: Tête de la femelle grossièrement ridée en long sur 
le devant; celle du mâle à front moins fortement ridé en 
long, avec deux grands espaces lisses. Antennes noires ; ar- 
ticles 3 et 4 égaux chez la femelle, deux fois aussi longs que 
gros. 5e et 6e de moitié plus longs que gros; 9—12 subglo- 
buleux, 13 e allongé. Flagellum du mâle à articles graduelle- 
ment allongés, d'abord 272, puis 3 fois aussi longs que gros. 
Scutellum déclive à partir des fossettes, épine égalant les 
deux tiers du scutellum; mésopleures et métapleures lisses. 
Ailes jaunâtres, surtout au milieu, nervures d'un brun noir; 
cellule radiale fermée, un peu plus longue que large; 2e partie 
du radius de moitié plus longue que la l' e , celle-ci arquée 
et de moitié plus longue que la 3 e partie de la sous-costale ; 
nervure distale de l'aréole plus courte que la 3e partie de la 
sous-costale, les deux autres nervures de l'aréole, le cubitus 
et la médiane plus faiblement marqués. Quart antérieur du 
2e tergite roux et strié. Taille: 4,5 mm. — Pérou, Départ. 
Cuzco, vallée de Marcapata, altitude de 1000 m.; Vilcanota; 
Bolivie: Mapiri. 

Var. striaticeps n. var. Devant de la tête strié en éventail ; 
3 e article antennaire un peu plus long que le 4», qui est deux 
fois aussi long que gros, 12e un peu plus long que gros, 
13 e ou les 3 derniers d'un roux clair. Ailes subhyalines, ner- 
vures brunes. Taille Ç: 2,2 mm. — Pérou, fleuve Pachitée. 

Xyalophora bogotensis n. sp. 

$. Diffère de flavidipennis par les caractères suivants: 
abdomen roux sur le dessous. Articles antennaires 3—6 d'é- 



96 DESCRIPTION DE NOUVEAUX CYNIPIDES 40 

gale longeur, graduellement grossis, 3e à peine deux fois 
aussi long que gros, 12e encore presque de moitié plus long 
que gros; antennes plus longues. Front grossièrement ridé 
en long. Disque du scutellum non déclive; épine égalant la 
moitié du scutellum. Nervure distale de l'aréole brune, les 
deux autres et la médiane à peine indiquées par des ves- 
tiges; cubitus visible par transparence; l>' e partie du radius 
deux fois aussi longue que 3e partie de la sous-costale. Taille: 
4,5 mm. — Colombie : Bogota. 



^|>^ 



OBSERVATIONS 



SUR 



QUELQUES PLANTES DE LA LORRAINE 



PAR 



L'ABBÉ A. FRIREN. 



Il y a près de soixante-dix ans qu'a paru la seconde 
édition de la Flore de la Moselle (1842). Depuis cette époque 
bien des changements ont dû nécessairement se produire 
dans la Flore locale, et déjà, vers 1886, notre ancien et zélé 
confrère, l'abbé Th. Barbiche, rêvait une troisième édition 
de l'ouvrage de Holandre, soigneusement mise à point. Plus 
tard, il consacra les quelques loisirs que lui laissait le minis- 
tère paroissial à visiter, dans cette intention, certaines parties 
de notre belle Lorraine et surtout l'arrondissement de Sarre- 
bourg, dont la végétation vosgienne avait été jusqu'alors si 
peu étudiée. Malheureusement, comme nous l'avons dit ail- 
leurs, le cher ami n'a laissé, comme souvenir de ses longues 
et patientes recherches, d'autres notes manuscrites que celles 
que nous avons publiées, il y a cinq ans. *) 

Sans doute, l'herbier qui renferme ses récoltes pourrait 
suppléer à cette lacune, car les étiquettes qui accompagnent 
les plantes indiquent toujours très exactement, sinon très 
lisiblement, les localités où elles ont été trouvées. Hélas! si 



J ) Contribution à la révision de la Flore de la Lorraine allemande. (Bull. 
Soc. Hist. nat. de Metz, XXIII', 1904. 

13 



98 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 2 

notre collègue avait une aptitude toute spéciale pour recher- 
cher et découvrir les espèces rares, il lui manquait le talent 
du conservateur et nous considérons la révision de ce fameux 
herbier comme un travail très absorbant et fort peu attrayant. 
Nous nous le sommes imposé pour les Mousses et les Hépa- 
tiques; nous n'osons l'entreprendre pour les phanérogames. 
Le résultat serait sans doute intéressant, car l'abbé Barbiche 
a fait des découvertes dont il était fier et il jouissait d'avance 
de l'étonnemeut des botanistes quand paraîtrait. . . sa Flore. 

En 1857, quinze ans après la seconde édition de la Flore 
de la Moselle, le Dr Godron publia la seconde édition de la 
Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse et Vosges). Aux 
localités citées par Holandre, il en ajouta de nouvelles dé- 
couvertes par d'autres botanistes et surtout par les insépa- 
rables Monard et Taillefert et par le D r Warion. La troisième 
édition du même ouvrage, due aux bons soins de MM. Fliche 
et Le Monnier (1889), reproduit généralement les indications 
de l'édition précédente en les complétant d'après une notice 
de Godron parue en 1875. *) 

Les travaux exécutés dans ces dernières années aux en- 
virons de la ville de Metz ont fait disparaître un certain 
nombre de plantes que les botanistes messins aimaient à 
rencontrer dans leurs promenades. Ces beaux temps ne sont 
plus! Heureusement que plusieurs lignes de chemins de fer 
leur facilitent l'exploration de régions autrefois peu accessibles. 

L'entrée de l'ile du Saulcy est interdite, depuis six ans, 
à l'élément civil: du reste les transformations qu'elle a subies 
ont dû depuis longtemps faire disparaître les nombreuses 
plantes qui y avaient élu domicile. Frescaty est devenu une 
caserne et ses environs un champ de manœuvre. La redoute 
du Pâté, les forts Rogniat et Miollis ne sont plus que des 
souvenirs. Le mont Saint-Quentin, les hauteurs de Plappeville, 
le Gorgimont, une partie des forêts d'Ars- sur-Moselle, le som- 
met du Saint-Biaise, les côtes de Sommy, de Rozérieulles, de 
Saulny, etc., sont occupées par des forts environnés d'une 
zone inaccessible et souvent très étendue. La partie nord du 
bois de Woippy et le plateau diluvien de Bellevue sont de- 



») Notice sur les explorations botaniques faites en Lorraine de 1859 à 1875. 
Mém. Acad. de Stanislas. Nancy, 1875, 



3 PLANTES DE LA LORRAINE. 99 

venus en partie propriété militaire. La belle et fameuse vallée 
de Montvaux n'a pas trouvé grâce devant les exigences de 
la défense de la Place: des routes militaires y ont été tra- 
cées et. . . horresco referens. . . des pentes boisées auraient 
été en partie rasées! 

Ces nombreuses et importantes transformations n'ont 
cependant fait disparaître aucune espèce du sol de la Lor- 
raine: de bonnes stations ont simplement été détruites et ne 
doivent plus figurer dans les Flores. 

Une autre modification devrait, à notre avis, être apportée 
dans les indications des localités, maintenant surtout que la 
géographie botanique est plus que jamais à l'ordre du jour. 
Quel intérêt trouve-t-on à redire que Monsieur X. . . a trouvé 
telle espèce à tel endroit, si cette espèce n'y a été vue qu'une 
seule fois et souvent en un seul exemplaire? 

Le but de cette notice est de rectifier des données de ce 
genre qui menacent de se transmettre indéfiniment et d'in- 
duire en erreur les botanistes de l'avenir. 

Cependant, quand nous dirons qu'une espèce ne se trouve 
plus dans telle localité où l'indiquent les Flores, qu'on ne 
prenne pas notre affirmation dans le sens le plus absolu: 
nous voulons simplement constater que depuis longtemps 
elle n'a pu être retrouvée ni par nous, ni par aucun bo- 
taniste. 

Nous profiterons de ce petit travail de révision pour 
signaler de nouvelles localités où nous avons constaté la pré- 
sence de plantes peu communes. Ces simples notes pourront 
être de quelque utilité au savant qui voudra entreprendre 
un travail d'ensemble sur notre région au point de vue de 
la géographie botanique: c'est là tout notre désir! 

I. Localités à supprimer 

pour des plantes relativement rares. 

Ranunculus platanifolius L. Godron rapporte à cette espèce 
la plante que Holandre a signalée, dès 1829, dans les 
vallons de Montvaux et des Génivaux, près de Gorze, 
etc., sous le nom de R. aconitifolius L. 11 ajoute en plus 
la vallée de Mance, d'après Warion. L'herbier Monard 



100 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 4 

renferme un échantillon de cette espèce, trouvé aux 
Génivaux, à la fin de Mai 1856, par le Dr Warion! 

M. Himpel, en reproduisant ces indications, a soin 
d'ajouter: jedoch selten. Nous le croyons sans peine; nous 
sommes même tenté de dire qu'elle a complètement dis- 
paru, ou plutôt qu'elle a été détruite par des botanistes 
trop ardents. 

D'après Kirschléger, cette Renoncule se trouve dans 
les escarpements, les ravins des Hautes-Vosges, d'où elle 
descend, le long des torrents dans les prairies des val- 
lées : elle serait rare dans les Vosges basses (FI. vog.- 
rhén., p. 8); elle n'existe pas dans le pays de Bitche. 

Ranunculus sceleratus L. « Au Saulcy, dans les fossés du 
Pâté, à la porte Saint-Thiébault, etc. » Ces trois localités, 
citées par Holandre en 1842, n'existent plus: mais on 
peut facilement faire provision de cette plante le long 
du ruisseau qui sort de Vaux et coule vers la route 
d'Ars-sur-Moselle, ainsi que dans d'autres endroits, peu 
éloignés de la ville. 

Drosera rotundifolia L. Encore une belle petite plante qui 
s'éloigne de Metz. Autrefois, paraît-il, on la voyait sur 
les Sphaignes dans le petit marais du bois de Woippy, 
ainsi que dans celui des Etangs. Hélas, le genre Sphag- 
num est encore bien représenté dans ces deux localités, 
mais le curieux Drosera a disparu depuis longtemps. 
Quant à cette petite mare du bois de Wœvre, entre Aube 
et Sorbey, où le D r Humbert a assuré, en 1870, avoir 
trouvé le Drosera sur des Sphaignes, ainsi que le rare 
Aspidium Thelypteris 1 ), nous ne sommes pas encore par- 
venu à la découvrir. 

Holandre nous renvoie ensuite au pays de Bitche et 
dans la vallée de la Bisten, près de Sarrelouis. Il n'est pas 
nécessaire de franchir la frontière: sur le territoire de la 
commune de Merten, à savoir dans les mares tourbeuses 
du Glockenhof et surtout dans les fossés du Weiherloch, 
le Drosera se développe parfaitement bien au milieu 



*) Une promenade botanique sur les marnes irisées (Bull. Soc. H. N. 
Metz, XII, p. 49). 



5 PLANTES DE LA LORRAINE. 101 

d'une florale spéciale et intéressante, malheureusement 
destinée à disparaître prochainement. Cette tourbe vient 
d'être retournée par la charrue et l'administration fores- 
tière y a fait semer des pins au printemps de 1908 ! 

Godron signale encore le Drosera à Saint-Avold et à 
Hombourg-l'Evêque (Krêmer). La première de ses deux 
stations est bonne: la seconde est à supprimer. Naturel- 
lement ce Drosera existe toujours à Bitche où il est bien 
plus commun que son congénère le Dr. intermedia. Cette 
dernière espèce a dû être découverte par le D r Humbert 
entre Spittel et Saint-Avold (Godron, 3« éd.). 

Nous n'avons pas encore visité la tourbière du bois de 
Richemont où l'abbé Barbiche a dû récolter le Dr. rotun- 
difolia r Godr. 3e éd.). 
Drosera obovata M. & K. Où Holandre a-t-il lu que cette 
rare espèce a été recueillie, en 1820, par Schultz dans 
un étang desséché entre Sarrebruck et Forbach? Le 
Dr Schultz n'en fait aucunement mention dans ses Grund- 
zùge; il se contente de réfuter l'opinion des botanistes 
qui considèrent cette plante comme une hybride du Dr. 
roiundifoUa et du Dr. longifolia 1 ). Trois ans plus tard, 
il la considère comme une sous-espèce du Dr. longifolia' 2 ). 
Le Dr Godron admet l'hybridité de ce Drosera et a cherché 
à en donner la démonstration 3 ). Dans un récent travail 
de M. R. Hamet sur le genre Drosera (Bull. Soc. bot. de 
France, LIV, 1907, p. 55) le Dr. obovata (Mertens et Koch) 
est donné comme synonyme du Dr. longifolia L. 
Parnassia palustris L. Holandre ne parle de cette plante, en 
1836 et en 1842, que d'une manière très vague : « Croît 
dans les prés marécageux et tourbeux à l'est du dépar- 
tement». Godron ùest pas plus explicite ni plus exact 
quand il dit: « Commun. . . depuis Bitche jusqu'au Bal- 



') Dièse Planze kann kein Bastard sein, da ich sie auch in Menge an 
Orten beobachtet habe, wo weit und breit keine Dr. longifolia wàchst. z. 
B. bei Gérardmer (Grundz. z. Phyk. Pfalz, 1863, p, 19). 

*) Dr. obovota ist sicher Abart von D. longifolia. Ich beobachtete Uber- 
gangsformen unter einer Menge von D. longifolia, an einer Stelle, wo keine 
andere Drosera wàchst (Ibid. suppl, 1S66, p. 11). 

') Observations sur le Drosera obovala (Mém. Acad. de Stanislas, 1855). 



102 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 6 

Ion de Saint-Maurice. » Schultz, dans une lettre à l'abbé 
Barbiche (2(5 juin 1862), cite, comme localité la plus rap- 
prochée de Bitche, Obersteinbach (canton de Wissembourg. ) 

Notre savant et infatigable confrère, M. le D r Kieffer, a 
découvert cette rarissime plante, le 16 août 1879, dans un 
pré humide, entre Epping et Ormeswiller, canton de 
Wolmunster 1 ;. Plus tard, il a trouvé le Parnassia en 
abondance dans la Sarre blanche depuis la Gense Mané 
jusqu'au pied du Donon 2 ). 

Le D r Warion Fa également vu à Salzbronn. L'indica- 
tion de Holandre est ainsi justifiée et précisée. 

Nous n'avons encore vu qu'un pied de Parnassia rap- 
porté en automne d'une excursion au Tyrol par deux 
professeurs du Petit Séminaire. Ce pied unique, cultivé 
en pot, a parfaitement fleuri l'année suivante, puis a 
disparu. 
Plrola minor L. Cette espèce est propre aux terrains sili- 
ceux: on la rencontre à Bitche. Nous l'avons également 
trouvée çà et là, et toujours en petite quantité, dans les 
forêts d'Oberhomburg et de la Houve. 

M. Himpel assure qu'elle a été trouvée, en 1891, dans 
les bois entre Norroy et Amanvillers. 11 est plus que pro- 
bable qu'il y a eu ici confusion avec l'espèce voisine P. 
rotundifolia. Nous avons souvent vu cette dernière dans 
le bois qui couronnait la côte du Vémont, bois aujour- 
d'hui défriché, mais jamais dé trace du P. minor dans ces 
terrains calcaires. 

Le P. rotundifolia est assez abondant dans deux parties 
de la vaste carrière d' Amanvillers, au milieu d'épais tapis 
de mousses [Hylocomium splendensj. 
Cerastium anomalum W. & K. Cette petite Alsinée figure 
dans les deux éditions de la Flore de la Moselle sous le 
nom de Stellaria viscida (Bieb.) DC, avec cette mention : 
« C'est une espèce rare que M. Auguste Soleirol a décou- 
verte en 1829 au Saulcy, où elle croît maintenant assez 
abondamment dans quelques endroits où l'eau a séjourné 
pendant l'hiver ». L'entrée du Saulcy est interdite aux 



i) Bull. Soc. H. N. de Metz, XVI, 1884, p. 98. 
8) Ibid. XVII, 1887, p. 44, en note. 



1 PLANTES DE LA LORRAINE. 103 

botanistes, avons-nous dit plus haut; mais Godron, sur 
le témoignage de Léré, cite d'autres localités devenues 
lorraines : « Château-Salins, Vie, Moyenvic, Marsal, dans 
les prairies humides. » Koch l'indique : In pascuis siccis. . . 
Humide et sec ! Non concordant auctores ! 
Linum Leonii F. W. Schultz. Ce lin actuellement très rare 
aux environs de Metz, a été mentionné dans la première 
édition de la Flore de la Moselle (1829) sous le nom de 
L. montannm (Schleich). DC, avec le synonyme de L. 
austriacum (FI. fr. suppl. no 4448a et de L. alpinum (FI. 
fr. n« 4448 — non Lin.). Dans la .seconde édition (1842), 
la même plante figure sous le nouveau nom de L. Leonii 
Schultz. *) Holandre fait suivre la description de cette 
remarque: «Croît sur nos coteaux calcaires. Je l'ai d'a- 
« bord rencontré en 1815 sur les côtes de calcaire coral- 
« lien de la Meuse, ensuite sur la côte de Châtel (oolithe 
« inférieure) ; se trouve aussi sur la côte d'Ars et d'Ancy 
« (M. Léo). » 

A ces localités Godron ajoute encore, en 1857: « Nové- 
ant sur la côte Quaraille (Léré) ; Gorze [GrandeauJ ; » et 
Monard, en 186b 2 ): «Ferme Saint-Louis {Taillefert); côtes 
de l'Altenberg et de Rustroff, près de Sierck {Warion).t> 
C'est sur le versant de cette dernière côte, près de la 
carrière de plâtre, que nous avons nous-même recueilli 
cette espèce en 1859. 

Toutes nos recherches aux environs de Metz sont tou- 
jours demeurées vaines. A cela rien d'étonnant, puisque 
Schultz a publié ce rare Linum deux fois dans ses cen- 
turies: d'abord, en 1842, dans Flora Gallise et Germanise 
exsiccata, sous le no 432, puis, en 1844, dans son fameux 
Herbarium normale sous le n° 451. 

Au mois de mai 1895, M. le Dr Pétri, alors référendaire 
à Strasbourg, nous écrivit qu'il n'était jamais parvenu à 
découvrir le L. Leonii aux environs de Metz et qu'il serait 
très heureux de pouvoir examiner des échantillons frais 



*) Flora oder bot. Zeit. 1838. — Voir aussi Archives de Flore (25 avril 
1861), p. 305. 

*) Indication de quelques plantes etc. ^Bull. Soc. H. N. Metz, 1866, 
p. 158). 



404 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 8 

de cette espèce critique. C'est alors que nous avons 
songé à visiter la localité de Saint-Louis, au-dessus de 
Gorze, un peu au-delà de la frontière. Cette fois nos re- 
cherches ont été couronnées de succès et nous avons 
pu envoyer au zélé botaniste la plante désirée. 

Au mois de mai de 1908, M. l'abbé A. Meyer, notre 
jeune et nouveau confrère, nous a communiqué une tige 
de ce Linum récoltée sur la côte de Lessy! 

Kirschléger, en réformant malheureusement l'ortho- 
graphe primitive de cette espèce (L. leonis=Lin du lion!), 
l'indique dans la Moselle, la Meuse et les Ardennes et 
doute de son existence en Alsace (?). 

D'après Garcke 1 ), le L. Leonii et le L. montanum ne se 
distingueraient pas du L. perenne L. Nous ne sommes 
pas de cet avis: en laissant de côté les caractères spé- 
cifiques si difficiles à préciser pour quelques espèces de 
ce genre et en considérant seulement le port, le faciès 
de ces deux plantes, on constate que le L. perenne a 
des tiges verticales, nombreuses et très résistantes et 
qu'il se maintient parfaitement dans le jardin, tandis que 
le L. Leonii a des tiges couchées sur le sol et relevées 
légèrement vers l'extrémité; c'est même une des raisons 
pour lesquelles il est si difficile de le découvrir quand 
les pétales, très caducs, se sont détachés. De plus, ce 
dernier se prête très difficilement à la culture : les pieds 
obtenus de graines ont toujours disparu l'année suivante. 
Linum austriacum L. C'est à l'espèce précédente qu'il faut 
rapporter l'indication de la troisième édition de la Flore 
de Lorraine: « Côte de Kirsch, près de Sierck (Friren) ». 
La faute doit être imputée à l'abbé Barbiche qui, à notre 
insu, a communiqué au D r Godron une liste des plantes 
que nous avons recueillies aux environs de Sierck, en 4859. 
Du reste, qu'on se reporte aux deux longues descriptions 
de ces deux espèces dans la Flore de Lorraine. L'unique 
caractère saillant et distinctif est celui donné dans le 
tableau dichotomique, à savoir: 

ressés ..... JL Leonii. 



( dm 
\arç 



Pédoncules fructifères » 

rques en dehors L. austriacum. 



i) Illustr. FI. v. Deutschl, 1895 p. 116. 



( J PLANTES DE LA LORRAINE. 4 05 

Or, les échantillons de Sierck et de Saint-Louis ont les 
pédoncules arqués en dehors ! Il est probable que le 
Linum découvert par Barbiche près de Bitche, sur les 
ruines de Waldeck, n'est autre que le L. Leonii. *) 

Ulex europaeus 1. Holandre écrit en 1829: «Rare dans nos 
environs; on en trouve quelques pieds sur le revers à 
l'est de la côte Saint-Quentin, où il m'a été indiqué par 
M. Léo. » Ajoutons qu'il n'y a plus été retrouvé depuis 
longtemps. 

Godron l'indique dans quatre localités annexées à la 
Lorraine: Laneuvevijle, Saint-Quirin, Sarrebourg (de Bau- 
dot), et Lutzelbourg. 

M. le Dr J. Kieffer a trouvé quelques pieds d'Ulex parmi 
les bruyères sur un coteau aride entre Marprich et Viller. 2 ) 

Vicia dumetorum L. Supprimons jusqu'à nouvel ordre la 
localité messine pour cette plante des Hautes-Vosges que 
Soleirol aurait trouvé, en 1832, dans le vallon de Mont- 
vaux (FI. de la Mos. Suppl. 1836, p. 74). 

Tormentilla reptans L. C'est sous ce nom que Holandre 
désigne, en 1842, une plante qu'il croit avoir rapportée 
de Greutzwald et qu'il donnait, en 1829, comme simple 
variété patula du Tormentilla erecta L. 

Godron n'en parle pas dans sa Flore; Kirschléger assure 
qu'il n'a pas été constaté en Alsace; Garcke le nomme 
Potentilla r procumbens Sibth. et le dit assez répandu au 
nord et au centre de l'Allemagne. 

Espèce dont la présence est par conséquent très dou- 
teuse en Lorraine! 

Potentilla supina L. En 1829, Holandre dit: «Croît dans les 
lieux sablonneux où l'eau a séjourné pendant l'hiver. 
M. Léo l'a trouvée dans les saussaies de la Moselle, au- 
dessous de Corny. » En 1842, il ajoute: « Se trouvait 
accidentellement au bas du cavalier de la citadelle de 
Metz (M. Fournel, 1834). » C'est près de cette dernière 
localité, lors de la démolition des remparts, que M. Mé- 
dinger, notre collègue, a trouvé, en 1903, quelques pieds 
de cette Potentille annuelle. 



') Notice sur les expl. bot. . . par Godron (Mém. Acad. de Stanisl. 1874.) 
*) Iiull. Soc. II. N. Metz, 1887, p. 44, en note. 

14 



106 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 10 

D'après Godron, elle existerait également à Tarquimpol, 
près de Dienze, ainsi qu'à Sarrebourg, à Buhl, à Sarral- 
troff (de Baudot); à Thionville et à Hettange (Barbiche). 
C'est par erreur qu'elle a été indiquée à Sierck, sous 
notre nom. 

Agrimonia odorata MM. Godron indique, pour cette plante 
rare des terrains humides et siliceux, deux localités: 
Sarrebourg et Bitche. Nous ne connaissons pas la pre- 
mière; quant à la seconde, elle est à supprimer, d'après 
le témoignage de Schultz qui déclare (Archives de Flore, 
1861, p. 306): « qu'elle n'a encore été trouvée ni à Bitche, 
ni ailleurs dans la Moselle, mais qu'il l'a trouvée, en 1833, 
;ï Steinbacb, dans le Bas-Rhin, à 25 kilomètres de Bitche, 
et dans les contrées limitrophes du Palatin at bavarois, 
vers Wissembourg. » 

Dans une excursion aux environs de cette dernière 
ville (août 1864), le Dr Schultz nous a fait récolter cette 
espèce peu commune partout ailleurs. 

11 est étrange, après cela, de lire dans la troisième édition 
de la Flore de Lorraine (1883): « Disséminée. Meurthe et 
Moselle; » sans aucune indication de localité. 

Circaea intermedia Ehrh. Nouvelle protestation du D»" Schultz: 
« A Bitche, où le C. alpina abonde, le C. intermedia 
n'existe pas; si Grenier et Godron et, après eux, d'autres 
l'y indiquent et mettent même — C. intermedia, Bitche 
(Schultz), — c'est ou bien qu'ils l'aient confondu avec le 
C. alpina que j'ai en effet découvert à Bitche, ou qu'ils 
avaient lu que j'ai cultivé à Bitche le C. intermedia et 
qu'ils l'ont mal compris (Arch. de FI., 1861, p. 307). » 

Nous ne pouvons rien dire de la localité de Sarrebourg 
citée aussi par Godron, d'après de Baudot. 

Stenactis annua Nées. Les échantillons de Holandre prove- 
naient de Rémicb, Grand-Duché de Luxembourg. Gomme 
aucune autre localité n'a encore été citée pour cette 
plante américaine, pourquoi en conserver Je nom dans 
nos Flores locales? 

Mîcropus erectus L. Laissons provisoirement aux botanistes 
nancéens la paisible possession de cette plante au petit 
pied. Des deux localités citées par Holandre, l'une (Thiau- 



11 PLANTES DE LA LORRAINE. 107 

court) n'a jamais appartenu à la Moselle, et l'autre (Wa- 
ville sur le Rupt-de-Mad), est maintenant rattachée au 
département de Meurthe-et-Moselle. 

Jasione montana L. D'après M. Himpel (1898), cette campa- 
nulacée des terrains siliceux aurait été trouvée sur le 
Saint-Quentin, à Lorry, à Saulny. Nous en doutons beau- 
coup. N'y aurait-il pas eu confusion avec le Globularia 
vulgoris qui se trouve sur ces côtes calcaires et qui, à 
première vue, peut induire en erreur? 

Gentiana lutea L. Belle et vigoureuse espèce des Hautes- 
Vosges! D'après Godron: «Elle se trouve, mais rarement, 
sur les hauteurs de Dabo, sur le Hengst {de Baudot). » 
M. E. Walter, pharmacien à Saverne, nous a écrit récem- 
ment qu'il lui a été impossible de retrouver cette belle 
plante dans l'arrondissement de Sarrebourg. 

Asperugo procumbens L Observée, dès I80O, par Holandre 
sur une des piles du Pont des Morts, à Metz, cette bor- 
raginée y existait encore en 1842. Elle a complètement 
disparu. 

Scrophularia vernalis L. Il est fort douteux que cette plante 
ait jamais été trouvée sur le territoire de l'ancien dépar- 
tement de la Moselle. Holandre dit bien: «M. Sch Itz l'a 
trouvée en 1833 dans les forêts montagneuses, au pied 
des rochers de Sturzelbronn, canton de Bitche; » mais 
le D 1- Schultz, toujours si précis dans ses indications, dit 
au contraire: « Vogesiasfelsen auf den hôchsten Bergen 
bei Eppenbronn (F. S.). » Or Eppenbronn est bien dans 
les environs de Sturzelbronn, mais au-delà de la frontière. 
Godron, après avoir reproduit l'indication fautive de 
Holandre, ajoute: « A la Chartreuse de Bosserville (Soycr- 
Willemet) » >; mais H. F. Soyer-Willemet l'indique, non à 
Bosserville même, mais dans le bois voisin de Tomblaine, 
en ajoutant qu'elle est très rare. 1 ) 

Scutellaria minor L. Holandre n'en parle pas. Godron l'in- 
dique « à Bitche (Schuliz), à Sarrebourg et à Phalsbourg 
(de Baudot!. » Dans la troisième édition de la Flore de 



*) Observ. sur qq. plantes de France, suivies du Catalogue etc. Nancy, 
décembre 1828. p. 167. 



108 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 12 

Lorraine, on lit simplement: « Commun dans toute la 
région montagneuse, rare en plaine. » 

Nous ne pouvons rien dire des localités citées par de 
Baudot; mais, pour Bitche, nous avons le témoignage de 
Schultz: « Ces deux espèces {S. hastifolia & S. minor) 
n'ont pas encore été trouvées dans le département de 
la Moselle, et je ne comprends pas pourquoi M. Godron 
(FI. lorr. 2 e édit.) a mis « Bitche (Schultz) » au S. minor, 
car je ne l'y ai jamais indiqué 1 ). » Dans sa lettre à l'abbé 
Barbiche (juin, 1862), il dit positivement: « Nul à Bitche, 
rare à Steinbach, commun à Wissembourg. » 

Cependant notre confrère, M. le chanoine Schatz, 
nous a montré des échantillons recueillis par lui, le pre- 
mier septembre 1892, au Moosbach, non loin de Bitche. 
Malheureusement cette localité est aujourd'hui sinon dé- 
truite, au moins inaccessible, car elle se trouve comprise 
dans le vaste champ de tir d'Haspelscheidt. 

Au mois de septembre 1861, l'abbé Barbiche a rapporté 
des environs de Creutzwald, quelques pieds de cette 
petite labiée; nous l'avons trouvée, en juillet 1905, dans 
les petites tourbières du Glockenhof et du Weiherloch, 
commune de Merten, par conséquent à proximité de 
Creutzwald. 

F.nfin M. le D>' J. Kieffer a constaté la présence de ce 
Scutellaria dans la vallée de la Sarre blanche, aux envi- 
rons de Lafrimbolle. 2 ) 
Tulipa silvestris L. Cette liliacée, rare aux environs de 
Metz, a été indiquée, en 1829, par Holandre « sur les glacis 
du fort de Belle-Croix, et dans les prés de la Seille, voi- 
sins de la lunette du Pâté. » Cette dernière station est 
détruite depuis l'établissement de la nouvelle gare et la 
première est également détruite par les récents travaux 
ou pour le moins inaccessible aux botanistes. Notre 
collègue, M. Médinger avait découvert cette plante sur 
les remparts, à proximité de la porte Saint-Thiébault, 
derrière l'octroi. Rempart, porte, octroi et tulipe, tout a 
disparu. 

i) Archives de Flore, 1861, p. 316. 

«) Bull. Soc. H. N. Metz, XVII, 1887, p. 45, en note. 



13 . PLANTES DE LA LORRAINE. 109 

Le pied qui figure à l'école du jardin botanique, à 
Montigny, a été rapporté, croyons-nous, de l'île Saint- 
Symphorien. 

En tout cas cette tulipe (qui est une des mauvaises 
herbes les plus détestées dans les vignes de Turkheirn *), 
d'après Kirschléger, ne doit pas être considérée comme 
appartenant à notre Flore. 

Agraphis nutans Link. Holandre a dû être mal renseigné 
pour dire « que la variété B, ou à fleurs blanches, se 
trouve abondamment dans les bois des environs de 
Luppy. » Un de nos anciens élèves, originaire de Luppy, 
nous a affirmé autrefois que ce n'était pas dans les bois, 
mais dans quelques jardins, qu'on pouvait voir cette 
plante. La localité de Luppy a été supprimée dans la 
troisième édition de la Flore Lorraine (1883), ce qui n'em- 
pêche pas Garcke d'imprimer (en 1895) : « hàufig bei Metz. » 
Quant à la variété A.., c'est-à-dire à fleurs bleues, Ho- 
landre constate qu'elle n'existe pas dans notre région. 

Muscari comosuro MM. Holandre et, d'après lui, Godron 
indiquent cette belle espèce au Saulcy. Supprimons cette 
localité interdite au public et d'où cette plante a sans 
doute disparu depuis longtemps. 

Muscari neglectum Guss. « Moselle : près Metz {Monard). » 
Indication bien vague, que nous sommes à même de 
préciser. L'herbier du Dr Monard renferme des exemplaires 
de cette plante accompagnés d'étiquettes soigneusement 
écrites et qui ne laissent rien à désirer. 

La première porte : «t Chemins herbeux et pierreux des 
vignes au-dessus d 'Onville sur le Rupt-de-Mad; 22 avril 
18G3. » Deux échantillons. 

La seconde : « Récolté aux environs de Bayonville sur 
le Rupt-de-Mad par M. Désoudin dans la première huitaine 
d'avril 1864 et rencontré un peu plus tard en grande 
abondance dans la même localité qui, sans y appartenir, 
touche au département de la Moselle. » 

Onville et Bayonville sont tous deux en Meurthe-et- 
Moselle. 



») Flore d'Alsace, II, 1857, p. 170. 



110 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 14 

Allium Schoenoprasum L. Pourquoi donc Holandre donne- 
t-il toujours l'hospilatité de sa Flore aux plantes décou- 
vertes par Léo hors du département? Celle-ci a été trou- 
vée, en 1830, dans les fentes des rochers (le Smalzfels) 
rive gauche de la Sarre, entre Kœching (Keuchingen) et 
Steinbaeh. et par conséquent en Prusse! 

Aliium carinatum L. M. Himpel indique cette plante comme 
se trouvant ça et là à Ghàtel, Lorry, Saint-Georges, Ars, 
Ancy, vallée de Mance et de Montvaux, etc. 1 ) Toutes ces 
localités nous sont bien connues et nous avouons hum- 
blement n'avoir jamais trouvé de trace de .4. carinatum, 
espèce assez rare en Allemagne, d'après Garcke. 

Ornithogalum umbellatum L. Cette plante, connue, vulgai- 
rement sous le nom de Dame d'onze heures, s'est rencon- 
trée, parait-il, dans bien des endroits Nous citons, 
d'après la troisième édition de la Flore de Lorraine: 
« Le Sauley, Colombe, [Holandre); Jouy - aux - Arches 
(Briard); île Saint-Symphorien, Rozérieulles ( Warion) ; 
Longeville (capitaine Paris); Bitche (Schultz). » 

Et combien d'exemplaires a-t-on vus dans ces différentes 
localités? C'est toujours ce qu'on oublie de dire? 

Pour nous, nous n'avons encore aperçu qu'une seule 
fois, loin de toute habitation, cette liliacée si commune 
dans les jardins: c'est sur la rive gauche de la Bisten 
à égale distance de Creutzwald et de Merten. Malgré 
toutes nos recherches nous n'avons pu découvrir que 
deux pieds peu distants l'un de l'autre. 
Encore une plante à éliminer de nos Flores. 

Polygonatum verticillatum AU. Grande a été notre surprise 
en lisant, dans la notice de M. Himpel (1898;, la phrase 
suivante: « Sehr selten. Wald oberhalb Vaux 1894; bis 
jetzt einzige bekannte Fundstelle in Lothringen. » 

D'abord Bitche a toujours appartenu au sol qui forme 
aujourd'hui la Lorraine et déjà, en 4836, dans le supplé- 
ment de la Flore (page 39), Holandre dit expressément: 
« Cette belle plante a été découverte en 1833 par Schultz, 
au pied des montagnes boisées entre Bitche et Sturzel- 



») Die Flora der Utngebung von Metz. 1898, p. 



15 PLANTES DE LA LORRAINE. 444 

bronn et près de Mutterhausen. » Même indication dans 
la seconde édition et dans la Flore de Godron. En 1869, 
dans ses Gruridzvge. . ., Schultz dit: «... Stùrzelbrunn, 
Mutterhausen, u. s. w. » L'année précédente, dans la 
lettre à l'abbé Barbiche, il est plus explicite: «Dans les 
» haies, principalement de Bubus des terrains maréea- 
» geux, p. e. au pied de la côte boisée, dans le Bitsoher- 
» tal. à gauche du chemin de Mutterhausen, après avoir 
» passé près la terme Peterfisselsgaârdé (Peierphilippsgar- 
» toi); dans la vallée entre le Kammersloch et Sturzelbronn ; 
:> sur la route de Wissembourg entre la .ferme Erlenmoos 
» et Sturzelbronn, dans une haie bordant les prés très 
» marécageux. » 

Malgré des indications si précises, nous ne sommes 
pas parvenu à découvrir un seul pied de cette plante 
que nous désirions posséder: il est vrai que nos recher- 
ches n'ont pu être ni nombreuses, ni d'assez longue 
durée: Sturzelbronn est à 43 kilomètres de Bitche ! 

Quant à la station de Vaux, nous ne pouvons que nous 
écrier: Nisi videra . . ! Peut-être un amateur a-t-il voulu 
tenter, à proximité de Metz, l'acclimatation de cette 
espèce, comme on l'a fait pour d'autres sur la côte 
de Lessy? 

Narcissus pseudo-Narcissus L, En 1829 et en 4842 Holandre 
dit qu'on trouve ce Narcisse « dans les vergers herbeux 
au-dessus de VVoippy, où il parait n'exister qu'accidentel- 
lement. » Aussi Godron n'en parle point et ne cite que 
Château -Salin s (Léré). 

Narcissus poeticus L. Holandre n'a jamais parlé de ce Nar- 
cisse que comme plante cultivée pour l'ornement; mais 
Godron cite deux localités aux environs de Metz: «Ile 
Saint-Symphorien (Wm ion) ; île de Longeville (capitaine 
Paris))); il s'agit, sans aucun doute, de tubercules échap- 
pés des jardins. Quant aux deux autres localités men- 
tionnées par Godron: « Sarrebourg et Niederviller [de 
Baudot) », nous ne pouvons rien en dire. 

Spiranîhes autumnalis Rich. « Celte [liante rare, dit Holandre 
(4836j, a été découverte en 1832 par M. Haro sur les 



fÎ2 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 6"M 

pelouses sablonneuses, près des petites sources, au-dessus 
de Woippy. » 

Cette station extraordinaire est certainement à sup- 
primer. Quant aux prairies maigres et bruyères, terrains 
argileux, à Rorbach-lès-Bitche (Schultz), c'est tout diffé- 
rent. A cette localité, ajoutons les suivantes devenues 
lorraines et signalées par Godron: « Sarrebourg, Schnek- 
kenbusch, Munchshof et ferme de Ritterwald (de Baudot). » 
Pilularia globulifera L. « Bitche (Schultz). » Où le D r Godron 
a-t-il pris cette indication, reproduite encore dans la 
troisième édition de sa Flore? — Le D>' Schultz, dans sa 
lettre à l'abbé Barbiche (26 juin 1862); dit textuellement 
au n" 118 bis. « Nul à Bitche. Un grand savant allemand, 
» conseiller aulique intime. . ., membre suprême de l'in- 
» struction publique, bibliothécaire en chef du Grand 
» Duc, chevalier de Ire classe de l'ordre du. . ., qui l'y a 
» indiqué, l'a confondu avec le Juncus supinus non encore 
«fleuri». L'année suivante, 1 ) il écrit en termes plus 
académiques: « Zwischen Bitsch undGôtzenbrùck, wo dièse 
Pflanze in der Rhein. FI. von Dôll angegeben wurde, 
wàchst sie nient und dièse Angabe kann nur auf Ver- 
weehslung mit sterilem Juncus beruhen. » C'est ce qu'il 
avait déjà déclaré en 1846 3 ): « Konnte dieselbe. trotz 
ailes Suchens, noch Niemand fînden — und es scheint 
mir daher dièse Angabe auf einemlrrthume zu beruhen. » 

II. Plantes adventices 

d'introduction plus ou moins récente. 

Diplotaxis tenuifolia (L.) DC. D'après Holandre, le D r Haro 
a découvert cette crucifère en 1832, dans les décombres 
de l'île du Saulcy (FI. suppl. p. 68). Godron se contente 
de déclarer cette plante rare en Lorraine. 

En 1877, nous l'avons vue au Sablon, sur les talus des 
magasins militaires, où elle s'est maintenue jusqu'à ce 
jour. En 1908, elle était assez bien représentée, en com- 



i) Grundzùge zur Phytostalik der Pfalz, 1803, p. 188. 
*) Flora der Pfalz. Speyer, 1846, p. 56l. 



17 PLANTES DE LA LORRAINE. 113 

pagnie de la suivante, aux abords de la gare d'Ober- 
homburg. La plante étant vivace, son acclimatation paraît 
assurée. Nous en avons aperçu plusieurs pieds, cette 
année, non loin du pont du chemin de fer au Sablon, 
vis-à-vis de la Horgne. 
Diplotaxis muralis (L.) DC. Très rare en Lorraine, d'après 
Godron. M. Himpel dit qu'elle est abondante par places, 
le long des voies ferrées, et il cite le Sauvage, Devant- 
les-Ponts, Maizières, etc. Nous l'avons vue autrefois au 
Sablon, à l'endroit où se raccordait à la ligne principale 
la voie provisoire qui descendait de la côte de Queuleu, 
lors des travaux d'agrandissement du fort de ce nom : elle 
a disparu depuis. Nous l'avons retrouvée assez abondante, 
en compagnie de la précédente, à Oberhomburg en 1908. 

Cette crucifère annuelle se maintiendra-t-elle dans notre 
région? En Alsace, elle a été signalée pour la première 
fois en 1796 et, depuis 1820, elle est devenue, d'après 
Kirschléger, une détestable mauvaise herbe des champs 
(FI. Vog.-rhén., p. 41). Cette année, juin 1909, nous en 
avons aperçu un pied au Sablon, le long de la voie ferrée. 
Sisymbrium Sophia L. Holandre l'indique, comme assez rare, 
auprès de Montigny et de Saint-Privat, près de Longeau, 
sur la côte Saint-Biaise, etc. La seconde édition repro- 
duit la même formule. Godron ajoute: « Sierck (Warionj, 
Argancy (TaillefertJ , Marsal et Sarrebourg (de Baudot). » 

Cette crucifère annuelle, facile à distinguer à première 
vue de ses congénères par son feuillage très finement 
découpé, est très instable. Il est rare de la rencontrer 
deux ans de suite à la même place: on dirait qu'elle 
épuise, en une fois, tous les éléments nécessaires à son 
développement. 

Il y a une quinzaine d'années, nous en avions aperçu, 
près du port du canal, cinq ou six pieds assez chétifs, 
mais portant des siliques parfaitement mûres. Quelques 
graines semées au jardin donnèrent de superbes pieds 
d'un mètre de hauteur et, l'année suivante, les nombreuses 
graines, qui tombèrent des siliques, ne produisirent que 
quelques maigres tiges, puis la plante disparut complè- 
tement. 

15 



114 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 18 

En 1908, nous avons trouvé quelques pieds de ce Sisym- 
brium à l'extrémité du pont du bras mort de la Moselle, 
à Moritigny, ainsi que parmi les décombres des anciens 
remparts, non loin de la nouvelle Gare et de l'hôtel des 
Postes. 

En 1909, il a complètement disparu de cette dernière 
localité, tandis qu'il s'est développé sur une assez grande 
longueur près du pont de Montigny. 
Berteroa incana DC. (Alyssum, ForsetiaJ. Ce Bertevoa, que 
Kirschléger déclare, en 1870, « nul en Lorraine! » a fait 
son apparition aux environs de Metz, immédiatement 
après la guerre, c'est-à-dire pendant l'été de 1871; Nous 
l'avons vu, à cette époque, au Sablon et même sur le 
Saint-Quentin. Depuis lors, cette siliculeuse annuelle ou 
bisannuelle n'a cessé de se reproduire et de se répandre, 
souvent en grande abondance, comme on a pu le con- 
stater, pendant ces dernières années, sur de vastes en- 
placements réservés à l'agrandissement de la ville. D'après 
la troisième édition de la Flore de Lorraine, cette plante, 
aujourd'hui signalée dans plusieurs localités françaises, 
aurait été introduite avec les marchandises transportées 
par chemins de fer; cette introduction aux environs de 
Metz est due aux fourrages étrangers expédiés à la suite 
des armées. 

Il y a cinq ans, nous avons constaté, vis-à-vis de la 
gare d'Ars-sur-Moselle, sur un amas d'escarbilles, un 
grand nombre de pieds dont toutes les fleurs étaient 
doubles et produisaient de belles grappes blanches qui, 
de loin, attiraient le regard. 

Contrairement à l'opinion de la Flore de Lorraine, nous 
considérons cette espèce comme parfaitement acclimatée. 
Déjà Kirschléger la déclarait abondante en Alsace sur 
l'alluvion de la Fecht entre Turkheim, Colmar et Guémar! 
(FI. Vog.-rhén., 1871, p. 45.) En 1909, le Berteroa est très 
abondant sur l'ancien terrain de manœuvre des pionniers 
et sur les talus du chemin de fer. 
Bunias orientalis L. La plus ancienne mention de cette 
plante, pour notre région, remonte à 1870. Dans la séance 
du 2 juin de notre Société d'Histoire naturelle, le Dr Hum- 



19 PLANTES DE LA LORRAINE. 115 

bert annonçait qu'il venait d'en découvrir quelques pieds 
sur les remparts derrière l'ancien jardin botanique (Bou- 
levard Paixhans actuel). En 1895, nous avons indiqué 
quelques stations de cette crucifère qui révèle de loin 
sa présence par ses grandes dimensions. r ) 

Isatis tinctoria L. Signalée, dès 1829, près de la ferme de 
Bloury et de la Grange-aux-Ormes, comme reste d'an- 
ciennes cultures. Godron l'indique aussi à Sarrebourg et 
M. Himpel sur le Saint-Quentin (?) Nous croyons qu'on 
peut éliminer de notre Flore cette plante qui sûrement 
a disparu du Sablon depuis longtemps. 

Lepidium ruderale L. Cette petite crucifère, annuelle ou 
bisannuelle, autrefois assez rare le long des chemins, 
est devenue très et même trop abondante dans nos en- 
virons. Godron lui donne une odeur de choux; Kirschléger, 
une odeur forte: ils auraient pu dire: odeur détestable 
et repoussante ! Elle se multiplie rapidement, surtout dans 
les terres remuées, comme en ce moment aux environs 
de l'ancienne gare. 

Lepidium Draba L. Très répandue en Alsace, depuis 1839, 
sur les berges des chemins de fer, cette espèce était 
très rare aux environs de Metz. On ne connaissait, avant 
1870, que la petite station indiquée par Holandre (1829) 
hors de la porte des Allemands. Depuis, elle s'est répandue 
de divers côtés. Outre les localités indiquées par M. Him- 
pel, nous pouvons citer les bords de la route de Moulins, 
vers la Maison-Neuve, puis le pont du bras mort de la 
Moselle à Montigny, ainsi qu'une haie au-delà de la gare 
de Herny. Mais nulle part nous ne l'avons vue avec plus 
d'abondance qu'aux environs du bureau d'octroi placé à 
l'entrée de la route qui conduit, de l'ancienne porte Ma- 
zelle, à la nouvelle gare des marchandises. Là, elle couvre 
une surface de plusieurs mètres carrés. La racine de 
cette plante vivace est traçante: ce qui assure sa pro- 
pagation. C'est par distraction, sans doute, que Kirsch- 
léger donne à ce Lepidium le signe des plantes an- 
nuelles.) 



») Bull. Soc. H. N. XIX, 1895, p. 100. 



116 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 20 

Spergula pentandra L. Malgré le silence de Holandre et de 
Godron, cette plante a été depuis longtemps signalée en 
Lorraine. Le D r Schultz l'a découverte à Bitche en 1833 et 
en a fait mention pour la première fois, croyons-nous, 
en 1850: « Auf dem unfruchtbaren Sande der Vogesias 
bei Bitsch 1 ). » 

Nous l'avons trouvée d'abord en graines, le 14 mai 1863, 
et l'année suivante, le 13 avril, en pleine floraison, dans 
les sables stériles au pied du Hundskopf, non loin de 
Bitche. 

Trente-six ans plus tard, le 4 mai 1899, dans notre 
première excursion bryologique à Oberhomburg, nous 
avons revu avec plaisir cette ancienne connaissance ; 
puis, le 17 avril 1906, nous en avons recueilli de beaux 
échantillons dans un ilôt de Sarothamnus entre Ham- 
sous-Varsberg et la forêt de la Houve. 

M. Himpel assure avoir vu quelques pieds de cette 
alsinée, sur la côte de Bozérieulles, non loin du Aussichts- 
tiirm, aujourd'hui renversé. Cette station sur les marnes 
calcaires semble bien anormale pour une petite plante 
qui recherche les sables mouvants! 
Althaea hirsuta L. Cette ancienne plante adventice est loin 
d'être aussi abondante en Lorraine que dans les collines 
sous-vosgiennes de l'Alsace. Elle se rencontre dans les 
champs pierreux des terrains calcaires aux environs d'un 
certain nombre de villages. 

L'herbier Monard renferme deux échantillons trouvés 
« à Tantelainville, sur les ruines de cet ancien village, 
le 30 août 1842. a ) Deux autres pieds ont été recueillis à 
Drogny, en 1849; il n'est pas question de l'annexe 
Piblange. 

Depuis plus de 40 ans, nous connaissons une station 
où cette malvacée se reproduit; c'est sur le sommet de 
la côte, à droite du chemin qui conduit de Châtel aux 
Génivaux; nous l'avons également vue un peu plus loin, 
en petite quantité, au bord des champs derrière la ferme 
Saint-Hubert. 



') Jahresbericht der Pollichia. Neustadt, 1850, pp. 32. 83, 

*) Tantelainville, ferme dépendant de Vionville. est à 4 km. N. O. de Gorze. 



21 PLANTES DE LA LORRAINE. 117 

Impatiens parviflora DC. Cette plante, originaire de l'Asie 
septentrionale, a été semée, au commencement du siècle 
dernier, au jardin botanique de Strasbourg, s'y est mul- 
tipliée comme mauvaise herbe et s'est répandue au dehors, 
dit Kirschléger. C'est aussi à des graines transportées 
accidentellement avec du terreau du jardin botanique de 
Montigny que l'on doit les quelques pieds qui se repro- 
duisent depuis plusieurs années dans des massifs de 
l'Esplanade. Avec un peu d'ombre et d'humidité, VI. par- 
viflora prospère, mûrit toutes ses graines et produit l'an- 
née suivante cent pour un! 

Nous avons une fois rencontré cette plante le long de 
la voie ferrée, près de la brasserie de Devant-les-Ponts: 
nous ne pensons pas qu'elle se soit maintenue dans une 
exposition aussi peu favorable. 
Melilotus alba Lam. Ce Mélilot a été signaléf pour la* pre- 
mière fois, en 1842, par Holandre dans la seconde édition 
de la Flore de la Moselle, page 170, en ces termes: « Il a été 
« trouvé par M. Fournel, en l'été 1841, assez abondant 
« dans les cultures et le long des chemins en haut de 
«YOrméché 1 ), derrière la tuilerie. » 

A cette localité, Godron en ajoute quelques autres 
(1857, p. 177): «La vallée de Mance, Gorze, Magny, (Mo- 
« nard et Taille fert), au Sablon (abbé Cordonnier).)) 

Plus récemment, M. Himpel 2 ) l'indique au fort Saint- 
Quentin, à Saint-Julien, au fort Manteuffel, au Ban-Saint- 
Martin, à Ars, « hier hciufig auf den Schlackenhaufen », à 
Gorze. Puis il ajoute cette phrase inconvenable après ce 
que nous venons de rappeler: Holandres Flora erwâhnt 
dièse Art nicht ! 

Cette plante, que nous avons rencontrée çà et là dans 
nos excursions, doit être rangée parmi les plantes intro- 
duites en Lorraine : elle apparaît quelquefois en abon- 
dance dans certaines localités où, l'année suivante, on 
parvient à peine à découvrir quelques pieds. 

Nous l'avons cependant vue, mais toujours en petite 
quantité, plusieurs années de suite, aux environs du 

l ) L'Orméché (ou Orme Michel) est sur la côte de Queuleu. 
») Die Flora der Umgebung von Metz, 1898, p. 22. 



118 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 22 

pont du chemin de fer sur la Seille. Ailleurs, par exemple 
à l'intersection de la route d'Augny et du chemin de 
Bloury, sur un dépôt d'immondices provenant de la ville, 
il y a douze à quinze ans, cette odorante papilionacée 
s'est montrée abondante et bien développée: l'année sui- 
vante, il n'en restait plus de trace. 

Pendant l'été de 1906, dans la vallée de Mance, elle 
couvrait un espace de deux cents mètres de longueur 
sur une largeur de vingt à trente mètres entre la route 
deGravelotteet le ruisseau, sur un vaste dépôt d'escarbilles. 
En 1907, à la même place, nous n'avons plus vu que des 
tiges desséchées, mais pas un seul pied de cette plante 
annuelle. 

Pendant l'été de 1908, dans une promenade à Villers- 
Bettnach, nous avons aperçu une quarantaine de pieds 
du M. alba de très belle dimension sur le talus du pont 
qui traverse la voie ferrée. Cette année ce Mélilot était 
assez abondant sur les talus du chemin de fer, en avant 
du grand pont du Sablon (août 1909) de même que vis- 
à-vis de la gare de Hargarten, au-dessous de la lisière 
de la forêt (9 août). 

Vicia lutea L. « M. Léo a découvert cette belle plante, en 
« l'automne de 1831, près le bois de Magny; il l'a retrouvée 
« le 30 mai 1832, dans un champ de seigle, près de la 
« Moselle, au-dessous de la Maison-Rouge et vis-à-vis 
« Ars. (Holandre, suppl. p. 76). p M. Himpel l'a remarquée 
en 1896 et 1897 sur les talus du canal, non loin de la 
batterie: elle s'y maintient toujours. On l'indique aussi 
dans la plaine de Thionville, vis-à-vis Malroy [de Marcilly). 

Vicia villosa Roth. (Cracca villosa Godr. et Gr.i Espèce très 
rare en Lorraine, d'après Godron. Kirschléger au con- 
traire la déclare « assez répandue en Lorraine ! » (FI. vog.- 
rhén. 1870, p. 141). Quoiqu'il en soit de cette divergence, 
nous affirmons que cette plante est introduite aux envi- 
rons de Metz depuis quinze ans au plus. Nous avons 
constaté sa présence au Sablon et au-delà de Moulins 
dans des champs de seigle et en assez grande abondance. 
Dans ces dernières années nous l'avons vue en quantité, 
également dans les champs de seigle, aux environs de 



23 PLANTES DE LA LORKAINÊ. 110 

Greutzwald, Ham-sous-Varsberg, etc. Il est bien probable 
que son acclimation est définitive. 

Galega officinalis L. Cette papilionacée méridionale des lieux 
humides n'est citée dans la première édition de la Flore 
de la Moselle que parmi les plantes cultivées dans les 
jardins. En 1842, Holandre assure « qu'on la voit quel- 
quefois comme spontanée dans les fossés de la citadelle 
de Metz. » M. Himpel l'indique sur les bords de la Seille, 
non loin de la porte Mazelle (1898). 

Nous en avons vu quelques pieds au bord de la Mo- 
selle, en amont de Malroy (1905). 

Depuis les travaux nécessités par le déplacement de 
la gare, elle est devenue très abondante sur l'emplace- 
ment de l'ancien stand de la société de tir, et même sur 
les talus de la nouvelle gare des marchandises. 

Ornithopus sativus Brot. Cette belle papilionacée, que A. 
P. de Candolle ne considérait encore que comme variété 
|3 intermedius Roth., s'est montrée une fois, il y a près 
de vingt ans, dans un champ de blé, le long de l'avenue 
de la Grange-aux-Ormes. Les années suivantes elle n'a 
plus reparu. 

Garcke (éd. 1895, p. 148) dit: « Wird als Futterpflanze 
oft gebaut. » Nous en avons vu des champs entiers entre 
Merten, Greutzwald et Ham-sous-Varberg. Dans cette 
dernière localité elle se reproduit au bord des chemins 
et n'est pas rare dans les champs de seigle en compa- 
gnie de Vicia villosa. 

Ornithopus perpiisillus est beaucoup plus rare. 

Potentilla recta L. Encore une plante qui tend à se répandre 
en Lorraine! Nous l'avons vue pour la première fois parmi 
d'autres plantes adventices sur les talus des magasins 
militaires du Sablon (juillet 1885). M. Ducros nous an- 
nonçait, en 1887, qu'il l'avait également rencontrée près 
de Rilching, sur la rive droite de la Sarre, par consé- 
quent un peu au-delà de Ja frontière. Enfin en 1898, 
M. Himpel l'indiquait sur des dépôts d'escarbilles dans 
la vallée de Mance: nous l'y avons retrouvée en assez 
grande quantité, en 1906, en compagnie de Œnothera 
biennis. 



120 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 24 

Œnothera biennis L. Cette plante américaine est ancienne- 
ment connues en Lorraine. Holandre assure l'avoir trou- 
vée à Bitche en 1821. Les localités où elle a été rencontrée 
sont trop nombreuses pour pouvoir être indiquées. Nous 
croyons cependant qu'elle n'est pas toujours très stable. 
Ainsi, près du pont du chemin de fer, vis-à-vis de Longe- 
ville, où autrefois elle était assez abondante, nous ne 
l'avons plus retrouvée dans ces dernières années ; mais 
nous l'avons .vue en compagnie du Potentilla recta, dans 
la vallée de Mance en 1906. Hanin la dit commune, en 
1800, dans la Saussaie de Jouy-aux-Arches. 

Œnothera muricata L. Très voisine de la précédente, mais 
beaucoup moins commune. Godron ne cite aucune loca- 
lité du département de la Moselle. Les rédacteurs de la 
troisième édition (1889) se contentent de la dire assez 
commune. Dans la liste de plantes rares ou nouvelles 
que nous avons déjà citée 1 ), on lit: « Bords de la Moselle 
à Jouy-aux-Arches, Montigny, Longeville, talus du che- 
min défera Novéant (Warion.) » M. Himpel cite quelques- 
unes de ces stations avec la date de 1897. Nous ne con- 
naissons qu'une place où elle se reproduit tous les ans : 
c'est dans les sables, sur la rive droite de la Moselle, 
vis-à-vis de Vaux! 

Anthriscus vulgaris Pers. L'épithète de vulgaris ne se jus- 
tifie guère pour la Lorraine. « Elle est commune à Metz, 
dit cependant Holandre, dans les chemins couverts en 
dehors de la porte de la citadelle, » et c'est tout. Nous 
avions souvent et vainement recherché cette ombellifère, 
à la prière de l'abbé Barbiche, quand enfin, en 1906, nous 
l'avons aperçue parmi les décombres provenant de la 
démolition des remparts, à proximité de la lunette de 
Bogniat. L'année suivante, plus de trace de cette plante 
annuelle. En 1908, elle s'est montrée près du pont du 
chemin de fer à côté de la nouvelle gare des marchan- 
dises, ainsi que sur les talus des magasins militaires du 
Sablon. On l'avait déjà remarquée quelquefois dans l'en- 
clos du Petit Séminaire. Godron l'indique aussi à Het- 



') Indication de quelques plantes phanérogames, etc (Bull. Hist. Nat. 
Metz, 18G6, p. 159). 



25 PLANTES DE LA LORRAINE. 121 

tange-Grande (Taillefert). Nous venons d'en retrouver 
quelques pieds dans les environs de l'ancienne gare. 

Rubia tlnctorum L. « Originaire d'Orient; on en trouve dans 
les terrains sablonneux près de Bloury, où l'on en a 
essayé autrefois la culture pour sa racine », dit Holandre. 
Nous croyons pouvoir affirmer que depuis longtemps 
toute trace de Garance a disparu des environs de Metz! 
Et cependant, la Flore de la Lorraine la donne encore 
(1883) comme subspontanée à Bloury. 

Asperula galioides M. B. Kirschléger qui l'avait recueillie, 
en 1821, près de Ribeauvillé, la déclare, en 1870 (FI. vog.- 
rh. p. 250), abondante sur les collines calcaires sous- 
vosgiennes de la Haute-Alsace, ajoutant que sa présence 
est douteuse en Lorraine. Nous l'avons aperçue pour la 
première fois, vers 1896, sur les talus d'un abri blindé, 
près de la ferme de Blory, puis, dans les mêmes condi- 
tions, près du pont du chemin de fer sur la Seille, mais 
toujours par pieds isolés. M. Himpel, en 1898, indique 
encore d'autres localités des environs de Metz. Si la 
plante se maintient, il est douteux qu'elle se propage, 
car tous les ans la faux l'enlève en pleine floraison. 

Helminthia echioides Gaert. Holandre dit, en 1829: « Se 
trouve assez abondante sur les revers herbeux entre les 
vignes situées à gauche du chemin de Magny, où elle a 
été découverte par M. Léo. » En 1836, il ajoute: « Cette 
espèce rare se trouve aussi au-delà de Corny, dans les 
champs à gauche du 3? pont de la route (M. Léo, 1834). » 
M. Himpel l'indique, comme selten, à proximité du tir 
militaire sur le chemin de Plappeville, (1896 et 1897). 
Nous ne l'avons jamais rencontrée, mais notre ami, 
M. le chanoine Schatz, nous a communiqué des échan- 
tillons recueillis sur les bords de la Seille, au-delà de la 
Grange-aux-Ormes. Garcke, pour toute l'Allemagne, ne 
cite que Metz . « Am hàufigsten bei Metz ! » 

Erigeron canadensis L. Le nom spécifique de cette plante 
indique suffisamment son origine américaine, origine ce- 
pendant contestée à une certaine époque. La première 
mention de cette espèce en Europe remonte à 1655: elle 
est signalée par Brunyer comme cultivée an jardin de 

16 



-122 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 26 

Blois. En 1763, Linné ne l'indique encore que dans l'Eu- 
rope méridionale et en Amérique. Il serait difficile de 
constater l'époque de son apparition dans nos contrées. 
Willemet la cite, en 1805, sans indication de localité: 
« Se trouve souvent dans les bois taillis », *) dit-il, et c'est 
tout. L'année suivante, H. Hanin n'est guère plus expli- 
cite: «Les endroits pierreux, les charbonnières. > 2 ) 

11 n'est pas de localité, surtout dans les terrains sa- 
blonneux, où nous ne l'ayons rencontrée dans nos 
excursions en Lorraine et quelquefois en abondance, par 
exemple au Sablon ! 
GaJinsoga parviflora Car. C'est vers 1859 que cette petite 
américaine a été signalée dans les cultures maraîchères 
du Sablon, d'abord par l'abbé D. Chaussier, puis par les 
D's Warion et Humbert. 3 ) Vers 1866, elle était encore 
confinée dans un cercle assez étroit. Mais depuis une 
vingtaine d'années elle a pris, aux environs de Metz, une 
extension extraordinaire et, cette année, nous en avons 
même rencontré quelques pieds dans un petit jardin, à 
l'intérieur de la ville. 

D'après Alph. de Candolle 4 ), cette espèce est originaire 
du Mexique, de la Nouvelle-Grenade, du Pérou et du 
Chili. Kirschléger (Flore d'Alsace, 1852, I, p. 503), la dit 
souvent subspontanée. Rn 1870 (FI. vog.-rhén. I, p. 365), il 
nous apprend qu'elle a été « cultivée vers 1818 au jardin 
botanique de Strasbourg, d'où elle s'échappa pour appa- 
raître plus ou moins abondamment dans les champs et 
parmi les décombres. » 
Xanthium strumarium L. Dans les deux éditions de sa 
Flore, Holandre indique cette plante « le long de la 
Moselle, au-dessous de Montigny, au Saulcy, etc. », et la 
déclare assez rare. Godron cite encore d'autres localités : 
« Pont de la Krisbach (?) près de Thionville (Box), Sierck 



*) Phytographie encyclopédique ou Flore de l'ancienne Lorraine et des 
dépt. circonvoisins. Nancy. 1805, p. 999 

2 ) Eumeratio plantarum circa Metas sponte nascentiu m, etc. Métis, 1800. 

8 ) Bull. Soc. H. N. Metz. X. 1806, p. 160. 

4 ) Géographie botanique raisbnnée. . . 1*55. II p. 725. 



27 PLANTES DE LA LORRAINE. 123 

(Y abbé Cordonnier), Rodemack (Monard); Sarrebourg, étang 
du Stock (de Baudot); Dieuze, étang de Lindre (Soyer- 
Willemet). Nous avons habité Sierck pendant un an (1859) 
et pendant ces dernières années nous y avons fait quel- 
ques excursions sans avoir jamais pu apercevoir un 
vestige de cette plante. Quant aux bords de la Moselle, 
à Montigny, nous les avons souvent parcourus sans plus 
de résultat. Ce n'est qu'en 1878 que nous avons vu pour 
la première fois de Xantium à proximité des magasins 
de l'intendance au Sablon. Il a disparu complètement à la 
fin de 1880 aussi bien- de cette localité que du jardin où 
nous avions essayé de l'acclimater. 

Du reste,, Alph. de Candolle (Géogr. bot. rais. p. 671) 
le regarde comme imparfaitement acclimaté en Angle- 
terre, en Hollande, en Danemark et en France. 
Xantium spinosum L. Godron dit de cette plante, en 1857: 
« On a rencontré quelquefois, le long du canal de la 
Marne au Rhin, le X. spinosum L.: mais cette plante y 
est évidemment importée avec des marchandises et ne 
s'y maintient pas. » La 3e édition de la Flore de Lorraine 
reproduit la même note. 

Au mois d'août 1875, nous avons vu ce Xantium aux 
abords de la gare de Metz, à l'endroit où, chaque semaine, 
on débarquait des troupeaux de moutons provenant sans 
doute de contrées méridionales. En 1879, il était assez 
abondant; il a disparu, à la fin de 1880, et n'a plus 
reparu . 

Ces deux plantes, ne se reproduisant pas naturellement, 
ne devraient pas figurer dans nos Flores. 

Phacelia tanacetifolia Benth. Cette hydropbyllacée, 
originaire de la Californie et du Texas est assez abon- 
dante dans certaines localités d'Allemagne, d'après Garcke. 
M. Himpel dit l'avoir trouvée en assez grande quantité 
sur les dépôts d'escarbilles de la vallée de Mance, près 
d'Ars (1898). Depuis trois ans nous la voyons sur les 
talus du chemin de fer, au Sablon, non loin du jardin 
d'un horticulteur. 
Veronica Buxbaumii Ten. C'est sous ce nom que de Candolle 
fait figurer cette espèce dans son Prodrome (X, p. 487, 



124 OBSERVATIONS SUR QUELQUES '28 

n« 138). Cette belle petite véronique a reçu différents 
noms dont les trois principaux sont: Y. persica Poir., 
V. Tournefortii Gmel., V. hospita Mert. et Koch. C'est 
sous ce dernier nom qu'elle est citée dans le supplément 
de la Flore de la Moselle (1836) où Holandre dit, page 3: 
« Elle a été découverte, en 1833, par M. Léo, dans les 
champs du Sablon, derrière Montigny, où elle parait 
abondante. » En 1847, Holandre lui donne le nom de 
V. Biixbaumii, sans indiquer une seule nouvelle localité. 
La 3e édition de la Flore de Lorraine ajoute deux localités 
découvertes par le D r Humbert, à savoir: Silly-sur-Nied 
et la forêt de Greutzwald. M. Himpel cite encore un assez 
grand nombre de stations aux environs de Metz: «Ile 
St.-Symphorien (hier hàufig), Devant-les-Ponts, Ban-St.- 
Martin, Woippy, Ghàtel, Lessy, etc. iFl. d. Umgeb. v. 
Metz, p 59). » 

Les botanistes messins, nos anciens collègues, nous 
ont montré, en 1867. cette belle petite véronique dans 
un champs vis-à-vis les ateliers du chemin de fer. C'était 
la seule localité connue pendant longtemps. Depuis quel- 
ques années nous l'observons au bord d'une pièce d'eau 
près de la gare d'Ars : dernièrement nous l'avons aperçue 
dans un champ de trèfle, derrière les anciennes usines, 
à l'entrée de la vallée de Mance. Enfin cette année nous 
Tavons remarquée, également dans un champ de trèfle, 
sur la côte de Klang et à quelques pas de la gare de 
Herny. 

Cette espèce se propage facilement dans les jardins 
où elle a été une fois introduite; nous ne devons pas 
cependant la regarder encore comme une plante com- 
mune en Lorraine. 
Linaria cymbalaria MM. Godron, en 1857, a le premier fait 
connaître deux stations de cette gracieuse linaire: « Lessy 
et Lorry-devant-le-Pont (Warion). » M. Himpel (1. c. p. 57) 
cite encore quelques localités des environs de Metz. 
Nous l'avons vue pour la première fois en 1859, sur un 
mur en pierres sèches le long du chemin de Lessy: elle 
couvre le mur du cimetière de ce village, ainsi qu'un 
mur des vienes du sommet de la côte. Elle est très abon- 



29 PLANTES DE LA LORRAINE. 125 

dante également sur le grand mur qui soutient le pres- 
bytère et l'église de Rombas. Elle est souvent cultivée 
en suspensions et se propage très facilement de graines 
qui germent dans les plus petites fissures des murs. 

Heliotropium europaeum L. En J 808, H. Hanin signale cette 
borraginée dans les champs au-dessous de Jouy-aux- 
Arches, et la déclare assez rare. En 4827, Holandre l'in- 
dique dans les champs secs et sablonneux, près de la 
Grange-aux-dames et au bord de la Moselle du même 
côté. En 4842, il ajoute une localité de la rive droite: 
« Entre Olgy et Argancy (Reverehon et Taillefert, 4841). 
Godron et M. Himpel citent encore quelques localités 
presque toutes de la vallée de la Moselle. Mais c'est 
dans la vallée de l'Orne, principalement aux environs 
d'Amnéville et de Mondelange que l'on observe cette 
plante en plus grande abondance. Nous tenons ce détail 
de Fabbé Barbiche qui a dû plus d'une fois parcourir 
cette belle vallée dans tous les sens. 

Echinospernum Lappula Lehni. Cette petite^ 'plante s'est 
montrée plusieurs fois aux environs du quai de débar- 
quement, près de la gare de Metz en 4876, 4879, 4880 et 
4885. Depuis cette dernière année, il nous a été impos- 
sible d'en retrouver un seul pied. 

Cynoglossum officinale L. D'après Hanin, (4808), on le trouve 
sur tous les chemins; Holandre le dit assez commun. 
M. Himpel qui cite sept localités des environs de Metz, 
a soin d'ajouter: « Verbreitet, aber nirgends hâufig. » Nous 
connaissions autrefois deux petites stations de cette 
plante, sur le petit pont de Magny et sur le sommet du 
fort Belle-croix. L'année dernière et cette année, nous 
l'avons vue en assez grande quantité le long du mur 
d'enceinte de l'ancienne abbaye de Villers-Bettnach, ainsi 
que sur les chemins qui avoisinent la nouvelle gare de 
ce nom. 

Amsinckia intermedia Fisch et Mey. Plante américaine trou- 
vée une seule fois par M. Guisse dans une ruelle de 
Sainte-Ruffine. l ) En 1908, M. Médinger a découvert un 



») Bull. Soc. H. N. Metz. XIX, 1S95, p. 114. 



126 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 30 

pied unique de A. lycopodioides Lehni. dans les décombres 
à la limite de la commune de Montigny, sur l'ancien 
champ de manœuvre des pionniers : la plante n'a pas 
reparu cette année. 

Hyoscyamus niger L. Gà et là dans presque toute la Lor- 
raine, dit Godron. C'est la plus instable des plantes. 
Rarement elle reparaît deux ans de suite dans la même 
station. Jamais nous ne l'avons vue en plus grande abon- 
dance qu'à Faux-en-forèt : elle formait une véritable haie 
le long du chemin, vis-à-vis de la ferme. L'année sui- 
vante (1907) et depuis, nous n'en avons plus aperçu une 
seule tige, et cependant des milliers de graines étaient 
parvenu à maturité. Un jour, un de nos collègues essaya 
de semer des graines parfaitement mûres : pas une seule 
ne germa. 

Lamium hybridum Vill, (L. incisum Willd. ; DC.) « Croît dans 
les lieux cultivés, mais il parait rare dans les environs de 
Metz. Je l'ai trouvé dans les vergers de Féy et d'Ancy- 
sur-Moselle; il vient aussi dans les champs près de Corny 
(Léo), et sans doute dans beaucoup d'autres lieux. » Ainsi 
parle Holandre dans les deux éditions de sa Flore. 
Godron ajoute une troisième localité: « Scy-Chazelles 
(Warion) ». 

Nous n'avons encore trouvé cette plante que. deux fois : 
d'abord, en 1867, dans un jardin voisin du Jardin bota- 
nique, à Montigny, puis, en 4906, près de la nouvelle 
rue des Pionniers (à la limite de la commune de Mon- 
tigny), sur des terres extraites des jardins voisins. La 
plante ue s'est reproduite ni en 1907, ni en 1908, bien 
que le sol n'ait pas été remué à cet endroit. 

Encore une de ces plantes adventices très instables et 
qui ne devraient pas figurer dans les Flores. Kirschléger 
ne cite aucune localité alsacienne, Schultz n'en parle 
pas et Garcke la dit peu répandue en Allemagne. 

Nepeta cataria L. Plante des décombres, rare, très instable 
et que nous n'avons jamais rencontré que par pieds 
isolés. Holandre l'indique au-dessous du moulin de la 
Basse-Seille, dans les haies, au Sablon, etc.; Godron 
ajoute: Gorze (Dr Humbert\. 



■VI PLANTES DU LA LORRAINE: 127 

Nous trouvons dans nos notes les localités suivantes: 
Cimetière de Mont (annexe de Bonvillers, Meurthe-et- 
Moselle), 8 octobre 1872; Porte Saint- Thiébault, juillet 1894; 
Grange-aux-Ormes, 21 août 4895. Ce dernier pied, trans- 
porté an Séminaire, a continué son évolution et a péri 
au printemps suivant, écrasé par les chats qui venaient 
chaque nuit se rouler sur les jeunes pousses. 

M. l'abbé Meyer m'a dit avoir observé ce Nepeta près 
du cimetière de Berg, non loin de Sierck. 
Leonurus Cardiaca L. Plante introduite et naturalisée, dit 
Godron. Nous ne pouvons admettre comme naturalisée 
une plante qui se multiplie très rarement de graines : 
depuis plus de quarante ans, un pied transplanté au 
Séminaire de Montigny s'est parfaitement conservé et 
jamais nous n'avons vu germer une seule graine. Elle 
n'est jamais représentée que par un pied ou deux dans 
les localités citées par les botanistes. 

Leonurus Marrubiastrum L. Holandre, en 1829 et en 1842, 
ne cite que Jouy et Corny, au bord de la Moselle pour 
cette plante. En 1857, Godron affirme qu'on ne la retrouve 
plus dans ces deux localités. Nous ne l'avons jamais 
rencontrée. . 

Elodea canadensis L. Rich. et Mich. Nous n'avons rien à 
ajouter à ce que nous avons dit de cette étrangère en 
1895, si ce n'est que loin de se multiplier de manière à 
entraver la navigation, elle a disparu de plusieurs sta- 
tions où il était très facile de la récolter. Nous regrettons 
surtout que des travaux exécutés, il y a six ou sept ans 
sur la rive droite de la Moselle, dans les environs de la 
Maison-Rouge, aient fait disparaître une petite anse dans 
laquelle YElndea fleurissait. Cette année, nous avons 
constaté sa présence dans le petit Lac où se réunissent les 
eaux des fontaines de l'Esplanade. 

Crypsis alopecuroides Schrad. Holandre annonce, en 1827, 
que Soleirol a découvert cette petite graminée au bas des 
champs près du bois de Borny. Cette indication nous avait 
induit en erreur et nous désespérions de retrouver ce 
Crypsis, quand, au mois d'août 1904, nous l'avons aperçu 



128 OBSERVATIONS SUR QUELQUES 32 

aUrdessus des champs, à la lisière de la partie sud du 
bois de Borny. Il croissait en compagnie de Lythrum 
hyssopifolium et de Erytkaea pulchellà, non loin du fossé 
où Krémer a signalé, en 1837, le Chiloscyphus polyanthus. 

Eragrostis poaeoides Pal. Beauv. C'est vers 1895 que nous 
avons aperçu pour la première fois cette graminée le 
long de la route entre Ancy et Novéant; nous l'avons 
retrouvée, l'année suivante, à la gare d'Ancy, entre les 
rails. Depuis, nous avons constaté sa présence dans le 
voisinage d'un certain nombre de gares, p. e. Oberhom- 
burg, Rémilly, Hargarten. Rombas. M. Himpel l'a trouvée 
à la pointe S. 0. de l'île Chambière {hier 1897 hâufig) et 
à la gare de Peltre. L'acclimatation de cette récente adven- 
tice paraît assurée. 

Sclerochloa dura Pal. Beauv. Une seule fois, en 1900, nous 
avons vu cette plante, en assez grande abondance, dans 
un champ après la moisson, sur la côte de Rozérieulles, 
non loin du Prieuré. Elle' n'a plus reparu les années 
suivantes. 

Nardus stricta L. L'auteur de la Flora der Umgebung von 
Metz (p. 94) cite l'unique localité : « Flavigny (Monnier). » 
Cette indication, puisée dans la Flore de Lorraine, s'en- 
tend d'un petit village, à 16 km. au sud de Nancy et non 
pas de la ferme, du même nom, annexe de Rezonville ! 
Le Nardus ne pourrait se développer sur les marnes du 
plateau de Gravelotte, comme sur un sol sec, siliceux, 
ou tourbeux, sa station habituelle. 

HT. Les plantes adventices 

du Sablon, près de Metz. 

Dans deux notices insérées dans notre Bulletin en 1879 
et en 1895 (XVe et XIXe cahiers), nous avions appelé l'attention 
des botanistes sur une cinquantaine de plantes que nous 
avions découvertes (de 1873 à 1885) sur les talus des maga- 
sins de céréales de l'intendance (Proviant-Amt), au Sablon. 
Plusieurs de ces plantes, une trentaine environ, n'avaient 
jamais été signalées en Lorraine. Quelques-unes n'ont fleuri 



33 PLANTES DR LA LORRAINE. 129 

qu'une seule fois, d'autres ont pu se reproduire pendant 
quelques années. 

Aujourd'hui, à l'exception de deux Sauges vivaces 
(S. verticillata et S. silvestris), qui se retrouvent dans les mêmes 
conditions vis-à-vis la caserne Steinmetz, et de deux Centau- 
rées : Centaurea maculosa et C. diffusa, on peut dire que cette in- 
téressante Florule est complètement éteinte: c'était à prévoir. 

Nous ne parlons pas des anciennes adventices dont il 
a été question dans la seconde partie de cette notice: telles 
que Berteroa incana, Diplotaxis tenuifolia, etc. ; elles conti- 
nuent à se reproduire ici en plus ou moins grande abondance. 

Deux crucifères : Sisymbrium Columnae et S. pannoni- 
cum, assez abondantes ici autrefois et qui avaient disparu 
depuis plus de 15 ans, se retrouvent maintenant au Sablon, 
le long du chemin de fer, entre le grand pont militaire et 
celui de la Horgne. 

5 octobre 1909. 



^TT 



17 



LISTE DES MEMBRES 

DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 

M ETZ 

AU 1 er NOVEMBRE 1909. 



BUREAU. 

Président, M. DE Sauecy. 

Secrétaire-Trésorier, M. Friren. 
Archiviste, M. FLEUR. 



Membres honoraires. 

MM. 

1905 "Kieffer (l'abbé J.-J.), Docteur ès-sciences, membre 
correspondant de l'Académie de Metz, professeur 
au Collège de Bitche. (Tit. en 1880). 

1905 Maire (René) Docteur ès-sciences, membre des So- 
ciétés Botanique et Mycologique de France, maître 
de conférences à la Faculté des sciences, à Caen, 
(Calvados). 



132 



Membres titulaires. 

(L'astérisque indique les membres à vie.) 

MM. 
1908 Collignon (l'abbé Emile), vicaire à Réchicourt. 
1905 Fleur (Elie), Archiviste à la Bibliothèque municipale. 
1867 Friren (l'abbé Auguste), chanoine honoraire, membre 
de l'Académie, rue de l'Evêché, 41. 

1908 Meyer (l'abbé Albert), aumônier du pensionnat, à 

Rustroff. 
1902 Médinger, professeur à la Maîtrise, rempart Saint? 

Thiébault, 16. 
1862 *Moreau (Jules), propriétaire à Féy. 
1877 *Paquet d'Hauteroche (René), membre de l'Académie, 

propriétaire à Woippy. 
1858 Saulcy (Félicien de), membre de l'Académie et de 

la Société entomologique de France, rue Châ- 

tillon 3. 
1902 Schatz (l'abbé G.), chanoine honoraire, ancien pro- 
fesseur, membre de la Société mycologique de 

France, Montigny-lès-Metz. 
1887 Schrader G., pharmacien à Rombas. 

1909 Thomas (l'abbé Louis), à Saint-Avold. 

1887 Wannot (Charles), ancien Directeur du jardin bota- 
nique de Montigny-lès-Metz. 



Membres décèdes. 

M. Nicolas-Adolphe Bellevoye, officier d'Académie, membre 
honoraire de l'Académie et de la Société d'His- 
toire Naturelle de Metz, président de la Société 
d'Etude des Sciences Naturelles de Reims, membre 
de la Société entomologique de France, décédé 
à Reims le 29 novembre 1908, dans sa 79 e année. 

M. Charles Ducros, membre titulaire depuis 1887, décédé le 
9 mars 1909 en sa propriété de la Folie-Lebrun 
(Eure), dans sa 90e année. 



SOCIETES SAVANTES 

avec lesquelles la Société d'histoire naturelle de Metz 
échange son Bulletin. 



EUROPE. 
Allemagne. 

Alsace-Lorraine. Colmar. Société d'histoire naturelle. 

— Metz. Académie de Metz. 

— Strassburg. Pbilomatische Gesellschaft in 

Elsass-Lothringen. 
Bavière. Landshut. Botanischer Garten. 

— Miinchen. Ornithologïsche Gesellschaft in Bayern 

p. A. Zoologische Sammlung (Neuhauser- 
strasse, 51). 
Brème. Bremen. Naturwissenschaftlicher Verein. {Stàdtisches 

Muséum). 
Hesse. Giessen. Verein fur Natur- und Heilkunde. 

— Hanau. Wetterauische Gesellschaft fur die gesamte 
Naturkunde. 
Prusse. Berlin. (N. W. 5). Laboratorium und Muséum. 

— — Naturae novitates (R. Friedlânder & Sohn). 

— Bonn. Naturhistorischer Verein der preussischen 

Rheinlande und Westfalens. 

— Cassel. Verein fur die Erdkunde. 

— Elberfeld. Naturwissenschaftlicher Verein. 

— Frankfurt. Naturwissenschaftlicher Verein des Regie- 

rungsbezirkes Frankfurt. 

— Greifswald. Naturwissenschaftlicher Verein von Neu- 

pommern und Rùgen. 

— Halle a. S. Kaiserl. Leop.-Carol. Deutsche Akademie 

der Naturforscher. 

— Kiel. Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig- 

Holstein. 



134 2 

Prusse. Kôniysberg. Kônigliche physikalisch-ôkonnmiscbe 
Gesellschaft. 

— Osnabrùck. Naturwissenschaftlicher Verein. 

— Posen. Historische Gesellschaft fur die Provinz Posen. 

— Trier. Gesellschaft fur die ntitzlichen Forschungen. 

— Wernigerode. Naturwissenschaftlicher Verein des 

Harzes. 
Saxe. Zwickau. Verein fur Naturkunde. 
Wuktemberg. Stuttgart. WurttembergischeNaturwissenschaft. 

Angleterre. 

Glasgow. Natural history Society of Glascow. 

Autriche-Hongrie. 

Bistritz. Die Gewerbeschule zu Bistritz. 
Brûnn. Die Naturforschenden des Vereins in Brùnn. 
Gratz. Akademischer naturwissenschaftlicher Verein. 
Trieste. Societa Adriatica di Scienze naturali in Trieste. 

Belgique. 

Bruxelles. Société botanique de Belgique. 

— Société Royale malacologique de Belgique. 

— Société belge de microscopie. 

— Société entomologique. 

France. 

Allier. Moulins. Revue scientifique du Bourbonnais et du 
Centre de la France. (Ernest Olivier, Di- 
recteur). 
Alpes-Maritimes. Cannes. Société des sciences naturelles, 

lettres et beaux-arts de Cannes. 
Ardennes. Charleville. Société d'histoire naturelle des Ar- 

dennes. 
Aube. Troyes. Société d'agriculture, sciences, arts et belles- 
lettres du département de l'âube. 
Aude. Carcassonne. Société d'études scientifiques. 
Belfort (Territoire de). Beifort. Société belfortaine d'histoire 

naturelle. 
Bouche-du-Rhône. Marseille. Société botanique et horticole 

de Provence. 



3 135 

Calvados Caen. Académie des sciences, arts et belles-lettres. 

— — Société Linnéenne de Normandie. 
Charente-Inférieure. Roche fort. Société d'agriculture, belles- 
lettres, sciences et arts de Rochefort. 

— — Rochelle (La). Académie de la Rochelle, 

section des sciences naturelles. 
Côte-d'or. Dijon. Académie des sciences, arts et belles-lettres. 

— Semur. Société des sciences historiques et natu- 

relles de Semur. 
Doubs. Resançon. Société d'émulation du Doubs. 

— Montbéliard. Société d'émulation de Montbéliard. 
Gard. Nîmes. Académie du Gard. 

Garonne (Haute-) Toulouse. Société d'Histoire naturelle. 
Gironde. Bordeaux Société Linnéenne de Bordeaux. 
Hérault. Montpellier. Académie des sciences et lettres. 
Isère. Grenoble. Société de statistique, sciences naturelles 

et arts industriels de l'Isère. 
Loire. Saint- Etienne. Société d'agriculture, industrie, sciences, 
arts et belles-lettres du département de la Loire. 
Loire (Haute-). Le Puy. Société d'agriculture, sciences, arts 

et commerce du Puy. 
Loire-Inférieure. Nantes. Société académique de Nantes et 

de la Loire-Inférieure. 
— — Société des sciences naturelles de 

l'ouest de la France. 
Maine-et-Loire,: Angers. Société des études scientifiques. 

Société Linnéenne de Maine-et-Loire. 

Manche. Cherbourg. Société des sciences naturelles de 

Cherbourg. 

Saint-Lô. Société d'agriculture, d'archéologie et 

d'histoire naturelle du département de la Manche. 

Marne. Châlons. Société d'agriculture, commerce, sciences 

et arts du département de la Marne. 

— Reims. Société d'Etude des Sciences Naturelles. 

— Vitry-le-François. Société des sciences et arts de 

Vitry-le-François. 
Meurthe-et-Moselle. Nancy. Académie de Stanislas. 

— — Société de Médecine. 

— — Société des Sciences. 



136 



Meuse. Montmédy. Société des Naturalistes et des Archéologues 
du Nord de la Meuse. 

— Verdun. Société philomatique de Verdun. 

Nord. Lille. Société des sciences, de l'agriculture et des arts. 

Pyrénées-Orientales. Perpignan. Société agricole, scienti- 
fique et littéraire des Pyrénées-Orientales. 

Pcy-de-Dôme. Clermont-Ferrand. Station Limnologique de 
Besse. 

Rhône. Lyon. Académie des sciences, belles-lettres et arts 
de Lyon. 

— Société d'agriculture, histoire naturelle et arts 
de Lyon. 

— Société d'études scientifiques de Lyon. 

— Société Linnéenne de Lyon. 

— Tarare. Société des sciences naturelles et d'enseigne- 

ment populaire. 
Saône-et-Loire. Màcon. Société d'Histoire naturelle. 
Saône (Haute-). Gray. Société d'étude des sciences naturelles 

de la Haute-Saône, Section Grayloise. 
Seine. Paris. Société entomologique de France. 

— — La Feuille des Jeunes Naturalistes. 
Seine-Inférieure. Le Havre. Société havraise d'études di- 
verses. 

— — Bouen. Académie des sciences, belles-lettres 

et arts de Rouen. 

— — — Laboratoire régional d'Entomologie 

agricole. 
Somme. Amiens. Société Linnéenne du Nord de la France, 

9, rue Gozette. 
Var Draguignan. Société d'études scientifiques de Draguignan. 

— Toulon. Société académique du Var. 
Vosges. Epinal. Société d'émulation des Vosges. 
Yonne. Auxerre. Société des sciences historiques et naturelles. 

Italie. 

Pise. Societa toscana di scienze naturali résidente in Piza. 

Luxembourg. 

Luxembourg. Société des sciences naturelles du Grand-Duché 
de Luxembourg. 



137 



Luxembourg. Observatoire météorologique du Grand-Duché 
de Luxembourg. (Pr. F. Reuter). 

Portugal. 

Coimbra. Sociedade broteriana. 

Russie. 

Helsingfors: (Finlande). Société pro Fauna et Flora fennica. 
Moscou. Société impériale des naturalistes de Moscou. 
Riga. Naturforscher-Verein zu Riga. 

Suède et Norvège. 

Christiania. Université i oyale de Norvège. 

Stockholm. Société entomologique Entomologisha Fôreningèn. 

Upsala. Kongl. Universitet. Geologiska Institution. 

Suisse. 

Sion. (Valais). Société miirithienne de botanique du Valais. 



AMÉRIQUE. 



Californie. 

San-Fransisco . Galifornia Academy of Sciences. 

Costa-Rica. 

San-José. Anales del Museo nacional. 

Etats Unis. 

Colombia. Washington Smithsonian Institution. 
— — The T. S. national Muséum. 

U. S. Département of Agriculture. 
— Division of Ornithology and Mamma- 

logy. 
Gonnecticut. Meriden. Meriden scientific Association. 
Indiana. Indianopolis. Geological surwey of Indiana. 
Jovva. Davenport. Academy of natural scienres. 
Maine. Augusta. Commission of Fisheries oftlie state of Maine. 

— Portland. Society of natural History. 
Massachusseïs. Boston. Society of natural History. 

— — American Academy ofarts and sciences. 

— Cambridge. Muséum of comparative Zoolo- 

gie at Hanvard collège. 

18 



138 ■ 6 

Minnesota. Mineapolis. Academy of natural sciences. 

Botanical Garden. 
Missouri. Saint-Louis. Acad.my of Sciences. 
New-Jersey. Trenton. Natural History Society. 
New-York. New-York-City. American Muséum of natural His- 
tory, 77 1 h Street and central Park 
West. 
— — Academy of sciences {Columbia 

University). 
Rochester. Academy of sciences. 
Pensyl vania. Philadelphia. Academy of natural sciences. 

— — The Wagner free Institute of 

sciences. 
Wiscontin. Madison. Academy of sciences, arts and letters. 

République Argentine. 

Buenos- Ayres. Revista argentina de Historia natural. 
Côrdoba. Academia nacional de cienciis en Gordoba. 

Uruguay. 

Montevideo. Anales del Museo nacional. 

ASIE 

Japon. 

Tokyo. Sncietas zoologica Tokyonensis. 



>r*€j£ 



TABLE DE MATIERES. 



Pages. 

Contributions à la connaissance des insectes gailicoles 

par M. l'abbé J.-J. Kieffer 1 

Diagnoses de nouveaux Cliironomides d'Allemagne par 

M. l'abbé J.-J. Kieffer 37 

Description de nouveaux Cynipides zoopbages par 

M. l'abbé J.-J. Kieffer 57 

Observations sur quelques plantes de la Lorraine, par 

M. l'abbé A. Friren 97 

I. Localités à supprimer pour des plantes re- 
lativement rares 99 

II. Plantes adventices d'introduction plus ou 
moins récente 112 

III. Les plantes adventices du Sablon, près de 
Metz 128 

Liste des membres de la Société au \et novembre 1909 131 
Sociétés savantes avec lesquelles la Société échange 

son bulletin 133 






^1 



PUBLICATIONS 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE METZ 

{Fondée en 1835.) 



PREMIÈRE SÉRIE. 



* 1 e,- 


cahier 


1841 


7e 


c< 


ihier 


1855 


*2d 


— 


1844 


8e 




— 


1857 


*3e 


— 


1845 


9 e 




- 


1860 


*4e 


— 


1846 


10e 




— 


1866 


*5« 


— 


1849 


lie 




— 


1868 


6e 


— 


1851 


12c 




— 


1870 




DEUXIÈM] 


E SÉRIE. 






13e 


cahier 


1874 


19e 


cahier 


1895 


14e 


— 


1876 


20e 




— 


1898 


15 e 


— 


1880 


21e 




— 


1901 


16e 


— 


1884 


22e 




— 


1902 


17e 


— 


1887 


23c 




— 


1904 


18 e 


— 


1893 


24e 




— 


1905 



TROISIEME SERIE. 

25e cahier 1908 | 26 e cahier 1909 

Nota. — Les cahiers marqués d'un astérisque sont épuisés. 



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■TJLLETIN 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



VINGT -SEPTIÈME CAHIER 

3 e série. Tome III. 



Le siège de la Société est situé rue de l'Évèché, 25 
(Maison MONARD) 



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METZ ZJZ&S&y 

IMPRIMERIE PAUL EVEK 
1911. 



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BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



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METZ. 



■ULLETIN 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 



METZ 



VINGT -SEPTIEME CAHIER 

3 e série. Tome III. 



Le siège de la Société est situé rue de l'Évêehé, 25 
(Maison MONARD) 



METZ 

IMPRIMERIE PAUL EVEN 

1911. 



NOUVELLES DESCRIPTIONS 



CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION 

PAR 

J.-J. KIEFFER 

(BITSCH). 



Depuis la publication de mon travail: «Diagnoses de 
nouveaux Chironomides d'Allemagne » (Bull. 4909 Vol. 26 p. 
37—56), Monsieur le Dr Thienemann m'a encore envoyé de 
nombreux Chironomides obtenus d'éclosion et provenant 
d'Allemagne. Le résultat de mes observations sur ces in- 
sectes a été publié en partie dans le Bulletin de la Soc. ent. 
de France, où j'ai traité le Groupe Orthocladius . Le présent 
travail comprend les Culicoidinae, les Pelopiinae et le Groupe 
Tendipes (Chironomus) . M. le D r Thienemann se réserve de 
décrire, dans une autre Bévue, les premiers états de ces 
insectes. 

1. Culicoidinae. 

Genre Forcipomyia Meg. 

1. Ailes densément poilues 1. F. corticis n. sp. 

— Ailes parsemées de petites soies dressées 

2. F. setosipennis n. sp. 
1 



2 NOUVELLES DESCRIPTIONS 2 

1. F. corticis n. sp. 

ci" $ Brun noir (o") ou brun (Ç); taches pleurales et, chez 
le mâle, étroit bord postérieur des tergites 2 — 4 ou 2 — 5 
blanchâtres, balanciers blanc de lait, pattes brun clair. 
Bouche longue et obtuse, yeux glabres. Article 1er des palpes 
obconique, deux fois aussi long que gros, le 2e aussi long 
que les deux suivants réunis, sa moitié proximale aussi 
grosse que le 1er, sa moitié distale amincie, pas plus grosse 
que les articles 3 et 4. Antennes de 14 articles ; chez le 
mâle, le panache est brun noir, les articles 2-10 sont glo- 
buleux, 8e et e un peu ovoïdaux, lie cylindrique comme les 

3 suivants, mince, aussi long que les 4 précédents réunis, 
de moitié plus long quelel2e, 13 e un peu plus court que le 12 e 
ou que le 14 e , celui-ci avec un court stylet. Chez la femelle, les 
articles 2—9 sont subglobuleux, les deux appendices subu- 
liformes sont hyalins et plus longs que la moitié d'une des 
soies du verticille; les 5 derniers articles sont allongés, 2 
fois aussi longs que gros, cylindriques, avec un long verti- 
cille de soies, mais sans appendices subuliformes, le 10e à 
peine plus court que le 11 e , le 14 e à peine plus long que le 
13 e . Thorax et abdomen à poils dressés, longs et noirâtres, 
particulièrement denses au scutellum. Ailes hyalines, den- 
sément couvertes de poils courbés, cubitus atteignant le 
milieu de l'aile, soudé au radius, qu'il ne dépasse guère, la 
fourche intercalée est. peu distincte, transversale oblique, 
discoïdale bifurquée sous la transversale, le rameau supé- 
rieur aboutit avant la pointe alaire, bifurcation , de la posti- 
cale située sous l'extrémité du cubitus; après l'extrémité du 
cubitus se voit une petite tache blanchâtre et dépourvue de 
poils. Métatarse antérieur (ç? Ç) à peine plus ■ long que le 
2 e article, articles 2 — 4 graduellement raccourcis, le 5 e égal 
au 4e, deux fois aussi long que gros, crochets grands, for- 
tement arqués, aussi longs que l'empodium ; aux 4 pattes 
postérieures les poils, du fémur et du tibia sont 4 — 5 fois 
aussi longs que la grosseur des pattes et le métatarse est 
distinctement plus court que le 2 e article, leurs articles tar- 
saux ont, sur le dessous, des soies noires, et à l'extrémité, 
2—3 soies noires plus fortes ; aux pattes antérieures, l'épe- 
ron du tibia est grêle, aussi long que la grosseur du tibia, 



3 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D ECLOSION. 3 

le peigne simple, jaune et très dense, le dessous des 3 pre- 
miers articles tarsaux avec des soies bulbeuses ; tibias in- 
termédiaires sans peigne et à éperons indistincts; tibias 
postérieurs avec un peigne double, le grand à spinules espa- 
cées, deux fois aussi long que le petit, qui est conformé 
comme aux tibias antérieurs, grand éperon aussi long que 
la grosseur du tibia. Articles terminaux de la pince grêles, 
droits, cylindriques, sauf au 1 / i distal, qui est très aminci. 
Taille $ : 3 mm., Ç: 2,5 mm. — Larves sous l'écorce des 
arbres desséchés. 

2. F. setosipennis n. sp. 

$. Noir; balanciers blanc de lait, pattes et ventre bruns. 
Bouche longue, obtuse, atteignant les 2 / 3 de la hauteur de 
la tête. Article 2 8 des palpes grossi, aminci au tiers distal, 
aussi long que les deux suivants réunis. Antennes de 44 
articles, les articles 2—9 très transversaux, avec 2 appen- 
dices subuliformes, 40—14 subégaux, 3 fois aussi longs que 
gros, ensemble 2 fois aussi longs que les 9 précédents réu- 
nis, sans appendices subuliformes, 44 e avec un stylet mince 
et peu long. Thorax mat, à poils noirs et peu abondants. 
Ailes légèrement teintées de brunâtre, parsemées de soies 
dressées, entre lesquelles se trouvent des soies denses, 
très petites et imitant une ponctuation ; cubitus dépassant 
un peu les 2 / 3 de l'aile, presque droit, triple du radius, au- 
quel il est parallèle dans son tiers proximal, puis réuni à 
l'extrémité du radius par une minime transversale, dans ses 
deux tiers distaux il est parallèle à la costale; cellules ra- 
diales linéaires, la distale deux fois aussi large que la proxi- 
male; transversale oblique, longue, atteignant presque les 
deux tiers du radius, bifurcation dé la discoïdale située à la 
transversale, bifurcation de la posticale à peine proximale 
de l'extrémité du radius, fourche intercalée assez distincte. 
Tibia antérieur aussi long que le fémur, avec un peigne 
simple et dense, métatarse atteignant la moitié du tibia, 
aussi long que les 4 articles suivants réunis, 5 e article plus 
long que le 4 e , deux fois aussi long que gros, empodium 
large, dépassant l'extrémité des crochets ; 4 pattes posté- 
rieures conformées comme les antérieures, poils moins de 



4 NOUVELLES DESCRIPTIONS 4 

deux fois aussi longs que la grosseur des tibias, peigne 
robuste aux tibias postérieurs, nul aux tibias intermédiaires. 
Taille: 2 mm. — Larves dans l'eau courante d'un ruisseau. 

Genre Culicoides Latr. 

1. Les 5 derniers articles antennaires ont 2 appendices 
subuliformes comme les articles précédents 

1. C. stigmaticus n. sp. 

— Les 5 derniers articles antennaires sont dépourvus 

d'appendices 2. C. photophiius n. sp. 

1. C. stigmaticus n. sp. 

Ç Brun roux; pattes testacé pâle, genoux noirâtres. 
Yeux glabres, bouche longue, pointue, un peu plus longue 
que la hauteur de la tête. Les 2 premiers articles des palpes 
longs et gros, le 2e aussi long que les deux suivants réunis. 
Articles antennaires 2 — 9 presque coniques, de moitié plus 
longs que gros, 10—14 allongés, plus de 3 fois aussi longs 
que gros, graduellement et faiblement amincis distalement, 
le 44e arrondi au bout, sans stylet, 2-14 avec deux appen- 
dices subuliformes hyalins et un peu plus longs que les 
verticilles de poils. Ailes hyalines, couvertes de soies très 
petites et très denses, ayant en outre des soies longues et 
alignées longitudinalement, surtout sur les nervures; cubi- 
tus dépassant notablement le milieu de l'aile, réuni au 
radius un peu avant l'extrémité de ce dernier, les deux cel- 
lules radiales subégales, semblant former une cellule unique 
rétrécie au milieu ; vis-à-vis de la moitié distale du cubitus, 
la costale est fortement renflée, d'un brun noir et semble 
former un stigma lancéolé, une petite tache blanche est 
située distalement de l'extrémité du cubitus, discoïdale bifur- 
quée à la transversale, qui est oblique, bifurcation de la 
posticale située sous la transversale. Tibia antérieur à peigne 
simple, tibia postérieur à peigne double, muni dorsale- 
ment, comme le métatarse, de poils épars, dressés, 2-3 
fois aussi longs que sa grosseur, métatarse postérieur aussi 
long que les 3 articles suivants réunis, 4e article de moitié 
plus long que gros, 5 e un peu plus long que le 4 e , mais plus 



5 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D ECLOSION. 5 

mince, empodium nul ou indistinct, crochets munis de soies 
à leur base. Lamelles de l'abdomen munies de longues soies. 
Taille: 1,5 mm. — Larves dans l'eau d'un lac. 

2. C. photophilus n. sp. 

$. Brun noir, abdomen blanchâtre, pattes brunâtres. 
Bouche mince et longue, yeux glabres. Les 2 premiers arti- 
cles des palpes longs, le 2e faiblement grossi, plus long que 
les 2 suivants réunis. Articles antennaires 2—8 subcylin- 
driques, un peu plus longs que gros, avec un verticille de 
poils 2—3 fois aussi long qu'eux et deux appendices subu- 
liformes presque appliqués et peu distincts ; 9 e article deux 
fois aussi long que gros, avec le verticille et les appendices 
subuliformes, 10-13 graduellement allongés, 10 e trois fois 
aussi long que gros, 14e deux fois le 13 e , 10—14 à appen- 
dices subuliformes remplacés par un verticille de poils dres- 
sés et plus courts que ceux du verticille proximal. Ailes 
brunâtres, avec des soies denses et très petites, deux bandes 
transversales, percurrentes et hyalines aboutissent l'une à 
l'extrémité du cubitus, l'autre à la transversale, radius et 
sous-costale â soies plus fortes et espacées, radius, cubitus 
et partie correspondante de la costale brun noir, cubitus 
dépassant peu le milieu de l'aile, presque juxtaposé au 
radius et réuni à lui en un point, ne formant pas de cellule 
distincte, bifurcation de la discoïdale un peu distale de la 
transversale, celle de la posticale est distale de l'extrémité 
du cubitus. Pattes sans longs poils, tous les métatarses 
aussi longs que les 2 ou 3 articles suivants réunis, articles 
4 et 5 égaux, 2 à 3 fois aussi longs que gros, sans empo- 
dium distinct. Taille: 1,2 mm. — Gotha; l'insecte parfait 
voltige la nuit et se laisse attirer par la lumière. 

Genre Dasyhelea Kieff. 

Ce genre n'était connu que des Indes-Orientales. L'espèce 
suivante provient d'Autriche. 

D. halophila n. sp. 

à*?. Brun noir et subglabre; pattes blanchâtres, genoux 
noirs, milieu des fémurs et des tibias bruni faiblement. Yeux 
densément pubescents, confluents au vertex. Bouche longue 



6 NOUVELLES DESCRIPTIONS b 

dans les deux sexes, pointue, trois fois aussi longue que 
large à la base. Article 2e des palpes long et cylindrique, 
égalant les deux suivants réunis. Antennes de 14 articles ; 
chez le mâle, les articles 2—10 sont globuleux ou un peu 
transversaux, 11 — 14 subcylindriques, 2—3 fois aussi longs 
que gros, avec un col court, ensemble aussi longs que les 
9 précédents réunis, le 13 e un peu plus court que le 12e, 
qui est égal au 11 e ; chez la femelle, les articles 3—13 sont 
subégaux, en forme de bouteille, 2—3 fois aussi longs que 
gros, graduellement un peu plus longs, 2-13 munis de 
deux appendices subuliformes d'un tiers plus courts que le 
verticille de poils, 14 e article de moitié plus long que le 13, 
avec un stylet guère plus long que gros. Ailes hyalines, 
avec des poils courbés, couchés, assez longs et assez denses, 
alignés longitudinalement, intervalles ponctués, cubitus 
soudé au radius, dépassant un peu le milieu de l'aile, paral- 
lèle à la costale, disco'ïdale bifurquée à la transversale qui 
est oblique, bifurcation de la posticale située vis-à-vis du 
milieu du cubitus. Tibia antérieur aussi long que le 
fémur, muni d'un peigne et égalant les deux premiers 
articles tarsaux, métatarse 272 fois aussi long que le 2 e arti- 
cle, 4 e un peu plus court que le 5 e , dessus des tarses avec 
quelques longues soies, dessous à soies courtes, empodium 
distinct mais très court, crochets subdroits, simples, avec 
des soies à leur base ; aux pattes postérieures le tibia a 
au moins un peigne, le métatarse égale les 3 articles sui- 
vants réunis, le tibia et le métatarse ont, sur le dessus, des 
poils dressés, épars, 4 à 5 fois aussi longs que la grosseur 
des pattes. Abdomen avec des poils peu abondants ; lamelle 
de la pince arrondie, munie d'un stylet 3—4 fois aussi long 
que large et terminé par une soie plus longue que lui, ar- 
ticles terminaux grêles, subcylindriques, à peine arqués, 
.5 — 6 fois aussi longs que gros, brièvement pubescents. 
Taille: 2-2,5 mm. — Larves habitant l'eau de mer, dans 
des creux des rochers situés le long du rivage, près de 
Rovigno. 

Bezzia hydrophila n. sp. 

$. Brunâtre; pattes et base des articles du flagellum 
blanchâtres, genoux assombris. Yeux glabres. Antennes de 



7 DE CHIR0N0M1DES OBTENUS D'ÈCLOSION. 7 

14 articles ; les articles 3—9 en ellipse, les 5 derniers allon- 
gés, subégaux, cylindriques, chacun presque trois fois aussi 
long que le 9 e , appendices subuliformes très petits, peu 
distincts, 14e article obtus au bout. Thorax pubescent. Ailes 
à soies microscopiques, cellule radiale linéaire, atteignant 
le dernier quart de l'aile, cubitus 2 fois 1 / 2 aussi long que 
le radius, discoïdale bifurquée avant la transversale, bifur- 
cation de la posticale à peine distale de la transversale. 
Pattes à poils raides, plus courts que leur grosseur ; aux 
pattes antérieures le fémur est un peu plus gros que le 
tibia, avec 3 spinules noires, situées dans sa moitié distale, 
éperon aussi long que la grosseur du tibia, peigne simple 
et dense, métatarse presque deux fois aussi long que le 2 e 
article, qui est double du 3e, celui-ci de moitié plus long 
que gros, 4 e plus court que le 3e, un peu transversal, tron- 
qué obliquement, 5e plus mince, égal aux deux précédents 
réunis, crochets courts, d'égale longueur, l'un avec une dent 
au milieu, l'autre sans dent; aux 4 pattes postérieures le 
fémur est inerme, le métatarse est plus de deux fois aussi 
long que le 2 e article, tous deux avec des soies bulbeuses, 
alignées sur le dessous et avec deux grosses soies noires 
au bout distal, par quoi ils diffèrent des tarses antérieurs, 
3 derniers articles comme aux pattes antérieures ; aux 
pattes intermédiaires le tibia est dépourvu de peigne, le 
grand éperon est aussi long que la grosseur du tibia et les 
crochets tarsaux sont conformés comme aux antérieures ; 
aux pattes postérieures, le tibia a un peigne double et les 
crochets tarsaux sont tous deux simples. Taille: 3 mm. — 
Larves dans un étang, imago le 26 mars. 

II. Felopiinae. 

Genre Psectrotanypus Kieff. 

Chez toutes les espèces connues, l'article terminal de 
la pince est à peine pubescent. 

1. Ailes sans tache ni bande 2. 

— Ailes tachetées ou avec des bandes transversales, cubi- 
tus longuement dépassé, empodium égal aux crochets, 
un peu plus long que les pulvilles 3. 



8 NOUVELLES DESCRIPTIONS 8 

2. Article terminal de la pince subuliforme, à peine arqué, 
presque aussi long que l'article basai. Yeux très arqués, 
peu distants au vertex, leur tiers supérieur aminci en 
ligne. Antennes de 13 articles, 3 — 11 transversaux, 12 e 
deux fois aussi long que les 10 précédents réunis, pa- 
nache fauve. Cubitus dépassé par la costale, rameau 
inférieur de la posticale presque deux fois aussi long 
que la tige. Tibias et tarses antérieurs à poils guère 
plus longs que leur grosseur, les 4 postérieurs à poils 
3—4 fois aussi longs que leur grosseur ; tibias anté- 
rieurs inermes, les intermédiaires à 2 éperons courts 
entourés chacun d'un peigne noir et court, les posté- 
rieurs à peigne jaunâtre et long ; tibia antérieur d'un 
tiers plus long que le fémur, de deux tiers plus longs 
que le métatarse, 4 e article plus de deux fois 
aussi long que le 5 e , qui est 3-4 fois aussi 
long que gros, pulvilles larges, dépassant un peu le 
milieu des crochets, pas plus courts que l'empodium. 
Tête, thorax et pattes jaunâtres, trois bandes raccour- 
cies du mesonotum d'un jaune brunâtre, abdomen blan- 
châtre, segments 2—6 brun noir dans leur tiers anté- 
rieur, 7e segment et pince brun noir, milieu des tergites 
avec une ligne médiane noire presque percurrente. 
Taille: 4 mm P. migrator n. sp. 

— Article terminal de la pince grêle, subcylindrique, forte- 
ment arqué, à peine plus court que l'article basai, fai- 
blement renflé en ellipse à l'extrémité et terminé par 
un stylet roux brun. Yeux comme chez le précédent. 
Cubitus droit, non dépassé par la costale. Tibia anté- 
rieur presque de moitié plus long que le métatarse, 4 e 
article double du 5 e , pulvilles larges, atteignant le milieu 
des crochets. Abdomen à poils denses et presque aussi 
longs que sa grosseur. Blanc ; mesonotum avec 3 bandes 
jaunes raccourcies, étroit bord postérieur des tergites 
brun. Taille: 5 mm P. viator n. sp 

3. Grand éperon des pattes postérieures élargi et dentelé 
dans presque sa moitié basale, puis subitement 
aminci et simple 4 

— Grand éperon des pattes postérieures à peu près trian- 
gulaire et dentelé jusque près de l'extrémité, article 



9 DE CHIRON0MIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 9 

terminal de la pince plus long que la moitié de l'article 
basai 6. 

4. Article terminal de la pince grêle, subcylindrique, ter- 
miné en pointe, à peine arqué et n'atteignant pas le 
milieu de l'article basai; antennes de 15 articles (cf$) 5. 

— Article terminal de la pince plus long que la moitié 
de l'article basai, droit, subcylindrique et terminé en 
pointe. Yeux d'un vert irisé. Ailes brun sombre, à poils 
noirâtres, avec des tacbes blanches bien délimitées et 
couvertes de poils blancs, ces taches sont: 4 subcircu- 
laires situées au bord inférieur de l'aile, très étroite- 
] ment séparées l'une de l'autre, la lr 6 entre la costale et 
la discoïdale, la 2 e entre la discoïdale et la posticale, 
la 3 e entre les 2 rameaux de la posticale, la 4 e proxi- 
male du rameau inférieur de la posticale ; cette 4 e tache 
est réunie, par une bande sinueuse, au bord antérieur 
. de l'aile proximalement à l'extrémité du radius, une 
autre tache transversale se trouve vis-à-vis de la 2 e 
tache du bord inférieur et est située entre le bord anté- 
rieur et la discoïdale qu'elle n'atteint pas, une minime 
tache blanche est située entre le bord antérieur et le 
cubitus distalement à l'extrémité du radius. Tibia et 
fémur des 4 pattes postérieures à poils dressés, denses, 
3 — 4 fois aussi longs que la grosseur des pattes; éperons 
des tibias postérieurs très inégaux, le grand est grêle et 
simple dans la moitié distale, le petit est large, lancéolé 
et pectine presque ea entier. Thorax jaunâtre, 4 bandes 
du mesonotum, metanotum et mesosternum vitellins; 
abdomen blanchâtre, bord antérieur des tergites brun 
clair,, pattes blanchâtres, extrémité des fémurs et base 
des tibias un peu assombris. Quant au reste, semblable 
au type. Taille: 5-6 mm. 

P. brevicalcar var. Thummi n. var. 

5. Thorax jaune brunâtre, sans bande, pattes et abdomen 
blanchâtres, tergites avec deux taches brunes, formant 
deux arcs ouverts en arrière et confluents au milieu. 

P. longicalcar Kieff. 

— Thorax roux jaunâtre, mesonotum blanchâtre, avec 3 
bandes jaunes, antennes et pattes blanchâtres, abdomen 

2 



10 NOUVELLES DESCRIPTIONS 10 

roux jaunâtre. Taille: 3 mm. Larves dans les eaux 
sales P. longicalcar var. sordiicola n. var. 

6. Tiers antérieur des tergites brun ; antennes de 15 ($) 
ou 14 ($) articles . . P. brevicalcar Kieff. 

— Tiers antérieur des tergites avec une bande transver- 

. sale brune, qui se .prolonge en arrière en 3 rameaux, 

dont le médian est triangulaire, les latéraux linéaires. 

P. brevicalcar var. stagnicola n. var. 



Genre Trichotanypus Kieff. 

L'espèce suivante se distingue de ses congénères par 
le nombre des articles antennaires. 



T. horticola n. sp. 

$ Jaune blanchâtre: 4 bandes du mesonotum, metano- 
tum, mesosternum et dernier article antennaire bruns, 4 
derniers articles tarsaux assombris, tergites avec une large 
bande transversale brunâtre. Antennes de 13 articles (sur 
2 exemplaires), les articles 3—12 sont serrés, cylindriques, 
à peine plus longs que gros, verticille deux fois aussi long 
que l'article, un peu plus long que les appendices senso- 
riels, 13° article conique, un peu plus long que les 3 précé- 
dents réunis, terminé par un court stylet. Yeux arqués, 
très rétrécis au tiers supérieur, où ils sont distants de 3—4 
fois leur largeur terminale. Ailes faiblement assombries, les 
deux transversales noires et ceintes de noir, cubitus arqué, 
longuement dépassé par la costale, double du radius qui 
est distinctement bifurqué, tige de la posticale longue, 
presque aussi longue que le rameau inférieur. Tibia anté- 
rieur d'un quart plus long que le métatarse, éperon grêle, 
dentelé dans la moitié basale qui est faiblement élargie, 
articles tarsaux graduellement raccourcis, le 4 e de moitié 
plus long que le 5 e , empodium très court, base des crochets 
avec des soies. Taille: 3,5 mm. — Larves dans une mare 
d'un jardin. 



11 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 11 

Genre Pelopia Meig. (Ablabesmyia Joh.) 

Les espèces obtenues d'éclosion et se rapportant à ce 
genre se distinguent comme il suit: 

1. Article terminal de la pince du d* gros, poilu, presque 
conique, graduellement aminci de la base au sommet 
en une pointe ordinairement terminée par un stylet plus 
sombre, ne dépassant pas ou à peine le milieu de l'ar- 
ticle basai, qui est dépourvu de lobe ; antennes de la Ç 
de 15 articles ; grand éperon triangulaire, aussi long 
que la grosseur du tibia, dentelé presque en entier ; 
cubitus longuement dépassé par la costale, ailes 
tachetées 2. 

— Article terminal de la pince grêle, glabre ou pubes- 
cent, subcylindrique, pointu, arqué ou presque droit, 
rarement courbé en angle droit après le milieu, parfois 
un peu renflé au milieu ou distalement; antennes de 
la $ de 12 articles .4. 

2. Ailes hyalines, avec 2 taches enfumées, l'une sur les 
transversales, l'autre entre le milieu du cubitus et de 
la discoïdale ; articles du flagellum de la $ 2 fois aussi 
longs que gros, leur verticille seulement de moitié plus 
long que l'article. Larves dans l'eau. P. bimaculata Kieff. 

— Ailes hyalines, ayant plus de 2 taches ou bien des bor- 
dures ou des bandes enfumées ; articles antennaires de 
la $ pas plus longs ou à peine plus longs que gros . 3. 

3. Ailes ayant deux taches, une bordure le long des trans- 
versales, de la discoïdale et des deux rameaux de la 
posticale enfumées; articles antennaires de la $ un peu 
plus longs que gros. Brunâtre, trois bandes du mesono- 
tum, metanotum et mesosternum brun hoir, pattes bru- 
nâtres. Larves dans le lac de Lugano (Suisse). 

P. Fehlmanni Kieff. 

— Ailes ayant 4 taches chez la $, et deux chez le cf , ar- 
ticles antennaires 3-14 de la $ pas plus longs que 
gros, le loe 3-4 fois aussi long que le 14e, verticille 
plus de 2 fois aussi long que l'article; articles 3—13 du 
S 2 -3 fois aussi gros que longs, 14e 2 fois aussi long que 
les 12 précédents réunis, 15e 3 fois aussi long que gros, 
à stylet court, panache brun. Ailes comme chez le type, 



12 NOUVELLES DESCRIPTIONS 12 

sauf que celles de la $ ont encore une tache arrondie, située 
sur le bord postérieur proximalement du rameau inférieur 
de la posticale et une plus grande, plus rapprochée de la 
tige de la posticale. Tibia antérieur d'un quart plus 
long que le métatarse, 4 e article de moitié plus long 
que le 5 e , celui-ci 8 fois aussi long que gros. Antennes 
brunes, scape noir; thorax roux brun, avec trace de 4 
bandes plus sombres, côtés du metanotum et mesoster- 
num brun noir; abdomen brun clair, pattes blanchâtres. 
Taille 5—6 mm. Larves dans l'eau. 

P. bimaculata var. microtoma n. var. 
— Ailes ayant 5 taches enfumées et peu délimitées, dont 
la plus grande est proximale du rameau inférieur de la 
posticale, une autre couvre les deux transversales, une 
3e est située entre le milieu du cubitus et la discoïdale, 
une 4e longe le bord inférieur de l'aile depuis l'extrémité 
de la costale jusqu'au rameau antérieur de la posticale, 
une 5e se trouve à l'extrémité du rameau inférieur de 
la posticale ; radius bifurqué au bout, extrémité de la 
2 e nervure à peine plus proche du radius que du cubi- 
tus, celui-ci arqué, graduellement rapproché du bord, 
la costale atteint la pointe alaire. Articles antennaires 
3—13 du cf très transversaux, 14e 2 fois aussi long que 
les 12 précédeuts réunis, 15e 4 fois aussi long que gros, 
aminci en stylet au bout, panache brun noir; articles. 
2—14 de la $ à peine plus longs que gros, verticilles 
deux fois aussi longs que l'article, 15 e article égalant 
les 3 ou 4 précédents réunis. Article 5e des tarses anté- 
rieurs d'un tiers plus court que le 4e, 5 fois aussi long 
que gros, crochets presque droits, 2 fois aussi longs 
que l'empodium. Roux brun; côtés du metanotum, me- 
sosternum et, chez le dV4 bandes du mesonotum brun 
noir; balanciers blancs; antennes brunes chez le <?, 
blanches avec le 15e article brun chez la $ ; pattes 
faiblement brunâtres. Taille o": 6 mm., -Ç : 7 mm. Larve 

dans l'eau des étangs . . P. enhydra n. sp. 

Var. rhypophila. n. var. Ailes avec une tache noirâtre, ar- 
rondie et couvrant les 2 transversales et la base du 
cubitus, une autre tache noirâtre et de même gran- 
deur est située entre le milieu du cubitus, et la discoï- 



13 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 13 

dale; l'espace compris entre la costale et la sous-costale 
est enfumé comme la moitié distale de l'aile, sauf 4 
taches hyalines et circulaires, rapprochées du bord pos- 
térieur et situées entre l'extrémité de la costale et la 
discoïdale, entre la discoïdale et le rameau supérieur 
de la posticale, entre, les 2 rameaux de la posticale et 
proximalement au rameau inférieur de la posticale ; une- 
autre tache hyaline et allongée occupe la moitié proxi- 
male de la cellule formée par le cubitus et la discoï- 
dale ; tout le bord inférieur est noirâtre, une grande 
tache enfumée est située à l'extrémité de la nervure 
anale et une plus grande dans le lobe anal. Empodium 
égal aux crochets. Dessus du tarse à poils longs, 
dressés, épars, 2> — 3 fois aussi longs que sa grosseur. 
Scutellum jaune. Pour le reste, semblable au type. 
Taille $: 6 mm. — Larves dans les eaux sales. 

4. Ailes hyalines, sans tache ni bandé 5. 

— Ailes avec des taches ou des bandes, article basai de. 
la pince du ç? sans lobe 9. 

5. Cubitus médiocrement dépassé par la costale ; article 
terminal de la pince à peu près droit 6. 

— Cubitus non dépassé par la costale ; article terminal de 
la pince arqué ou courbé à angle droit 7. 

6. Tergites . blanc jaunâtre, ' bruns sur les côtés; corps 
blanc jaunâtre, 4 bandes du mesonotum, metanotum et 
mesosternum vitellins. Articles antennaires 2—11 cylin- 
driques, allongés, le lie presque 3 fois aussi long que 
gros, le 12e avec une soie apicale égalant le tiers ou 
la moitié de sa longueur. Yeux arqués, fortement amin- 
cis au tiers supérieur, où ils sont distants du tiers de 
leur longueur. Radius distinctement bifurqué. Tibia an- 
térieur plus court que le fémur, un peu plus long que 
le métatarse, 4e article double du 5e, qui est 5 fois aussi 
long que gros, crochets deux fois aussi longs que 
l'empodium ; poils aux pattes antérieures 2 fois aussi longs 
que l'épaisseur, aux 4 pattes postérieures 2— 3 fois aussi 
longs que l'épaisseur des pattes; éperon antérieur et les 
deux éperons postérieurs subulés et simples dans leur 
moitié distale, élargis et dentelés dans leur moitié basale. 
Taille $ : 5,5 mm. Larves dans l'eau. P. claripennis n. sp. 



14 NOUVELLES DESCRIPTIONS 14 

— Tergïtes avec 4 points bruns, dont un de chaque côté 
en avant et en arrière, tergïtes 7 et 8 bruns en entier, 
pince blanche ; corps blanc, tète, 3 bandes raccourcies du 
mesonotum, metanotum et mesosternum vitellins. Arti- 
cle terminal de la pince droit et pointu, un peu plus 
court que l'article basai qui est cylindrique, 3—4 fois 
aussi long que gros, sans lobe au côté interne. An- 
tennes à articles 3 — 13 à peine transversaux, 14 e pres- 
que 2 fois aussi long que les 12 précédents réunis, 15e 
fusiforme, à soie terminale aussi longue que lui; panache 
brun, tiers distal blanchâtre. Mesonotum et tergites à 
poils dressés, longs et peu denses. Radius égalant les 
2 /s du cubitus, peu distinctement bifurqué, 2e nervure à 
peine visible, cubitus graduellement rapproché du bord, 
puis adjacent à lui et médiocrement dépassé par la 
costale. Toutes les pattes ont des- poils assez denses, 
blanchâtres, trois fois aussi longs que la grosseur des 
pattes, tibia antérieur un peu plus long que le fémur, 
qui est un peu plus long que le métatarse, 4e article 
presque double du 5 e , qui est 6 fois aussi long que 
gros, empodium égalant la moitié des crochets, éperon 
antérieur large, dentelé, tiers distal subulé et simple. 
Taille d* ♦ 4,5 mm. Larves dans une source. 

P. nigropunctata Staeg. 
7. Article terminal de la pince renflé au milieu ou au- 
delà du milieu, arqué ou courbé en angle droit ... 8. 

— Article terminal de la pince non renflé au milieu, courbé 
en faucille, subcylindrique, très mince, pointu à l'extré- 
mité, glabre, un peu plus court que l'article basai, qui 
est deux fois aussi long que gros et muni à la base du 
côté interne, d'un lobe arrondi, court, longuement cilié. 
Yeux conformés comme chez P. claripennis. Antennes 
à articles 3-13 deux à trois fois aussi gros que longs, 
14e de deux tiers plus long que les 12 précédents réu- 
nis, 15e en ovoïde pointu, avec un court stylet. Radius 
dépassant un peu le milieu du cubitus, graduellement 
oblitéré à l'extrémité, sans bifurcation distincte, 2 e ner- 
vure à peine indiquée, cubitus arqué, graduellement 
rapproché du bord et non dépassé par la costale. 
Thorax non poilu. Tibia antérieur dépassant de 1 / B le 



15 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 45 

métatarse, éperon grêle, aussi long que la grosseur du 
tibia, subulé, très élargi et dentelé à la base, articles 
tarsaux graduellement raccourcis, sans longs poils, le 
4e presque double du 5e qui est 5 fois aussi long que 
gros, empodium atteignant le milieu des crochets; grand 
éperon des 4 pattes postérieures conformé comme celui 
des tibias antérieurs, 4 pattes postérieures à poils 2—3 
fois aussi longs que leur grosseur. Abdomen à poils 
denses et presque aussi longs que sa largeur. Blan- 
châtre; antennes, panache, 3 bandes raccourcies au 
mesonotum, metanotum, mesosternum et larges bandes 
transversales sur les tergites, bruns, bande médiane du 
mesonotum divisée, pattes brunâtres. Taille <f: 4 mm. 
Larve dans l'eau P. falcigera n. sp. 

8. Article terminal de la pince subcylindrique, très mince, 
pubescent, courbé en angle droit au milieu ou un peu 
après le milieu et légèrement renflé à cet endroit, ter- 
miné par nn stylet noir ; moitié basale de l'éperon an- 
térieur et du grand éperon intermédiaire ainsi que le 
tiers basale du grand éperon postérieur subitement élar- 
gis et dentelés, partie terminale subulée, tarses anté- 
rieurs sans longs poils. Larves dans un ruisseau. 

P. melanops L. 
— Article terminal de la pince arqué, graduellement renflé 
dans sa partie médiane, la partie distale subitement 
très amincie et terminée par un stylet noir ; surface' 
pubescente, avec quelques poils épars et plus longs. 
Ailes blanches et sans tache, toutes les nervures pâles, 
le cubitus non dépassé par la costale. Tarses anté- 
rieurs à longs poils dressés, 5—6 fois aussi longs que 
la grosseur des articles, éperons noirs, graduellement 
amincis, dentelés dans leur moitié ou les 2 /s distaux, 
empodium atteignant le milieu des crochets tarsaux. 
Entièrement blanc, abdomen blanc verdâtre, yeux 
noirs, très arqués, fortement amincis dans leur moitié 
supérieure, distants de la moitié de leur plus grande 
largeur. Taille cf: 5 mm. Larve aquatique. P. nympha n. sp. 

9. Pattes blanches, annelées de noir ; ailes sans bande, 
avec de nombreuses taches arrondies, cubitus non dé- 
passé par la costale, pince presque droite, très grêles, 



"16 NOUVELLES DESCRIPTIONS 16 

pointue au bout, à peine plus courte que l'article ba- 
sai, qui est dépourvu de lobe. Larves dans l'eau. 

P. monilis L. 

— Pattes non annelées de noir ; ailes avec une ou deux 

bandes transversales et plusieurs taches 10. 

10. Tarse antérieur du <$, sauf les 2 derniers articles, muni 
de poils dressés, 8 fois aussi longs que sa grosseur. 
Articles antennaires 3—13 du cf un peu transversaux, 
14e presque deux fois aussi long que les 12 précédents 
réunis, 15 e 2 fois aussi long que gros. Articles anten- 
naires 3-11 de la $ différant de ceux des espèces con- 
génères par leur forme en fuseau, 3 fois aussi longs que 
gros, leur verticille 3 fois aussi long que l'article, 12e 
article faiblement rétréci sous le milieu, 2 fois x ji aussi 
long que le lie, pointu et avec une longue soie apicale. 
Ailes blanchâtres, avec deux bandes enfumées, trans- 
versales et percurrentes, la proximale qui est large et 
irrégulière, traverse les nervures transversales et se 
prolonge distalement en son milieu, la - bande distale, 
large aussi, traverse la moitié distale du rameau anté- 
rieur de la posticale ; sur la moitié distale du rameau 
postérieur se voit une tache enfumée; radius bifurqué, 
cubitus très rapproché de la costale et à- peine dépassé 
par elle. Tibia antérieur plus long que le fémur, un 
peu plus long que le métatarse, grand éperon intermé- 
diaire élargi et dentelé dans sa moitié basale, qui est 
presque aussi large que longue, moitié distale subite- 
ment amincie et subulée, le petit éperon entièrement 
élargi et dentelé; grand éperon postérieur grêle, subulé, 
aussi long que la grosseur du tibia et à peine dentelé 
à sa base ; 4e article tarsal de moitié plus long que 
le 5e, qui est 4 — 5 fois aussi long que gros et double 
de l'empodium. Pince grêle, article basai trois fois aussi 
long que gros, sans lobe, article terminal comme chez 
P. monilis, très faiblement arqué, terminé par un stylet 
noir. Tête et thorax jaune brunâtre; pattes, abdomen 
et, chez la <j>, le scutellum blancs, tergites 1—6 du d" 
ayant, de chaque côté, une tache allongée noire, Te et 
8e tergites presque noirs en entier, pince blanche, ter- 



17 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÊCLOSION. 17 

gites de la $ avec une large bande transversale brune 
qui, au bord antérieur, se prolonge en trois lobes. 
Taille <J $ : 4.5 mm. — Larves dans un étang, île de 
Riigen P. barbatipes n. sp. 

— Tarse antérieur du cf sans longs poils, articles anten- 
naires 3—11 de la Ç cylindriques et sessiles .... 11 

11. Blanc jaunâtre; mesonotum avec 8 petites taches ova- 
laires d'un brun noir, dont 4 disposées sur une ligne 
transversale en avant du milieu, 2 au bord antérieur et 
1 de chaque côté au bord postérieur ; côtés des tergites 
bruns. Yeux fortement amincis au tiers supérieur, où 
ils sont distants du tiers de leur longueur. Articles an- 
tennaires 2—11 cylindriques, le 2e presque double du 
3e, qui est un peu plus long que gros, les. suivants 
graduellement allongés, 11 e plus de 2 fois aussi longs 
que gros, verticille 2—3 fois aussi long que l'article, 
12" article double du 11 e , avec un verticille basai et 
un court stylet à l'extrémité. Ailes blanchâtres, avec 
une large bande enfumée transversale et percurrente, 
qui passe par l'extrémité du rameau inférieur de la 
posticale; une grande tache enfumée se trouve proxi- 
malement au rameau inférieur de la posticale ; extrême 
bout distal de l'aile légèrement enfumée; cubitus très 
arqué, non dépassé par la costale, radius indistincte- 
ment bifurqué, dépassant un peu le milieu du cubitus, 
2« nervure peu distincte, également distante du radius 
et du cubitus. Patte antérieure à poils 2 fois aussi longs 
que sa grosseur, aux 4 pattes postérieures les poils 
sont 2 — 3 fois aussi longs que la grosseur des pattes ; 
éperon antérieur et grand éperon postérieur dentelés 
et larges dans leur moitié basale, subitement amincis 
et subulés dans leur moitié distale, les petits éperons 
ont une conformation semblable; tibia antérieur à peine 
plus long que le métatarse, 4e article tarsal double du 
5e, qui est 5 fois aussi long que gros, empodium éga- 
lant la moitié des crochets. Taille $ : 4,5 mm. 

P. costalis n. sp. 

— Blanc; antennes du o* jaunâtres, 3 bandes raccourcies du 
mesonotum, metanotum et mesosternum ferrugineux, 
tergites ayant de chaque côté une tache ferrugineuse 

3 



18 NOUVELLES DESCRIPTIONS 18 

allongée, et au bord antérieur une ligne transversale 
reliant les deux taches et parfois interrompue, balan- 
ciers, pattes et pince blanc pur. Yeux arqués, très 
amincis au tiers supérieur, distants du tiers de leur 
longueur. Articles antennaires 3—13 du g un peu trans- 
versaux, 14e deux fois aussi long que les 12 précédents 
réunis, 15e guère plus long que gros, à stylet terminal, 
panache fauve. Articles antennaires, 5 — 10 de la $ 2 fois 
aussi longs que gros, 11 e 2' fois 1 / 2 ,. 12e égal aux trois 
précédents réunis, avec un verticille basai et un stylet 
terminal, verticille des autres articles 3 fois aussi long 
que l'article. Thorax sans longs poils. Ailes blanches, 
avec une large bande transversale brune, allant de l'ex- 
trémité du radius à travers les 2 rameaux de la posti- 
cale, les 2 transversales sont bordées de brun; radius 
faiblement bifurqué, 2e peu marqué, cubitus à peine 
dépassé par la costale, arqué, double du radius; tibia 
antérieur d'un tiers plus long que le métatarse, à poils 
2 fois aussi longs que sa grosseur, éperon plus court 
que la grosseur du tibia, élargi en ovale dans, la moitié 
ou le tiers basai, subitement aminci et subulé au-delà, 
aux pattes postérieures les éperons sont de même con- 
formation, mais le grand est plus long que la grosseur 
du tibia, 4e article du tarse antérieur presque double 
du oe, celui-ci 6 fois aussi long que gros, empodium 
atteignant le milieu des crochets. Abdomen à poils 
dressés, peu denses, aussi longs que sa largeur. Article 
basai de la pince gros, pas 3 fois aussi long que gros, 
avec un lobe basai, court et longuement cilié ; article 
terminal fortement arqué en faucille, glabre, grêle, sub- 
cylindrique, pointu et atteignant la base de la pince. 
Taille <J $: 4—4,5 mm. Larves dans l'eau d'un lac. 

P. ornata Meig. var. niveiforceps n. var. 

Genre Prodiamesa Kieff. 
Il faut classer dans ce genre Diamesa hygropetrica Kieff., 
qui a les yeux glabres fcf ?) et le 4« article tarsal cylindrique 
comme les autres. Quant à P. ichthyobrota Kieff., ce n'est 
qu'une variété de P. praecox, chez qui les articles basaux 
de la pince ont également un long appendice obtus. 



19 DE CHIR0N0MIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 19 

Genre Diamésa Meig. 
D. Thienemanni Kieff. 

Le lobe des articles basaux part de la base de la 
pince; à son bout distal qui est muni de longs poils, il offre, 
au côté interne, un prolongement faisant avec lui un angle 
droit, s'amincissant graduellement et muni de longs poils à 
son extrémité. 

D. prolongata Kieff. 

On ne connaissait que le mâle de cette espèce. La 
femelle offre les caractères suivants : trois bandes con- 
fluentes du mesonotum, metanotum et mesosternum brun 
noir. Yeux pubescents, sinueux, non amincis au vertex, où 
ils sont distants de leur longueur. Antennes de 8 articles, 
3—7 cylindriques, sessiles, de moitié plus longs que gros, 
8e triple du 7e. Ailes ponctuées. Taille : 5 mm. Larves dans 
l'eau d'une source. 

D. artica Boh. 

Chez cette espèce, qui m'a été envoyée du Spitzberg, 
les yeux sont densément pubescerits chez la $, tandis que, 
chez le çf, les poils sont à peine perceptibles, plus courts 
qu'une des facettes de l'œil. J'ai donné ailleurs une des- 
cription détaillée de ce rare insecte. 

ni. Tendipedinae. 

Genre Tendipes Meig (Chironomus Meig.) 

Article basai de la pince avec 2 appendices, le supé- 
rieur glabre et plus court, l'inférieur poilu, poils ordinaire- 
ment très longs et arqués, article terminal avec des poils 
très longs sur sa partie externe, cubitus non dépassé par 
la costale, pulvilles un peu plus courts que les crochets. 
Les espèces de ce genre que m'a envoyées M. Thienemann 
se répartissent de la façon suivante: 

1. Pince courte et grosse, appendice inférieur linéaire, 



20 NOUVELLES DESCRIPTIONS 20 

presque filiforme, atteignant l'extrémité de l'article ter- 
minal, son côté interne à poils peu longs et simples, 
appendice supérieur très petit, filiforme et n'atteignant 
en longueur que le tiers de la grosseur de l'article 
basai; article terminal arqué, plus de 2 fois aussi long 
que le basai, également gros sur toute son étendue, 
extrémité à peine amincie, poils longs et dressés; la- 
melle très petite, paraissant trilobée, lobe médian plus 
long, formant une pointe deux fois aussi longue que 
large. Lobes frontaux très petits, à peine perceptibles. 
Antennes du $ de 42 articles, 3—11 trois fois aussi gros 
que longs, 12e 3y 2 fois aussi long que les 10 précédents 
réunis. Antennes de la $ de 6 articles, 2e article assez 
fortement rétréci au milieu, 3—5 en forme de bouteille, 
col des articles 2 — 3 deux fois aussi long que gros, 6 e 
un peu plus de 2 fois le 5 e . sans longs poils. Ailes ponc- 
tuées, hyalines, amincies plus que d'ordinaire à l'ex- 
trémité, transversale noire, sous-costale, radius et moitié 
distale du cubitus à soies alignées (o"?l- Deux premiers 
articles du tarse antérieur du d" à poils dressés, fra- 
giles, 3—4 fois aussi longs que la grosseur du tarse; 
métatarse antérieur dépassant le tibia de 1 / 5 , double du 
2e article, celui-ci l x /2 fois le 3e, 4e presque double du 
5e, qui est 6 — 8 fois aussi long que gros, crochets tar- 
saux pointus, un peu plus longs que les pulvilles, ceux- 
ci au moins aussi longs que l'empodium, le 1 / 6 distal 
des 4 métatarses postérieurs avec des crochets alignés. 
Jaune clair; antennes du çf, 6e article antennaire de la 
$ et abdomen brun noir, scape du tf, 3 bandes rac- 
courcies du mesonotum, metanotum, mesosternum, ge- 
noux, tarses et souvent le tibia antérieur noirs. Taille 
çf $: 8—9 mm. Larves dans les étangs. 

T. aprilinus Meig. 

— Pince grêle, appendice inférieur ne dépassant jamais le 
milieu de l'article terminal, non filiforme, mais large et 
obtus ; lamelle aussi large à sa base que la pince, non 
lobée mais prolongée en une pointe plus ou moins 
longue 2. 

2. Antennes de 14 articles , . 3. 

— Antennes de 12 articles, ailes sans tache ni bande . 10. 



21 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉGLOSION. 21 

3. Ailes sans tache ni bande 4. 

— Ailes blanches, avec des taches brunes, l'une dans 
l'angle formé par la base du cubitus avec la discoïdale, 
l'autre entre la base des 2 rameaux de laposticale, une 
autre à l'extrémité distale du rameau inférieur de la 
posticale, une 4 e sur le milieu de l'anale; tiers distal 
des 2 rameaux de la posticale, partie distale de la dis- 
coïdale et nervure anale bordés de brun, une ligne lon- 
gitudinale brune est située entre le cubitus et la dis- 
coïdale; sous-costale, radius et cubitus à soies alignées 
et espacées, radius atteignant presque les 2 / 3 du cubi- 
tus, qui est arqué, 2 e nervure nulle. Articles 3 — 5 des 
antennes du d* un peu transversaux, les suivants un 
peu plus longs que gros, 14e de moitié plus long que les 
12 précédents réunis, fusiforme à l'extrémité, panache 
fauve. Antennes de la $ de 6 articles, dont le 2 e est ré- 
tréci au milieu, 3-5 fusiformes, 6e plus de 2 fois le 5e,. 
avec 3 longs poils à l'extrémité. Pattes antérieures sans 
longs poils, les 4 postérieures à poils 2—3 fois aussi 
longs que leur grosseur. Lamelle de la pince à pointe 
presque aussi longue qu'un des articles basaux, appen- 
dice supérieur long, subfiliforme, fortement courbé en 
faucille vers le dedans, appendice inférieur à longs poils 
recourbés, article terminal lancéolé, côté externe à poils 
très longs, côté interne à poils médiocres, sans soies. 
Brun clair; thorax presque noir, pleures plus claires, 
antennes, le scape du cf, balanciers, pattes brunâtres. 
Taille çf $ : 5 mm • . T. falciger n sp. 

4. Tarse antérieur avec de longs poils dressés, 4—8 fois 
aussi longs que la grosseur du tarse 5. 

— Tarse antérieur sans longs poils, nervure transversale 
pâle 8. 

5. Nervure transversale noire et bordée de noir, aile 
ponctuée, sous-costale, radius et cubitus à soies longues 
et alignées, radius égalant la moitié du cubitus, qui est 
droit, 2e nervure deux fois plus distante du cubitus que 
du radius. Articles antennaires 3—10 du cf 3 fois plus 
gros que longs, 11—13 encore 2 fois, 14e 272 fois aussi 
long que les 12 précédents réunis et fusiforme au bout, 
panache brun noir. Antennes de la $ de 7 articles, dont 



22 NOUVELLES DESCRIPTIONS 22 

le 2 e est sans col, 3e à col court, 4—6 fusiformes, 7 e 
double du 6 e , avec une' longue soie apicale. Lobes fron- 
taux nuls. Métatarse antérieur d'un 1 / 5 plus long que le 
tibia; 4 e double du 5 e , qui est 6—8 fois aussi long que 
gros, tarse antérieur avec de longs poils dressés, pul- 
villes ordinaires. Pince longue, article basai de moitié 
plus long que le terminal, celui-ci gros,, pas 3 fois aussi 
long que gros, à peine plus élargi à l'extrémité que sur 
le reste de son étendue, poilu, sans soies; appendice 
supérieur presque filiforme, incurvé à l'extrémité, plus 
court que l'appendice inférieur qui atteint le dernier 
tiers de l'article basai ; ( lamelle à pointe longue. Noir ; 
balanciers bruns ou blanchâtres, bord postérieur des 
tergites blanchâtre, mesonotum mat, à reflet cendré, 
laissant paraître une trace de 3 bandes non cendrées, 
aux 4 pattes postérieures un large anneau au-dessus et 
au-dessous du milieu du tibia et les 2 premiers articles 
tarsaux sauf leur extrémité distale et, au fémur posté- 
rieur, un anneau situé distalement du milieu, roux brun. 
Taille à* ? : 5-6 mm T. cornix n. sp. 

— Nervure transversale pâle, pas plus sombre que les 
autres . ...... 6. 

6. Corps blanc ou vert, bandes du mesonotum jaune 
clair 7. 

— Tète avec les antennes et les palpes, thorax y compris 
le scutellum noirs, balanciers blanchâtres, pattes rousses, 
hanches brun noir, tarses assombris, abdomen blanc 
sale chez le £, 1 / 3 antérieur des tergites 1 — 7, 8 e tergite, 
pince, large bande longitudinale des Eternités brun 
noir, le milieu de la bande transversale des 7 premiers 
tergites est souvent prolongé en arrière ; chez la Ç, l'ab- 
domen est brun noir, incision des segments et côtés 
blanchâtres, le scape et le pétiole des articles du flagel- 

' lum jaunes. Lobes frontaux nuls, vertex avec une petite 
proéminence. Articles 3—13 des antennes du J 3 fois 
aussi, gros que longs, 14e 2i/ 2 fois aussi long que les 12 
précédents réunis, panache noir. Antennes de. la $ de 
7 articles, dont le 2e en ellipse et non rétréci au milieu, 
col un peu plus long que gros, 3 — 6 en forme de bou- 
teille, col un peu plus long que la partie renflée, 7* 



23 DE CHIR0N0MIDES OBTENUS p'ÉCLOSION. 23 

article à peine plus long que le 6e. Ailes avec des soies 
, à peine distinctes et formant une ponctuation grossière, 
transversale pas plus sombre que les autres nervures, 
radius égal aux 2 / 3 du cubitus, qui est presque droit, 
2e longitudinale 2 fois plus loin du cubitus que du 
radius, bifurcation de la posticale notablement distale 
de la transversale, sous-costale, radius et cubitus avec 
des soies. Tibia antérieur égal au fémur, métatarse d'un 
tiers plus long que le tibia, presque double du 2 e arti- 
cle, 2 — 4 graduellement raccourcis, 4 e à peine plus 
court que le 3e, double du 5e, qui est 8—10 fois aussi 
long que gros, les 2 premiers articles à poils dressés, 
longs et fragilôs, èmpodium égalant les 2 / 3 des crochets, 
éperons des 4 tibias postérieurs atteignant la moitié de 
la grosseur du tibia. Pince longue, article terminal non 
aminci à l'extrémité, qui est dépourvue de soies rigides, 
appendice supérieur court, linéaire, crochu au bout et 
atteignant à peine l'extrémité de l'article basai, appen- 
dice inférieur linéaire, atteignant presque le milieu de 
l'article terminal et ayant, outre les poils incurvés, 2 
poils apicaux droits et atteignant presque l'extrémité de 
l'article terminal. Taille çf: 8,5 mm., $: 7 mm. 

T. dispar Meig. 
7. Abdomen vert clair, tête et scape jaunes, flagellum bru- 
nâtre, thorax blanc verdâtre, 3 faibles bandes raccour- 
cies du mesonotum, metanotum et mesosternum jaune 
clair, palpes brun noir, balanciers blancs, pattes blan- 
châtres, 5e article des tarses et article terminal de la 
pince bruns. Lobes frontaux nuls. Articles 3 — 13 des an- 
tennes 2—3 fois aussi gros que longs, 14e pointu, 3 x /2 
fois aussi long que les 12 précédents réunis, panache 
brun noir, extrémité blanchâtre. Ailes ponctuées, sous- 
costale, radius et cubitus avec des soies, 2e longitudi- 
nale 2 fois plus proche du radius que du cubitus, qui 
est subdroit, bifurcation de la posticale distale de la 
transversale, qui est pâle. Tibia antérieur un peu plus 
court que le fémur, métatarse à peine plus long que le 
tibia, articles 2—4 graduellement raccourcis, 4e article 
double du 5 e , qui est 8 fois aussi long que gros, pul- 
villes à peine plus courts que les crochets, 2 premiers 



24 NOUVELLES DESCRIPTIONS 24 

articles à pilosité 5 fois aussi longue que leur grosseur, 
éperons postérieurs très courts, à peine distincts. Pince 
longue, pointe de la lamelle longue comme d'ordinaire, 
article terminal large, guère plus long que le basai, son 
extrémité non amincie ni munie, au côté interne, de 
soies rigides, mais de poils peu longs, appendice supé- 
rieur linéaire, arqué faiblement, n'atteignant pas l'extré- 
mité de l'article basai, appendice inférieur linéaire, avec 
les poils incurvés comme d'ordinaire, atteignant pres- 
que le milieu de l'article terminal. Taille #: 8,5 mm. 
Diffère du type dont le' panache est couleur de rouille. 

T. tendens Fabr. 
— Blanc; 4 bandes raccourcies sur le mesonotum vitel- 
lines, metanotum et mesosternum jaune brun chez le ç$\ 
vitellins chez la $, antennes du ç? sauf le scapë 
qui est brun noir, 7 e article antennaire de la Ç, 
palpes et derniers articles tarsaux brunâtres. Articles 
antennaires 3—13 du d" 3 fois aussi larges que longs, 
14 e presque 3 fois aussi long que les 12 précédents 
réunis, panache brun noir ; antennes de la $ de 7 arti- 
cles, dont le 2e n'est pas rétréci, à col pas plus long 
que gros, 3—6 en forme de bouteille, col 2— 3 fois aussi 
long que gros, 7e presque double du 6e, aminci distale- 
ment, avec une longue soie terminale. Ailes blanchâtres, 
ponctuées ; sous-costale, radius et moitié distale du 
cubitus à soies alignées, radius dépassant les 2 / 3 du 
cubitus, beaucoup plus proche de la pointe alaire que 
le rameau inférieur de la posticale, très proche de la 
2e nervure, transversale pâle, bifurcation de la posticale 
un peu distale de la transversale. Tibia antérieur égal 
au fémur, à peine plus court que le' métatarse, qui est 
double du 2 e article, 3 e et 4 e égaux, 5 e égal à la moitié 
du 4 e , 6—8 fois aussi long que gros, les 3 premiers ar- 
ticles du tarse antérieur à poils dressés et 4 fois aussi 
longs que la grosseur du tarse, crochets pointus, d'un 
V3 plus longs que les larges pulvilles. Article terminal de 
la pince subcylindrique, sans soies à l'extrémité, appen- 
dice supérieur subfiliforme, droit, à peine plus court 
que l'appendice inférieur, qui atteint l'extrémité du tiers 
proximal de l'article terminal et porte une soie apicale, 



25 DE CHTRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 25 

droite et très longue, lamelle à pointe peu longue. Taille 
<$: 6,5 mm., ? : 7,5 mm. Larves dans l'eau. 

T. nymphoides n. sp. 

8. Thorax noir brillant, sans bande, tête et antennes brun 

jaunâtre, scape jaune, abdomen vert clair, 3 derniers 
segments, pince et pattes noirs, trochanters et 4 premiers 
articles tarsaux blanc jaunâtre, balanciers blanchâtres. 
Articles antennaires 3—13 du çf à peine aussi longs que 
gros, 14 e 272fbis aussi long que les 12 précédents réunis, pa- 
nache gris. Lobes frontaux nuls. Cubitus d'un tiers plus 
long que le radius, celui-ci juxtaposé à la 2 e nervure, 
plus rapproché de la pointe alaire que le rameau infé- 
rieur de la posticale, dont la bifurcation est distale de 
la transversale. Poils des pattes guère plus longs que 
la grosseur de ces dernières, fémur antérieur d'un quart 
plus long que le tibia, égal au métatarse, celui-ci double 
du 2e article, 4e un peu plus court que le 3e, plus de 
2 fois le 5e, qui est 6 fois aussi long que gros, pulvilles 
courts, n'atteignant pas le milieu des crochets, empo- 
dium 2 fois aussi long que les pulvilles. Pince grande, 
double du segment anal, lamelle à pointe assez longue, 
article terminal très grand et large, lancéolé, de moitié 
plus long que l'article basai, sans soies à l'extrémité, 
appendice supérieur obtus, assez large, dépassant à 
peine l'article basai, aussi long que l'appendice inférieur. 
Taille çf ?: 6 mm. (Belgique) ... T. formosus Gœtg. 
— Thorax brun, 3 bandes raccourcies du mesonotum, me- 
tanotum et mesosternum brun noir 9. 

9. Abdomen blanc jaunâtre, avec les 3 derniers segments 
et la pince brun noir, pattes blanches, tous les genoux 
et aux pattes antérieures, le fémur sauf le l j 3 basai, 
l'extrémité et le tiers basai du tibia, l'extrémité des 4 
premiers articles tarsaux brun noir, antennes brunes, 
panache gris. Articles antennaires 3-13 un peu trans- 
versaux, 14e 27a fois aussi long que les 12 précédents 
réunis. Ailes blanchâtres. Métatarse antérieur à peine 
plus long que le tibia, 4 e article double du 5e, pulvilles 
ordinaires, égalant donc la moitié des crochets et un 
peu plus courts que l'empodium, 4 pattes postérieures 
à poils 3—4 fois aussi longs que leur grosseur. Pince à 

4 



26 NOUVELLES DESCRIPTIONS 26 

article terminal pas plus long que le basai, lancéolé, à 
porls assez longs au côté interne de sa moitié distale, 
appendice supérieur, assez large, arqué faiblement, 
atteignant presque l'extrémité de l'article basai, appen- 
dice inférieur atteignant le 2 e tiers de l'article terminal, 
pointe de la lamelle assez longue. Taille $: 6 mm. 
Larves dans un étang, île de Rùgen. 

T. stagnorum «. sp. 

— Abdomen blanc, tergites 3-5 avec une bande longitu- 
dinale et médiane d'un brun noir et graduellement élar- 
gie, tergites 6 — 8 et pince entièrement- brun noir, comme 
le flagellum, balanciers blancs, pattes jaune clair, scape, 
genoux des 4 pattes postérieures et, aux pattes anté- 
rieures, la moitié distale du fémur, le tiers proxirnal et 
le quart distal du tibia noirs, 2 derniers articles des 
tarses assombris ; les 3 bandes du mesonotum sont 
brillantes et presque confluentes. Articles antennaires 
3—13 environ 3 — 4 fois aussi gros que longs, 14 e 3 fois 
aussi long que les 12 précédents réunis, panache brun 
noir. Ailes blanchâtres, nervures pâles, radius atteignant 
les 2 / 3 du cubitus, bifurcation de la posticale un peu 
distale de la transversale. Métatarse antérieur d'un 
tiers plus long que le tibia, double du 2e article qui est 
à peine plus long que le 3e, 4 e double du 5c, celui-ci 8 
fois aussi long que gros, pulvilles atteignant le milieu 
des crochets, un peu plus courts que l'empodium. 
Pince comme chez le précédent, sauf que l'appendice 
supérieur est graduellement aminci à l'extrémité. Taille 
cf: 7 mm. T. urbanus ». sp. 

40. Tarse antérieur avec de longs poils dressés et fra- 
giles • .... ^. ..... 11. 

— Tarse antérieur sans longs poils dressés 15. 

11. Article terminal de la pince assez fortement rétréci au 

milieu, presque deux fois aussi long que l'article basai, 
sans grosses soies à l'extrémité, les 4 appendices atro- 
phiés, ne dépassant pas l'extrémité des articles basaux. 
Articles 2—4 des palpes graduellement allongés'. Arti- 
cles antennaires 3—11 très transversaux, le!2e3fois aussi 
long que les 10 précédents réunis, panache brun. Ailes 
ponctuées, sous- costale, radius et cubitus avec des 



27 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉGLOSION. 27 

soies, radius dépassant un peu le milieu du cubitus qui 
est arqué. Tibia antérieur à peine plus court que le 
fémur, métatarse de moitié plus long que le tibia, 
double du 2e, qui est IV4 fois aussi long que le 3e, tous 
3 avec de longs poils fragiles, 4 e un peu plus court 
que le 3e, double du 5 e , qui est 6 fois aussi long que 
gros, crochets pointus, un peu plus longs que les pul- 
villes, tiers distal du métatarse des 4 pattes postérieu- 
res avec des crochets alignés. Entièrement blanc ver- 
dâtre, scape orangé. Taille $ : 6 mm. — Larve dans un 
étang T. coarctatus n. sp. 

— Article terminal de la pince non rétréci au milieu, au 
moins les appendices inférieurs dépassent l'article 
basai 12. 

12. Nervure transversale noire, plus sombre que les autres 
nervures, front à 2 lobes dressés, pubescents et blancs ; 
article terminal de la pince glabre au tiers distal, avec 
5—7 soies rigides sous l'extrémité .13. 

— Nervure transversale pas plus sombre que les autres 
nervures; ailes ponctuées, sous-costale, radius et cubi- 
tus avec des soies, radius dépassant à peine la moitié 
du cubitus, bifurcation de la posticale distale de la 
transversale, celle-ci oblique. Lobes frontaux nuls. Ar- 
ticles antennaires 3 — Il deux à trois fois aussi gros 
que longs, 12 e 3 fois les 10 précédents réunis, panache 
brun noir. Métatarse antérieur d'un tiers plus long que 
le tibia, double du 2e article, tous deux avec des poils 
fragiles et 5 — 6 fois aussi longs que l'épaisseur du 
tarse.; 3e article égal au 2 e , 4e double du 5 e , qui est 8 
fois aussi long que gros, pulvilles égalant presque 
l'empodium, qui atteint les 2 / 3 des crochets; les 4 tibias 
postérieurs à éperons courts mais distincts, à pilosité 
3—4 fois aussi longue que leur grosseur. Abdomen à 
poils dressés, fauves, assez denses ; pince à article ter- 
minal non aminci distalement et sans soies rigides sous 
son extrémité,' deux fois aussi long que le basai, appen- 
dice supérieur sublinéaire, arqué, pointu, aussi long 
que l'inférieur, qui atteint l'extrémité de l'article basai. 
Noir en entier, balanciers seuls blancs, mesonotum 
d'un noir mat à reflet cendré, avec 3 bandes noires 



28 NOUVELLES DESCRIPTIONS 28 

sans reflet cendré. Taille <?: 6,5 mm. — Larve mineuse 
dans les feuilles de Stratiotes. (Dr. Goetghebuer, à Gand.) 

T. niveipennis Zett. 

13. Thorax noir et sans bande *), scutellum, taches sur les 
pleures et balanciers blancs, abdomen brun, pattes 
blanchâtres, les sujets arrivés à maturité ont la moitié 
distale des tibias et les tarses brun noir, vertex et 
antennes noirs. Articles antennaires 3—41 du <J 5 fois 
aussi gros que longs, 12e 5 fois aussi long que les 10 
précédents réunis, terminé en pointe, panache brun 
noir. Antennes de la Ç de 6 articles, dont le 2e est ré- 
tréci au milieu, avec un col de moitié plus long que 
gros, articles 3—5 fusiformes, 3 fois aussi longs que 
gros, verticille 2 fois aussi long que l'article, 6 e article 
deux fois aussi long que le 5 e . Métatarse antérieur de 
moitié plus long que le tibia, 2 fois le 2e, tous deux à 
poils fragiles et 5—6 fois aussi longs que la grosseur 
du tarse, 2e article de moitié plus long que le 3e, 4e 
plus court que le 3 e , double du 5 e , qui est 6-8 fois 
aussi long que gros, pulvilles et éperons comme chez 
le précédent; métatarse des 4 pattes postérieures avec 
des crochets alignés dans son tiers distal et distants 
de moins de leur longueur. Article terminal de la 
pince plus de 2 fois aussi long que le basai, sa partie 
distale çst très amincie et porte, au côté interne, 5 longues 
soies ; appendice supérieur sublinéaire, pointu, arqué, 
dépassant la base de l'article terminal, appendice infé- 
rieur atteignant le milieu de l'article terminal. Taille d" $ : 
7,5 mm. — Larves dans les étangs. Je dédie cette 
espèce à Monsieur le Dr. R. Liebel (Rémilly). 

T. Liebeli n. sp. 

— Mesonotum jaune ou brun sombre, avec 3 bandes 

noires 14. 

14. Article terminal de la pince non rétréci distalement, 
muni de 7 longues soies au côté interne de l'extrémité, 
pas 2 fois aussi long que le basai, appendice supérieur 
linéaire, droit, à peine courbé au bout, presque aussi 
long que l'inférieur qui atteint le milieu de l'article ter- 



1) Même aux exemplaires immatures extraits de la nymphe. 



29 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 29 

minai. Corps jaune et mat; 3 bandes du mesonotum 
raccourcies et dont la médiane est double, metanotum, 
mesosternum et extrémité du tibia et des articles tar- 
saux noirs, antennes du d" , 6e article de la Ç et ren- 
flement des articles 2—5 brun noir; moitié antérieure 
des tergites avec une bande transversale brune, dont 
le milieu se prolonge jusqu'au bord postérieur du ter- 
gite, sternites à bande transversale brune. Articles an- 
tennaires 3 — 11 du çf 4—6 fois aussi gros que longs, 
12e 5 fois aussi long que les 10 précédents réunis, pa- 
nache brun noir. Antennes de la $ de 6 articles, dont 
le 2e est un peu rétréci au milieu, à col égalant la 
moitié de sa longueur, 3-5 en forme de bouteille, le 
col aussi long que le renflement, 6 e article sans verti- 
cille, double du 5 e . Ailes blanchâtres, bifurcation de la 
posticale à peine distale de la transversale. Métatarse 
antérieur de Vs plus long que le tibia, presque de 2 / 3 
plus long que le 2e article, tous 2 à poils fragiles et 
6—7 fois aussi longs que la grosseur du tarse, article 3 
égalant les 2 / 3 du 2 e , à peine plus long que le 4e, qui 
est double du 5 e , celui-ci 8-10 fois aussi long que gros, 
crochets pointus, un peu plus longs que les pulvilles. 
Taille ç? $ : 12 mm. — Larve aquatique. 

T. plumosus L. 
— Article terminal de la pince très aminci au tiers distal, 
dont le côté interne est muni de 5 longues soies, au 
moins 2 fois aussi long que le basai, appendices comme 
chez T. Liebeli. Brun noir; 3 bandes du mesonotum rac- 
courcies, metanotum et mesosternum noirs, balanciers 
blancs, pattes jaunes ou roussàtres, tous les tarses et 
plus faiblement le tiers distal du fémur et le tibia des 
pattes antérieures assombris; tiers postérieur des 5 ou 
6 premiers tergites et des mêmes sternites blanchâtre 
chez le mâle. Articles antennaires 3 —11 du <3" 3 fois 
aussi gros que longs, 12e 4 fois aussi long que les 10 
précédents réunis, panache brun noir. Antennes de la 
$ de 6 articles, dont le 6e est double du 5e, 3 — 5 en 
forme de bouteille, 3 fois aussi longs que gros, col égalant 
les 2 / 3 du renflement. Lobes frontaux pas distincts. Ailes 
ponctuées, radius un peu plus long que la moitié du 



30 NOUVELLES DESCRIPTIONS 30 

cubitus, bifurcation de la posticale située sous la trans- 
versale. Métatarse antérieur 2 / 3 plus long que le tibia, à 
longs poils chez le mâle, 2 fois aussi long que le 2e ar- 
ticle, 2-4 graduellement raccourcis, 4e double du 5e, 
qui est 8 fois aussi long que gros, crochets un peu 
plus longs que les pulvilles. Taille <J : 7 mm., $ : 6,5 

mm. — Larve aquatique T. annularius Meig. 

15. Entièrement noir, y compris les balanciers et les pattes. 
Articles 3-11 des antennes 3 — 4 fois aussi gros que 
longs, 12e 5 fois aussi long que les 10 précédents réu- 
nis, très aminci au tiers distal, panache noir. Ailes 
hyalines, ponctuées, nervures pâles, sous-costale, radius, 
et cubitus et base de la discoidale brunis, transversale 
brun sombre, radius égalant les 2 / 3 du cubitus qui est à 
peine arqué, bifurcation de la posticale située sous la 
transversale. Tarse antérieur à poils 2 fois aussi longs que sa 
grosseur, métatarse de moitié plus long que le tibia, 1 — 4gra- 
duellement raccourcis, 4e double du 5e, qui est 8 fois 
aussi long que gros, pulvilles des précédents. Lamelle 
de la pince à pointe non longue comme chez les con- 
génères, mais courte; article terminal fortement aminci 
au tiers distal, qui est glabre et muni, au côté interne, 
de cinq grosses soies, presque deux fois aussi long que 
le basai, appendice supérieur linéaire dépassant un peu 
l'article basai, l'appendice inférieur atteint le milieu de 
l'article terminal. Taille ç? : 7 mm. Larve aquatique. 

T. corax n, sp. 

— Non entièrement noir, mesonotum à 3 bandes plus som- 
bres 16. 

16.* Nervure transversale pâle comme les autres .... 17. 

— Nervure transversale noire ou brun noir ...... 20. 

17. Vert clair, mesonotum avec 3 bandes jaunes parfois 
effacées, article terminal de la pince non aminci dista- 
lement 18. 

— Corps sans couleur verte, bandes du mesonotum noires 19. 

18. Article terminal de la pince arqué, moins large et 2 
fois aussi long gue le basai, tiers distal glabre et muni, 
au côté interne, de 9 soies rigides ; appendice supérieur 
droit, sublinéaire, avec 2 fortes soies au côté interne, 
sous l'extrémité; appendice inférieur faiblement élargi 



31 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 34 

à l'extrémité, atteignant le milieu de l'article terminal. 
Articles antermaires 3—11 deux fois aussi gros que 
longs, 12e pointu, 2V2 fois aussi long que les 10 précé- 
dents réunis, panache fauve. Ailes ponctuées, toutes les 
nervures' pâles, sous-costale, radius et cubitus avec des 
soies, radius un peu plus long que la moitié du cubi- 
tus,- bifurcation de la posticale distale .de la transver- 
sale. Tibia antérieur notablement plus court que le 
fémur, métatarse de moitié plus long que le tibia, arti- 
cles tarsaux graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e , 
qui est 8 fois aussi long que gros, pulvilles un peu 
plus courts que les crochets, tarses sans longs poils, 
4 tibias postérieurs sans éperon, à pilosité 3—4 fois 
aussi longue que leur grosseur. Vert clair, scape et 
metanotum jaune clair, flagellum brun, thorax vert jau- 
nâtre, 3 derniers segments abdominaux d'un vert plus 
intense, pince brunâtre, pattes et balanciers blanchâtres, 
tarses brunâtres sauf la moitié basale du métatarse. 
Taille cf '■ 5 mm. — Tergites 2 — 6 de la nymphe sans 
protubérance épineuse, avant-dernier segment abdomi- 
nal ayant de chaque côté une longue spinule unique. 

T. brevitibialis Zett. 
— Article terminal de la pince non arqué, un peu plus large 
et un peu plus long que le basai, tiers distal pubes- 
cent, sans soies rigides au côté interne; appendice su- 
périeur arqué, linéaire, pointu, atteignant l'extrémité de 
l'article basai, l'inférieur dépasse de peu l'article basai. 
Lobes frontaux nuls. Articles 3—11 des antennes 2 fois 
aussi gros que longs, 12e pointu, 3 fois aussi long que 
les 10 précédents réunis, panache brun. Ailes comme 
chez le précédent, sauf que le radius égale les 2 / 3 du 
cubitus. Tibia antérieur distinctement plus court que le 
fémur, tarse sans longs poils, métatarse d'un tiers plus 
long que le tibia, 1 — 5 graduellement raccourcis, 4e dou- 
ble du 5e, qui est 8 fois aussi long que gros, pulvilles 
un peu plus courts que les crochets, éperons des 4 
tibias postérieurs subégaux, aussi longs que la moitié 
de la grosseur du tibia. Abdomen à poils courts et très 
fins. Vert clair ; scape, 3 bandes du mesonotum, meta- 
notum et mesosternum. jaune clair, flagellum, palpes et 



32 NOUVELLES DESCRIPTIONS 32 

pince bruns, pattes et balanciers blancs, 4 derniers ar- 
ticles tarsaux assombris. Taille £ : 6 mm. — Larve mi- 
neuse dans les feuilles de Phragmites communis, tergites 
2—6 de la nymphe à protubérances épineuses, avant- 
dernier segment abdominal avec 4 petites épines de 
chaque côté T. viridis Macq. 

49. Article terminal de la pince aminci fortement et subite- 
ment au tiers distal, qui est muni de 5 grosses soies 
au côté interne, presque 2 fois aussi long que l'article 
basai, appendice supérieur subuliforme, dépassant à 
peine l'article basai, appendice inférieur atteignant le 
milieu de l'article terminal. Front avec 2 lobes dressés. 
Articles 3—41 des antennes 3 fois aussi gros que longs, 
12 e 3 fois aussi long que les 40 précédents réunis, pa- 
nache brun. Ailes ponctuées. Métatarse antérieur d'un 
quart plus long que le tibia, de moitié plus long que le 
2e article, 4 — 5 graduellement raccourcis, 4e double du 
5e, qui est 8—40 fois aussi long que gros, pulvilles un 
peu plus courts que les crochets, tarse antérieur sans 
longs poils, les 4 pattes postérieures ont une pilosité 3 
fois aussi longue que leur grosseur, éperons égalant la 
moitié de la grosseur du tibia, métatarse sans crochets 
alignés. Jaune; scape, 3 bandes raccourcies du meso- 
notum, metanotum, mesosternum et taches pleurales 
noirs, balanciers blancs, antennes brunâtres, pattes 
blanchâtres, abdomen jaune brunâtre, tergites bruns, 
tiers postérieur plus clair sauf aux 3 derniers segments. 
Taille # : 6 mm. Larve dans un étang. 

T. subulatus n. sp. 

— Article terminal de la pince non aminci au tiers distal 
qui est glabre et muni de 5 grosses soies au côté in- 
terne, 2 fois aussi long que l'article basai, appendice 
supérieur atteignant le 2e tiers de l'article terminal, 
pointe de la lamelle peu longue, 4 fois aussi longue 
que large. Front à 2 lobes dressés. Articles antennaires 
3—44 du $ 3 fois aussi gros que longs, 12 e 4 fois aussi 
long que les précédents réunis, terminé par un stylet 
subit et court, panache brun noir. Antennes de la $ de 
6 articles, dont le 2 e est un peu rétréci au milieu, col 
à peine plus long que gros, 3—5 en forme de bouteille, 



33 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 33 

col aussi long que le renflement, 6 e article 2 1 /» fois 
aussi long que le 5 e , son extrémité pointue et munie de 
2 longues soies. Pronotum bilobé. Ailes ponctuées, sous- 
costale, radius et moitié distale du cubitus avec des 
soies, bifurcation de la posticale à peine distale de la 
transversale, cubitus arqué. Tarse antérieur sans longs 
poils, métatarse d'un quart plus long que le tibia, 1—4 
graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e , qui est 6 — 8 
fois aussi long que gros, pulvilles un peu plus courts 
que les crochets. Blanc jaunâtre ; 3 bandes raccourcies 
du mesonotum, dont la médiane est divisée, metanotum, 
mesosternum et taches pleurales noirs, abdomen brun, 
bord postérieur des tergites du r? blanchâtre, chez la 
2 le tiers postérieur des 3 premiers tergites et les ter- 
gites 4—8 blanchâtres. Taille d* ? : 7 mm. — Larve dans 
les eaux sales T. rhyparobius n. sp. 

20. Article 12 e des antennes 3 fois aussi long que les 10 
précédents réunis . . . . , 21. 

— Article 12 e des antennes du <? 5 fois aussi long que les 
10 précédents réunis, 3 — 11 trois fois aussi gros que 
longs, panache brun noir. Antennes de la $ de 6 arti- 
cles, dont le 2 e est rétréci au milieu, 3 — 5 en forme de 
bouteille, col égal aux -/3 ou à la moitié du renflement, 
6 e article un peu plus de 2 fois le 5 e , pointu au bout. 
Lobes frontaux parallèles et pubescents. Ailes ponc- 
tuées, transversale et base du cubitus noires, sous-cos- 
tale, radius et Va distal du cubitus avec soies, radius 
égal aux ?j a du cubitus qui est droit, bifurcation de la 
posticale sous la transversale. Tibia antérieur égal au 
fémur, métatarse d'un tiers plus long que le tibia, 1--5 
graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e , qui est 8 fois 
aussi long que gros, tarse à poils appliqués, 2 — 3 fois 
aussi longs que sa grosseur, pulvilles des précédents. 
Article terminal de la pince arqué, double du basai ; 
tiers distal graduellement aminci, glabre, le côté interne 
avec G grosses soies; appendice supérieur linéaire, dé- 
passant le quart basai de l'article terminal, appendice 
inférieur atteignant le milieu de l'article terminal. Tête 
et thorax jaunâtres, scape, 3 bandes raccourcies du 
mesonotum, dont la médiane est divisée, metanotum et 

5 



34 NOUVELLES DESCRIPTIONS 34 

mesosternum noirs, flagellum du <? brun, balanciers 
blancs, pattes jaunâtres, abdomen brun, bord posté- 
rieur des tergites blanchâtre; chez la $, les antennes 
sont jaune brunâtre, dernier article et col des autres 
brun noir. Taille çf Ç: 7—8 mm. — Larve dans les eaux 

sales T. dichromocerus ». sp. 

21. Vert clair ; palpes et flagellum bruns, scape noir, 3 
bandes raccourcies du mesonotum, dont la médiane est 
divisée, couleur de rouille ou brunes, metanotum, me- 
sosternum, tache pleurale et une tache sur les tergites 
2 — 4 ou 2 — 5 bruns, les derniers segments et la pince 
brunis; chez la $, les antennes sont blanchâtres, 6* arti- 
cle brun noir, abdomen sans tache, verdâtre ou bru- 
nâtre. Articles des palpes graduellement allongés. 
Articles antennaires 3—11 du <f 3 fois aussi gros 
que longs, 12 e 3 fois aussi long que les 10 précé- 
dents réunis, panache brun. Antennes de la $ de 6 ar- 
ticles, dont le 2 e n'est pas rétréci au milieu, col à peine 
plus long que gros, 3 — 5 en forme de bouteille, col égal 
aux ' 2 /:i du renflement, 6 e un peu plus dé 2 fois aussi 
long que gros. Ailes ponctuées, transversale .noire et 
ceinte de noir, sous-costale, radius et cubitus avec soies, 
radius égalant les Vs du cubitus, qui est faiblement 
arqué, bifurcation de la posticale sous la transversale. 
Tibia antérieur un peu plus court que le fémur, méta- 
tarse de moitié plus long que le tibia, 1—5 graduelle- 
ment raccourcis, 4 e double du 5 e qui est 8 fois aussi 
long que gros, tarse sans longs poils, pulvilles un peu 
plus courts que les crochets. Article terminal de la 
pince arqué, au moins de moitié plus long que le basai, 
tiers distal aminci, subglabre, extrémité - avec 6 fortes 
soies au côté interne, appendice supérieur linéaire, à 
peine arqué, obtus, atteignant le 2 e quart de l'article 
terminal, appendice inférieur atteignant le milieu de 
l'article terminal. Taille cf $: 6—7 mm. — Description 
faite d'après de nombreux exemplaires recueillis à No- 
wotscherkask, prov. du Don, par M. le Dr. Zykoff. 

T. dorsalis Meîg. (venustns Staeg von Wied.) 

— Corps sans couleur verte 22. 

22. Appendices supérieurs de la pince linéaires, droits et 



35 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION.' 35 

atteignant le 2 e quart de l'article terminal; bande mé- 
diane du mesonotunt entière et non divisée par une 
ligne longitudinale; 12e article antennaire pointu et 
presque 2 fois aussi long que les 10 précédents réunis, 
6e article antennaire de la $ pas double du 5e; méta- 
tarse antérieur de a /à plus long que le tibia. Quant au 
reste, semblable à T. Thummi. Taille <? Ç : 7 mm. 
Larve aquatique T. indivis us n. sp-< 

— Appendices supérieurs de la pince courbés en angle 
droit avant leur extrémité et ne dépassant pas l'article 
basai, la partie courbée est triangulaire et dirigée en 
dedans ; bande médiane du mesonotum divisée . . .23. 

23. Tergites 2-6 de la nymphe sans protubérance spinu- 
leuse. Tête et thorax jaune clair, 3 bandes du mesono- 
tum, metanotum et mesosternum brun noir, scape noir 
chez le (J, jaunechezla Ç, flagellum brun clair, balanciers 
blancs, pattesjaunâtres, genoux antérieurs et souvent les 2 
ou3 derniers articles tarsaux bruns; abdomen brun noir, 1 er 
tergite jaune sauf une ligne transversale arquée, tergites 
2—4 ou 2—5 avec le tiers postérieur jaune, chez la Ç le 
tiers postérieur des 3 ou 4 premiers tergites ou de tous 
les tergites et les lamelles sont jaunes. Lobes frontaux 
très petits. Articles antennaires 3 — 44 du tf 3 fois aussi 
gros que longs, 12 e 3 fois aussi long que les 40 précé- 
dents réunis, avec un stylet au bout, panache brun 
noir. Antennes de la $ de 6 articles, dont le 2 e est 
rétréci au milieu, à col pas plus long que gros, 3—5 en 
forme de bouteille, col égalant les 2 / 3 du renflement, 6 e 
à peine 2 fois le 5 e . Ailes ponctuées, sous-costale, radiale 
et moitié distale du cubitus avec soies, radius atteignant 
les 2 / 3 du cubitus qui est arqué, bifurcation de la posti- 
cale à peine distale de la transversale qui est brun 
noir. Métatarse antérieur x /s ou 1 j i plus long que le 
tibia, 4—4 graduellement raccourcis, 4 e presque double 
du 5 e , qui est 8 fois aussi long que gros, pulvilles éga- 
lant les 2 /.'s des crochets, éperons des 4 tibias posté- 
rieurs aussi longs que la demie grosseur du tibia, mé- 
tatarse postérieur avec des crochets alignés sur le l j 6 
distal. Articles terminaux de la pince et appendices in- 
férieurs comme chez T. dorsalis. Taille o* $: 6—7 mm. 



36 NOUVELLES DESCRIPTIONS '36 

— Larve aquatique, très répandue en Allemagne et en 
Autriche, recueillie et vendue pour nourrir les poissons. 

T. Thummi n. sp. 
Chez la variété mbprùduclus, l'abdomen est blanchâtre, 
une ligne transversale au l e r tergite, une bande occu- 
pant le tiers antérieur des 4 ou 5 tergites suivants et 
prolongée triangulairement au milieu, les tergites sui- 
vants en entier et la pince sont bruns; métatarse anté- 
rieur presque d'un tiers plus long que le tibia. La variété 
ichthyobrota diffère de subprodtCetus par les bandes du 
mesonotum qui sont d'abord ferrugineuses, puis brunes, 
comme le metanotum et le mesosternum. 
— Tergites 2 — 6 de la nymphe avec une protubérance spi- 
nuleuse. Jaune brunâtre, thorax pruineux de gris, meso- 
notum à 3 bandes noires raccourcies, la médiane divi- 
sée, metanotum et mesosternum noirs, balanciers blancs, 
abdomen brun, tiers postérieur des tergites blanchâtre, 
pattes testacées ou blanchâtres, antennes de la Ç jaune 
clair, 6 e article brun. Antennes du $ et pince comme 
chez T. Thummi. Article 2 e des antennes de la ? à col 
égalant la moitié du renflement, 3-5 en forme de bou- 
teille, à col égalant les -/ 3 du renflement, 6 e de 2 / 3 plus 
long que le 5 e . Ailes ponctuées, sous-costale, radius et 
4 / 5 distaux du cubitus avec des soies alignées, denses 
et longues, radius égalant les 2 / 3 du cubitus quf est 
arqué, bifurcation de la posticale un peu distale de la 
transversale, qui est un peu plus sombre que les autres 
nervures. Métatarse antérieur de z / s plus long que le 
tibia, 4c article à peine plus court que le 3", double du 
5c, qui est 8 fois aussi long que gros, pulvilles un peu 
plus courts que les crochets. Taille cf ?: 7—8 mm. — 
Larve mineuse des feuilles de Sparganium. 

T. riparius Meig. 

? 

1. Ailes avec des taches ou des bandes enfumées . . . 2, 
Ailes sans bandes ni taches 3. 

2. Antennes de 5 articles, dont le 2e est un peu rétréci au 
milieu, 3c et 4c en forme de bouteille, le col égalant les 
2 /s de la longueur du renflement, 5c article un peu plus 
de 2 fois aussi long que le 4c, sa base est renflée en 



37 DE GHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 37 

ellipse, muni d'un long verticille de poils et d'une paire 
d'appendices subuleux comme les articles précédents. 
Ailes hyalines, avec une bande transversale enfumée et 
percurrente, limitée proximalement par la bifurcation 
de la posticale et distalement par l'extrémité du rameau 
inférieur, un peu interrompue aux nervures qui la tra- 
versent, une autre bande transversale va du milieu de 
la tige de la posticale au bord postérieur, surface nue, 
sous-costale, radius et cubitus à soies alignées et espa- 
cées, cubitus arqué, double du radius, bifurcation de la 
posticale très distale de la transversale. Brun clair; 
thorax plus sombre, scutellum jaune blanchâtre, antennes 
et pattes blanchâtres, balanciers blancs. Taille Ç : 2 mm. 

T. scalœnus Schrk: 

— Antennes de 6 articles, le 6e à 3 longues soies distales, 
ailes tachetées T. falciger n. sp. 

3. Antennes de 7 articles 4. 

— Antennes de 6 articles . 10. 

— Antennes de 5 articles ; jaune sale. T. pentatomus Kieff. 

4. Noir, bord postérieur des tergites blanchâtre, pattes en 
partie roux brun 5. 

— Jaune ou brun clair, mesonotum avec 3 bandes plus 
sombres • 6. 

5. Transversale noire et bordée de noir, 7e article anten- 
naire double du 6e T. cornix n. ap. 

— Transversale pâle, 7e article antennaire à peine plus 
long que le 6e T. dispar Meiy. 

6. Transversale pâle . - 7. 

— Transversale noir ou brun sombre, metanotum, mesos- 
ternum et bandes du mesonotum noirs, lobes frontaux 
nuls 8. 

7. Corps blanc, bandes du mesonotum vitellines 

T. nymphoides n. sp. 

— Corps brun clair, bandes du mesonotum brun noir 

T\ polytomus Kieff. 

8. Corps jaune. Larve dans l'eau de mer 

T. barbipes Stœg. 

— Corps brun 9. 

9. Taille : 7 mm. Article 7e des antennes presque double 
du 6', avec une longue soie apicale. Métatarse antérieur 



38 NOUVELLES DESCRIPTIONS 38 

du tiers ou de moitié plus long que le tibia. Brun 
clair ; tète, antennes et scutellum jaunes, balanciers 
blancs, 4 bandes raccourcies du mesonotum, metano- 
tum et mesosternum brun noir, pattes blanchâtres, bord 
postérieur des tergites blanchâtre. Larve mineuse dans 
les feuilles (l'Iris et de Sparyanium. Allemagne et Bel- 
gique T. sparganii Kieff, 

— Taille 10 — 11 mm. Article 2e des antennes non rétréci, 
avec un verticille de poils et 2 appendices subuliformes, 
sans col, 3e subfusiforme et 2 fois aussi long que gros, 
4 — 6 fusiformes, plus de 3 fois aussi longs que gros, 7e 
plus de 2 fois le 6 e , avec 3 longues soies apicales. Ailes 
ponctuées, sous-costale, radius et tiers distal du cubi- 
tus avec des soies, radius égalant presque les 2 /à du 
cubitus qui est subdroit, bifurcation de la posticale à 
peine distale de la transversale, qui est un peu plus 
sombre que le cubitus. Métatarse antérieur de -j z plus 
long que le tibia, 4e article égal au 3e, double du 5 e , 
qui est 6 fois aussi long que gros. Brun; Antennes 
jaunâtres, renflement des articles 2-6 brun noir, tho- 
rax brun clair, 3 bandes raccourcies du mesonotum, 
metanotum et mesosternum noirs, balanciers blancs, 
pattes roussâtres, tibia et tarse des pattes antérieures 
et tous les genoux assombris, tiers postérieur des ter- 
gites blanchâtre, tergites 1 — 7 avec une grande tache 
subcarrée noire et, de chaque côté, une ligne longitu- 
dinale noire, ventre blanchâtre. — Larve dans un étang. 

T. stagnicola v. xp. 

10. Corps d'un rouge sang, pattes jaunâtres, 4 bandes du 
mesonotum, 2 / 3 antérieur des tergites brun noir, trans- 
versale pâle T. sanguineus Kieff. 

— Abdomen blanc rougèàtre, thorax blanc jaunâtre, 4 
bandes du mesonotum et 2 / 3 antérieur des tergites brun 
noir, nervure transversale noire . . T. versicolor Kieff. 

— Corps sans couleur rouge 11. 

11. Article 6e des antennes non rétréci vers le milieu . . 12. 
Article 6 e des antennes fortement rétréci sous le milieu, 
2 fois aussi long que le 5", 2 e article très rétréci au 
milieu, col un peu plus long que gros, 3 — 5 en forme 
de bouteille, col égal aux 2 / 3 du renflement. Sous-cos- 



39 DE CHIB0N0MIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 39 

taie, radius et moitié distale du cubitus avec des soies, 
radius dépassant le milieu du cubitus, qui est arqué, 
bifurcation de la posticale à peine distale de la trans- 
versale, qui est pâle comme le cubitus. Métatarse anté- 
rieur égal au fémur, de moitié plus long que le tibia et 
272 fois aussi long que le 2e article, 3 e égal au 4e, un 
peu plus court que le 2e, 5 e égalant la moitié du 4 e , 6 
fois aussi long que gros. Brun clair, thorax roux jau- 
nâtre, avec 3 bandes rousses et raccourcies, l'interne 
et le côté médian des externes sont bordés de noir, 
metanotum et mesosternum brun noir. Taille $: 7 mm. 
— Larve aquatique . T. stricticornis n. sp. 

12. Corps vert clair "'.' 13. 

— Corps sans couleur verte 14. 

13. Vert jaunâtre ; article 6e des antennes, tibias antérieurs 
et tous les tarses assombris, mesonotum avec 3 bandes 
orangées et raccourcies, tergites 2—6 faiblement assom- 
bris. Article 2e des antennes rétréci au milieu, sans col, 
mais graduellement aminci, 3—5 fusiformes, 6e article 
double du 5e. Ailes ponctuées, transversale brun noir, 
sous-costale, radius et 2 / 3 distaux du cubitus avec soies, 
radius dépassant un peu le milieu du cubitus, qui est 
à peine arqué, bifurcation de la posticale à peine dis- 
tale. Métatarse antérieur de 2 / 3 plus long que le tibia, 
2 1 /» fois aussi long que le 2e article, 3 e un peu plus 
court que le 2 e , 4 e un peu plus long que le 3e, double 
du 5e. Taille $ : 5,3 mm. 

T. viridis va r. melanosema n. vdr. 

— Vert clair; palpes, flagellum, metanotum, mesosternum, 
tache sur les tergites 2—4 ou 2-6 bruns, scape noir, 
3 bandes du mesonotum rousses ou brunes 

T. dorsalis Meig. 

14. Nervure transversale pâle comme le cubitus .... 15. 

— Transversale noire ou brun noir, plus sombre que le 
cubitus 21. 

15. Jaune pâle en entier, seulement le 6e article antennaire, 
les genoux antérieurs, le quart distal du tibia antérieur, 
le tarse antérieur et les 3 ou 4 derniers articles des 
autres tarses assombris. Article 2e des antennes forte- 
ment rétréci au milieu, col presque transversal, 3 — 5 en 



40 NOUVELLES DESCRIPTIONS 40 

forme de bouteille, col égalant les 2 /s du renflement, 
6 e double du 5e. Ailes ponctuées, sous-costale, radius 
et cubitus à soies rapprochées, bifurcation de la posti- 
cale distale de la transversale. Tibia antérieur notable- 
ment plus court que le fémur, métatarse presque dou- 
ble du tibia, 2 — 4 graduellement raccourcis, 4e double 
du 5 e , qui est 8 — 10 fois aussi long que gros. Taille Ç 
3,6 mm. — Larve dans un ruisseau. T. nympha ». sp. 

— Mesonotum avec 3 ou 4 bandes plus sombres ... 16. 

16. Jaune ou blanc jaunâtre, articles antennaires 3 — 5 à col 
plus long que le renflement 17. 

— Couleur de rouille, scutellum blanc, col des articles 
antennaires 3—5 aussi long que le renflement . . .20. 

17. Métatarse antérieur d'un quart plus long que le tibia 18. 

— Métatarse antérieur deux fois aussi long que le tibia 19. 

18. Mesonotum avec 4 bandes jaunes, yeux très distants au 
vertex ; tergites 3—6 de la nymphe avec une protubé- 
rance spinuleuse T. signatus Kieff. 

— Mesonotum avec 3 bandes noires, yeux très rapprochés 
au vertex, tergites de la nymphe sans protubérance. 

T. rhyparobius n. sp. 

19. Cubitus très arqué, bande intermédiaire du mesonotum 
percurrente T. percurrens Kieff. 

— Cubitus droit, bande intermédiaire raccourcie en arrière. 

T. gregarius Kieff. 

20. Mesonotum avec 3 bandes jaunes, la médiane mince et 
percurrente, cubitus droit .... T. bryozoarum Kirff. 

— Mesonotum avec 4 bandes brun noir et raccourcies, 
cubitus arqué T. interruptus Kieff. 

21. Thorax noir, sans bande longitudinale. 

T. Liebeli n. sp, 

— Thorax jaune, brun ou brun noir, avec 3 bandes plus 
sombres 22. 

22. Taille: 12 mm., jaune, varié de noir, lobes frontaux 
très distincts T. plumosus L. 

— . Taille ne dépassant pas 9 mm 23. 

23. Col des articles antennaires 3 — 5 et 6« article noirâtres, 
corps brun en majeure partie. T. dichromocerus >i. sp. 

— Col des articles 3 — 5 jaune comme la partie renflée 24. 



41 DE CHIR0N0M1DES OBTENUS D'ÉCLOSION. 41 

24. Thorax brun noir, 3 bandes, metanotum et mesoster- 
num noirs T. annularius Meig. 

— Thorax jaune ou jaune brun, varié de noir ou de roux. 25. 

25. Bandes du mesonotum ferrugineuses, bande des tergites 
2 — 5 prolongée en arrière au milieu. 

T. Thummi var. subproductus n. var. 

— Bandes du mesonotum noires 26 

26. Article 6 e des antennes un peu plus long que le li*>, ter- 
gites bruns ... T. Thummi var. ichthyobrota n. var. 

— Article 6 e des antennes double du 5e . 27. 

27. Abdomen brun noir T. aprilinus Meig. 

— Abdomen brun noir, avec le tiers postérieur de tous les 
tergites ou des tergites 2 — 5 jaune ou blanchâtre . . 28. 

28. Bande médiane du mesonotum non divisée, métatarse 
antérieur de 2 /s plus long que le tibia. 

T. indivisus n. sp. 

— Bande médiane du mesonotum divisée 29. 

29. Tergites 2—6 de la nymphe avec une protubérance spi- 
nuleuse, métatarse antérieur de Va ou de V» P' us l° n S' 
que le tibia T. riparius Meig. 

— Tergites 2-6 de la nymphe sans protubérance, méta- 
tarse antérieur de l l± plus long que le tibia. 

T. Thummi n. sp. 

Genre Paratendipes n. sp. 

Ce genre est intermédiaire entre Tendipes et Tanyiarsus. 
11 diffère du premier par l'absence de pulvilles et du second 
par l'absence des poils sur la surface alaire et par la forme 
de la pince. Le type est : 

P. albimanus Meig. 

Antennes du $ de 14 articles, dont le 14e est 2 fois 
aussi long que les 12 précédents réunis, 3 — 10 transversaux, 
11 — 13 aussi longs gros, panache brun. Antennes de la $ de 
7 articles, dont le 2 e n'est pas rétréci au milieu. 3 — 6 fusi- 
formes, 3 fois aussi longs que gros, 7e de moitié plus long 
que le 6 e . Ailes ponctuées, pas distinctement lobées à la 
base, sous-costale, radius et cubitus à soies rapprochées, 
cubitus double du radius, non dépassé par la costale, à 

6 



42 NOUVELLES DESCRIPTIONS 42 

peine arqué, bifurcation de la posticale distale de la trans- 
versale, qui est oblique et brune comme le radius, le cubi- 
tus et la discoïdale. Pattes sans longspoils; tibia antérieur 
sans éperon, métatarse de moitié plus long que le tibia, 
double du 2e article, 2 — 4 graduellement un peu raccourcis, 
4e double du 5e, qui est 6—8 fois aussi long que gros, pul- 
villes nuls, empodium très court, à peine perceptible ; 4 
tibias postérieurs avec un anneau crénelé occupant la 
moitié du pourtour et 2 éperons très courts. Lamelle de la 
pince munie d'une pointe assez longue, articles terminaux 
à peine aussi longs que les basaux, faiblement arqués et 
faiblement amincis distalement, où ils sont dépourvus de 
soies rigides; appendice supérieur très court, plus court 
que la grosseur de l'article basai, l'inférieur dépasse à peine 
l'article basai. Scape, thorax, pattes antérieures sauf le 
métatarse qui est blanc, et 4 fémurs postérieurs noirs (cf ) 
ou brun noir (Ç), aux 4 pattes postérieures la base du fémur, 
le tibia et le métatarse sont jaune brunâtre, reste des tarses 
brunâtre, flagellum brun, balanciers blancs, pleures blan- 
châtres en partie ; abdomen brun, chez le $, la moitié dis- 
tale est brun noir, la pince brun clair. Taille cf $: 4— 5 mm. 
— Les larves rouges vivent dans l'eau. 

Genre Lautèrbornia n. gen. 

Ce genre, dédié à M. le professeur Dr. Lauterborn de 
Ludwigshafen, diffère de Tanytarsus par le métatarse anté- 
rieur, qui est plus court ou à peine aussi long que le tibia 
et barbu chez le <f. Le type est: 

L. coracina Zett. 

<f $. Yeux glabres, arqués, faiblement amincis en haut 
où ils sont distants d'au moins leur longueur chez la Ç. 
Palpes de 4 articles, dont les 3 derniers sont longs, 2« le 
plus long, 3 e un peu plus court que le 4e, 5—6 fois aussi 
long que gros. Antennes du ,J de 14 articles, dont le der- 
nier est 2 fois aussi long que les 2 — 13 réunis, 3 — 9 trans- 
versaux, d'abord deux fois aussi gros que longs, 10 — 13 
aussi longs que gros, panache brun noir. Antennes de la $ 
de 7 articles, dont le 2e est long et assez fortement rétréci 



43 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 43 

au milieu, 3—5 un peu fusiformes, 6 e subcylindrique, 7e 2'/2 
fois aussi long que le 6e. ' Ailes finement ponctuées et gla- 
bres (d* Ç), non lobées, avec quelques poils à l'extrême 
bout distal, le long du bord, en outre des poils forment 
une ligne dans la moitié distale de l'aile, entre la discoï- 
dale et la posticale; sous-costale, radius et cubitus avec 
des poils, radius égalant les */ 8 du cubitus qui est faible- 
ment arqué et non dépassé par la costale, bifurcation de la 
posticale située sous la transversale, qui continue la direc- 
tion du cubitus. Tibia antérieur égal au fémur, pas plus 
court que le métatarse, à poils pas plus longs que sa gros- 
seur, 3 premiers articles des tarses à poils dressés, 6 — 8 
fois aussi longs que la grosseur des articles, le 1 er de moitié 
plus long que le 2 e , 2 — 5 graduellement raccourcis, 4 e d'un 
tiers plus long que le 5e, qui est 8 — 10 fois aussi long que 
gros, crochets assez longs et peu arqués, empodium éga- 
lant le tiers des crochets, un peu plus long que les pul- 
villes, tibia des 4 pattes postérieures à poils '4 — 6 fois aussi 
longs que sa grosseur, fémur et tarse à poils moins longs, 
anneau crénelé très court, peu distinct, interrompu, occu- 
pant au moins le milieu du pourtour du tibia postérieur, 
moins étendu au tibia intermédiaire, éperons subnuls. Arti- 
cle terminal de lapince droit, également gros, à peine aminci 
à l'extrême bout distal, appendice supérieur plus large que 
l'intermédiaire, dépassant l'article basai, appendice intermé- 
diaire dépassant le milieu de l'article terminal, à longs poils 
incurvés, appendice inférieur à peine plus court que le 
supérieur, à poils terminés en globule; lamelle graduelle- 
ment amincie en une courte pointe. Noir en entier, pleures 
et balanciers brunâtres. Taille S ? : 5 — 6 mm. — Larves 
dans différents lacs de l'Eifel (Laacher See, Weinfelder Maas, 
Gemunder Maas). 

Une variété a le 4 e article des palpes de beaucoup le 
plus long, 2 e et 3° subégaux, articles antennaires 10— 13 plus 
longs que gros, poils des 3 premiers articles du tarse anté- 
rieur 4 — 5 fois aussi longs que la grosseur des articles, 
ailes lobées (d" ?). Thorax noir, scutellum et pleures jaune 
brunâtre, balanciers blancs, pince et tergites bruns, reste 
de l'abdomen et pattes brunâtres. Taille: 5 mm. — Larve à 
une grande profondeur dans le lac de Weinfeld. 



44 NOUVELLES DESCRIPTIONS 44 

Genre Tanytarsus Y. d. Wulp. 1 ) 

Les espèces mentionnées ici ont les ailes non lobées et 
la transversale non apparente, c'est-à-dire, continuant la di- 
rection de la discoïdale et du cubitus, sauf quelques exceptions 
mentionnées: cubitus non dépassé par la costale; tibia anté- 
rieur sans éperon, tarse antérieur sans longs poils dressés. 
4. Pulvilles pas plus courts ou à peine plus courts que 

l'empodium, qui atteint le milieu ou les '/s des crochets. 

(Sous-genre Calopsectra Kieff.) 2. 

— Pulvilles très petits, n'atteignant pas le V 3 des crochets 
(Sous-genre Micropsectra Kieff.) ou nuls (Sous-genre 
Tanytarsus) ,15. 

2. Mâles 3. 

— Femelles 10. 

3. Antennes de 13 articles, ailes non poilues, larves dans 
un fourreau cylindrique et libre 4. 

— Antennes de 14 articles 5. 

4. Ailes ponctuées, n'ayant que la sous-costale, le radius 
et le cubitus avec des poils alignés (cT $) : radius éga- 
lant les 2 / 3 du cubitus qui aboutit près de la pointe 
alaire, bifurcation de la posticale notablement distale 
de la transversale. Articles 3—12 des antennes du o* 
graduellement allongés, les derniers 2 fois aussi longs 
que gros, 13e égal aux 2—12 réunis, panache brun noir. 
Antennes de la Ç de 6 articles, dont le 2e est rétréci au 
milieu, 3 e et 4e en forme de bouteille, col égalant la 
moitié du renflement, verticille 4— 5 fois aussi long qu'un 
article, 5e article en ellipse allongé, sans col, 6e de 
moitié plus long que le 5 e . Yeux fortement arqués, dis- 
tants d'un peu plus de leur largeur terminale. Article 
4e des palpes le plus long. Fémur antérieur de moitié 
plus long que le tibia, métatarse égal au fémur, articles 
1—4 graduellement raccourcis, 4e double du 5e qui est 
4 fois aussi long que gros, crochets petits, pas plus 
longs que l'empodium, pulvilles égalant les 2 / 3 des cro- 
chets ; tibia intermédiaire avec deux parties d'anneau 
crénelé, l'une prolongée au milieu en un long éperon 
simple, tibia postérieur avec une partie d'anneau cré- 
nelé, ayant le V4 du pourtour, et un long éperon, plus 

1 ) Dactylocladius setiger K. (prseocc.) est à changer en D. setosus n.nov. 



45 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 45 

long que la grosseur du tibia, un peu élargi et dentelé 
dans son tiers basai. Lamelle de la pince avec une 
pointe peu longue; article terminal de la pince subcylin- 
drique, droit et poilu, appendice supérieur assez large, 
incurvé et aminci au bout, intermédiaire atteignant le 
milieu de l'article terminal, gros, subcylindrique, à longs 
poils arqués, l'inférieur manque comme chez Tendipes. 
Brun noir (çf ) ou brun clair ($) ; balanciers et pince 
blancs, pattes blanchâtres, comme les antennes de la $, 
mesonotum parfois avec une trace de 3 bandes plus 
.sombres. Taille $: 2,3 mm., Ç: 1,8 mm. La larve a été 
décrite par le Dr. Lauterborn (Zool. Anzeiger, 1905 flg. 

1—4) T. agrayloides n. sp. 

— Ailes à peine ponctuées, avec de longues soies alignées 
sur la sous-costale, le radius, la moitié distale du cubi- 
tus, la partie distale de la discoïdale, toute la posticale 
et les 2 anales ; en outre, des soies moins régulièrement 
alignées se trouvent le long du bord inférieur, entre la 
posticale et la discoïdale en forme de ligne longitudi- 
nale et percurrente, enfin sur l'espace compris entre 
l'extrémité du cubitus et la pointe alaire; radius attei- 
gnant les ~/ 3 du cubitus, . qui est droit, distant de la 
pointe alaire, dont il est plus éloigné que le rameau 
supérieur de la posticale, bifurcation de la posticale 
notablement distale de la transversale. Yeux arqués, non 
amincis au vertex, où ils sont séparés de presque 2 
fois leur longueur. Articles antennaires 3—9 d'abord à 
peine transversaux, puis graduellement allongés, 10 — 12 
plus minces, 2 fois aussi longs que gros, 13e liliforme 
et aussi long que les M précédents réunis. Tibia anté- 
rieur à peine plus court que le fémur, 4 pattes posté- 
rieures à poils 2 fois aussi longs que leur grosseur, 
leur tibia avec deux anneaux crénelés et séparés, occu- 
pant chacun 1 / i du pourtour, pulvilles minces, atteignant 
le milieu de l'empodium, qui est égal aux 2 / 3 des cro- 
chets. Lamelle de la pince graduellement amincie en 
pointe~triangulaire, l'appendice supérieur est rudimen- 
taire, court et très mince, l'inférieur a des poils sim- 
ples. Blanc jaunâtre, scape brun noir, antennes et pa- 
nache brun, metanotum avec une trace de 3 bandes 



46 NOUVELLES DESCRIPTIONS . 46 

jaunes, balanciers et pattes blancs. Taille. a"-" 2,3 mm. 
Dédié à M. Baur, qui a étudié les premiers états de cet 
insecte. T. Bauri n. sp. 

5. Ailes avec une fausse nervure intercalée entre la dis- 
coïdale et la posticale, et, en outre, chez la Ç, avec 
une ligne entre le cubitus et la. discoïdale ; surface nue, 
la pointe seule longuement poilue depuis l'extrémité du 
cubitus; nervures de la Ç poilues, radius atteignant les 
2 / 3 du cubitus, qui est droit,- distant de la pointe alaire 
de -/ 3 de sa longueur, plus distant que le rameau supé- 
rieur de la posticale, transversale déviant à peine de la 
direction de la discoïdale et du cubitus, bifurcation de 
la posticale très distale de la transversale, Située sous 
le milieu du radius. Yeux subcirculaires chez la Ç, dis- 
tants de 2 fois leur diamètre au vertex, ceux du <$ fai- 
blement arqués, distants de 2 fois leur largeur. Articles 
du llagellum du cf d'abord un peu plus longs que gros, 
puis plus de 2 fois aussi longs que gros, le '14 e filiforme, 
égal aux 12 précédents réunis. Antennes de la $ de 5 
articles, le 2 e à peine rétréci .au milieu, 3* et 4e faible- 
ment fusiformes, 5 e double du 4c, un peu renflé sous le 
milieu, et muni, à cet endroit, d'un long verticille. Pattes 

.antérieures sans longs poils, métatarse de 1 / 2 plus long 
, que le tibia, 4e article plus de 2 fois le 5e, pulvilles peu 
larges, égalant l'empodium, atteignant" les - 2 /s des cro- 
chets ; pattes postérieures à poils 2—3 fois aussi longs 
que leur grosseur, anneau crénelé, occupant le tiers du 
pourtour, éperons nuls. Lamelle de la pince avec une 
pointe triangulaire peu longue ; appendice supérieur 
de l'article basai long et subfiliforme, l'inférieur beau- 
coup plus court, subfiliforme, terminé par un faisceau 
de longs poils. Blanc jaunâtre, pattes blanchâtres, tho- 
rax du d* brun noir. Taille cf : 2,5 mm., $: 1,8 min. — 
Larves dans l'eau T. psilopterus n. sp. 

— Ailes sans nervure intercalée entre la discoïdale et la 
posticale 6. 

6. Ailes poilues au moins dans leur tiers distal . ... 7. 

— Ailes non poilues, ponctuées; sous-costale, radius et 
cubitus à soies longues et alignées, radius atteignant 
les -/ 3 du tmbitus qui est faiblement arqué, transver- 



47 ' DE CHTRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 47 

sale déviant à peine de la direction de la discoïdale et 
du cubitus, bifurcation de la posticale un peu distale de 
la transversale. Articles antennaires 3 —13 graduellement 
allongés, les premiers transversaux, les suivants aussi 
longs que gros, 14e pointu, presque 2 fois aussi long 
que les 12 précédents réunis. Antennes de la $ de 6 
articles, dont le 2e est à peine rétréci au milieu, col 
aussi long que gros, articles 3 — 5 subfusiformes, 3e et 
4e à col deux fois aussi long que gros, 5 e sans col, 6e 
plus de 2 fois aussi long que le 5 e , avec 2 longues soies 
apicales. Anneau crénelé des 4 tibias postérieurs occu- 
pant au moins la moitié du pourtour, grand éperon très 
distinct, mais plus court que la grosseur du tibia. Méta- 
tarse antérieur d'un tiers plus long que le tibia, 4 e arti- 
cle tarsal deux fois aussi long que le 5 e , celui-ci 5—6 
fois aussi long que gros, pulvilles dépassant le milieu 
des crochets, à peine plus court que l'empodium. La- 
melle de la pince avec une pointe filiforme et très 
longue, plus de moitié aussi longue que l'article termi- 
nal ; appendice supérieur long, subfiliforme et fortement 
courbé en, dehors, appendice inférieur nul. Jaune; scâpe, 
3 bandes du mesonotum, metanotum et mesosternum 
noirs, abdomen blanc jaunâtre, balanciers et pattes 
blancs, flagellum du d* brun. Taille: 3,5 mm. Larve 

mineuse dans les feuilles d'Iris T. iridis n. sp. 

7. Bandes du mesonotum, metanotum et mesosternum 
jaune vitellin; corps blanc jaunâtre, flagellum brun, 
tiers postérieur de l'abdomen assombri, pattes blan- 
châtres. Yeux arqués, amincis aux vertex, où ils sont 
peu distants. Article 3 e des antennes un peu transver- 
sal, les suivants graduellement plus longs, 8—13 au 
moins 2 fois aussi longs que gros, 14e d'un tiers plus 
long que les 12 précédents réunis. Ailes poilues, radius 
atteignant les 2 / 3 du cubitus qui est droit et rapproché 
de la pointe alaire, bifurcation de la posticale située 
sous la transversale Fémur antérieur de moitié plus 
long; que le tibia, métatarse de 2 /à plus long que le 
tibia, "4« article double du 5e, qui est 6—8 fois aussi 
long que gros, pulvilles bien distincts, atteignant le 
tiers des crochets, les 4 pattes postérieures avec des 



48 NOUVELLES DESCRIPTIONS 48 

poils 2—3 fois aussi longs que leur grosseur, éperons 
nuls, anneau crénelé, occupant au moins la moitié du 
pourtour. Appendice supérieur des articles de la pince 
large, arrondi au bout et glabre, l'inférieur est linéaire, 
avec de longs poils terminés en globule, l'intermédiaire 
atteint le milieu de l'article terminal. Taille S '■ 3,5 mm. 

Larve dans l'eau T. flavofasciatus >i. sp. 

— Bandes du mesonotum, metanotum et mesosternum 

brun noir 8. 

8. Ailes du <$ glabres, sauf la moitié distale qui est poi- 
lue, toutes les nervures ont des soies alignées, ailes de 
la Ç poilues partout ; radius un peu plus long que la 
■ moitié du cubitus, celui-ci droit, bifurcation de la pos- 
ticale située sous la transversale. Yeux très arqués, 
amincis au vertex et distants d'au moins leur longueur. 
Articles du flagellum du çf un peu transversaux, puis 
plus longs que gros, 14e article d'un tiers plus long que 
les 12 précédents réunis ; antennes de la Ç de 5 arti- 
cles, le 2e faiblement rétréci au milieu, 3 e et 4e fusi- 
formes, 5 e presque double du 4 e , avec un verticille de 
longs poils avant le milieu. Fémur antérieur de -l 3 plus 
long que le tibia, métatarse plus de 2 fois aussi long 
que le tibia, pulvilles aussi longs que l'empodium, attei- 
gnant le milieu des crochets ; les 4 pattes postérieures 
à poils 5 fois aussi longs que leur grosseur. Lamelle de 
la pince à pointe guère plus longue que large, appen- 
dice supérieur mince et arqué, l'inférieur très petit, 
terminé par un faisceau de poils simples. Jaune verdà- 
tre ; scape, 3 bandes du mesonotum, metanotum et 
mesosternum brun noir, flagellum brun, pattes brunâ- 
tres, deux tiers basaux des fémurs plus clairs, le* ter- 
gite avec une large bande transversale et les tergites 
2 — 4 ou 2—5 avec une bande longitudinale et médiane 

brune. Taille çf Ç : 3 mm. . T. pusio Meig. 

Remarque. La description précédente s'applique aux 
exemplaires qui m'ont été, envoyés par M. le Dr. Zykow, 
prof, au Polytechnicum de Nowotscherkask et qui, dans la 
province du Don, étaient extrêmement abondants en mai 
dernier. Les exemplaires (3 $) que M. le Dr. Thienemann 
a obtenus d'éclosion diffèrent par l'abdomen vert clair, sans 



49 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 49 

bande, Tes pattes blanches, les ailes poilues au tiers distal 
et lé long des nervures, transversale indistinctement oblique 
avec le cubitus et la discoïdale, la bifurcation de la posti- 
cale distale de la transversale et l'appendice inférieur de la 
pince qui est allongé, sublinéaire et longuement poilu sur 
toute son étendue ; ils sont voisins de grcgarius K., chez 
qui l'abdomen est jaune brunâtre, et le quart distal des 
ailes du d* poilu, comme les nervures, sauf la tige de la 
discoïdale et de la posticale. 

— Ailes poilues sur toute leur surface, antennes de la Ç 
de 6 articles, le dernier sans verticille 9. 

9. Appendice inférieur de l'article basai de la pince à 
poils non globuleux à l'extrémité, un peu plus court 
que le supérieur, qui est faiblement arqué, dépassant 
à peine l'article basai et aussi large que l'appendice 
intermédiaire ; celui-ci ne dépassant pas le tiers de 
l'article, terminal, lamelle amincie en une pointe trian- 
gulaire. Article 3e des antennes aussi long que gros, 
3—13 graduellement allongés^ les derniers presque 2 fois 
aussi longs que gros, 14 e filiforme, à peine plus long 
que les 12 précédents réunis, panache brun noir. Ailes 
poilues, radius atteignant les 2 / 3 du cubitus. Tibia pos- 
térieur avec 2 éperons aussi longs que sa grosseur et 
un anneau dentelé occupant la moitié du pourtour. 
Métatarse antérieur presque double du tibia, à peine 
plus long que le fémur, 1—4 graduellement raccourcis, 
4 e 2 fois le 5 e , qui est 5 fois aussi long que gros, pul- 
villes égalant l'empodium, dépassant le milieu des cro- 
chets. Poils des 4 pattes postérieures 3—4 fois aussi 
longs que la grosseur des pattes. Blanc jaunâtre ; an- 
tennes, 3 bandes raccourcies du mesonotum, metano- 
tum et mesosternum brun noir, pattes blanchâtres. 
Taille d" : 3,5 mm. — Larve dans un lac de l'Eifel, à 
une grande profondeur T. bathophilus n. sp. 

— Appendice inférieur de l'article basai de la pince à poils 
renflés en globule ou en ovoïde à l'extrémité, linéaire 
et un peu plus court que le supérieur, qui dépasse 
l'article basai et est un peu plus large que l'intermé- 
diaire, celui-ci subitement élargi et ovalaire, atteignant 
presque le milieu de l'article terminal, lamelle graduel- 

7 



50 NOUVELLES DESCRIPTIONS 50 

lement amincie en une courte pointe triangulaire. Arti- 
cles antennaires 3 — 13 deux fois aussi gros que longs, 
14e presque 2 fois aussi long que les 12 précédents 
réunis, panache brun noir. Antennes de la $ à 6 articles, 
dont le 2e est un peu rétréci au milieu, 3—5 fusiformes, 
6e double du 5e. Ailes poilues, radius atteignant les 2 / 3 
du cubitus, qui est droit et beaucoup plus proche de 
la pointe alaire que le rameau supérieur de la posticale, 
bifurcation de la posticale située sous la transversale. 
Tibia postérieur à anneau dentelé occupant les 2 / 3 du 
pourtour, sans éperons ; métatarse antérieur égalant les 
2 /s du tibia, double du 2e article, 4e double du 5 e , qui 
est 6 — 8 fois aussi long que gros, pulvilles atteignant 
le milieu des crochets, un peu plus courts que l'empo- 
dium, 4 pattes postérieures à poils 3 fois aussi longs 
que leur grosseur. Jaune brunâtre ; antennes, 3 bandes 
raccourcies du mesonotum, metanotum et mesosternum 
brun noir, scutellum, balanciers et pattes blanchâtres, 
abdomen brun clair. Taille tf $ : 4 — 5 mm. — Larve 
dans un ruisseau de l'île de Rùgen. T. insularis n. sp. 

Vàr. 1° Article 3 e des antennes du çf un peu transversal, 
les suivants d'abord aussi longs que gros, puis un peu 
allongés. 14e un peu en massue au bout, un peu plus 
long que les 12 précédents réunis. Appendice intermé- 
diaire de la pince graduellement élargi, obliquement 
tronqué au bout. Scutellum brunâtre. Taille ç? $ : 5 mm. 
Larve dans un étang de l'île de Rùgen. 

2» Antennes du cf comme chez la variété précédente, sauf 
que le 14e article filiforme, presque double des 12 pré- 
cédents réunis. Métatarse antérieur de moitié plus long 
que le tibia. Tibia antérieur et les 2 / 3 distaux du fémur 
antérieur brun noir. Pour le reste, semblable au type. 
Taille à* $ : 4,5 mm. — Larve aquatique, île de Rùgen. 

10. Antennes de 5 articles 11. 

— Antennes de 6 articles 12. 

11. Ailes glabres sauf à l'extrémité . . T. psilopterus ». sp. 

— Ailes poilues partout T. pusio Meig. 

12. Ailes glabres, article 5 e des antennes ellipsoïdal, sans 
col 13. 

— Ailes poilues sur toute leur surface 14. 



51 DE GHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 51 

13. Article 6e des antennes avec 2 longues soies apicales, 
anneau dentelé ayant au moins la moitié du pourtour 
des tibias, éperon plus court que la grosseur du tibia. 

T. iridis n. sp. 

— Article 6e sans longues soies apicales, anneau dentelé 
n'ayant que le 1 /; i du pourtour du tibia, éperon plus long 
que la grosseur du tibia T. agrayloides ». sp. 

14. Article 5e des antennes fusiforme comme les 2 précé- 
dents T. insularis n. êp. 

— Article 5e des antennes de la $ ellipsoïdal, sans col, le 
2e non rétréci au milieu, à col 2 fois aussi long que 
gros, 3e et 4e en forme de bouteille, avec un col attei- 
gnant les 2 / 3 de leur longueur, 6 e presque triple du 5 e . 
Yeux arqués, amincis au 1 / 3 supérieur, distants de toute 
leur longueur. Ailes poilues, faiblement lobées, trans- 
versale oblique, formant le même angle avec le cubitus 
qu'avec la discoïdale, radius dépassant un peu le milieu 
du cubitus, qui est presque droit, bifurcation de la pos- 
ticale un peu distale de la transversale. Les 4 tibias 
postérieurs à anneau dentelé occupant au moins la 
moitié de leur pourtour, éperon aussi long que leur 
grosseur, empodium égalant les crochets, un peu plus 
longs que les larges pulvilles; métatarse antérieur pres- 
que double du tibia, 1—5 graduellement raccourcis, 5e 
5 fois aussi long que gros. Blanc jaunâtre; thorax jaune 
clair, 3 bandes raccourcies du mesonotum, metanotum 
et mesosternum, brun, balanciers blancs, antennes et 
pattes blanc brunâtre. Taille <$: 2,5 mm. Allemagne et 
Belgique T. ellipsoidalis ». sp. 

15. Ailes glabres dans leur moitié proximale, faiblement 
poilues dans leur moitié distale, sous-costale, radius, 
cubitus, partie distale de la discoïdale, posticale et 
anale à soies longues et alignées, transversale un peu 
oblique, radius égalant les 2 / 3 du cubitus qui est droit 
et assez distant de la pointe âlaire, mais moins que le 
rameau supérieur de la posticale, bifurcation de la pos- 
ticale distale de la transversale. Yeux arqués, faiblement 
amincis en haut, où ils sont distants des 2 / 3 _de leur lon- 
gueur. Articles 3—5 transversaux, le 3e au moins 2 fois 
aussi gros que long, 6-13 graduellement allongés, aussi 



52 NOUVELLES DESCRIPTIONS 52 

longs ou un peu plus longs que gros, 14 e filiforme, de 
moitié plus long que les 12 précédents réunis, panache 
brun. Peigne du tibia postérieur occupant la moitié du 
pourtour, éperons un peu plus courts que la grosseur 
du tibia, fémur antérieur d'un tiers plus long que le 
tibia, poils des 4 pattes postérieures trois fois aussi longs 
que la grosseur des pattes, métatarse antérieur de 
moitié plus long que le tibia, 4 e double du 5e, empo- 
dium égal au tiers des crochets, pulvilles nuls. Article 
terminal de la pince arqué dorsalement, droit ventrale- 
ment, appendice supérieur graduellement élargi, arrondi 
au bout, dépassant un peu la base de l'article terminal 
et aussi large que l'appendice intermédiaire, celui-ci 
atteint le l /. s de l'article terminal, appendice inférieur 
filiforme, terminé par un bouquet de poils longs et 
simples. Jaune ; scape, 3 bandes raccourcies du meso- 
notum, metanotum, mesosternum et tache pleurale noirs, 
flagellum, pattes et abdomen bruns. Taille çf: 4 mm. — 
Larve aquatique T. hemipsilus n. sp: 

— Ailes poilues sur toute leur surface ........ 16. 

16. Cubitus juxtaposé à la costale depuis l'extrémité du 
radius, c'est-à-dire, dans son tiers distal, aussi éloigné 
de l'extrémité de la discoïdale que le rameau supérieur 
de la posticale, bifurcation de la posticale située dista- 
lement de la transversale. Antennes et tarses brisés. 
Pince comme chez T. Lincki, sauf que la lamelle se 
termine par un prolongement fusiforme au bout et 
atteignant le milieu des articles terminaux, en outre les 
articles terminaux sont pointus et faiblement excisés en 
dedans à leur extrémité. Brun ; 3 bandés raccourcies du 
mesonotum, metanotum, mesosternum et tache pleu- 
rale brun noir, pattes brun clair. Taille $ : 3 mm. — 
Larve dans l'eau salée T. salinarius n. *p. 

— Cubitus distinctement séparé de la costale sur tout son 
parcour 17. 

17. Entièrement blanc jaunâtre, parfois avec une trace de 3 
bandes jaunâtres au mesonotum, flagellum du $ brun 
clair. Article 3e des antennes du o* pas plus long que gros, 
6—13 presque 2 fois aussi long que gros, 14 e à peine plus 
court que les 12 précédents réunis, panachebrun. Antennes 



53 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. ,53 

de la $ de 5 articles, dont le 2e est un peu rétréci au milieu, 
3e et 4e faiblement fusiformes, 5e double du 4e, orné 
d'Un verticille comme les précédents. Radius atteignant 
le milieu du cubitus, qui est droit. Poils des 4 pattes 
postérieures 2—3 fois aussi longs que la grosseur des 
pattes, les 4 tibias postérieurs avec 2 éperons pâles, 
plus courts que la grosseur du tibia, entouré chacun 
d'une courte portion d'anneau crénelé, métatarse anté- 
rieur du S 2y 2 fois aussi long que le tibia, empodium 
atteignant le milieu des crochets, pulvilles nuls. Taille 
<$: 2,5 mm., ^ : 1,5 mm. — Larve aquatique. 

T. curticornis n. sp." 

— Au moins 3 bandes du mesonotum, metanotum et me- 
sosternum plus sombres que le reste du thorax . . 18. 

18. Bandes du mesonotum, metanotum et mesosternum 
vitellins ou jaune brunâtre .... • • 19. 

— Bandes du mesonotum, metanotum et mesosternum 
noirs ou brun noir 20. 

19. Article terminal de la pince obliquement découpé à 
l'extrémité, arqué dorsalement, appendices supérieurs 
élargis fortement à l'extrémité qui est dirigée en dedans 
et émargiriée, appendices intermédiaires dépassant le 
milieu de l'article terminal, linéaires et minces dans les 
2 J 3 basaux, élargis en ovale au tiers terminal, leur ex- 
trémité munie de 4 soies droites et longues, appendices 
inférieurs linéaires et minces, dépassant l'extrémité de 
l'article basai, à poils simples, prolongement de la la- 
melle pas 2 fois aussi long que large. Yeux arqués, 
amincis en haut, où ils sont distants des 2 / 3 de leur 
longueur. Articles 3-13 des antennes du d* à peine 
transversaux, 14e au moins de moitié plus long que les 
12 précédents réunis, panache jaunâtre. Antennes de la 
Ç' de 6 articles, dont le 2 e est un peu rétréci au milieu, 
3—5 subfusiformes, 6e d'un tiers plus long que le 5 e , 
avec une longue soie apicale. Radius atteignant le 
milieu du cubitus qui est presque droit, bifurcation de 
la posticale distale de la transversale. Métatarse anté- 
rieur presque double du tibia, articles 2—4 graduelle- 
ment raccourcis, 4e presque 2 fois le 5e, qui est 7—8 
fois aussi long que gros, empodium égalant la moitié 



54 NOUVELLES DESCRIPTIONS 54 

des crochets, pulvilles très petits, à peine perceptibles. 
Blanc jaunâtre; antennes sauf le scape de la $ et 
pattes antérieures brunâtres, palpes bruns, 4 pattes 
postérieures, 3 bandes raccourcies du mesonotum, 
metanotum et mesosternurn vitellins. Taille <? : 4 mm., 
Ç : 2,5 — 3 mm. Larve aquatique .... T. tenuis Meig. 

— Article terminal de la pince non découpé ni arqué, 
appendice supérieur arrondi au bout, dépassant l'article 
basai, aussi large que l'appendice intermédiaire, celui- 
ci non aminci basalement, atteignant le milieu de l'ar- 
ticle terminal, appendice inférieur linéaire, très mince, 

* un peu plus court que l'intermédiaire, à poils peu longs 
et simples, prolongement de la lamelle très court. Yeux 
. comme chez le précédent. Métatarse antérieur de moitié 
plus long que lé tibia, double du 2c, 3e subégal au 2 e , 
4 e de moitié plus long que le 5e, celui-ci 8 fois aussi 
long que gros, pulvilles très petits, à peine visibles. 
Toutes les nervures brunes, radius égal à la moitié du 
cubitus, qui est à peine arqué, bifurcation de la posti- 
cale à peine distale de la transversale. Blanchâtre ; scape 
noir, palpes bruns, pattes antérieures brunâtres, les 4 
autres jaunâtres et sans longs poils, 3 bandes raccour- 
cies du mesonotum, metanotum et mesosternurn jaune 
brunâtre, mince bord postérieur des tergites brun. Taille 
0* : 4,5 mm. — Larve aquatique. ... T. Lincki ». */>.*) 

20. Métatarse antérieur au maximum double du tibia, an- 
tennes de la $ de 6 articles, le 6« sans verticille . .21. 

— Métatarse antérieur 2Va fois aussi long que le tibia, an- 
tennes de la $ de 5 articles, dont le 5 e est muni d'un 
verticille comme les précédents, plus de 2 fois aussi 
long que le 4e, renflé au tiers basai, avec une longue 
soie apicale, articles antennaires 3-13 du çf d'abord 
transversaux, puis plus longs que gros, 14 H un peu plus 
long que les précédents réunis, panache fauve. Yeux 
très arqués, amincis au tiers supérieur. Radius égalant 
les 3 / 5 du cubitus, bifurcation de la posticale un peu 
distale de la transversale. Article 3e du tarse antérieur 
à peine plus long que le 4e, qui est double du 5e, celui- 
ci 6—7 fois aussi long que gros, empodium égalant la 

") Dédié à mon ancien élève, M. Otlo Linçk, à Ludwigshaien. 



55 DE CH1R0N0MIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 55 

moitié des crochets, pulvilles nuls ou très courts, 4 
pattes postérieures à poils 3 — 4 fois aussi longs que 
leur grosseur, leur tibia avec un anneau crénelé et 2 
éperons noirs. Lamelle de la pince à pointe très courte, 
article terminal lancéolé, appendice supérieur arrondi 
au bout, aussi large que l'intermédiaire qui atteint le 
2 e tiers de l'article terminal. Jaune; scape, 3 bandes 
raccourcies du mesonotum, metanotum, mesosternum 
et tache pleurale brun noir, abdomen jaune blanchâtre, 
tiers antérieur jaune verdàtre, palpes bruns. Taille <f : 
3,5mm., $: 2 mm.— Larve aquatique. T. longitarsis n. sp. 
21. Métatarse antérieur à peine plus long que le tibia ( 2 /n)> 
presque double du 2 e article, 4e de moitié plus long que 
le 5°, qui est 6 — 8 fois aussi long que gros, empodium 
atteignant le milieu des crochets, pulvilles nuls, 4 pattes 
postérieures à poils 4 — 5 fois aussi longs que leur gros- 
seur, anneau crénelé du tibia postérieur occupant la 
moitié du pourtour, éperons très courts. Articles anten- 
naires 3 et 4 du $ un peu transversaux, les suivants 
graduellement allongés, 42c e t 43 e de moitié plus longs 
que gros, 14 e obtus, 2 fois aussi long que les 15 précé- 
dents réunis, panache brun noir, articles 3—5 de la $ 
fusiformes, le 2 e très rétréci au milieu, presque bi-arti- 
culé. Radius égalant les 2 / 3 du cubitus qui est arqué, 
bifurcation de la posticale à peine distale de la trans- 
versale. Lamelle de la pince à prolongement à peine 
plus long que large, appendice supérieur aminci forte- 
ment à la base, son extrémité aussi large que l'inter- 
médiaire, arrondie et faiblement échancrée ou tronquée, 
dépassant peu l'article basai, appendice intermédiaire 
atteignant le milieu de l'article terminal, appendice in- 
férieur linéaire, très mince, presque aussi long que l'in- 
termédiaire, à poils simples. Blanchâtre; scape, 3 bandes 
raccourcies du mesonotum, dont la médiane est divisée, 
metanotum, mesosternum et tache pleurale brun noir, 
flagellum brun, tergites à large bande brune occupant 
presque tout le dessus, sternites avec une petite tache 
brune, parfois effacée, située sur le milieu du bord an- 
térieur. Taille ç? Ç : 4,5 mm. Larve aquatique. 

T. curtimanus n. sp. 



56 NOUVELLES DESCRIPTIONS 56 

— Métatarse antérieur au moins de moitié plus long que 
le tibia 22. 

22. Antennes du tf de 12 articles, dont le 3e et le 4e sont 
à peine transversaux, 5 — 11 plus longs que gros, gra- 
duellement allongés, 12e plus court que les 10 précé- 
dents réunis, panache brun. Antennes de la £ de ar- 
ticles, dont le 6e est un peu plus long que le 5e et armé 
d'une soie presque aussi longue que lui, 3—5 subfusi- 
formes. Palpes très longs, 3e et 4e article 5-6 fois aussi 
long que gros, 4e de moitié plus long que le 3e. Yeux 
du S fortement arqués, amincis en haut, où ils sont 
distants de presque toute leur longueur. Radius égalant 
presque les 2 / 3 du cubitus, qui est faiblement arqué, 
bifurcation de la posticale située sous la transversale. 
Mesonotum avec des rangées de soies. Métatarse anté- 
rieur de moitié plus long que le tibia, articles 2 — 4 gra- 
duellement raccourcis, 4e double du 5e qui est 6 — 7 fois 
aussi long que gros, les 4 pattes postérieures à poils 
denses et trois fois aussi longs que leur grosseur, pul- 
villes nuls, empodium atteignant le milieu des crochets. 
Abdomen du S à poils presque aussi longs que sa gros- 
seur; lamelle de la pince graduellement amincie en 
pointe, article terminal découpé obliquement avant l'ex- 
trémité, qui est amincie et tronquée, appendice supé- 
rieur dépassant un peu l'article basai, arrondi au bout, 
aussi large que l'intermédiaire, celui-ci atteint presque 
le milieu de l'article terminal. Jaunâtre; scape du <$ 
noir, flagellum du d* et 6e article de la Ç bruns, pattes 
et abdomen blanchâtres, 3 bandes raccourcies du meso- 
notum, metanotum, mesosternum et petite tache pleu- 
rale brun noir, 5 premiers tergites à mince bord brun. 
Taille ç? $ : 3 mm. — Larve dans l'eau d'une Saline. 

T. excisus n. sp. 

— Antennes du tf de 14 articles 23. 

23. Pince n'ayant, de chaque côté, que les 3 appendices 
ordinaires . . . . . . . . . . . . 24. 

— Pince ayant, de chaque côté, 4 appendices, dont le 
supérieur est arqué, aussi large mais un peu plus court 
que l'intermédiaire et arrondi au bout, l'intermédiaire 
atteint presque le milieu de l'article terminal, entre lui 
et le supérieur se trouve un appendice arqué, très 



57 DE CHIRONOMIDES OBTENUS D'ÉCLOSION. 57 

mince, glabre comme le supérieur, un peu plus court 
que ce dernier, mais un peu plus long que l'appendice 
inférieur, qui est linéaire, très mince et terminé par un 
bouquet de poils longs et renflés en globule à l'extré- 
mité, lamelle à prolongement graduel et très court. Ar- 
ticle 3e des antennes du d* un peu transversal, 4-6 
graduellement allongés, 7—13 presque 2 fois aussi longs 
que gros, 14e presque double des 12 précédents réunis, 
panache brun noir. Article 2e des antennes de la Ç ré- 
tréci au milieu, 3 — 5 fusiformes, 6e presque double du 
5e, sans longue soie apicale. Radius atteignant les 2 / 3 
du cubitus, qui est à peine arqué, bifurcation de la 
posticale située sous la transversale. Métatarse antérieur 
de moitié plus long que le tibia, presque double du 2 ,: 
article, 2 à 4 graduellement raccourcis, 4e double du 5e, 
qui est 5—6 fois aussi long que gros, empodium attei- 
gnant le milieu des crochets, pulvilles un peu plus 
courts que l'empodium ;. pattes antérieures sans longs 
poils; les 4 postérieures à poils 2—3 fois aussi longs 
que leur grosseur, leur tibia à anneau crénelé occupant 
au moins la moitié du pourtour, sans éperon distinct. 
Brun jaune, plus clair chez la $, antennes du d", scape 
de la $, 3 bandes raccourcies du mesonotum, metano- 
tum et mesosternumbrun noir,. balanciers blancs, pattes 
brunes, sternites blanchâtres, pince jaunâtre. Taille cf ; 
4 mm., Ç: 3,5 mm. — Larve aquatique. 

T. tetratomus n. sp. 

24. Appendices inférieurs de la pince à poils terminés en 
globule, 4 tibias postérieurs sans éperon, à anneau cré- 
nelé occupant plus de la moitié du pourtour .... 25. 

— Appendices inférieurs de la pince à poils simples. . . 27. 

25. Article terminal de la pince légèrement et obliquement 
tronquée en dedans à l'extrémité, appendice supérieur 
droit, d'égale largeur, arrondi au bout, dépassant à 
peine l'article basai, appendice intermédiaire à peine 
aussi large que le supérieur, atteignant presque le 
milieu de l'article terminal, à peine plus. long que l'in- 
férieur, qui est très mince, linéaire, à poils terminés en 
globule. Articles antennaires 3 et 4 du <J transversaux, 
5—13 un peu plus longs que gros, 14e obtus, de moitié 
plus long que les 12 précédents réunis, panache brun 

8 



58 NOUVELLES DESCRIPTIONS 58 

noir; article 2e de la $ à peine rétréci au milieu, 3 — 5 
fusiformes, 6e de moitié plus long que le 5e. Radius 
atteignant Tes 2 / 3 du cubitus, qui est droit, bifurcation 
de la posticale un peu distale. Métatarse antérieur de 
moitié plus long que le tibia, double du 2e article, 2—5 
graduellement raccourcis, 5e six fois aussi long que 
gros, empodium atteignant à peine le milieu des cro- 
chets, 4 tibias postérieurs sans éperon, anneau crénelé 
ayant au moins la moitié du pourtour. Blanchâtre; 
scape, 3 bandes raccourcies du mesonotum, metano- 
tum, mesosternum et tache pleurale brun noir, pattes 
à peine brunâtres, flagellum du d* et bord postérieur 
des tergites bruns. Taille çf $: 4.5 mm. 

T. exsectus n. sp. 

— Article terminal de la pince lancéolé 26. 

26. Pulvilles distincts, à peine plus courts que l'empodium, 
qui n'atteint pas le milieu des crochets; article termi- 
nal de la pince lancéolé, lamelle à prolongement très 
court, appendice supérieur arqué, aminci basalement, 
extrémité subarrondie et aussi large que l'intermédiaire 
qui atteint le 2e tiers de l'article terminal, appendice 
inférieur linéaire, atteignant presque la demie largeur 
de l'intermédiaire, mais beaucoup plus court. Articles 
3-6 des antennes. du <? transversaux, 10 — 13 allongés, 
14 e de moitié plus long que les 12 précédents réunis, 
panache brun noir ; article 2e de la $ un peu rétréci 
au milieu, 3 — 5 fusiformes, 6e de moitié plus long que 
le 5 e , à longue soie apicale. Radius dépassant un peu 
le milieu du cubitus, qui est subdroit, bifurcation de la 
posticale située sous la transversale. Métatarse antérieur 
de 2 / 3 plus long que le tibia, double du 2e article, 2-5 
graduellement raccourcis, 4e double du 5 e qui est 6—8 
fois aussi long que gros, 4 pattes postérieures à poils, 
2-3 fois aussi longs que leur grosseur, leur tibia sans 
éperon, anneau crénelé occupant la moitié du pourtour. 
Brun clair; scape, 3 bandes raccourcies du mesonotum, 
metanotum, mesosternum et tache pleurale -noirs, balan- 
ciers blancs, flagellum du ç? et pattes bruns, sternites 
blanchâtres. Taille <$ % : 4,5 mm. — Larve aquatique. 

T. trivialis n. sp. 



59 . DE CH1R0N0M1DES OBTENUS D'ÉCLOSION. 59 

Var. lanceolatus. n. var. Article 14? des antennes du ç? 
presque 2 fois les 12 précédents réunis, article 6e des 
antennes de la $ d'un quart plus long que le 5e, sans 
longue soie apicale. Métatarse antérieur de- moitié plus 
long que le tibia, pulvilles égalant le y 4 des crochets, 
empodium atteignant le milieu des crochets. Taille 
$ $ : 4 mm. Pour tout le reste, semblable au type. — 
Larve aquatique. 

— Pulvilles à peine visibles, empodium atteignant le milieu 
des crochets, métatarse antérieur de 2 / 3 plus long que 
le tibia, presque 2 fois le 2e article, 2—5 graduellement 
allongés, 5« six fois aussi long que gros, 4 pattes pos- 
térieures à poils 2 — 3 fois aussi longs que leur gros- 
seur, leur tibia sans éperon, anneau crénelé dépassant 
la moitié du pourtour. Articles 3—13 des antennes du 
'o* d'abord un peu plus longs que gros, puis presque 2 
fois aussi longs que gros, 14c égal aux 12 précédents 
réunis, panache brun noir; article 2« de la $ rétréci au 
milieu, 3—5 fusiformes, 6e un peu plus long que le 5 e , 
à longue soie apicale. Cubitus arqué, radius graduelle- 
ment effacé chez le à", brun chez la $, bifurcation de 
la posticale située sous la transversale. Pince comme 
chez T. curtimanus, sauf que l'appendice supérieur n'est 
pas échancré et l'inférieur est muni de poils renflés à 
l'extrémité. Blanchâtre ; scape, 3 bandes raccourcies du 
mesonotum, metanotum et mesosternum brun noir, bord 
postérieur des tergites du çf brun. Taille cf : 3 5 mm., 
Ç: 2,5 mm. —Larve aquatique T. atrofasctatus n. sp. 

27. Appendices inférieurs de la pince subfiliformes et pres- 
que aussi longs que les intermédiaires, poils simples, 
guère plus longs que la largeur de l'appendice et cou- 
vrant tout le côté interne, appendices intermédiaires 
dépassant un peu le milieu de l'article terminal, appen- 
dices supérieurs très amincis jusqu'à l'extrémité de 
l'article basai, leur partie terminale élargie et fortement 
courbée en dedans, prolongement de la lamelle très 
court. Articles 3—13 des antennes du mâle d'abord un 
peu transversaux, puis allongés, les derniers 2 fois aussi 
longé que gros, 14 e égal aux 12 précédents réunis, 
panache brun noir; article 2e de la $ fortement rétréci 
au milieu, 3-5 fusiformes, 6 e un peu plus long que le 



60 NOUVELLES DESCRIPTIONS DE CH1RONOM1DES. 60 

5 e , à longue soie apicale. Radius atteignant les 2 /a du 
cubitus, qui est faiblement arqué, bifurcation de la pos- 
ticale située sous la transversale. Métatarse antérieur 
du (J de 2 /3 plus long que le tibia, 1—4 graduellement 
raccourcis, 4e double du 5e, qui est 6 — 8 fois aussi long 
que gros, pulvilles à peine visibles, empodium atteignant 
le milieu des crochets, 4 pattes postérieures à poils 
2-3 fois aussi longs que leur grosseur. Blanchâtre; 3 
bandes raccourcies du mesonotum, metanotum, mesos- 
ternum et tache pleurale brun noir, antennes et abdo- 
men brun clair. Taille çf: 3,5 mm., $: 2 mm. — Larve 

dans un fossé d'une prairie T. praticola n. sp. 

— Appendices inférieurs de la pince ne dépassant pas le 
milieu des intermédiaires, linéaires, à poils simples, 
aussi longs que l'appendice lui-même et formant un 
bouquet apical, appendices intermédiaires atteignant 
presque le milieu de l'article terminal, appendices supé- 
rieurs incurvés, d'égale largeur, un peu plus courts 
et un peu plus étroits que les intermédiaires, prolonge- 
ment delà lamelle court. Articles 3 — 13 des antennes du 
d* à peine transversaux, 14e égal aux 12 précédents 
réunis, panache brun ; article 2e de la $ rétréci au 
milieu, 3—5 fusiformes, 6e presque double du 5 e , à 
longue soie apicale. Radius égalant les 2 / 3 du cubitus, 
qui est subdroit, bifurcation de la posticale un peu dis- 
taie de la transversale. Métatarse antérieur (J $ 2 fois 
aussi long que le tibia, double du 2 e article, 2—4 gra- 
duellement raccourcis, 4e double du 5«, qui est 6 fois 
aussi long que gros, pulvilles atteignant le tiers des 
crochets, à peine plus courts que l'empodium, 4 tibias 
postérieurs à 2 éperons, dont l'un est très court, l'autre 
aussi long que la demie grosseur du tibia, chacun en- 
touré d'une portion d'anneau crénelé. Jaune brunâtre; 
antennes du çf, 3 bandes raccourcies du mesonotum, 
metanotum et mesosternum brun noir, balanciers blancs, 
pattes et abdomen brun clair. Taille $: 4,5 mm., $: 
3,5 mm. — Larve aquatique. ... T. longiradius n. sp. 



PROMENADES BRYOLOGIQUES 



EN LORRAINE 

PAR 

l'abbé A. FRIREN. 



6' SERIE 



Verba volant, scripla marient. 

Mon cher ami, 

Les différentes localités lorraines, dans lesquelles je vous 
ai invité à faire des recherches bryologiques, sont déjà au 
nombre de vingt et une. C'est suffisant pour vous permettre 
de retrouver, à quelques exceptions près, toutes les muscinées 
qu'il m'a été donné' de récolter dans un rayon de 50 kilo- 
mètres autour de Met?; ; mais mon dessein, outre le désir 
de vous être agréable, étant de fournir aux botanistes de 
l'avenir des données certaines sur la dissémination actuelle 
de ces petits et intéressants végétaux, je viens vous proposer 
aujourd'hui trois nouvelles promenades : Klang, Oderfanger 
Weiher, Die Hôllc. Ces trois noms ne se trouvent, il est 
vrai, dans aucune de nos Flores locales ; ne vous effrayez pas 
cependant, nous ne sortirons pas de notre belle Lorraine et, 
grâce au chemin de fer, ces' excursions sont aussi faciles 
que les précédentes. Si elles ne nous fournissent aucune 
muscinée que nous n'ayions déjà vue ailleurs, elles nous 
permettront de constater certains groupements d'espèces 
qu'il est toujours bon de noter et même nous pourrons 
signaler en passant quelques phanérogames et cryptogames 
vasculaires assez rares. Donc, en route . . . d'abord pour Klang. 



62 PROMENADES BitYOLOGIQUES 2 

XXII. Le bois de Klang. 

Klang ou Klangen {KUngen en 1594) est un hameau d'une 
soixantaine de maisons, bâti, dit-on, sur les ruines d'une 
petite ville ou d'un village considérable ; il dépend aujourd'hui 
de la commune de Kemplich 1 ). Cette petite localité, qui n'est 
pas citée une seule fois dans les Flores de Holandre et de 
Godron, a cependant été visitée avec succès par- quelques 
botanistes lorrains. J.-P. Krémer, dans les deux éditions de sa 
Monographie des Hépatiques du département de la Moselle 
(1837, 1863), signale huit hépatiques trouvées dans les bois 
de Klang et de Kédange. Plus tard, au mois de septembre 
1883, R.-Th. Barbiche a récolté dans ce même bois de Klang 
22 muscinées, à savoir: 7 acrocarpes, 7 pleurocarpes et 8 
hépatiques. Plus récemment, en 1904, M l'abbé A. Meyer, 
notre nouveau confrère, attirait mon attention sur cette loca-: 
lité où il avait rencontré un certain nombre de phanéro- 
games peu communes et me recommandait de l'explorer à 
nion tour sous le rapport bryologique. 

Le résultat d'une première excursion (7 septembre 1908) 
fut tel que je revins bientôt continuer mes recherches, et 
aujourd'hui la liste des muscinées du bois de Klang s'élève 
à plus de 60 espèces. 

La gare de Kédângé (KedingenJ, où il nous faut descendre, 
est desservie par deux lignes: Metz-Thionville et Metz-AnZeling ; 
le même tiquet peut servir indifféremment pour l'un ou l'autre 
parcours, la longueur de la voie étant sensiblement la même 
(50 ou 49 km.)- 

De la gare de Kédange au bois de Klang l'itinéraire est 
facile à tracer. On descend vers l'église, on passe devant le 
lavoir, puis, à la dernière maison du village, on prend, à 
droite, un sentier qui monte à travers les jardins et aboutit 
à la bifurcation des routes de Klang et de Dalstein. Là, sur 
un poteau indicateur, nous lisons : 

nonnenfelsen: 2300 m. 
DALSTEIN: » 4700 m. 
aussichtshôhe: 3100 m. 



») « Kemplich tire son nom, selon une ancienne tradition, de Campus 
belli, en allemand Kampfplatz, changé par corruption en celui de Kemp- 
lich. (Statistique . . .du dépt. de la Moselle. Verronnais. 1844, page 205.) » 



3 EN LORRAINE. 63 

C'est aux Nonnenfelsen que nous nous rendons. La route, 
presque rectiligne, est excellente quoique peu ombragée par 
les arbres fruitiers qui la bordent. Elle s'élève insensible- 
ment de l'altitude de 220 à celle de 300 mètres qu'elle atteint 
au point où se détache, à gauche, le chemin qui pénètre dans 
la forêt 1 ;. 

Ces rochers, auxquels se rattache sans doute quelque 
légende locale, n'ont rien de bien remarquable. C'est un but 
de promenade et de réunion pour les Vereine des environs. 

Ils sont formés d'un grès assez résistant, à grains très 
fins, de couleur blanc-grisâtre que les géologues rapportent 
à la formation du grès rhétien (rhaethischer Sandstein), for- 
mation qui surmonte le keuper et le sépare du lias inférieur. 
Elle a ici un assez grand grand développement et s'étend à 
la surface des bois de Kédange, de Klang, de K,emplich et 
de Dalstein 2 ). 

Nous avons déjà eu l'occasion d'observer ce grès dans 
nos Promenades bryologiques aux bois des Etangs, de Landon- 
villers, de Varize et de Kurzel. Tout près de Metz, il apparaît 
sur les bords du ruisseau de Vallières, au pied de la côte 
de Saint-Julien ; c'est de là qu'on tirait cette fameuse Poudre â 
Vallières. que l'usage du papier buvard a quelque peu fait 
tomber en oubli, mais que nos ménagères utilisent encore 
pour entretenir la propreté de leurs ustensiles métalliques. 

Le plus élevé des Nonnenfelsen a près de 7 mètres de 
hauteur: il domine un ravin marqué sur la carte par de fortes 
hachures, mais il ne conserve pas assez d'humidité pour 
favoriser le développement des muscinées ; aussi vous con- 
seillerai-je, mon cher ami, de ne pas perdre ici un temps que 
vous pourrez employer ailleurs plus utilement. 

Et d'abord, examinez ce gros bloc pyramidal sur lequel 
une main peu habile a tracé au pinceau, cette inscription : 
« Wald Rûtte. x II est couvert de Mnium hornum peu fertile 
et porte çà et là quelques colonies du. Georgia pellucida, 
stériles mais munies de godets à propagules : cette petite 
espèce peut facilement se confondre, à première vue, avec 
Aalacomnium androgynum, presque toujours stérile et pourvu, 
lui aussi, de petites tiges à propagules. Le Lewobrytim 



») Carie au 25 000% n° 3536 Monneren. 

») Spezial Karte.geologische von Elsass-Lothringen, n° 10 Monneren. 



64 PROMENADES BRYOLOGIQUES 4 

glaucum cherche aussi à percer les sombres touffes du Mnium, 
mais il ne parvient pas ici ni plus loin à former ces énormes 
coussinets que nous avons eu l'occasion d'observer à Ober- 
homburg et même dans un petit ravin du. bois des Etangs. 

Une mousse pleurocarpe silicicole, Tsothecium myosuroides, 
couvre d'autres blocs en compagnie de Hypnum cupressiforme, 
variété filiforme ; nous ne l'avions encore rencontrée que sur 
le grès bigarré, àOberhomburg, et sur les quartzites de Sierck. 
Quelques tiges de, l'espèce congénère I. myurum, se glissent 
parfois dans ces touffes et on ne peut souvent les distinguer 
sûrement que par l'examen microscopique. Dans une récente 
excursion (16 septembre 1910), nous avons trouvé quelques 
jeunes capsules de ce rare Isothecium. 

Pour récolter certaines hépatiques de petite taille, il 
faut examiner avec soin de larges plaques de grès qui s'élèvent 
fort peu au-dessus du sol et conservent assez d'humidité 
pour permettre le développement de colonies de Blepharos- 
toma trichophyllum, Lepidozia reptans, Eucephalozia bicuspidata, 
Eucephalozia connivens et Sphenolobus exsectus : ces deux 
dernières bien plus rares que les trois autres dans notre 
région. Cincmnulus Trichomanis attire plus facilement l'atten- 
tion ; quant au Scapania resupinala, il est assez développé 
en surface, mais généralement ses tiges sont trop courtes 
pour permettre d'en détacher de larges gazons. 

Dans les environs, sur la terre sablonneuse, on remarque, 
mais en petite quantité, Scapania nemorosa et Bartramia po- 
miformis : cette dernière, si bien développée et si fertile sur 
les rochers à Oberhomburg, est assez maigrement représentée 
ici: elle ne révèle sa présence que par quelques rares capsules. 

En suivant, dans la direction de Klang, le large chemin 
d'exploitation parallèle au ravin, on rencontre, à droite, 
plusieurs buissons de Sambucus racemosa. Cette espèce, propre 
aux terrains siliceux, est assez rare en Lorraine; on en voit 
quelques pieds aux environs de Oberhomburg et dans la 
forêt de la Houve. Cet arbuste, dont le feuillage n'a rien 
de remarquable, est souvent planté dans nos parcs unique- 
ment à cause des nombreuses et belles grappes de baies 
rouges dont il se couvre à l'automne. 

A gauche, sur le bord du talus, croissent deux petites 
mousses, difficiles à apercevoir, mais abondantes par places 



5 EN LORRAINE. 65 

et bien fertiles : Weisia viridula et Pleuridium subulatum. 
Plus loin, les eaux descendues de la côte s'arrêtent dans 
une légère dépression des marnes keupériennes et forment 
un petit marécage dont la luxuriante végétation s'étend 
jusqu'au chemin qu'elle obstrue en partie. C'est làquecroissent 
au milieu des joncs, des cypéracées, des graminées de 
grande taille, les espèces des lieux humides : Circaea lutetiana, 
Impatiens Noli tangere, Stachys silvatica, Valeriana officinalis, 
Eupatorium cannabinum, etc. Cà et là émergent quelques 
blocs sur lesquels se retrouvent plusieurs des muscinées 
déjà signalées autour des Nonnenfelsen. Le versant qui do- 
mine ce marécage mérite d'être parcouru par l'amateur de 
phanérogames. A signaler en particulier le rare Hypericum 
montanum ; Neottia Nidus avis est peu commun, tandis que 
Orchis maculata formait, en juin 1910, sur une place de 
quelques mètres carrés, un groupe de plus de 50 épis en 
pleine floraison ; nous disons en 1910, car on sait combien 
sont capricieuses certaines espèces de cette intéressante 
famille qui disparaissent souvent deux ou trois ans de suite 
après une année d'abondance. 

Le même jour, non loin de là, nous avons aperçu, l'une 
à côté de l'autre, quatre tiges de Monotropa hypopitys encore 
enroulées en crosses, puis cinq hampes fleuries du rare 
Pyrola m-inor ; enfin, plus haut, vers la lisière de la forêt, 
sur une surface de quatre mètres carrés, le Pyrola rotundi- 
folia aussi en pleine floraison et assez abondant. Ajoutons 
encore que Euphorbia amygdaloides, n'est pas rare et remar- 
quablement développé et nous aurons suffisamment signalé 
le caractère de la Flore phanérogamique du bois de Klang. 
Les cryptogames vasculaires ont ici de beaux et nom- 
breux représentants. C'est d'abord Equisetum Telmateja, le 
géant de nos Equisétacées, qui se rencontre en abondance 
dans les endroits constamment humides. L'élégant Equisetum 
silvaticum forme, par places, de véritables petites forêts et, 
détail à noter, dans une excursion printanière (18 mai 1909), 
nous avons remarqué plusieurs tiges fertiles ; malheureuse- 
ment les épis avaient été légèrement atteints par les gelées 
tardives de ce mois. Cette espèce, très rare au bois des 
Etangs, mais bien plus commune dans ceux de Kurzel et de 
Landonvillers, y demeure toujours stérile. 

9 



66 PROMENADES BRYQLOGIQUES 6 

Quant aux Fougères, elles trouvent ici un sol et une 
exposition des plus favorables. Le Polypodium vulgare est 
confiné sur les blocs qui entourent lès Nonnenfelsen : pres- 
que toutes les frondes appartiennent à la. variété auritum. 
Pteris aquilina est assez commun mais reste généralement 
de petite taille. ' Aspidium spinulosum ne s'écarte guère des 
Nonnenfelsen tandis que son congénère, A. Fillx mas, bien 
plus commun, attire de loin le regard pour sa belle venue 
et la grande dimension de ses frondes. On peut en dire au- 
tant de Athyrium Filix femina plus abondant encore que 
l'espèce précédente. Enfin Phegopteris Dryoptëris, espèce 
silicicole, se rencontre çà et là sur ce versant si bien exposé 
pour les plantes de cette intéressante famille. Gardons-nous, 
mon cher ami, de partir sans visiter un petit coin de ce 
bois, où le 7 septembre 1907, nous avons eu la satisfaction 
de découvrir plusieurs pieds de Ja belle fougère qui a nom : 



Aspidium lobatum Swartz. 

€ette espèce, nulle à Bitche, et signalée seulement aux 
environs de Moyeuvre et de Montois par Holandre, est ce- 
pendant moins rare en Lorraine que l'on pourrait Croire. 
L'herbier de l'abbé Barbiche en renferme des frondes prove- 
nant de 5 autres localités 1 ); nous-même l'avons découverte 
dans un vallon aux environs d'Oberhomburg. Cette station 
est malheureusement destinée à disparaître bientôt ; mais 
rien ne semble menacer l'existence de celle du bois de Klang. 
Cette fougère se reproduit parfaitement ici comme le montrent 
plusieurs petits pieds dont les frondes n'atteignent encore 
que 8 à 15 centimètres et que l'on rencontre soit dans le 
voisinage immédiat des grosses touffes, soit plus loin sur 
des troncs d'arbres en décomposition. Les lobes de second 
ordre de ces jeunes frondes diffèrent à tel point de ceux des 
frondes de 40 à 50 centimètres que Loiseleur et, après 
lui, De Candolle et Duby 2 ) en ont fait une espèce distincte 



') Simple causerie sur les Fougères (Bull. Soc. H. N. de Metz. 1908. 
XXV% p. 109.) 

s ) Flore française, 1815, Tome V, p. 241. — Duby. Bot. gall.,1828, p. 538. 



7 EN LOBRAINE. 67 

sous le nom de A. Pluknetii. Cette manière de voir est au- 
jourd'hui abandonnée et avec raison. C'est ainsi que deux 
très jeunes pieds, rapportés il y a neuf ans de Oberhomburg 
et qu'à première vue on aurait pu prendre pour de jeunes 
A. Lonchitis, produisent aujourd'hui, dans un jardin, des 
frondes de 30 centimètres ayant tous les caractères du A. 
lobatum. 

Il y a encore, dans cette section du bois de Klang, une 
mare (oh! combien petite!) de 4 à 5 mètres de diamètre 
et dont la position est assez difficile à préciser et même à 
retrouver. Ce qui la caractérise, c'est la présence, en petite 
quantité d'un Sphagnum, le seul représentant de cette famille 
essentiellement calcifuge. Ici encore végètent quelques tiges 
du Montra rivularis. 

Le versant droit du ravin, beaucoup plus sec que celui 
que nous venons d'explorer, ne nous a fourni, dans une- 
visite rapide, que trois espèces dignes de mention : Ditrichurn 
palliclum peu commun sous les hêtres, çà et là dans des 
endroits dénudés, puis, le long de la route qui descend vers 
Klang, les Polytrichum piliferun% et P. juniperinum ,. tous 
deux fertiles. Là encore nous avons vu quelques tiges fleuries 
du rare Pyrola minor, et c'est tout. 

L'excursion est terminée, il ne nous reste plus qu'à 
suivre, en sens contraire, notre précédent itinéraire. 

Un mot encore. En voulant pénétrer dans ce bois, en- 
viron 500 mètres avant les Nonnenfelsen, nous avons aperçu, 
à notre grande surprise, en traversant un champ de trèfle 
(12 août 1902), leVeronica Buxbaumii (= V. Tournefortii, — V. 
persica)en pleine floraison. Cette belle petite adventice n'était 
connue, il y a 60 ans, qu'à Montigny-lès-Metz, vis-à-vis des 
Ateliers du chemin de fer: depuis, elle a été signalée dans 
quelques autres localités des environs de Metz. Elle tend 
donc à s'acclimater en Lorraine. 

Depuis le 1 mai 1910, le départ de Kédange a lieu à 7 h. 24 
(31 minutes plus tard que précédemment) ce qui met les ex- 
cursionnistes de Metz dans l'impossibilité de prendre le rapide 
de Luxembourg et les oblige d'attendre à Thionville, pendant 
trois quarts d'heure, un train ordinaire qui n'arrive en gare 
de Metz qu'à 9 h. 25, et Kédange est à 27 km. par la route! . 



68 



PROMENADES BRYOLOGIQUES 



A. Mousses acrocarpes. 

Ephemerurn serratum. 
Pleuridium subulatum. 
Weisia viridula. 
Dichodontium pellucidum. 
Dicranella heteromalla. 
Dicranum scoparium. 

— fulvum. 
Gampylopus fragilis. 
Leucobryum glaucum. 
Fissidens taxifolius. 
Geratodon purpureus. 
Ditrichum pallidum 
Pottia truncatula. 
Ulota crispa. 
Orthotrichum Lyellii. 
Georgia pellucida. 
Funaria hygrometrica. 
Webera nutans R. 
Bryum capillare, 
Mnium hornum. 

— undulatum. 

— punctatum. 

— stellare. 
Bartramia pomiformis 
Gatharinea undulata. 
Pogonatum aloides. 
Polytriehum formosum. 

— piliferum. 

— juniperinum. 

— commune. 

B. Mousses pleurocarpes. 

Leucodon sciuroides. 
Neckera complanata. 
Homàlia trichomanoides. 
Anomodon viticulosus. 
Thuydium tamariscinum. 
Isothecium myurum, 

— myosuroides. 



Brachythecium velutinum. 

— rutabulum. 
Scleropodium purum. 
Eurhynchium striatum. 

praelongum. 
Thamnium alopecurum. 
Rhynchostegium confertum. 
— rusciforme. 

Plagiothecium denticulatum. 
Hypnum cupressiforme. 
Hylocomium splendens R. 

— brevirostre. 

— Schreberi. 

— triquetrum. 
Sphagnum cymbifolium. 

C. Hépatiques. 

Frullania dilatata. 
Scapania resupinata. 

— nemorosa. 
Diplophyllum albicans. 
Blepbarostoma tricho- 

phyllum. 
Lepidozia reptans. 
Cincinnulus Trichomanis. 
Eucephalozia bicuspidata. 

— connivens. 
Lophozia bidentata. 
Plagiochila asplenoides. 
Sphenolobus exsectus. 
Eulophozia incisa. 

— bicrsnata. 
Alicularia scalaris. 
Pellia epiphylla. 

D. Crypt. vasculaires. 

Polypodium vulgare. 
Pteris aquilina. 
Athyrium Filix femina. 
Aspidium lobatum. 

— Filix mas. 



EN LORRAINE. 69 



Aspidium spinulosum. 
Phegopteris Dryopteris. 
Euphorbia silvatica. 
— Telmateja. 

E. Phanérogames. 

Pyrola rotundifolia. 

— minor. 
Sambucus racemosus. 



Impatiens Noli tangere. 
Monotropa hypopitys. 
Orchis maculata. 
Neottia Nidus-avis. 
Scirpus silvaticus. 
— setaceus. 
Garex remota. 
— silvatica etc. 



XXIII. Oderfanger Weiher. 

Le nom de Saint-Avold se lit souvent dans la Flore de 
la Lorraine (2e et 3e éd.) du Dr. Godron. Nos botanistes 
messins, Holandre etKrémer en tête, puis Monard, Taillefert, 
Clarinval, Humbert, Warion, Box, etc. ont signalé, dans les 
environs de cette ville, un certain nombre de plantes phané- 
rogames plus ou moins rares dans d'autres régions du dé- 
partement, M. Box, entr'autres, y a découvert le Malaxis 
paluclosa. 

C'est précisément la présence de cette rare orchidée, 
qu'on ne rencontre jamais que parmi les Sphaignes, qui nous 
a décidé à aller, nous aussi, explorer les bords de cet étang 
qui a nom Etang d'Oderfang 1 ). Et bien que nous ne soyons 
pas encore parvenu à mettre la main sur cette intéressante 
petite plante (que nous avions déjà, en 1864, vainement re- 
cherchée dans le pays de Bitche), nous n'avons pas eu lieu 
de nous repentir d'avoir fait cette excursion ; bien au contraire! 

Depuis le l e r février 1910, un tram électrique réunit la 
gare à la ville; ce n'est pas à dédaigner, surtout pour le 
retour. Si vous préférez, mon cher ami, franchir à pied ces 
deux kilomètres, suivez constamment la grande route, jusqu'à 
la rue de Lubeln. En ce cas je vous recommande, un peu 
avant de quitter l'ancienne route (alte StrasseJ, d'examiner, 
à votre gauche, un vieux mur plus ou moins humide ; vous 
y trouverez sûrement le Leptobryum pyriforme avec ses 
gracieuses capsules: il croit en compagnie du Bryum capil- 
laire et du Funaria hygrometrica. Sur le mur de droite on 



') Il porte également le nom de Nisinger Weyer (cfr. de Bouteiller : 
Dict. de la Moselle, p. 183). 



70 PROMENADES IHiVOLOClnUES 10 

aperçoit quelques touffes de (Xàrydàlis luira, adventice ori- 
ginaire d'Italie, d'illyrie, etc., d'après de Candolle 1 ). Cette 
plante vivace s'échappe quelquefois des jardins pour garnir 
les vieux murs à la manière du Linaria cymbalaria. Ce n'est 
pas le cas, parait-il. pour notre région puisque la dernière 
édition de la Flore de la Lorraine (1883) ne cite encore que 
trois localités pour les quatre départements de l'ancienne 
Lorraine. Corydalis et Linaria se retrouvent également sur 
le mur de gauche. 

De la rue de Ëuheln (Longevjlle-Iès-St.-Avold) vous vous 
dirigerez vers le marché au blé (Kornmarkt) et vous suivrez 
la route de Saarlouis jusqu'à la rencontre, à gauche, dune 
petite chapelle 2 ). Entre ce petit sanctuaire et les magasins 
de fourrage vous remarquerez quelques pieds de Salvïa ver- 
lirillata, adventice vivace qui nous vient d'Allemagne et 
dont nous avons constaté la présence aux environs de Metz, 
dès 1878. 

D'ici, on aperçoit facilement le moulin d'odeil'ang, puis 
le grand étang, but de notre Promenade. 

Si l'excursion se l'ait vers le mois de juillet, on jouit 
bientôt d'un spectacle peut-être unique, du moins en Lorraine. 
C'est le NympJiaea àlfya qui, pressant les unes contre les 
autres ses innombrables et larges corolles, forme, au côté 
droit de l'Qderfang-Weiher une large et longue bordure du 
plus beau blanc. 

On peut facilement se procurer des échantillons de cette 
espèce dans le petit ruisseau qui joint l'étang à l'ancien 
moulin. 

En traversant la digue, ne pas oublier, mon cher ami, 
île rechercher à l'ombre des gros buissons de Samttiamnus, 
le rare tyianthus deltoïdes, modeste œillet des terrains siliceux, 
signalé depuis longtemps à Bitche et découvert par llolandre, 
en 1821, aux environs de St.-Avold. Là encore croit le Potcii- 
lilln araentèçi, espèce aussi essentiellement silicicole, assez 
rare ici, et assez commune sur le diluvium vosgien des en- 
virons de Metz, au Sablon et à Woippy. 



l ) Géographie botanique, Paris, 1855, p. 050 
i) Carte au 25 000% St. Avold ni» ;»555. 



11 EN LORRAINE. 71 

A l'extrémité de cette chaussée commence, à proprement 
parler, notre promenade bryologique par l'apparition du 
genre Sphagnum dont les représentants s'étendent, presque 
sans interruption, jusqu'à la queue de l'étang où ils couvrent 
une très grande surface. 

Ici, les sphaignes reposent sur un terrain tourbeux et 
assez accessible, quoique presque toujours submergé et on 
y rencontre déjà le Drosera rotundifolia et YOxycoccus palustris 
intéressants phanérogames que nous retrouverons, plus loin, 
dans les mêmes conditions. A signaler encore YEriôphorum 
uiiijiistifoUum qui attire de loin le regard par ses beaux pa- 
naches blancs et le MenyantJics Irifoliata qui, plus modeste, 
étale sur le sol ses longues souches rampantes. 

Ici encore, dans le fossé toujours plein d'eau qui sépare 
de la prairie cette portion tourbeuse, nous avons vu, en 
pleine floraison, une curieuse plante vosgienne, commune à 
Bitche et que Holandre dit avoir découverte, quelques années 
avant la publication de sa Flore, dans une mare du bois de 
Borny. C'est VUtricularia v/tlyaris que nous avons recueillie 
pour la première fois au Saulcy, en 1861, et plus récemment 
(1904), dans une mare du bois de Rémilly, vis-à-vis la gare 
de Herny, mais malheureusement toujours stérile. 

La rive droite de l'étang obstruée par des buissons de 
toute nature et surtout par les nombreuses et hautes tiges 
de Phragmiles, ne présente rien de remarquable. Il est plus 
simple de pénétrer dans la forêt et de prendre le large 
chemin d'exploitation, plus ou moins parallèle à la rive de 
l'étang et de le suivre pendant 15 ou 16 minutes. On re- 
marqué alors, à gauche un chemin de voiture et, presque 
vis-à-vis, un petit sentier qui mène à la queue de l'étang. A 
l'entrée de ce sentier se dresse un chêne de 20 à 25 centi- 
mètres de diamètre, et incontestablement le plus gros des 
arbres des environs. La remarque est bien minutieuse, il 
est vrai ; mais, faute d'indication très précise, vous cherche- 
riez peut-être en vain, au milieu de ce vaste champ 
de Sphaignes, une rare fougère que j'ai été heureux 
d'y découvrir: 



72 PROMENADES BRYOLOGIQUES 12 

Aspidium cristatum Roth. 

C'est assure-t-on, la seule localité certaine de cette es- 
pèce pour les quatre départements de l'ancienne Lorraine 1 ). 

Quoique se trouvant dans un sol constamment submergé, 
cette fougère se prête parfaitement à la culture. Un pied, 
rapporté le jour même de la découverte (10 juillet 1907), et 
mis en pleine terre a donné cette année des frondes de 50 
centimètres, couvertes de sores. Dans une récente excursion 
nous avons récolté ici des frondes de 90 centimètres de 
hauteur. 

Cet Aspidium s'implante presque toujours dans les mon- 
ticules tourbeux qui entourent les petits buissons disséminés 
au milieu des sphaignes. C'est dans les mêmes conditions 
que se développe le Polytrichum strictum avec ses capsules 
et ses rosettes à anthéridies. Une fois nous avons eu la sa- 
tisfaction de trouver quelques capsules, malheureusement des- 
séchées avant maturité, de Aulacomnium palustre. Aux 
environs s'étendent gracieusement les délicates tiges de 
Oxycoccus palustris avec ses curieuses fleurs rosées ou ses 
baies rouges, suivant la saison. Drosera rotundifolia n'est 
pas rare. Ce Rossolis vient indifféremment sur les sphaignes 
et sur la tourbe humide ; l'espèce voisine, Dr. intermedia, 
ne croît que sur la tourbe humide : elle est bien plus rare 
que la précédente et a été découverte, il y a quarante ans, 
par le Dr. Humbert dans une « tourbière entre VHôpital et 
Saint-Avold 2 ) ». C'est probablement vers le milieu de la 
longue et étroite prairie tourbeuse qui commence au lodten- 
mannspfuld, où nous l'avons vue en 1910. 

Le jour de la découverte du A. cristatum, nous avons 
pu approcher de très près de la rive même de l'étang, parce 
qu'on avait fauché récemment une grande partie des Phrag- 
mites qui en défendent ordinairement l'accès, et alors, dans 
de petites flaques, entre les racines de cette vigoureuse 
graminée nous avons vu, pour la première lois, après douze 
ans de recherches, Ricciella fluitans. Depuis nous avons dé- 



i) Fliche, in litt. 22 sept. 1907. 

â ) Notice sur les expl. bot. etc ,.. par Godron. Nancy, 1875. — Flore de la 
Lorraine, 3' édit. 1883. 



13 EN LORRAINE. 73 

couvert, près de Spittel, une mare que couvrait presque 
entièrement cette petite hépatique. Jusqu'à ce jour le 
Ricciocarpus natans a échappé à nos multiples investigations. 

Signalons encore quelques cypéracées peu communes 
telles que Eriophorum latifolium, E. vaginatum, Rhyncho- 
spora alba et une douzaine d'espèces du genre Carex, puis 
quittons ces sphaignes pour rentrer sous bois et examiner 
attentivement les vieux troncs plus ou moins vermoulus des 
Aulnes et autres arbres. Avec un peu de patience, on peut 
découvrir quelques raretés, telles que Bicranum montanum, 
Dicranodontium longirostre stériles, puis Campylopus turfaceus, 
C. flexuosus, et même C. fragilis. ces deux derniers excessi- 
vement rares et toujours stériles. Georgia pellucida se ren- 
contre assez souvent dans ses deux états, c'est-à-dire avec 
capsules ou bien stérile avec ses godets à propagules, tandis 
que Aulacomnium androgynum, qui lui ressemble beaucoup 
à première vue n'a jamais que ses tiges à propagules. 
Webera nutans révèle çà et là sa présence par quelques 
capsules. Leucobryum glaucum n'est pas commun et cepen- 
dant, une fois, nous l'avons trouvé ici avec nombreuses 
capsules. Plagiothecium denticulatum fructifie souvent parmi 
les vieilles souches. Mentionnons encore les plus grandes 
espèces du genre Polytrichum : P. formosum qui forme de 
larges touffes sur cette terre plus ou moins tourbeuse et P. 
commune, le compagnon inséparable des Sphaignes qui 
s'étendent jusqu'à 8 à 10 mètres de la lisière de la forêt. 

La récolte terminée, rendons-nous vers la queue de 
l'étang, sur le bord de la Rosselle. Dans cette petite prairie 
très humide et à sol tourbeux, on a creusé de distance en 
distance de petites rigoles dans lesquelles on rencontre 
souvent Climaciûm dendroides, Camptothecium nitens, Hypnum 
stellatum et même Hypnum strammeum, mais ce dernier 
toujours par brins isolés dans les touffes de Sphaignes. 

Signalons encore, parmi les phanérogames qui croissent 
dans le ruisseau, Hydrocharis Morsus ranae, la seule espèce 
de ce genre curieux et au nom poétique. Pourquoi Linné 
lui a-t-il accolé un nom spécifique si vulgaire? Les fran- 
çais en ont fait Morène par une singulière contraction, tandis 
que les allemands l'ont traduit littéralement. Froschbiss. 

10 



74 



PROMENADES BRYOLOGIQUES 



14 



Dans la partie de la forêt qui longe la rive gauche de 
l'étang on retrouve les mêmes espèces de muscinées que 
nous avons trouvées sur la rive droite. L'excursion est donc 
terminée à moins que vous ne désiriez, mon cher ami, voir 
en place le Drosera intermedia dont nous avons parlé plus 
haut. Dans ce cas le retour devra s'opérer par la gare de 
Spittel et la ligne de Hargarten. 

Ci-après la liste des muscinées signalées sur lé parcours 
de notre promenade en y ajoutant quelques espèces plus 
communes que nous n'avons pas jugé à propos de mentionner 
plus haut. Nous y joignons la liste de quelques-unes des 
phanérogames les plus intéressantes signalées aux environs 
de Saint-Avold. 



Mousses acrocarpes. 

Dicranella heteromalla. 
Dicranum spurium RR. 

— undulatum. 

— scoparium. 

— montanum R. 
Campylopus turfaceus. 

— flexuosus 

— fragilis RR. 
Dicranodontium longirostre 

R. 
Leucobryum glaucum cfr. 
Ceratodon purpureus. 
Tortula ruralis. 
Georgia pellucida. 
Funaria hygrornetrica. 
Leptobryum pyriforme. 
Wébera nutans R. 
Bryum pseudo-triquetrum. 
Mnium hornum. 

— punctatum. 
Aulacomnium androgynum. 

— palustre. 

Catharinea undulata. 
Polytrichum formosum. 

— gracile. 

— strictum. 

— commune. 



Mousses pleurocarpes. 

Antitrichia curtipendula. 
Thuidium tamariscinum. 
Climacium dendroides. 
Gamptothecium nitens. 
Scleropodium purum. 
Eurhynchium Stokesii. 
Plagiothecium denticulatum. 
Hypnum stellatum. 

— cupressiforme. 

— stramineum. 
Acrocladium cuspidatum. 
Hylocomium brevirostre. 

— ' Schreberi. 

Hépatiques. 

Frullania Tamarisci. 
Chiloscyphus polyanthus. 
Ricciella fluitans. 

Phanérogames. 

Nymphaea alba ce. 
Dianthus deltoides R. 
Drosera rotundifolia. 

— intermedia. 
Potentilla argentea. 
Gomarum palustre. 



15 



EN LORRAINE. 



75 



Sedum villosum. 
Cicuta virosa. 
Oxycoccus palustris. 
Utricularia vulgaris. 
Menyanthes trifoliata. 
Linaria arvensis R. 
Hydrccharis Morsus-ranae. 
Malaxis paludosa. 
Typha. 
Eriophorum. angustifolium. 

— latifolium. 

— vaginatum. 
Rhynchospora alba. 



Garex canescens. 
— ampullaria etc. 

Fougères. 

Pteris aquilina. 
Athyrium Filix-femina. 
Aspidium Filix-mas. 

— cristatum. 

— spinulosum G. 

Adventices. 

Gorydalis lutea. 
Linaria cymbalaria. 
Salvia verticillata. 



XXIV. Die Hôlle. — Cascade de G-ertingen. 

Die Hôlle? ... Ne craignez pas, cher ami, que je vous 
entraîne sur les bords d'un étang de soufre et de feu. Du 
reste, vous le savez, ce n'est point dans de semblables con- 
ditions que peuvent se développer les intéressantes petites 
plantes à la recherche desquelles je vous invite depuis 
plusieurs années. Il s'agit simplement ici d'un ravin à pente 
assez raide, mais parfaitement accessible. Ce nom étrange 
qui s'étale en gros caractères sur les cartes allemandes, 
a-t-il quelque rapport avec le village des environs de Coume, 
ruiné en 1282, et qui avait nom Relie ou Lahelle 1 )! Inutile 
de le rechercher. Il suffit de constater que le ruisseau qui 
coule au fond de ce ravin, porte le nom de Hellenbach et, 
qu'avant de se joindre au ruisseau de Fahl 2 ), il passe par 
la Hellen-Mùhle »). 

Donc, sans plus nous embarrasser dans des questions 
étymologiques ou historiques, allons visiter la Hôlle. 

Voici l'itinéraire le plus direct. En sortant de la gare de 
Hargarten, passer sous la voie ferrée et prendre immédiate- 
ment le sentier qui suit la lisière de la forêt jusqu'à la ren- 
contre de la route de Guerting. Ne pas oublier d'examiner 
à droite, les pierres gréseuses d'un petit pont; nous y avons 



>) Dict. du départ, de la Moselle, par Viville, Metz 1817, Tome II, p. 104 
2 ) Dict. topogr. de la Moselle, par de Bouteiller Paris, 1874, p. 116. 
8 ) Feuille de Busendorf n» 3546. 



76 PROMENADES BRYOLOGIQUES 16 

trouvé, le 7 mars 4911, de belles colonies du Gyroweisia tomis, 
petite mousse très abondante sur des pierres calcaires dans 
la grande carrière d'Amanvillers. 

Près du moulin, [Hellen-M.l, il faut descendre, traverser 
la plaine et suivre, en s' éloignant du chemin de fer, la lisière 
d'une autre forêt (Katzenrech). La prairie, que l'on doit longer 
pendant un certain temps, mériterait d'être examinée sous 
le rapport phanérogamique: elle est assez humide et même 
tourbeuse, comme l'indiquent les nombreuses aigrettes deErio- 
phorum angustifoiium qui, au mois de juin, attirent de loin 
le regard du botaniste. 

A droite, le sol est cultivé et s'élève assez rapidement. 
Ainsi les fermes de S. Victor et d'Escherhof sont à 280 et 
300 mètres au-dessus du niveau de la mer et le point cul- 
minant de la région, au-dessus de cette dernière ferme, est 
à 371,8 mètres, tandis que le Hellenbach, à peine distant de 
800 mètres de ce point trigonométrique n'est plus qu'à 
240 mètres d'altitude. 

Après une heure environ de marche, nous sommes 
arrivés. Deux ou trois pierres permettent facilement de tra- 
verser le paisible ruisseau. A partir de ce point, comptez 
soixante pas, en suivant le petit bois, et vous trouverez un 
sentier, quelque peu dissimulé sous les broussailles, puis 
bientôt l'entrée d'une caverne qui sans doute a fait donner 
à cette région le nom si terrible de Hôllc ! Et dire que lors 
de nos deux premières visites nous avions tourné autour de 
cet antre, sans en soupçonner l'existence ! 

La caverne, assez profonde, n'a rien de remarquable; 
ses parois ne présentent aucune trace de végétation, ni 
lichen, ni algue. Les deux rochers qui la précédent sont 
au contraire couverts de mousses et d'hépatiques. Ces 
dernières, au nombre de dix, sont assez communes, à l'excep- 
tion d'une très petite espèce, assez rare en Lorraine, et 
difficile à découvrir : Eucephalozia connivens ! C'est sur le 
rocher de droite que nous l'avons surtout remarquée. Deux 
fougères croissent ici : Polypodium vulgare sur les rochers 
et Aspidium spinulosum à leurs pieds. 

Revenons sur nos pas pour prendre le sentier qui s'élève 
dans la forêt ; nous y avons trouvé une fois, à l'automne, le 
Blasia pusilla, espèce peu commune en Lorraine. 



17 EN LORRAINE. 77 

Les mousses, au nombre d'une vingtaine dont vous 
trouverez plus loin la liste, ne renferment aucune espèce 
rare, mais elles sont abondantes, surtout le long d'une large 
tranchée parallèle au ruisseau. 

Mais, mon cher ami, si vous n'enrichissez votre collec- 
tion bryologique d'aucune espèce nouvelle, vous aurez au 
moins la satisfaction de voir sur place et de recueillir 
une petite fougère qui, en dehors du pays de Bitche et de 
l'arrondissement de Sarrebourg, n'existe pas ailleurs en 
Lorraine, car nous ne comptons plus le parc de Landonvillers 
(aujourd'hui inaccessible au botaniste) où, en 1833, Léo l'a 
découverte 1 ). C'est le 

Phegopteris polypodioides Fée. 

Cette gracieuse fougère recherche l'ombre et l'humidité: 
elle se rencontre ici surtout sur le talus escarpé qui avoisine 
le ruisseau : comme toujours elle est accompagnée du 
Phegopteris Dryùpteris, espèce bien plus abondante et que 
nous rencontrons dans plusieurs stations gréseuses de la 
région. A signaler encore ici Aspidium Filix mas (qui présente 
souvent des segments bifides) et Athyrium Filix fcmina. 

Le ruisseau (Hellenbach), dans tout son parcours à travers 
ce ravin, ne nous a fourni que trois espèces de mousses: 
Brachylhecium rivulare, Rhynchostegium rusciforme et. Am- 
blystegium filicimim. 

Sans plus nous attarder, remontons cette petite rapide 
et, avant de sortir de la forêt, remarquons quatre ou cinq 
pieds de Blcchnum Spicanl ou boréale, réunis en une seule 
et large touffe. C'est une nouvelle et petite station pour 
cette fougère que Holandre croyait si rare qu'il ne l'indique 
qu'à Bitche et dans deux localités de la Prusse rhénane, à 
Ueberherrn et à Keuchingen 2 ). 

Prenons, à travers champs, le chemin qui passe à côté 
de la ferme S. -Jean (altitude 310 m.) et rejoint la route de 
Coume à Guerting. Dans ce dernier village, un peu avant 
l'église, nous remontons sur la côte parle chemin d'Hargarten 
et nous arrivons bientôt à une ancienne carrière de grès 



>) Flore de la Moselle. Suppl. Metz, 1836, p. 66. 

») FI. de la Moselle. l< éd. 1829, p. 538 ; 2' éd. 1842, p. 857. 



78 PROMENADES BRYOLOGIQUES 18 

bigarré dont il a été question dans notre XX<= Promenade 1 ). 
Une rectification s'impose ici : la mousse que nous avons 
trouvée en grande quantité et à l'état fertile en 1907 — 1908 
n'est pas le Bryum hirbinatum, mais bien le Br. pollens, 
comme nous l'a fait observer notre obligeant correspondant 
de Nancy, M. Goppey. Ajoutons que cette année, en 1911, 
nous n'avons pu apercevoir une seule capsule de cette espèce. 
Je vous avais dissuadé autrefois de chercher à pénétrer 
près d'une cascade minuscule qui se trouve ici, à gauche du 
chemin, au fond d'un profond ravin. J'avais écrit ces lignes sous 
l'impression pénible qui m'était restée d'une première visite. 
Depuis, j'ai revu cette cascade dans de meilleures conditions 
soit au printemps, soit à l'automne ; chaque fois j'ai été 
satisfait de l'exploration et je vous conseille d'imiter, au 
moins une fois, mon exemple : vous n'aurez pas lieu de vous 
en repentir. 

Il est vrai que si la descente est facile (trop facile peut- 
être), l'accès de la cascade est assez laborieux. De gros 
blocs de grès de toute dimension, jetés pêle-mêle au fond de 
cette cavité, disparaissent complètement sous les longues 
tiges des ronces et le botaniste est exposé presqu'à chaque 
pas à perdre l'équilibre et à s'étendre sur ces buissons aux 
aiguillons acérés. Cependant avec un peu de patience et 
d'adresse on peut encore se mouvoir sans trop d'accrocs. 

Aux abords de la cascade, le sol est recouvert par les 
belles frondes du Feç/atclla convia, bien fertiles au prin- 
temps. Cette même espèce tapisse également les parois hu- 
mides des rochers. Dans les mêmes conditions se présente 
en abondance le gracieux Le ptobryum pyrif orme ; c'est même 
ici que nous avons pu recueillir les plus beaux échantillons 
bien fructifies. 

Sous la chute d'eau du milieu se maintient un large tapis 
formé par Amblyxtcf/ium fiUcium très beau, très vert, 
mais stérile. A droite, une seconde chute plus abondante que 
la précédente doit être examinée, au risque de recevoir une 
petite douche; elle entretient sur les pierres environnantes 
plusieurs colonies, souvent fertiles, de Rliyndiostcf/ium rus- 



l ) Ham-sous-Varsberg et Guerting. Bull. Soc. H. N. de Metz. XXV. Metz 
1908, p. 117. 



19 EN LORRAINE. 79 

dforme, Dichodontium pellucidum, Mnium punciatum, Brachy- 
thecium plumosum. 

Çà et là on rencontre quelques touffes stériles, mais 
bien développées de Mniobryum albicans. 'Naturellement 
Miiiimi hornum forme ici de larges gazons dont les grosses 
capsules jaunâtres attirent dé loin le regard du bryologue. 
Une autre espèce du même genre est plus difficile à distin- 
guer, surtout par un temps sec : c'est le Mnium stellare, 
nous l'avons souvent rencontrée dans nos excursions, soit 
dans les terrains siliceux, soit sur nos côtes oolithiques (sur- 
tout entre Moyeuvre et Rombasj. Ici, les feuilles sont bien 
plus larges que dans le type et les dents presque nulles. Ce 
serait, selon M. Goppey, qui a bien voulu examiner nos 
échantillons, la variété edentula. 

Avant de nous retirer, un coup d'œil sur les fougères. 
Voici d'abord les grandes et belles frondes de Athyrium Filix 
femina et de Aspidium Filix mas qui occupent tous les vides 
laissés par les buissons de ronces; puis Aspidium spinuto- 
sum qui recherche plus particulièrement le voisinage des 
rochers humides. Les fissures de ces derniers donnent asile 
aux délicates frondes de Asplenium Trichomanes : cette der- 
nière est moins développée que sur nos coteaux calcaires 
des environs de Metz, mais c'est en vain que j'ai cherché, 
parmi ces petits pieds à frondes rampantes, quelque forme 
qui s'approchât de celle qu'a découverte autrefois, près de 
Metz, le Dr. Haro. 

• Phegopteris Dryopteris garnit quelques-unes des fissures 
horizontales de ces gros rochers ; cette espèce existe encore, 
et mieux développée, dans les environs de la carrière que 
nous venons de quitter. Enfin, pour être complet, il convient 
de citer le Polypodiùm vulgarc que l'on aperçoit à terre, çà 
et là, sous les Epicéas du talus rapide que nous allons gra- 
vir péniblement pour rejoindre la route de la maison fores- 
tière de Guertingen, puis la gare d'Hargarten. 

Cependant, si vous désirez ajouter à votre récolte d'au- 
jourd'hui une petite fougère assez rare, je vous conseillerai 
de suivre la lisière de la forêt entre le Hàmer-Weg et la gare 
de Kreuzwald : à 200 m. de la voie, au-dessous d'un petit 
massif de Pinus silvestvis, j'ai découvert, en mai 1909, une 



80 



PROMENADES BRYOLOGIQUES 



20 



petite station de B.otrychium Lunaria, espèce commune à 

Bitche et rarissime dans la région où nous nous trouvons. 

Dans ce cas le retour se fera naturellement par Kreuzwald. 



DIE HOLLE. 

Mousses acrocarpes. 

Gyroweisia tenuis. 

Dicranella heteromalla. 
Dicranum scoparium. 
Fissidens taxifolius. 
Ceratodon purpureus. 
Tortula subulata. 
Webera nutans. 
Bryum capillare. 
Mnium hornum. 

— undulatum. 

— stellare. 

— punctatum. 
Aulacomnium androgynum. 
Gathaiïnea undulata. 
Pogonatum aloides. 
Polytrichum formosum. 

— piliferum. 

— juniperinum. 

Mousses pleurocarpes. 

Thuidium tamariscinum. 
Bracbythecium velutinum. 

— rutabulum. 

— glareosum. 

— rivulare. 
Eurhynchium striatum. 

— praelongum. 
Scleropodium purum. 
Rhynchostegium murale. 

— rusciforme. 

Plagiothecium denticulatum. 
Amblystegium filicinum. 
Hypnum chrysophyllnm. 



Hypnum cupressiforme. 
Acrocladium cuspidatum. 
Hylocomium splendens. 

— brevirostre. 

— Schreberi. 

— triquetrum. 

— squarrosum. 

Hépatiques. 

Scapania resupinata. 
— nemorosa. 
Diplophylium albicans. 
Blepharostoma trichophyllum. 
Lepidozia reptans. 
Eucephalozia bicuspidata. 

— connivens. 
Gephaloziella divaricata. 
Plagiochila asplenioides. 
Lophocolea heterophylla. 
Alicularia scalaris. 
Blasia pusilla. 

Fougères. 

Polypodium vulgare. 
Blechnum spicant. 
Athyrium Filix-femina. 
Aspidium Filix-mas. 

— spinulosum. 
Pbegopteris polypodioiles. 

— Dryopteris. 



21 



EN LORRAtNE. 



81 



CASCADE DE GERTINGEN. 
Mousses acrocarpes. 

Dichodontium pellucidum. 
Dicranella heteromalla. 
Dicranum scoparium. 
Didymodon rubellus. 
Ceratodon purpureus. 
Barbula unguiculata. 
Leptobryum pyriforme ce. 
Webera elongata. 

— nutans. 
Mniobryum albicans. 
Bryum capillare. 
Mnium hornum. 

— undulatum. 

— stellare v. edentula. 

— punctatum. 
Aulacomnium androgynum. 
Gatharinea undulala. 



Polytrichum formosum. 

— juniperinum. 

Mousses pleurocarpes. 

Climacium dendroides. 
Brachythecium plumosum. 
Eurhynchium piliferum. 
Rhynchostegium rusciforme. 
Thamnium alopecurum. 
Plagiothecium denticulatum. 
Amblystegium filicinum et var. 
Hypnum cupressiforme. 
Acrocladium triquetrum. 

— squarrosnm. 

Hépatiques. 

Frullania Tamarisci. 
Cincinnulus Trichomanis cfr. 
Plagiochilaasplenioidesminor 
Pellia epiphylla. 
Fegatella conica ce. 



Je crois, mon cher ami, avoir loyalement accompli la 
promesse que je vous avais faite en 1901. Vingt-quatre Pro- 
menades bryologiques différentes sur notre sol lorrain, soit 
dans la plaine, soit sur nos coteaux oolithiques boisés ou 
abandonnés à la vaine pâture, soit dans les bois des Etangs 
et de Landonvillers, soit dans les grandes forêts de Ober- 
homburg et de la Houve. Nous avons visité les formations 
géologiques les plus diverses: marnes, calcaire, grès rhétien, 
grès bigarré et même le petit îlot de quartzites des environs 
de Sierck ; puis les tourbières de Boussewald, de Faux-en- 
Forèt et de Merten et enfin l'étang d'Oderfang. 

A vous, mon cher ami, plus jeune et plus alerte, à re- 
chercher quelqu'autre site bien favorisé : les arrondissements 
de Château-Salins et de Sarrebourg, que notre regretté Bar- 
biche n'a fait que traverser trop rapidement, vous en four- 
niront peut-être de plus intéressants que ceux sur lesquels 
j'ai cherché à attirer votre attention. Puissiez-vous ajouter 
de nombreuses espèces au Catalogue des muscinées de la 
Lorraine ! 

12 Septembre 1011. 



11 



LE GENRE AZOLLA 

AUX ENVIRONS DE METZ 
EN 1911 



PAR 



L'abbé A. FRIREN, 



Le 19 septembre, au cours d'une excursion sur les bords 
de la Moselle, en amont de Metz, nous avons fait une décou- 
verte que nous nous empressons de signaler à nos confrères, 
les botanistes de la Société d'histoire naturelle. 

Notre but était de montrer à un jeune et ardent disciple 
de Flore quelques plantes aquatiques et surtout YEloclea ca- 
nadensis, cette hydrocharidée américaine signalée, dès 1877, 
par le Dr Godron aux environs de Nancy et quelques années 
plus tard aux environs de Metz par M. Himpel ; curieuse pe- 
tite plante dont nous avons pu recueillir quelques fleurs, 
en 1893, dans une mare, aujourd'hui comblée, sur la rive 
droite de la Moselle, vis-à-vis Vaux. Jusqu'ici VElodea n'a 
pas vérifié le surnom [WasserpestJ que lui ont donné les 
Allemands ; bien au contraire, elle semblait en décroissance 
et avait même disparu de certaines localités où nous l'avions 
plusieurs fois rencontrée. 

Dernièrement un de nos confrères nous l'avait signalée 
dans un petit étang situé entre la Moselle et son bras mort, 
en avant du Pont du chemin de fer vis-à-vis Longeville, et 
que nous n'avions jamais visité. 

C'est là que commença notre excursion qui fut, du reste, 



84 LE GENRE AZOLLA 2 

de courte durée. Le long de la rive, parallèle à la rivière, 
VElodea forme une bordure de quelques décimètres, mais 
les tiges sont courtes et n'atteignent pas le niveau de l'eau ; 
de plus ses feuilles sont presque toujours recouvertes d'un 
dépôt vaseux, comme du reste les Myriopfiyllum, Potamo- 
(jcton, Ccmtophyllum qui croissent en sa compagnie. Avant 
de. nous retirer, nous allâmes vers une petite plage sablon- 
neuse, pensant y rencontrer VElodea dans de meilleures con- 
ditions. Et voilà qu'à un mètre du bord nous apercevons de 
petites rosettes d'un vert-rougeâtre, flottant çà et là par 
groupes de 15 à 20 parmi les Myriophyllum spicatum en 
fleur. Nous n'avions jamais rien vu de semblable. Serait-ce 
un A:ollaf Nous avions hâte de constater la réalité de notre 
surprenante découverte. La lecture de Payer *) ne nous 
laissa aucun doute: le genre Azolla Lam. 2 ) avait fait son 
apparition en Lorraine. 

Ici se posent naturellement deux questions: depuis quand 
la plante existe-t-elle dans cet étang et de quelle manière 
y a-t-elle été introduite ? 

Et d'abord, l'étang en question n'est pas ancien: c'est 
une ancienne carrière de sable vosgien, dont l'exploitation a 
cessé depuis quelques années seulement; l'eau de la Moselle 
l'a envahi soit par infiltration, soit par inondation. On sait 
d'autre part combien furent désastreuses les inondations qui 
marquèrent la fin de l'année 1910. Une plaque de fonte, fixée 
sur un des piliers du pont, indique que, le 10 novembre, le 
niveau de la Moselle s'élevait à plus d'un mètre au-dessus 
du chemin de halage ; par conséquent la rivière, son bras 
mort et notre étang ne faisaient qu'une seule nappe qui 
s'étendait au loin. Et alors comment VAzolla est-il resté con- 
finé dans ce petit étang, car nulle part ailleurs nous n'a- 
vons encore pu constater le moindre vestige de cette petite 
plante? Il faudrait alors admettre ou bien que son introduc- 
tion date seulement de 1911 ou plutôt que quelques petits 
fragments de fronde, retenus par les racines des cypéracées 
ou des graminées, ont reproduit en si grande abondance, 
grâce sans doute à la chaleur exceptionnelle de cet été, 
cette rhizocarpée originaire du sud de l'Amérique. 



') Botanique cryptogamique, 2" éd. par H. Bâillon, Paris, 1868, p- 219. 
a ) Dict. de Bot. Paris 1783, t. I, p. 343. 



3 AUX ENVIRONS DE METZ. 85 

Nous venons de dire « en si grande abondance » car 
l'Âzolla n'est pas représenté seulement par les quelques 
groupes de rosettes aperçus lors de notre première visite; 
nous avons fait, quelques jours après, le tour complet de 
cet étang, autant du moins que le permettent les Phalaris, 
Carex, Salix etc., qui en obstruent trop souvent les bords, 
et nous avons aperçu des surfaces de deux et même de six 
à huit mètres carrés complètement recouvertes de ces pe- 
tites frondes, pressées les unes contre les autres et formant 
ainsi des tapis rougeàtres très visibles à distance. 

Si nous ignorons l'époque précise de l'apparition de cette 
gracieuse adventice, nous ne sommes pas mieux renseigné 
sur son mode d'introduction. Il est peu probable qu'un ama- 
teur, de Metz ou des environs, se soit amusé à la naturaliser 
dans ce petit étang qui, bien que peu éloigné de la ville, ne 
se trouve cependant pas sur le chemin des promeneurs. 
(Nous n'en dirions pas autant des bassins et pièces d'eau 
où se déversent les fontaines de l'Esplanade.) Et puis, où cet 
amateur se serait-il procuré des spécimens vivants? Le jar- 
din botanique de Metz n'en possède pas un seul. 11 est vrai 
que M. Wannot nous a montré, il y a vingt-cinq ou trente 
ans, une petite plante exotique qu'il se proposait de cultiver 
en terrine, à la suite des Fougères, dans l'Ecole du jardin. 
Etait-ce le Salvinia natans déjà répandu dans les eaux tran- 
quilles en Allemagne, en France, en Italie, etc. ? Etait-ce un 
Azolla? Nos souvenirs ne nous permettent pas de préciser. 
Toujours est-il que, deux ans après, il ne restait plus de 
trace de la petite étrangère. 

Quant à l'introduction par les oiseaux aquatiques : elle 
est possible dans certaines régions, mais ici ce serait une 
simple hypothèse: les Poules d'eau seules fréquentent l'étang 
et où auraient-elles été chercher ces petites rosettes qui, 
nous l'avouons, pourraient assez facilement adhérer, par leurs 
longues radicelles, aux pattes de ces oiseaux ? 

Reste l'introduction par la voie aqueuse, c'est-à-dire pâl- 
ie canal de la Marne au Rhin qui passe à proximité de l'é- 
tang, mais en est séparé par l'ancien bras mort de la Mo- 
selle et un autre étang, ancienne carrière de sable, comme 
celui qui nous occupe. Or, nous l'avons dit, nulle part ail- 
leurs, par conséquent ni sur le canal, ni sur le bras mort, 



86 LE GENRE AZOLLA 4 

ni sur ce second étang, nous n'avons vu flotter une seule 
fronde d'Azolla. 

Nous avons trouvé, soit dans le Bulletin de la Société bo- 
tanique de Frcuice, soit dans les Actes de la Société linnéenrie 
de Bordeaux, des renseignements assez précis sur l'intro- 
duction de VAzolla dans les jardins botaniques et de là dans 
les mares ou ruisseaux des environs. 

Ainsi, pour Montpellier, M. Maudon écrit, en 1892, à pro- 
pos du Azolla filiculoides : «Cette rhizoearpée américaine, 
reçue de M. Christ, de Bàle, il y a environ quinze ans (c'est- 
à-dire vers 1877), fut d'abord cultivée dans le bassin de la 
serre chaude du Jardin botanique, d'où elle se répandit dans 
tous les bassins de l'Ecole de botanique. Jetée intentionnel- 
lement dans le Lez, elle s'est propagée rapidement dans tout 
le cours inférieur de cette rivière l ). » 

A Bordeaux, VAzolla caroliniana a été introduit au Jardin 
botanique pendant l'été de 1879 et cultivé en terrines sous 
châssis et à l'air libre ... ; une personne inconnue en a 
jeté quelques pieds dans les fossés des mares de Boutant 
et cette plante s'y retrouve un peu partout. (Lettre de M. 
Caille, jardinier en chef) 2 ). 

Cette plante existe depuis un certain nombre d'années 
dans un bassin du Jardin des Plantes de Paris, qu'elle a lit- 
téralement envahi, et d'où il est fort difficile de l'expulser 
(Comm. de M. Fischer; Bull. S. B. F. 1881, p. 176.) 

M. Rouy dit que VAzolla s'est abondamment propagé dans 
la Gironde dans la Charente-Inférieure et à Nantes où on la 
trouve dans l'Erdre. (ibid. t. XXXVt, 1889, p. 312). 

En 1889, M. Chabert adresse à M. Malinvaud une boite 
remplie à" Azolla filiculoides recueillis dans plusieurs fossés 
des environs de Rennes 3 ). 

Enfin, trois ans plus tard, M. F. Camus, après avoir 
constaté la présence de VAzolla dans un des faubourgs de 
Rennes, l'a retrouvée à l'autre bout de la province, près de 
la grève de Tréopau, (commune de Ploudalmézau), à l'extré- 
mité occidentale du littoral de la Manche 4 ). 

>) Bull. S. B. F. t. XXXIX. p. 165. 

2 ) Actes de la Soc. linn. de Bordeaux, t. XXXI V, 1880, p. XXlV. — Rull. 
S. B. F., t. XXV1I1 (1881), p. 176. 

3) Bull. S. B. F. XXXVI (1889). p. 312. 
*) Bull. S. B. F. t. OiLIX (1902) p. 313. 



5 AUX ENVIRONS DE METZ. 87 

Pour l'Allemagne nous ne possédons que des renseigne- 
ments assez vagues. 

D'après Wûnsch *) ÏAzolla caroliniana, originaire des con- 
trées chaudes de l'Amérique, aurait été introduit, depuis 
1872, dans les Jardins botaniques de l'Europe et se serait ré- 
pandu dans les eaux plus ou moins dormantes des environs 
de Berlin, de Giesen, de Bonn et de Strasbourg. 

Le Dr. G. Heggi, dans un grand ouvrage en cours de 
de publication 2 ), ne consacre que deux lignes à ÏAzolla 
Caroliniana. Après avoir dit qu'on l'a rencontré naturalisé à 
certains endroits, il ajoute : « sie scheint aber nicht dauernd 
erhalten zu kônnen. » 

Cette appréciation du Dr. Heggi semble s'être vérifiée 
pour les environs de Bordeaux. En effet, lors de la session 
extraordinaire de la Société botanique de Bordeaux, M. Pi- 
tard, dans un rapport sur les plantes rares ou adventices des 
environs, a pu écrire: «M. Motelay a déjà signalé la décrois- 
sance de ÏAzolla filiculoides, au premier développement de 
laquelle tous les botanistes bordelais attribuaient l'extrême 
rareté du Salvinia natans et allaient même jusqu'à pronos- 
tiquer la disparition des Lemna. A l'heure actuelle, les fossés, 
entièrement couverts d'Azolla, il y a six ans, n'en renferment 
plus un seul échantillon. La plante, sans raison apparente, 
tend à devenir introuvable, et, malgré sa disparition, les Sal- 
viana persistent à suivre son exemple. » 3 ). 

Il est probable que c'est la température trop basse des 
hivers méridionnaux qui exerce une fâcheuse influence sur 
le maintien de cette petite plante des contrées chaudes de 
l'Amérique. Le jardinier en chef du Jardin de Bordeaux avoue 
lui-même, dans la lettre citée plus haut: «Le long et dur 
« hiver de 1879-1880, qui détruisit tant de plantes, n'épargna 
« pas nos pauvres Azolla. Je parvins cependant à sauver du 
« désastre une terrine d' Azolla que j'avais rentrée sous châssis 
c dès l'automne. » 

A plus forte raison, avons-nous lieu de redouter pour 
cette charmante petite étrangère la rigueur souvent excessive 
de nos hivers. 



l ) Die Pflanzen Deutschlnnds, 7. éd. 1887. 

a ) lllustrierte Flora von Millel-Europa. Mùnchon, t. 1. p. 47. 

3 ) Bull. S. B. F. XLIX (1902). Sess. extr. à Bordeaux, p. VII. 



88 LE GENRE AZOLLA 6 

Avant de terminer cette trop longue notice, encore un 
mot sur la fructification de cette espèce. 

Il paraît qu'à Paris, au moins dans les premières années, 
Y Azolla restait constamment stérile, tandis qu'à Bordeaux, 
en 1889, on a pu observer ses organes de fructification. A 
Metz, trois jours après notre découverte, nous avons eu le 
plaisir de recueillir des échantillons en partie fructifié, nous 
disons en partie, car nous n'avons pu observer que les sores 
renfermant les androsporanges, sans aucune trace du spo- 
range femelle. Nous avons en particulier remarqué, à divers 
grossissements, les organes représentés' dans les figures 3, 
9, 10, 11 et 14 de la planche qui accompagne le beau mé- 
moire de M. E. Roze, « Contribution à l'étude de la féconda- 
tion chez les Azolla x ). » 

Quinze jours plus tard, nous avons voulu renouveler 
notre provision pour poursuivre cette étude et à notre grand 
regret nous n'avons pu retrouver une seule fronde fertile. 
La violente tempête des premiers jours du mois d'octobre 
avait dispersé cette petite plante dont les radicelles repo- 
saient simplement sur la vase, à une profondeur d'un déci- 
mètre au-dessous du niveau de l'eau. 

Jusqu'à présent il nous a été impossible de nous pro- 
curer la description des espèces $ Azolla. 

G. W. Bischoff, dans son ouvrage Die Rhizokarpen und 
Lycopodeen 2 ) semble admettre 7 espèces d' Azolla, 4 pour 
l'Amérique, 2 pour la Nouvelle-Hollande et 1 pour l'Afrique. 
Dans un ouvrage plus récent, Ed. Strassburger divise le 
genre Azolla Lmk. en deux sous-genres; dans le premier: 
Azolla Meyen, il place A. filiculoicles Lmk et A. caroliniana 
Willd.. deux espèces d'Amérique, et dans le second: Rhizo- 
morpha Meyen. (1836), il range A. pinnata R. Brown (espèce 
de l'Océanie, du Gap et du Japon) ainsi que A. nilotica De- 
caisne, espèce spéciale à l'Abyssinie 3 ). 

Lamarck, auteur du genre Azolla et de l'espèce filicu- 
loides, donne une description 4 ) tellement vague et concise 
qu'elle peut s'appliquer à toutes les espèces du genre qui 



!) Bull. S. B. F. XXX (1883) Séance du 8 juin. 

2 ) Nûrnberg, 1828, p. 88. 

3 ) Ueber Azolla, Gr. in-8° de 86 pages, avec 7 pi. — Iena, 1873. 
•*) Dict. de bot. — Panckoucke. 1783, t. I, p. 343. 



7 AUX ENVIRONS DE METZ. 89 

ne diffèrent, paraît-il, que par des caractères purement mi- 
croscopiques. La planche des Illustrations représente un 
groupe de rosettes avec leurs longues radicelles *), c'est une 
simple vue perspective, sans aucun caractère saillant. 

Jusqu'à plus- ample informé, nous avons donc en Lor- 
raine l'une des deux espèces américaines, acclimatées toutes 
deux en France et peut-être en Allemagne : 

Azolla filiculoides Lmk. ou A. caroliniana Willd. 

30 octobre 1911. 



P. S. — D'après le mémoire de Ed. Strassburger, que 
nous venons enfin de pouvoir consulter, ces deux espèces 
américaines d' Azolla diffèrent principalement par la présence 
ou l'absence de cloisons dans les poils glochidiens qui cou- 
vrent les massules. Or, d'après nos souvenirs, les poils que 
nous avons observés ne présentaient aucune trace de seg- 
mentation. Ce serait par conséquent Y Azolla filiculoides qui 
aurait fait son apparition à deux kilomètres au sud de Metz. 






») Illustration des genres, vol. III, 1823, p. 466, pi. 863. 

12 



ADDITIONS 



AUX GENRES 



Gasleruplion, Parevania, Evania et Neoslephaans 



PAR 



J.-J. K1EFFER. 



Les insectes, dont la description suit, m'ont été commu- 
niqués, par M. le Dr. Brauns, de Willowmore (Cap). Tous, 
sauf deux, proviennent du Sud de l'Afrique ou de l'Afrique 
équatoriale. Les diagnoses des représentants des genres Tri- 
chofœnus, Pseudofœnus, Trigonofœnus, ainsi que des Evaniinse 
et Aulacinse paraîtront dans le Bulletin de la Soc. ent. de 
France. 

1. Gasteruption incisum n. sp. 

$. Noir; dessous du flagellum, mésopleures, métapleures 
en partie, mesosternum, bord antérieur du mesonotum, des- 
sous de toutes les hanches et des tibias postérieurs, côtés 
des fémurs postérieurs et plus ou moins les 4 pattes anté- 
rieures d'un roux brun, abdomen roux sauf le tiers posté- 
rieur. Tête peu longue, mate, occiput deux fois aussi large 
que long, égalant la moitié des yeux, bord postérieur dé- 
coupé, au milieu, profondément en forme de triangle équila- 
téral, joues un peu plus courtes que le 2 e article antennaire, 
face avec une faible pubescence blanche, ocelles externes 
au moins aussi distants des yeux que l'un de l'autre, de 



92 ADDITIONS AUX GENRES GASTEBUPTION, 2 

moitié plus distants du bord occipital que l'un de l'autre. 
Article 2e des antennes à peine plus long que gros, 3e égal 
aux 2 premiers réunis, plus long que le 4 e , qui est 2 fois 
aussi long que gros, 5 e à peine plus court que le 4e, avant- 
dernier aussi gros que long. Col très court. Thorax à peine 
deux fois aussi long que haut, épaules à dent assez forte, 
mesonotum et scutellum à points gros et denses, praescu- 
tum deux fois aussi long que le scutum, segment médian 
réticulé ou ridé transversalement, en pente assez abrupte, 
sans carène, pleures rugueuses et faiblement pubescentes. 
Ailes subhyalines, cellule discoïdale antérieure presque deux 
fois aussi longue que la postérieure, ailes inférieures à 3 
crochets frénaux et une trace de nervure. Hanches posté- 
rieures striées transversalement, métatarse égalant les 4 ar- 
ticles suivants réunis. Tarière plus courte que le pétiole, 
longue de 2 mm., valves noires en entier, élargies au bout, 
tarière fortement dentelée. Taille: 13 mm. Cap, Willowmore. 

2. Gasteruption fuscivagina n. sp. 

Ç. Rouge; dessus du flagellum, une grande tache du 
vertex englobant les ocelles, scutellum et dessus des deux 
derniers segments abdominaux brun noir. Tête mate, densé- 
ment pubescente sur la face, occiput à peine transversal, 
égalant les 2 /s des yeux, à bords latéraux subparallèles, bord 
postérieur non découpé, sans arête, ocelles postérieurs plus 
distants des yeux que réciproquement, deux fois plus dis- 
tants du bord occipital que l'un de l'autre, mandibules à 
dent basale au moins aussi longue que sa distance de l'ex- 
trémité. Col un peu plus court que la distance de l'écail- 
lette au bord antérieur du mesonotum. Thorax à peine deux 
fois aussi long que haut, dents du prothorax petites, meso- 
notum mat, à ponctuation grosse et assez dense, preescutum 
double du scutum, scutellum allongé, segment médian gra- 
duellement déclive, ridé-réticulé, traversé par une arête lon- 
gitudinale, pleures faiblement pubescentes, ridées irrégu- 
lièrement. Ailes hyalines, cellule discoïdale antérieure de 
moitié plus longue que la postérieure, ailes inférieures à ner- 
vure bifurquée et très pâle, avec 3 crochets frénaux. Hanches 
postérieures striées, métatarse à peine aussi long que les 4 
articles suivants réunis. Abdomen subdroit, très mince jus- 



3 PAREVAN1A, EVAN1A ET NEOSTEPHANUS. 93 

qu'au quart postérieur, tarière de 11 mm., égale à l'abdomen, 
valves brun noir en entier. Taille: 16 mm. — Cap: Port 
Elisabeth, en novembre. 



3. Gasteruption tropicale n. sp. 

£. Noir ; dessous du scape, 2 e et 3 e segments abdominaux 
roux brun, mandibules, clypeus et joues jaunes, thorax sauf 
le col, une tache sur les propleures et une large bande dor- 
sale presque percurrente, et hanches sauf le dessus des 
postérieures, roux, pattes roux brun, les postérieures pres- 
que brun noir, tous les genoux, la base des tibias et, sur 
les 4 pattes antérieures, une ligne sur le dehors du tibia et 
le tarse blancs. Face et plus faiblement les pleures et le 
segment médian avec une pubescence blanche. Tête mate, 
occiput faiblement rétréci en arrière, égalant la moitié des 
yeux, bord postérieur sans arête, faiblement en arc, joues 
plus courtes que le 2e article antennaire, yeux glabres, ocelles 
postérieurs un peu plus distants l'un de l'autre que des yeux, 
presque 2 fois plus distants du bord occipital que des yeux. 
Article 2e des antennes aussi gros que long, 3 e double du 2 e , 
les suivants finement pubescents et un peu plus gros que 
le 3 e , le 4 e distinctement plus long que le 3e, égal au 5e. Col 
un peu plus court que la distance des écaillettes au bord 
antérieur du mesonotum. Thorax 2 fois aussi long que haut, 
dents du prothorax très petites, mesonotum à ponctuation 
assez grosse, plus dense en avant, presque nulle sur les 
côtés du scutum, intervalles chagrinés, lignes divergentes 
nulles, praîscutum double du scutum, scutellum allongé et 
chagriné, segment médian à pente très graduelle, réticulé 
comme les métapleures, avec une arête médiane. Ailes hya- 
lines, Ire cellule discoïdale très étroite, pas plus longue que 
la postérieure, origine du cubitus plus bas que la médiane, 
ailes postérieures à 3 crochets, dont l'antérieur est distant, 
nervures nulles. Hanches postérieures striées transversale- 
ment, métatarse égalant presque les 4 articles suivants réu- 
nis. Tarière longue comme le corps, valves noires, à extré- 
mité blanc jaunâtre. Taille: 11 mm. — Congo: St. Antonio. 



04 ADDITIONS AUX GENRES GASTERUPTION, 4 

4. Gasteruption praeruptum n. sp. 

cJ. Noir; scape et abdomen sauf le 1/3 distal roux brun, 
propleures, mésopleures, moitié antérieure du praescutum 
roux, pattes colorées comme chez le précédent. Tête mate, 
face, pleures et segment médian à pubescence blanche, 
joues plus courtes que le 2 5 article antennaire, occiput arron- 
di, égal à la moitié des yeux, bord postérieur découpé assez 
profondément en angle, ocelles postérieurs aussi distants 
des yeux que l'un de l'autre, de moitié plus distants du bord 
occipital que l'un de l'autre. Article 3 e des antennes presque 
2 fois le 2 e , celui-ci à peine plus long que gros, 4e égal au 
3 e , un peu plus court que le 5e, les derniers guère plus longs 
que gros. Col un peu plus court que la distance de l'écail- 
lette au bord antérieur du mesonotum. Thorax de moitié 
plus long que haut, dents du prothorax très petites, meso- 
notum réticulé, praescutum sans lignes divergentes, deux 
fois aussi long que le scutum, segment médian presque per- 
pendiculaire, réticulé, sans arête longitudinale. Ailes et pattes 
comme chez le précédent. Abdomen mince, tiers distal seul 
renflé. Taille: 10 mm. —Congo: Borna. 

5. Gasteruption flavonotatum n. sp. 

Ç. Noir; moitié antérieure du clypeus, mandibules, 4 
pattes antérieures et fémurs postérieurs, tiers antérieur du 
praescutum, une tache latérale sur le scutum, hanches, sauf 
le dessus des postérieures et abdomen sauf le 7s distal, roux 
brun, 7 ou 8 derniers articles antennaires couleur de rouille, 
une ligne externe sur les 4 tibias antérieurs, un anneau 
basai aux tibias postérieurs et les 2 ou 3 premiers articles 
de tous les tarses blancs, base du métatarse postérieur noire. 
Face et pleures pubescentes. Tête mate, joues plus courtes 
que le 2 e article antennaire, occiput faiblement rétréci en 
arrière, plus court que la moitié des yeux, bord postérieur 
simple, très faiblement en arc, ocelles postérieurs plus dis- 
tants l'un de l'autre que des yeux, presque 2 fois plus dis- 
tants du bord occipital que l'un de l'autre. Article 2 e des an- 
tennes aussi gros que long, 3e double du 2 e , 4 e presque double 
du 3e, à peine plus long que le 5 e . Thorax 2 fois aussi long 
que haut, col long, égalant la distance de l'écaillette au bord 



5 PAREVANIA, EVANIA ET NF.OSTEPHANUS. 95 

antérieur du mesonotum, dents du prothorax assez fortes, 
mesonotum mat, prœscutum deux fois aussi long que le 
scutum, lignes divergentes bien marquées, ponctuation éparse, 
scutum densément ponctué au milieu, sans ponctuation sur 
les côtés, scutellum chagriné, guère plus long que large, 
segment médian réticulé, graduellement déclive, avec une 
arête longitudinale. Ailes hyalines, cubitus ayant son origine 
plus bas que la nervure médiane, l^ cellule discoïdale d'un 
tiers plus longue que la 2 e , ailes postérieures à 3 crochets, 
dont l'antérieur est éloigné des autres, moitié distale de 
l'aile avec une nervure longitudinale brune. Pattes comme 
chez le précédent. Tarière égale au corps, valves noires, le 
5e distal jaune blanchâtre. Taille: 14—15 mm. — Gap: Wil- 
lowmore, en mars. 

6. Gasteruption filicauda n. sp. 

$. Noir; mandibules et une tache latérale à l'extrémité 
des 2 premiers segments abdominaux, roux, 4 pattes anté- 
rieures brunes, base de leurs tibias blanc-jaunâtre, dessous 
de la base des tibias postérieurs blanc, 4 tarses antérieurs 
plus clairs que le tibia. Tête mate, à ponctuation très fine 
et dense, pubescence très faible, joues presque nulles, oc- 
ciput égalant la moitié des yeux, subquadrangulaire, bord 
postérieur non arqué et sans arête, ocelles postérieurs à 
peine plus distants l'un de l'autre que des yeux, de moitié 
plus distants du bord occipital que l'un de l'autre. Article 2e 
des antennes un peu plus long que gros, 3e de moitié plus 
long que le 2e, 4e plus long que le 3e ou que le 5e, avant- 
dernier à peine plus long que gros. Thorax 2 fois aussi long 
que haut, col un peu plus court que la distance de l'écaillette 
au bord antérieur du mesonotum, dents du prothorax petites, 
mesonotum à points assez gros et assez denses, intervalles 
chagrinés, prsescutum de moitié plus long que le scutum, 
scutellum chagriné, segment médian graduellement déclive, 
réticulé, à arête longitudinale, pleures rugueuses. Ailes subhya- 
lines, l re cellule discoïdale très étroite, pas plus longue que 
la 2e, triangulaire sur une aile, quadrangulaire sur l'autre, 
Ailes postérieures à 3 crochets, dont l'antérieur est distant 
des autres, une trace de nervure bifurquée. Pattes comme 
chez le précédent. Tarière de 7 mm., à peine plus longue 



96 ADDITIONS AUX GENRES GASTERUPTION, 6 

que l'abdomen, valves très fines, noires, extrême bout distal 
blanc. Taille : 9 mm. — Cap: Willowmore. 

7. Gasteruption tenuicauda n. sp. 

<J$. La femelle ne diffère de l'espèce précédente que par 
les caractères suivants : côtés du mesonotum, pleures, ster- 
num et parfois le dessous du flagellum roux ; l» 6 cellule dis- 
coïdale quadrangulaire ; tarière un peu plus longue que le 
corps, valves noires, 7e distal jaune-blanchàtre. Taille : 9 — 
11 mm., tarière: 10 — 12 mm. 

Le mâle a l'abdomen roux sauf au tiers postérieur, 
4 pattes antérieures, sauf les hanches, roux brun, dessous 
des tibias postérieurs et parfois les mésopleures roux, base 
des tibias postérieurs blanche sur le dessous. Article 3e des 
antennes de moitié plus long que gros, plus mince mais 
pas plus court que le 4e, qui est égal au 5e, avant-dernier 
aussi gros que long. Prœscutum ridé densément, presque ré- 
ticulé, scutum plutôt ponctué que réticulé. Ailes brunâtres, 
b'e cellule discoïdale de moitié plus longue que la 2 e . Taille: 
10 mm. — Cap : Willowmore. 

8. Gasteruption Liebeli n. sp. 

$. Noir ; antennes sauf les 4 premiers articles, 4 pattes 
antérieures sauf les hanches, tarses postérieurs et base de 
toutes les hanches roux brun, tibias postérieurs brun noir, 
plus clairs à la base, abdomen brun noir. Tète mate, coria- 
cée, face faiblement pubescente de gris, occiput très trans- 
versal, plus court que la moitié des yeux, ses bords latéraux 
presque parallèles, bord postérieur à peine en arc, joues 
égalant le 2e article antennaire, ocelles postérieurs aussi 
distants des yeux que l'un de l'autre, un peu plus distants 
du bord occipital. Article 2e des antennes à peine plus long 
que gros, 3e deux fois aussi long que gros, égal au 4e, les 
suivants graduellement raccourcis et à peine plus gros, 
avant-dernier pas plus long que gros. Thorax 2 fois aussi 
long que haut, col court, dents du prothorax à peine percep- 
tibles, praescutum finement strié en travers avec 2 lignes 
parallèles, deux fois aussi long que le scutum, qui est co- 



7 PAREVANIA, EVANIA ET NEOSTEPHANUS. 97 

riacé et à points épars, scutellum coriace, segment médian 
graduellement déclive, finement réticulé comme les méta- 
pleures, à arête longitudinale, propleures et mésopleures ru- 
gueuses. Ailes faiblement brunâtres, 1« cellule discoïdale un 
peu plus longue que la 2e. Hanches postérieures très fine- 
ment striées en travers. Abdomen arqué, tarière de 3 mm., 
à peine plus longue que la moitié du pétiole, valves brun 
noir en entier. Taille: 40-14 mm. — Gap: Port Elisabeth. 
— Dédié à M. le Dr. R. Liebel. 



9. Gasteruption capicola n. sp. 

$ Ç. Noir ; mandibules, antennes sauf les articles 2 e , 3e 
et la base du 4% pattes sauf les hanches et 3 ou 4 premiers 
segments abdominaux roux, aux 2 pattes postérieures le tro- 
chanter et la massue du fémur et du tibia sont noirs. Face, 
tempes et pleures à pubescence blanche. Tète mate, joues 
presque nulles, occiput graduellement rétréci, un peu plus 
long que la moitié des yeux, bord postérieur sans arête, 
ocelles postérieurs plus distants des yeux que l'un de l'autre, 
deux fois plus distants du bord occipital que des yeux. 
Antennes semblables dans les deux sexes, 2e article plus 
long que gros, à peine plus court que le scape, 3e d'un tiers 
plus long que le 2e, égal au 4e qui est 2 fois aussi long que 
gros, 5—42 à peine plus longs que gros, dernier allongé. 
Col un peu plus court que la distance de l'écaillette au bord 
antérieur du mesonotum. Thorax allongé, dents du prothorax 
très courtes, mesonotum et scutellum à points gros, se tou- 
chant et formant des rides, praescutum de moitié plus long 
que le scutum, sans lignes divergentes, scutellum allongé, 
segment médian graduellement déclive, faiblement réticulé, 
à arête longitudinale, propleures rugueuses, mésopleures et 
métapleures réticulées faiblement. Ailes brunâtres (cf) ou 
hyalines (?) 4^ cellule discoïdale de moitié plus longue que 
la 2 e , ailes postérieures à 3 crochets, dont l'antérieur est 
distant, moitié distale avec une nervure longitudinale brune. 
Hanches postérieures striées transversalement. Tarière de 
42 mm., un peu plus longue que l'abdomen, valves noires 
en entier. Taille <? : 43 mm., ?: 45 mm. — Cap: Port Elisa- 
beth, en mars. 

43 



98 ADDITIONS AUX GENRES GASTERUPTION, 8 

10. Gasteruption ornatipes n. sp. 

(f $ Noir ; dessous du flagellum roux brun, côtés du me- 
sonotum, sternum, sauf le col, pleures, tiers médian de l'ab- 
domen de la femelle, dessous des hanches et fémur antérieur 
roux, côté externe des 4 tibias antérieurs, 3 premiers articles 
du tarse antérieur, métatarse intermédiaire et un large an- 
neau à la base du tibia postérieur blancs. Face pubescente. 
Tête mate, joues presque nulles, occiput faiblement rétréci 
en arrière, à peine plus court que la moitié des yeux, bord 
postérieur non découpé et sans arête, ocelles postérieurs 
plus distants l'un de l'autre que des yeux, un peu plus dis- 
tants du bord occipital que l'un de l'autre. Article 2 e des 
antennes aussi gros que long, le 3e chez le mâle, à peine 
plus long que le 2% 4 e de moitié plus long que le 2 e et le 3e 
réunis, 12? un peu plus long que gros, chez la femelle, le 3e 
de moitié plus long que le 2e, 4e égalant le 2° et le 3e réunis, 
suivants graduellement raccourcis, 13 e un peu plus long que 
gros, plus court que le 14 e . Col court. Thorax 2 fois l / 2 aussi 
long que haut, dents du prothorax petites, mesonotum à points 
peu gros et peu denses, intervalles chagrinés, prsescutum 
double du scutum, scutellum allongé et strié transversale- 
ment, segment médian graduellement déclive, réticulé comme 
les métapleures, à arête percurrente, propleures et méso- 
pleures chagrinées. Ailes hyalines, Ire cellule discoïdale d'un 
tiers plus longue que la 2 e , ailes postérieures à 3 crochets, 
l'antérieur distant, un vestige de nervure bifurquée. Hanches 
postérieures striées transversalement, métatarse égal aux 
3 articles suivants réunis. Tarière de 13 mm., valves noires, 
extrémité blanc jaunâtre. Taille cf : 11 mm, Ç : 12 mm. — 
Cap : Port Elisabeth, en novembre. 

11. Gasteruption claripennis n. sp. 

ç$\ Noir ; mandibules, devant de la face, joues, sternum, 
pleures, côtés du mesonotum et de l'abdomen, sauf les deux 
extrémités, roux, les 4 pattes antérieures, sauf les hanches, 
brunes, dessus des 4 tibias antérieurs, des 2 premiers articles 
du tarse antérieur, du métatarse intermédiaire et une grande 
tache sur le dessous de la base du tibia postérieur blancs. 
• Tête lisse et brillante, joues très petites, occiput presque 



9 PAREVANIA, EVANIA ET NEOSTEPHANUS. 09 

carré, un peu plus long que la moitié de l'œil, bord posté- 
rieur à peine arqué, aminci en arête. Article 4 e des antennes 
égal au 5°, double du 3e, celui-ci de moitié plus long que le 
2 e . Col médiocre. Thorax deux fois aussi long que gros, 
épaules à dent très petite. Mesonotum grossièrement ridé en 
travers et ponctué, partie antérieure presque triple de la 
postérieure. Scutellum allongé et rugueux. Segment médian 
graduellement déclive, réticulé comme les métapleures, à 
arête percurrente, mésopleures finement rugueuses. Ailes 
faiblement teintées, assez fortement irrisées, cellule discoï- 
dale antérieure d'un tiers plus longue que la postérieure ; 
ailes inférieures avec une trace de nervure longitudinale. 
Hanches postérieures striées transversalement. Taille : 1 1 mm. 
— Gap : Port Elisabeth, en novembre. 



12. Gasteruption Dœderleini n. sp. 

cf. Noir ; clypeus, mandibules, dessous des hanches an- 
térieures, les 4 pattes antérieures et 3 bandes transversales 
sur le milieu de l'abdomen roux, fémur postérieur roux brun, 
tibia postérieur roux dans la moitié proximale, brun dans la 
moitié distale, tarse postérieur brun noir. Tête brillante, avec 
une ponctuation très fine, joues égalant le 2e article anten- 
naire, occiput égal au tiers de l'œil, non rétréci, bord pos- 
térieur tronqué. Articles antennaires 3^5 subégaux, de moitié 
plus longs que gros. Col court. Thorax 2 fois aussi long que 
haut, épaules à dent très petite. Mesonotum à points gros 
et se touchant, partie antérieure double de la postérieure. 
Scutellum allongé et chagriné. Segment médian graduellement 
déclive, réticulé, avec une ligne enfoncée longitudinalement. 
Ailes un peu brunies, cubitus continuant la direction de la 
nervure médiane, tandis que, chez tous les précédents, il 
sort du nervuius, cellule discoïdale^ antérieure presque de 
moitié plus longue que la postérieure. Ailes inférieures avec 
4 crochets frénaux rapprochés, nervure longitudinale marquée 
dans sa° moitié distale, brune comme la basale. Hanches 
postérieures striées. Taille : 15 mm. — Cap : Port Elisabeth, 
en janvier. Dédié à M. le prof. Dr. Dôderlein. 



100 ADDITIONS AUX GENRES GASTERUPTION, 10 

13. Gasteruption Solmsi n sp. 

(J. Noir; antennes brun clair, plus claires au milieu, 
mandibules, pattes sauf les hanches, base du pétiole et 
3 bandes transversales sur le milieu de l'abdomen roux, fé- 
murs postérieurs roux brun, massue du tibia postérieur brun 
noir, sauf les éperons qui sont roux clair, comme les tarses. 
Tête mate, joues un peu plus courtes que le 2e article an- 
tennaire, occiput à peine rétréci en arrière, plus long que 
la moitié de l'œil, bord postérieur médiocrement découpé 
en arc, ocelles postérieurs situés en arrière de la ligne qui 
passe par le bord postérieur des yeux, tandis que chez 
toutes les espèces précédentes, ils sont situés sur cette ligne. 
Article 3 e des antennes deux fois aussi long que gros, égal 
au 4 e , à peine plus long que le 5e. Col court. Thorax à peine 

2 fois aussi long que haut, épaules sans dent. Mesonotum 
grossièrement ridé en travers, partie antérieure double de la 
postérieure, celle-ci et le scutellum réticulés par endroits. 
Segment médian graduellement déclive, réticulé, avec une 
arête longitudinale. Ailes un peu brunies, cubitus continuant 
la direction de la médiane, cellule discoïdale antérieure de 
moitié plus longue que la postérieure, ailes postérieures à 

3 crochets frénaux rapprochés, leur moitié distale avec une 
nervure longitudinale jaune. Hanches postérieures striées. 
Taille: 11 mm. — Gap: Port Elisabeth, en août. — Dédié à 
M. le prof, comte de Solms-Laubach. 

Parevania longicalcar n. sp. 

Ç. Diffère de P. semirufa par les caractères suivants : 
Nervure basale d'un tiers plus longue que sa distance du 
stigma. Rameaux de l'appendice du metasternum divergents. 
Pattes noires, hanche antérieure et tibia antérieur jaune roux, 
grand éperon postérieur égalant les deux tiers du métatarse. 
Taille: 5,5 mm. — Java. 

Evania subspinosa n. sp. 

<J $. Noir; éperons et spinules des tarses roux, tibias et 
tarses antérieurs bruns. Tête subglabre, brillante, à ponctua- 
tion très fine et peu distincte ; joues avec quelques points 
plus gros, un peu plus longues que le tiers des yeux ; front 



H PAREVANIA, EVANIA ET NEOSTEPHANUS. 101 

déprimé ; face avec un rebord arqué avant les antennes. Man- 
dibules bidentées. Epaules arrondies. Mesonotum et scutellum 
très finement ponctués, parsemés en outre de quelques points 
plus gros, sillons parapsidaux divergents en avant. Appen- 
dice du metasternum à ramaux divergents. Ailes inférieures 
avec 10 ou 11 crochets frénaux. Dessus des tibias postérieurs 
à spinules très courtes, articles tarsaux des 4 pattes posté- 
rieurs terminés, sur le dessous, par 2 spinules courtes mais 
plus fortes que celles des tibias, crochets longs, droits, avec 
une dent obtuse et aussi longue que l'extrémité du crochet. 
Pétiole lisse. La femelle a 3 arêtes frontales, le mâle n'en 
a que 2, avec une carène entre les antennes. Taille 615-7 mm. 
— Australie (Duchaussoy). 

Neostephanus Pentheri n. sp. 

<J. Roux brun, mandibules noires, antennes et tarses 
plus clairs, les deux extrémités du pétiole et une tache de 
chaque côté de la partie antérieure du 3e tergite jaunes. 
Tête subglobuleuse, mate et réticulée, tempes lisses et bril- 
lantes, joues séparées de la face par un sillon, occiput fine- 
ment rugueux, les deux dents postérieures de la couronne 
sont obstuses et transversales, derrière elles se trouvent 
deux rides transversales, courtes et élevées en carène. Scape 
plus long que le 2 e article, celui-ci pas plus long que gros, 
le 3e double du 2 e , 4e de moitié plus long que le 3e, 5 e de 
moitié plus long que le 4e. Prothorax graduellement aminci 
en avant, un peu plus long que sa distance du segment mé- 
dian, ridé transversalement. Mesonotum sans sillons parap- 
sidaux, très transversal, finement chagriné, comme le scu- 
tellum, qui est divisé en trois parties par un sillon bifurqué, 
lobe postérieur le plus grand. Segment médian un peu élargi 
après le milieu, horizontal, aussi long que large, chagriné et 
parsemé de points larges et superficiels. Ailes subhyalines, 
stigma lancéolé, noir, à base blanche, non dépassé par la 
costale, radius sortant du tiers distal du stigma, brisé en 
angle, sa partie distale presque double de la proximale, n'at- 
teignant pas le bord alaire, basale oblique, anguleuse au 
milieu, aboutissant à l'extrémité de la sous-costale, nervulus 
aboutissant à la basale, cellule sous-médiane externe qua- 
drangulaire, un peu plus longue que haute, ouverte sur le 



102 ADDITIONS AUX GENRES GASTERUPTION. 12 

dessous Ailes inférieures avec 3 crochets frénaux, sans autre 
nervure que la sous-costale. Aux pattes postérieures, la 
hanche est ridée transversalement et 2—3 fois aussi longue 
que grosse, le fémur est très grossi, sa moitié distale armée 
de 3 dents, dont la distale est, petite, moitié basale du tibia 
postérieur mince, moitié distale subitement grossie, cylin- 
drique, métatarse un peu plus long que les 4 articles sui- 
vants réunis, 2e et 3* transversaux, 4e un peu prolongé sur 
le dessous, plus court que le 5 e , tarse brièvement velu des- 
sous, lémur et tibia subglabres. Pétiole cylindrique, mince, 
presque deux fois aussi long que la hanche postérieure, ab- 
domen aussi long que le pétiole, glabre, fusiforme, non com- 
primé. Taille : 10 mm. — Afrique du Sud (Zerua, en novem- 
bre, capturé par le Dr Penther). 



DESCRIPTION 



D UN 



Chironomide d'Mriine formant un pre nouveau 



J.-J. KIEFFER 



L'an dernier, M. le Docteur Bezzi, de Turin, m'envoya un 
insecte de la famille des Tendipédides ou Chironomides, me 
priant de lui en donner la détermination. Cet insecte, aux 
formes insolites, avait été recueilli par le professeur Kellogg, 
en Californie, sur des rochers marins, où il vivait en société 
de Mollusques du genre Haliotis. Il forme un genre nouveau 
qui revient au Groupe Cluriio et va être décrit dans les 
lignes suivantes. 

Paraclunio n. g. 

$. Tête petite, avec deux carènes ou lamelles presque 
parallèles, à peine convergentes en avant, allant du bord 
postérieur jusque entre les antennes, touchant presque le 
bord supérieur des yeux et distants réciproquement de 2 à 3 
fois leur épaisseur. Yeux grands, glabres, non échancrés, 
bordés supérieurement par de longues soies incurvées. Face 
avec des soies plus courtes. Bouche très petite, formée par 
une ligule glabre, blanchâtre et un peu plus longue que large 
et par deux lobes jaunâtres, obtus, rétrécis à leur base, pu- 
bescents et munis de quelques soies. Palpes un peu plus 
longs que la bouche et composés seulement de deux articles, 



104 DESCRIPTION D'UN CHÎRONOMIDE D' AMÉRIQUE 2 

dont le premier est épaissi, presque ellipsoïdal, rétréci à l'ex- 
trême base, tronqué obliquement par en-dehors à l'extrémité; 
2 e article sortant du côté de la troncature du 1er, plus mince, 
trois fois aussi long que gros, cylindrique, sauf à l'extrême 
base qui est faiblement coudée. Antennes très courtes, com- 
posées de 6 articles, scape gros et en globe déprimé, ar- 
ticles 2—5 serrés et fortement transversaux, le 6e allongé, 
tous à peine pubescents et dépourvus de verticilles de poils, 
ce qui distingue ce genre de la plupart des autres. Thorax 
conformé comme chez Tendipes. Ailes dépassant de beaucoup 
l'abdomen, surface glabre, base ressortant en lobe, nervation 
comme chez Tendipes. Pattes sans longs poils, finement pu- 
bescentes, hanches petites, avec des soies jaunes et cour- 
bées, fémur antérieur épaissi, ayant sa plus grande épaisseur 
au milieu, où il est deux fois aussi gros que le tibia mais 
pas plus long, avec des rangées longitudinales de soies 
courtes et presque appliquées, sans trace de squamules, 
tibia antérieur et métatarse avec des squamules mais bien 
moins développées que celles des quatre pattes postérieures, 
le métatarse atteint les deux tiers de la longueur du tibia, 
et est égal aux trois articles suivants réunis, articles 2—4 
graduellement raccourcis, obconiques, cordiformes à leur 
extrémité distale. laquelle est munie, sur le dessous, d'une 
épine jaune, simulant un éperon et de poils simples, entre- 
mêlés d'autres poils hyalins, plus longs et plus gros, se di- 
visant en faisceau à leur extrémité ; 4e article encore deux 
fois aussi long que gros, plus court que le 5 e , à toutes les 
pattes, le 5e article tarsal offre une conformation singulière, 
qui ne se retrouve chez aucun autre genre, sauf en partie, 
chez Psamathiomyia, son extrémité distale est graduellement 
élargie, puis divisée en trois lobes allongés, le lobe médian 
est le plus long, il dépasse les crochets tarsaux, son extré- 
mité est largement arrondie, à sa base il est graduellement 
rétréci, crochets tarsaux simples, courbés presque à angle 
droit, pulvilles nuls, empodium blanc, plus long que les cro- 
chets, larges et à branches extrêmement ramifiées, comme 
cela n'a lieu pour aucun autre genre de la famille des Ghi- 
ronomides. Aux quatre pattes postérieures, le fémur, le tibia 
et le métatarse offrent trois- rangées longitudinales de squa- 
mules presque appliquées, spatuliformes, striées et largement 



3 FORMANT UN GENRE NOUVEAU. 105 

arrondies au bout, le fémur est plus long que le tibia, sa 
grosseur diminue graduellement de la base à l'extrémité 
distale, le tibia est dépourvu de peigne et d'éperons, caractère 
par lequel ce genre est exclu des groupes Tendipes et Ortho- 
cladius, avec lesquels il a beaucoup de ressemblance. Ab- 
domen fortement comprimé, a peine plus long que le reste 
du corps, d'égale hauteur partout, les 6 premiers segments 
d'égale longueur, le 7e et le 8 e plus courts, le 8e tronqué 
verticalement jusqu'au milieu de sa hauteur, puis oblique- 
ment jusqu'à sa base, où se trouvent deux petites lamelles 
juxtaposées et filiformes. 

Ce genre est proche de Psamathiomyia que Deby a établi 
sur un insecte marin observé au sud de la France, à Biar- 
ritz. L'insecte de Biarritz diffère de celui de Californie prin- 
cipalement par les ailes avortées et dépourvues de nervures 
dans les deux sexes, par la forme du 5e article dont les lobes 
externes sont situés sur le dessous et autrement conformés, 
enfin par l'empodium, qui offre la conformation ordinaire, 
c'est-à-dire, celle qu'on retrouve chez la plupart des Chiro- 
nomides. 

Paraclunio trilobatus n. sp. 

$. Brun noir; balanciers et bord postérieur des segments 
abdominaux jaunes, pattes d'un jaune brunâtre. Palpes pu- 
bescents, parsemés de quelques longs poils. Thorax mat, 
glabre, pleures plus claires. Ailes faiblement teintées, ner- 
vure auxiliaire dépassant la transversale, celle-ci longue et 
oblique, à cet endroit la partie distale de la discoïdale est 
arquée par en bas, en déviant de la direction de sa partie 
proximale, l re nervure longitudinale bien marquée, la 2 e non 
distincte, la 3e à peine arquée, atteignant le bord peu avant 
la pointe alaire, discoïdale un peu plus proche de la pointe 
alaire que la 3e nervure, bifurcation de la posticale distante 
proximalement de la transversale, rameau supérieur peu ar- 
qué, l'inférieur arqué fortement dans sa moitié distale. 
Taille : 5 — 6 mm. 



14 



DESCRIPTION 



D UN NOUVEAU 



DRYINIDE DES INDES ORIENTALES 



PAR 



J.-J. KIEFFER. 



-;•'!>- 



L'Entomologiste Impérial de l'Agricultural Research 
Institute de Pusa (Bengale) m'a envoyé récemment un certain 
nombre d'insectes, dont il a étudié les mœurs et observé 
les premiers états. Ces insectes sont parasites de Pyrilla ; 
leur éclosion a eu lieu en août, septembre et encore plus 
tard jusqu'au 28 octobre. Ils forment une espèce nouvelle 
qui revient au genre Dryinus Latreille. Malheureusement le 
nom de Dryinus, après avoir triomphé sur des auteurs qui, 
comme Dalman, Thomson, Nées et Walker, l'avaient détourné 
pendant de longues années, de sa signification primitive, en 
l'attribuant aux représentants des genres Anteon et Gona- 
topus, se trouve maintenant être entaché d'un vice d'origine 
qui l'oblige à disparaître; ce vice s'appelle le manque de 
priorité. En 1804, une année avant que Latreille n'eut établi 
son genre Dryinus, ce nom avait été employé par Fabricius 
pour désigner un genre qui s'est effondré, étant composé 
d'insectes disparates, appartenant aux Sphégides et aux Pom- 



108 DESCRIPTION D'UN NOUVEAU DRYINIDE ' 2 

pilides. Je remplace donc le nom de D-ryinus par celui de 
Lestodryinus n. nov. ; la famille des Dryinides devra désor- 
mais porter le nom de Anteonidae, puisque Anteon, décrit en 
1807 par Jurine, est maintenant la. plus ancienne dénomina- 
tion d'un représentant de cette famille. 

Lestodryinus pyrillae n. 

$. Noir, mat et chagriné; mandibules, clypeus, joues en 
partie, antennes, étroit bord latéral du prothorax et partie 
rétrécie du prothorax, écaillettes, toutes les hanches et 
pattes antérieures jaunes, dessous du scape, tous les tarses, 
base des 4 tibias postérieurs et palpes blanchâtres, fémur et 
massue du tibia des 4 pattes postérieures roux brun. Tête 
transversale, plus large que le thorax,, deux fois aussi large 
que longue, bord postérieur marginé et faiblement découpé 
en arc, partie déclive de l'occiput un peu excavée ; vertex 
légèrement déprimé, à peine plus large en arrière qu'en 
avant, une arête va de l'ocelle antérieur jusqu'au clypeus, 
de chaque ocelle postérieur part une mince bande formée 
par des rides et atteignant le scape; yeux glabres, trois fois 
aussi longs que leur distance de l'arête qui forme le bord 
occipital ; ocelles en triangle équilatéral, les postérieurs deux 
fois plus distants des yeux que réciproquement, touchant 
presque le bord occiptal. Mandibules arquées, terminées par 
4 dents, dont l'externe est longue et pointue. Palpes maxil- 
laires de 5 articles, dont le 1 er n'est pas. proéminent, visible 
seulement au microscope, pas plus long que gros, les 4 ar- 
ticles suivants subégaux, cylindriques, 4 — 5 fois aussi longs 
que gros. Palpes labiaux non proéminents, composés de 3 
articles courts, dont le 3e est le plus long. Antennes à peine 
grossies distalement, scape de moitié plus long que le 2e ar- 
ticle, qui est de moitié plus long que gros, 3e au moins deux 
fois aussi long que le 4 e , celui-ci à peine plus long que le 
5e, qui est trois fois aussi long que gros, 4—9 graduellement 
raccourcis, le 9 e de moitié plus long que gros, plus court 
que le 10e. Prothorax deux à trois fois aussi long que le me- 
sonotum, beaucoup plus large que haut, faiblement convexe 
au milieu, en ellipse allongée, rétréci en arrière en un pé- 
tiole transversal, dont les angles postérieurs sont prolongés 
en un petit lobe très distant de l'écaillette. Mesonotum deux 



3 DES INDES ORIENTALES. 109 

fois aussi large que long, graduellement rétréci en avant, 
divisé par deux sillons parapsidaux parallèles en trois lobes 
également larges. Scutellum plus faiblement chagriné, deux 
fois aussi long que le postscutellum, segment médian allongé, 
faiblement convexe, réticulé comme les métapleures, sans 
aire ni arête. Ailes blanches, les antérieures traversés par 
trois bandes transversales brunes et pubescentes, dont la 
distale, qui est la plus large, s'étend du tiers distal du stigma 
jusqu'à l'extrémité du radius, la 2 e , la plus mince et presque 
en ligne, traverse la nervure basale, la proximale est située 
un peu distalement du milieu de la nervure médiane; stigma 
linéaire-lancéolé, blanc sauf au tiers distal, dépassé par la 
costale jusque vis-à-vis de l'extrémité du radius, celui-ci sort 
du 1 / i distal du stigma, est faiblement anguleux avant son 
milieu et distant de la pointe alaire de toute sa longueur, 
une ligne visible par transparence le prolonge jusque près 
du bord, transverso-cubitale parallèle à la basale, qui est 
oblique et aboutit à l'extrémité de la sous-costale, nervulus 
perpendiculaire et plus court que la basale, sous-costale très 
rapprochée de la costale ; ailes inférieures sans nervure. Han- 
che antérieure double de l'intermédiaire, aussi longue que le 
trochanter qui est en massue et guère plus long que la 
moitié du fémur, métatarse antérieur égalant les 4 suivants 
réunis, 2e article un peu transversal, 3 e double du 2 e , 4e plus 
long que le 2 e et le 3 e réunis, 5e à peine plus long que gros, 
son prolongement proximal ou branche interne de. la pince 
atteint la base du 2 e article et est droit avec l'extrémité in- 
curvée, le côté interne est armé de deux rangées de lamelles 
denses et obtuses et d'une rangée de soies, ces rangées sont 
interrompues avant l'extrémité incurvée; branche externe de 
la pince, presque droite, faiblement incurvée à l'extrémité, 
sous laquelle se trouve une petite dent, le dessous est armé 
de 10 petites spinules également espacées. Tibia postérieur 
plus court que le tarse, subcylindrique, à peine graduellement 
renflé distalement. Abdomen lisse, brillant, moins large que 
le. thorax, tergites 2 — 4 grands, 5e beaucoup plus court que 
le 4e. Taille : 4 mm. — Voisin de Lestodryinus trifasciatus 
Kieff. qui diffère par la couleur et par les caractères sui- 
vants : vertex lisse et brillant, n'ayant que l'arête médiane, 
bord postérieur de la tête découpé en rectangle, l'arête qui 



110 DESCRIPTION D'UN NOUVEAU DRYINIDE. 4 

forme le bord touche presque les yeux; articles antennaires 
3 — 5 beaucoup plus minces que le 2e ou que le 6e, les 5 der- 
niers subitement renflés en massue ; prothorax à peine ré- 
tréci en arrière ; stigma brun dans plus de la moitié distale 
linéaire-lancéolé comme chez pyrillae, mais non dépassé par 
la Costale, radius brun en entier, atteignant presque le bord 
antérieur de l'aile, distant de la pointe alaire de la moitié 
.de sa longueur, sa partie distale plus de 3 fois aussi longue 
que la partie proximale. 



^X^^ 3 



Promenades d'un flâneur naturaliste 



PAR 



M. E. FLEUR. 



Écrire, — moi journaliste, pris du matin au soir, et par- 
fois du soir au matin, — pour une revue d'histoire naturelle, 
dans laquelle on ne voit que de l'inédit et de la science, 
comment m'y aventurer? Le journal exige un travail fiévreux, 
hâtif, toujours incomplet ; la science n'admet que des faits, 
des constats, le tout exposé clairement, simplement, complè- 
tement ! Quels genres différents ! Si j'avais pu suivre mes 
goûts, oui, peut-être j'aurais à écrire des observations variées, 
intéressantes, élucidant quelque problème de la nature ; ou 
même si j'avais plus de temps disponible, je pourrais coor- 
donner des notes et donner une page, ne fût-elle qu'une ré- 
pétition originale, du livre des êtres. — Cherchant en vain 
ce temps, et ne le trouvant pas, — voulant cependant don- 
ner, à la Société qui a bien voulu m'accueillir, un témoignage 
de bonne volonté, je livre quelques observations, quelques 
réflexions plutôt, faites au cours de promenades à travers 
champs. Valent-elles assez pour avoir les honneurs de l'im- 
pression? Quel esprit ne les a faites, ces remarques de 
simple bon sens, que cependant l'on voit méconnues par 
tant d'esprits prétendument scientifiques? est-ce que les théo- 
ries exposées dans tant de livres qui prônent la science 
dite moderne sont prises au sérieux par les auteurs qui les 
développent pour faire preuve de singularité, semble -t-il ? 



112 PROMENADES 2 

Ces réflexions, faites au jour le jour, n'ont pas non plus 
le mérite d'être conduites avec art et d'être poussées à fond; 
elles ne sont qu'indiquées; mais, telles quelles, nous les 
donnons, faute de temps et faute de mieux. Les plantes ! 
les fleurs ! elles sont semées à profusion autour de nous ! 
Sans doute, elles servent aux besoins de l'homme et de nom- 
breuses catégories d'animaux ; mais, à côté de ce caractère 
d'utilité, elles ont d'autres avantages; elle sont aussi le vê- 
tement de la terre. L'homme n'a pas seulement un estomac, 
il possède une intelligence qui sait apprécier les diverses 
qualités des êtres, et lui fait apercevoir en eux des choses 
que ne discernent pas les sens de l'animal sans raison. C'est 
ainsi que les fleurs flattent notre vue et notre odorat. Le 
bœuf, lui aussi, possède des yeux et un odorat ; mais il foule 
aux pieds et broute indifféremment la fleur la plus merveil- 
leuse et la plus rare tout comme le brin d'herbe le plus ap- 
pétissant et le plus vulgaire ; le bœuf est utilitariste ; la 
forme, la couleur, le parfum ne disent rien à ses sens ; 
l'homme seul en jouit ; c'est donc qu'il y a en lui un prin- 
cipe qui n'existe pas dans le bœuf. Qu'est-ce, en effet, que 
la vue, l'odorat, sinon des fonctions d'organes corporels, à 
l'aide desquelles notre esprit se fait une idée de la fraîcheur, 
de la délicatesse, de la grâce, de la beauté, de la suavité ? 

Et si le Créateur a tant fait pour notre esprit enveloppé 
d'un corps, que ne fera-t-il pas pour ce même esprit échappé 
aux entraves de la matière? Quelles clartés, quelles splen- 
deurs réserve-t-Il à l'intelligence dans ses aspirations vers 
l'éternelle, parfaite et immuable beauté, vers le bonheur? 

Et qu'est-ce que la rose, qu'est-ce que la violette, que 
Dieu a créées pour embaumer autour d'elles et charmer le 
regard? Qu'est-ce que leur frais coloris, leur incomparable 
parfum, leur forme gracieuse? Un peu de boue, un peu d'eau, 
un peu d'air, un peu de lumière, un peu d'immondice même... 
Et de tout cela judicieusement choisi se font ces merveilles. . 
Et nous refuserions à l'auteur de ces splendeurs le pouvoir 
de faire de nos âmes empêtrées dans nos corps des esprits 
brillants et heureux? Il y aurait de telles jouissances pour 
un esprit plongé dans la fange de la matière, et pour cet 
esprit libéré il n'y aurait rien? fleurs, vous me prouvez le 
contraire. 



3 D'UN FLANEUR NATURALISTE. 113 

La fonction crée l'organe ! — Quand certains individus 
Vous ont cité cet aphorisme prétendument emprunté à Dar- 
win, ils' vous ont réduit au silence, annihilé, écrasé. 

La fonction crée l'organe ! Examinons donc ce que cela 
signifie, au juste; je me défie un peu des phrases pompeuses, 
prétentieuses, qui trop souvent sont vides de sens et parfois 
aussi constituent le plus sanglant outrage à la raison. Eh 
bien ! l'aphorisme susdit est du nombre de ces derniers : il 
est un défi au plus vulgaire bon sens. 

La fonction crée l'organe; exemple: la vision est une 
fonction, mon œil en est l'organe ; mes ancêtres ont vu, c'est 
pourquoi ils ont eu un œil ; au fait, pourquoi deux yeux, et 
non pas un seul œil? — Voilà un aveugle ; il ne voit pas ; 
mais il a besoin de voir; inutile de recourir à l'art, à la 
science, pour réparer son œil endommagé : il a besoin de 
voir, il verra sans œil, ou son œil se refera tout seul. Défi . 
au plus élémentaire bon sens, je le répète. Les naturalistes 
dignes de ce nom disent: je vois, parce que je possède l'or- 
gane normal de la vision, l'œil ; sans œil, pas de vision ! 

Mais c'est peut-être le besoin, qui crée l'organe ! Pour 
vivre, le corps doit réparer sans cesse les pertes qu'il subit 
aussi sans cesse .; il faut qu'il ingère des aliments, qu'il les 
digère, afin que les éléments réparateurs soient séparés et 
gardés, pendant que les éléments inutiles, les déchets, sont 
éliminés. Voilà ce qui se passe dans tous les êtres vivants, 
animaux et plantes. Ne considérons ici que les animaux ; 
pour cette fonction d'assimilation, il faut un estomac ; or, 
nos ancêtres n'en avaient sans doute pas, et le besoin qu'ils 
en avaient le leur a procuré? Mais on ne pense pas à tout: 
peut-on supposer un animal vivant sans estomac ? car la vie 
est une activité, et toute activité étant une dépense, il faut 
qu'il y ait réparation, conséquemment ingestion et digestion. 

Loin donc de reconnaître la justesse de l'aphorisme sus- 
dit, je déclare qu'il est éminemment antiscientifique et anti- 
progressif. Puisque le besoin crée l'organe, inutile de vouloir 
perfectionner les machines et les connaissances humaines : 
pourquoi, par exemple, des dirigeables, des aviateurs? 
L'homme a besoin de voler ; voilà longtemps qu'il s'y essaie ; 
qu'il vole sans machine, la fonction lui créera des ailes; ou 
si c'est le besoin conscient qui crée l'organe, qu'il attende 

15 



114 PROMENADES 4 

que lui poussent des ailes!... On le voit, nous arrivons à l'ab- 
surde. Pourquoi donc lui faut-il des vaisseaux pour traverser 
les mers? pourquoi des locomotives pour franchir les espaces? 

Avouons-le : ces prétendus aphorismes d'une science 
qui veut se passer d'un Créateur couvrent les plus lourdes 
absurdités, et ceux qui les emploient font preuve d'une sin- 
gulière nullité d'intelligence. 

A mesure que l'on parcourt les divers degrés de l'échelle 
des êtres, on remarque une loi qui semble contraire à la 
perfection, à la beauté, à l'harmonie et même aux condi- 
tions de la vie. En effet, s'il est un principe ardemment 
poursuivi, c'est bien celui de l'unité des forces, de l'unité 
de la matière. Or, d'où vient que, dans la réalité des choses, 
ce sont les êtres inférieurs qui sont les plus simples, et que 
plus les êtres sont élevés, plus aussi ils sont compliqués, — 
plus par conséquent les conditions de leur fonctionnement 
normal sont nombreuses et difficiles à réaliser. On l'a dit 
souvent : les montres les moins compliquées sont les meil- 
leures, — elles se dérangent moins souvent ; — cependant 
d'habitude, les plus parfaites sont les plus compliquées ; 
mais l'idéal serait la perfection dans la simplicité. Quel être 
peut se comparer à l'homme pour sa dignité? il est le roi 
de la création, le roi des êtres. Pourtant, quel animal est 
naturellement plus compliqué, plus misérable, plus dénué 
des moyens de défense et de lutte pour la vie? Si donc l'on 
veut garder à l'homme sa première place parmi les êtres, 
il faut avouer que son esprit seul lui confère cette dignité. 
La prétendue loi du progrès indéfini que le darwinisme a vu 
dans les êtres est un leurre, une grossière méprise; — il y 
a progrès, oui, mais pas dans le sens matérialiste, seul admis 
par les sectateurs des doctrines de la descendance par 
évolution. 

Ceux qui partent des données prises dans leurs expé- 
riences dirigées à leur gré pour raisonner en ces matières, 
n'oublient qu'une chose : c'est que ces expériences sont en- 
tachées d'un vice radical, elles sont dirigées, réglées par une 
intelligence libre, interprétées de même ; et ils ne veulent 
pas admettre d'intelligence qui ait réglé la marche de la 
création ; or, ces fameuses expériences, dont les conditions 
sont cependant minutieusement agencées, réussissent bien 



5 D'UN FLANEUR NATURALISTE. 115 

rarement; et la nature, la matière, eût réussi, à l'aveuglette, 
l'étonnante série de la transformation des êtres ? C'est vrai- 
ment trop de crédulité ou trop de présomption. Si les êtres 
se maintiennent par leurs qualités, supérieures à celles de 
leurs semblables et de leurs ennemis, comment se fait-il que 
l'homme soit plus faible que son ancêtre prétendu, le singe, 
— et même qu'il soit son ennemi? Car, s'il y a eu lutte, 
l'homme aurait dû succomber dans le combat livré à ses 
parents plus forts, mieux doués que lui sous tous les rap- 
ports matériels: force musculaire, endurance, agilité... Or, 
non seulement il n'en est rien, mais ce sont les plus forts 
qui disparaissent devant le faible ; la force matérielle, phy- 
sique, est donc d'une qualité inférieure à la force puisée 
dans l'intelligence ; et l'on ne voit pas le joint soudant ces 
deux puissances. 

Mais il n'est pas besoin d'avoir recours à des arguments 
si élevés pour prouver la supériorité de l'homme sur tous 
les êtres, malgré les désavantages physiques innombrables 
inhérents à sa nature. Des expériences journalières, très 
simples, des remarques et observations courantes nous mon- 
trent surabondamment l'un et l'autre. La doctrine de l'évo- 
lution n'est pas la doctrine du progrès indéfini au sens ma- 
térialiste: 1° parce que, la loi de complexité s'y oppose, 
2° parce que les qualités physiques sont moindres dans 
l'homme que dans les animaux, 3° parce que les conditions 
de la vie humaine, étant en raison de la multiplicité et de la 
complexité des organes, sont plus difficiles pour l'homme 
que pour les êtres inférieurs. La perfection, en effet, ne de- 
vrait-elle pas consister en la réduction, de plus en plus con- 
sidérable, de tous les organes en un seul, essentiel et jouis- 
sant de tous les sens? — organe très simple à la fois et 
très résistant? 

L'homme meurt après une amputation ou une blessure 
considérable. — A chaque instant, la vie animale nous révèle 
des circonstances où des blessures extraordinaires, des sup- 
plices inouis, des amputations énormes, sont presque sans 
effet sur la durée de l'existence de certains êtres; les in- 
sectes, sous ce rapport, sont extraordinaires, c'est dans leurs 
différentes classes que je prends la plupart des faits qui 
suivent. 



116 PROMENADES 6 

Dans nos campagnes, à l'époque des moissons, se trouve 
fréquemment, sous les moyettes de blé ou d'avoine, la gre- 
nouille rousse des champs : pour peu qu'elle se montre en 
abondance, elle est recherchée ; un coup de lame tranche la 
bestiole en deux; on garde l'arrière-train, et l'on ne se préoc- 
cupe nullement du reste, c'est-à-dire de la tète et de ravant- 
train ; or, il n'est pas rare de voir, encore plusieurs jours 
après l'opération, cette tète vivante, et le batracien traînant 
sur ses pattes de devant son corps mutilé. 

Combien de temps vivrait un homme, dans ces condi- 
tions? La courtilière, ou grillon-taupe, est bien connue des 
jardiniers. Or, un jour un de ces insectes fut coupé en deux 
par la bêche d'un travailleur, qui ensuite continua sa tâche 
sans plus faire attention à l'insecte. Quelle ne fut pas la stu- 
péfaction de cet homme quand, plusieurs heures après, il re- 
trouva sa courtilière dont l'avant-train mangeait gloutonne- 
ment son propre abdomen abattu? Cette voracité sans exemple 
nous prouve que non seulement la vie persistait, mais encore 
le sens et l'instinct de la nutrition? 

Un lucane mâle de grande envergure avait été piqué 
d'une forte épingle et ainsi fixé à une solive de plafond ; 
l'insecte vécut plusieurs mois empalé et sans nourriture. On 
sait que ce genre d'insectes n'a qu'une saison très restreinte, 
et que son existence varie de six semaines à deux mois tout 
au plus. — Dans les combats qu'ils se livrent, ces coléop- 
tères se font fréquemment des perforations profondes. 11 
n'est pas rare de voir des fourmis pénétrer par ces blessures 
dans les entrailles du puissant insecte, et le ( ronger complè- 
tement, jusqu'au vide complet; néanmoins, bien que n'ayant 
plus d'entrailles, le lucane se traîne vaille que vaille, et 
serre violemment les doigts qui ont l'imprudence de le saisir 
sans précaution. 

Le 16 octobre 4906, à 1 heure et demie, un frelon pé- 
nètre dans ma chambre; je le capture et coupe le pédoncule 
qui relie l'abdomen au thorax, et je mets soigneusement cet 
abdomen de côté ; — le 19, à 7 heures du soir, l'aiguillon 
manœuvre au moindre contact, et ferait de fortes piqûres. 
Ces jours-là, la température est extrêmement basse ; il gèle 
tous les matins, et particulièrement fort le 19: l'herbe des 
squares est blanche, raidie. C'est à la fraîcheur de cette 



7 D'UN FLANEUR NATURALISTE. 417 

température que j'attribue la conservation de l'insecte, qui 
sans doute se serait corrompu par la chaleur, comme cela 
s'est reproduit plusieurs fois dans la suite. Quoi qu'il en soit, 
le 21, à 9 heures du soir, l'aiguillon fonctionnait encore, bien 
que faiblement. Puis, j'oubliai la bestiole, que je retrouvai 
complètement rigide le 25 ou le 26. — Ainsi, voilà une partie 
considérable d'un insecte privée du centre céphalique et des 
centres thoraciques; et néanmoins, cinq jours après cette 
amputation, la vie se manifeste encore dans l'abdomen ! 
N'est-ce pas déconcertant? -Et ne pouvons-nous pas conclure 
que la vie des insectes est plus parfaite, incomparablement 
plus parfaite que la vie humaine? Ou, au contraire, devons- 
nous conclure que l'imperfection de notre vie n'est qu'appa- 
rente, parce que peut-être elle n'est qu'un prélude? Jamais 
la science matérialiste ne pourra arriver à cette conclusion. 
Mais il y a plus fort que cela dans la croyance des 
paysans ; d'après eux, les vers de terre, les vulgaires lom- 
brics, coupés en tronçons deviennent autant de vers qu'il y 
a de morceaux. — Au fond de cette croyance erronée, il y a 
une observation incomplète reposant sur l'étonnante faculté 
de réparation qu'offrent des animaux inférieurs qui, privés de 
quelque membre ou de quelque partie du corps, en repren- 
nent d'autres ; et encore, de la génération par scission ou 
segmentation. 



LISTE DES MEMBRES 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 

METZ 

AU i er NOVEMBRE 1911 



BUREAU 

Président, M. de Saulcy. 

Secrétaire-Trésorier, M. Friren.- 
Archiviste, M. Fleur. 



Membres honoraires. 

MM. 

1905 *Kieffer (l'abbé J.-.T.), Docteur ès-sciences, membre 
correspondant de l'Académie de Metz, professeur 
au Collège de Bitche. {TU. en 1880). 

1905 Mai he (René) Docteur ès-sciences, membre des So- 
ciétés Botanique et Mycologique de France, pro- 
fesseur à la Faculté des sciences de l'Université, 
à Alger. 



120 



Membres titulaires. 

„ (L'astérisque vndique les membres à vie.) 

MM. 

1910 Bardot (l'abbé Georges), vicaire à Sarreguemines. 
1908 Gollignon (l'abbé Emile;, curé de Vigny. 
1905 Fleur (Elie), rédacteur au Courrier de Metz, 
1867 Friren (l'abbé Auguste), chanoine honoraire, membre 
de l'Académie, rue de l'Évêché, 41. 

1908 Meyer (l'abbé Albert), aumônier du pensionnat, a 

Rustroff. 

1902 Médinger, professeur à la Maîtrise, rempart Saint- 
Thiébault, 16. 

1877 'Paquet d'Hauteroche (René), membre de l'Académie, 
propriétaire à Woippy. 

1858 Saulcy (Félicien de), membre de l'Académie et de 
. la Société entomologique de France, rue Ghà- 
tillon 3. 

1902 Schatz (l'abbé G.\ chanoine honoraire, ancien pro- 
fesseur, membre de la Société "mycologique de 
France, Montigny-lès-Metz. 

1887 Schrader C., pharmacien à Rombas. 

1909 Thomas (l'abbé Louis), à Saint-Avold. 

1887 Wannot (Charles), ancien Directeur du Jardin bota- 
nique de Montigny-lès-Metz. 



Membre décédé. 

M. Jules Moreau, membre titulaire depuis 1862, secrétaire 
de la Société depuis le 7 janvier 1864 jusqu'au 
5 novembre 1868, décédé à Nancy au mois de 
janvier 1911. 



SOCIÉTÉS SAVANTES 

avec lesquelles la Société d'histoire naturelle de Metz 
échange son Bulletin. 



EUROPE. 

Allemagne. 

Alsace-Lorraine. Colmar. Société d'histoire naturelle. 

— Metz. Académie de Metz. 

— Strassburg. Philomatische Gesellschaft in 

Elsass-Lothringen . 
Bavière. Landshut. Botanischer Garten. 

— Munchen. Ornithologische Gesellschaft in Bayern 

p. A. Zoologische Sammlung (Neuhau ser- 
strasse, 51). 
Brème. Bremen. Naturwissenschaftlicher Verein. (StâdtixcJtes 

Muséum). 
Hesse. Giesxen. Verein fur Natur- und* Heilkunde. 

— Hanau. Wetterauische Gesellschaft fur die gesamte 
Naturkunde. 
Prusse. Berlin. (N. W. S); Laboratorium und Muséum. 

— — Naturae novitates (R. Friedlànder & Sohn). 

— Bonn. Naturhistorischer Verein der preussischen 

Rheinlande und Westfalens. 

— Cassel. Verein fur die Erdkunde. 

— Elberfeld. Naturwissenschaftlicher Verein. 

— Frankfurt. Naturwissenschaftlicher Verein des Regie- 

rungsbezirkes Frankfurt. 

— Greifsioald. Naturwissenschaftlicher Verein von Neu- 

pommern und Riigen. 

— Halle a. S. Kaiserl. Leop.-Garol. Deutsche Akademie 

der Naturforscher. 

— Kiel. Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig- 

Holstein. 
Kuniysbery. Kônigliche physikalisch -ôkonomische 
Gesellschaft. 



122 

Prusse. Osnabrùck. Naturwissenschaftlicher Verein. 

— Posen. Historische Gesellschaft fur die Provinz Posen. 

— Trier. Gesellschaft fur die niitzlichen Forschungen. 

— Wernigerode. Naturwissenschaftlicher Verein des 

Harzes. 
Saxe. Zwickau. Verein fur Naturkunde. 
Wurtemberg. Stuttgart. Verein fur Vaterlandische Naturkunde. 

(Archivstrasse 3.) 

Angleterre. 

Glasgow. Natural history Society of Glascow. 

Autriche-Hongrie. 

Bistritz. Die Gewerbeschule zu Bistritz. 
Brùnn. Die Naturforschenden des Vereins in Briinn. 
Gratz. Akademischer naturwissenschaftlicher Verein. 
Trieste. Societa Adriatica di Scienze naturali in Trieste. 

Belgique. 

Bruxelles. Société botanique de Belgique. 

— Société Royale malacologique de Belgique. 

— Société belge de microscopie. 

— Société entomologique. 

France. 

Allter. Moulins. Revue scientifique' du Bourbonnais et du 
Centre de la France. (Ernest Olivier, Di- 
recteur). 
Alpes-Maritimes. Cannes. Société des sciences naturelles, 

lettres et beaux-arts de Cannes. 
Ardennes. Charleville. Société d'histoire naturelle des Ar- 

dennes. 
Aube. Tfoyes. Société d'agriculture, sciences, arts et belles- 
lettres du département de l'Aube. 
Aude. Carcassonne. Société d'études scientifiques. 
Belfort (Territoire dej. Belfort. Société belfortaine d'histoire 

naturelle. 
Bouche-du-Rhône. Marseille.. Société botanique et horticole 

de Provence. 
Calvados. Caen. Académie des sciences, arts et belles-lettres. 

— — Société Linnéenne de Normandie. 
Charente-Inférieure. Rochefort. Société d'agriculture, belles- 
lettres, sciences et arts de Rochefort. 



123 



Charente-Inférieure. Rochelle (La). Académie de la Rochelle, 

section des sciences naturelles. 
Gôte-d'Or. Dijon. Académie des sciences, arts et belles-lettres. 

— Semur. Société des sciences historiques et natu- 

relles de Semur. 
Doubs Besancon. Société d'émulation du Doubs. 

— Montbéliard. Société d'émulation de Montbéliard. 
Gard. Nîmes. Académie du Gard. 

Garonne (Haute-) Toulouse. Société d'Histoire naturelle. 
Gironde. Bordeaux. Société Linnéenne de Bordeaux. 
Hérault. Montpellier. Académie des sciences et lettres. 
Isère. Grenoble. Société de statistique, sciences naturelles 

et arts industriels de l'Isère. 
Loire Saint-Etienne. Société d'agriculture, industrie, sciences, 
arts et belles-lettres du département de la Loire. 
Loire (Haute-). Le Puy. Société d'agriculture, sciences, arts 

et commerce du Puy. 
Loire-Inférieure. Nantes. Société académique de Nantes et 

de la Loire-Inférieure 
— — Société des sciences naturelles de 

l'ouest de la France. 
Maine-et-Loire. Angers. Société des études scientifiques. 

— — Société Linnéenne de Maine-et-Loire. 

Manche. Cherbourg. Société des sciences naturelles de 
Cherbourg. 

— Saint-Lô. So.ciété d'agriculture, d'archéologie et 
d'histoire naturelle du département de la Manche. 

Marne. Châlons. Société d'agriculture, commerce, sciences 
et arts du département de la Marne. 
Reims. Société d'Etude des Sciences Naturelles. 

— Vitry-lc-François. Société des sciences et arts de 

Vitry-le-François. 
Meubthe-et-Moselle. Nancy. Académie de Stanislas. 

— — Société de Médecine. 

— — Société des Sciences. 
Meuse. Montmédy. Société des Naturalistes et des Archéologues 

du Nord de la Meuse. 

— Verdun. Société philomatique de Verdun. 

Nord. Lille. Société des sciences, de l'agriculture et des arts. 



124 

Pyrénées-Orientales. Perpignan. Société agricole, scienti- 
fique et littéraire des Pyrénées-Orientales. 
Puy-de-Dôme. Clermont-Ferrand. Station Limnologique de 

Besse. 
Rhône. Lyon. Académie des sciences, belles-lettres et arts 

de Lyon. 

— — Société d'agriculture, histoire naturelle et arts 

de Lyon. 

— — Société Linnéenne de Lyon. 

— Tarare. Société des sciences naturelles et d'enseigne- 

ment populaire. 
Saône-et-Loire. Mûcon. Société d'Histoire naturelle. 
Saône (Haute-) Gray. Société d'étude des sciences naturelles 

de la Haute-Saône, Section Grayloise. 
Seine. Pari*. Société entomologique de France. 

— — La Feuille des Jeunes Naturalistes. 

— Levai lois-Perret. Association des Naturalistes. 
Seine-Inférieure. Le Havre. Société havraise d'études di- 
verses. 

— — Rouen. Académie des sciences, belles-lettres 

et arts de Rouen. 

— — — Laboratoire régional d'Entomologie 

agricole. 
Somme. Amiens. Société Linnéenne du Nord de la France, 

9, rue Cozette. 
Var. Drayuignan. Société d'études scientifiques deDraguignan. 

— Toulon. Société académique du Var. 
Vosges. Epinal. Société d'émulation des Vosges. 
Yonne. Auxerre. Société des sciences historiques et naturelles. 

Italie. 

Pise. Societa toscana di scienze naturali résidente in Piza. 
Porlici (Napoli). Laboratorio di Zoologia générale e Agraria 
délia R. Scuola superiore di Agricoltura. 

Luxembourg. 

Luxembourg . Société des sciences naturelles du Grand-Duché 
de Luxembourg. 
— Observatoire météorologique du Grand-Duché 

de Luxembourg. (Pr. F. Reuter). 



125 



Portugal. 

Coimbra. Sociedade broteriana. 

Russie. 

Helsingfors. (Finlande). Société pro Fauna et Flora fennica. 
Moscou. Société impériale des naturalistes de Moscou. 
Riga. Naturforscher-Verein zu Riga. 

Suède et Norvège. 

Christiania. Université royale de Norvège. 

Stockholm. Société entomologique Entomologiska Fôreningen. 

Upsala. Kongl. Universitet. Geologiska Institution. 

Suisse. 

Sion. (Valais). Société murithienne de botanique du Valais. 

AMÉRIQUE. 

Californie. 

San-Fransisco. Galifornia Academy of Sciences. 

Costa-Rica. 

San-José. Anales del Museo nacional. 

Etats-Unis. 

Golombia. Washington. Smitbsonian Institution. 

— — The U. S. national Muséum. 

— — U. S. Département ol Agriculture. 

— — Division of Ornithology and Mamma- 

logy. 
Gonnecticut. Meriden. Meriden scientific Association. 
Indiana. Indianopolis. Geological surwey of Indiana. 
Jowa. Davenport. Academy of natural sciences. 
Maine. Augusta. Commission ofFisheries of thé state of Maine. 

— Povtland. Society of natural History. 
Massachussets. Boston. Society of natural History. 

— — American Academy of arts and sciences. 

— Cambridge. Muséum of comparative Zoolo- 

gie at Harward collège. 
Minnesota. Mineapolis. Academy of natural sciences. 

— — Botanical Garden. 
Missouri. Saint-Louis. Academy of Sciences. 



d26 

New-York. New-York-City. American Muséum of natural His- 

tory, 77th Street and central Park 
West. 
— — Academy of sciences (Columbia 

University). 
Rochester. Academy of sciences. 
Pensylvania. Pkilàdelpfiia. Academy of natural sciences. 

— — The Wagner free Institute. of 

sciences. 
Wiscontin. Màdison. Academy of sciences, arts and letters. 

République Argentine. 

Buenos- Ayr es. Revista argentina de Historia natural. 
Côrdoba. Academia nacional de ciencas en Cordoba. 

Uruguay. 

Montevideo. Anales del Museo nacional. 

ASIE. 

Japon. 

Tokyo. Societas zoologica Tokyonensis. 



■^m^^^F^-- 



TABLE DE MATIERES 



Pages. 
Nouvelles Descriptions de Ghironomides obtenus d'é- 

closion, par M. l'abbé J.-J. Kieffer 1 

Promenades bryologiques en Lorraine, 6 e série, par 

M. l'abbé A. Friren 61 

XXII. Le bois de Klang 62 

XXIII. Oderfanger Weiher 66 

XXIV. Die Hôlle. — Cascade de Gertingen . 75 
Le genre Azolla aux environs de Metz, par M. l'abbé 

A. Friren 83 

Additions aux genres Gasteruption, Parevania, Evania 

et Neottephanus, par M. l'abbé J.-J. Kieffer ... 91 
Description d'un Chironomide d'Amérique formant un 

genre nouveau, par M. l'abbé J.-J. Kieffer . . . 103 
Description d'un nouveau Dryinide des Indes-Orientales, 

par M. l'abbé J.-J. Kieffer 107 

Promenades d'un flâneur naturaliste, par M. E. Fleur . 111 
Liste des membres de la Société au 1er novembre 1911 119 
Sociétés savantes avec lesquelles la Société échange 

son bulletin 121 



ff 



PUBLICATIONS 



DE LÀ 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE METZ 



^ 



(Fondée en i835.J 



PREMIERE SERIE 



*ler cahier 1841 



*2- 
*3e 

*4e 

*5e 

6e 



13 e 
14e 
15e 
16e 

17e 
18 e 



— 1844 

— 1845 

— 1846 

— 1849 

— 1851 



7e cahier 1855 



8e 
9e 

10 e 

lie 

12e 



— 1857 

— 1860 

— 1866 

— . 1868 

— 1870 



DEUXIEME SERIE 



cahier 1874 
1876 

— 1880 

— 1884 

— 1887 
1893 



.19 e cahier 1895 

20« - 1898 

21e _ 1901 

22e _ 1902 

23" — 1904 

24 e — 1905 



TROISIEME SERIE 



25e cahier 1908 
26e _ 1909 



27e cahier 1911 



Nota — Les cahiers marqués d'un astérisque sont épuisés. 



*-■ 



y 



if? ^ 



ULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



METZ 



VINGT-HUITIÈME CAHIER 

3 e série. Tome IV. 



Le siège de la Société est situé rue de l'Evêché, 25 
(Maison MONARD) 



METZ ZZSS vH 

IMPRIMERIE PAUL EVEN 
1913. 



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BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 

METZ. 



ULLETIN 



DE LA 



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SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



VINGT-HUITIÈME CAHIER 

3 e série. Tome IV. 



Le siège de la Société est situé rue de l'Evêché, 25 
(Maison MONARD) 



METZ 

IMPRIMERIE PAUL EVEN 

1913, 




§ 1914 



DESCRIPTION 



CINQ HYMÉNOPTÈRES NOUVEAUX 



J.-J. KIEFFER 



Les lignes suivantes sont consacrées à la description de cinq 
nouveaux Hyménoptères, dont le premier appartient à la famille 
des Evaniidse et fait partie de la Collection du British Muséum 
de Londres; les quatre autres, qui m'ont été envoyés par M. P. 
Cameron, reviennent à la famille des Mymaridse. 

1. Pristaulacus ornatus n. sp. 

cf. Noir; tête et thorax tachetés de jaune, abdomen avec 
sept bandes transversales jaunes; dessous du scape, les deux 
articles terminaux des antennes et l'extrémité de l'article pré- 
cédent blanc jaunâtre; pattes d'un jaune vitellin, 5 e article tarsal 
noir, tibias postérieurs brun noir. Tête brillante, front et cly- 
peus finement ponctués. Col très court. Thorax inerme; meso- 
notum avec des arêtes transversales, sa partie médiane plus forte- 
ment convexe, cordiforme, traversée par une impression médiane 
percurrente. Ailes jaunâtres, extrémité un peu brunie. Abdomen 
fusiforme, faiblement comprimé, sans pétiole distinct. L. 11 mm. 
— Australie: Mackay. 

1 



DESCRIPTION DE CINQ NOUVEAUX HYMÉNOPTÈRES. 



2. Octoniis atroclavatus n. 



sp. 



Ç. Noir; radicule, hanches, pattes et pétiole jaune rougeâtre; 
antennes brunes, massue noire. Tête finement chagrinée, brillante, 
avec une arête transversale et percurrente, qui sépare le front 
du vertex. Antennes de 11 articles, sans le radicule qui est plus 
long que le 2 e article; scape subcylindrique, aussi long que les cinq 
articles suivants réunis; second article aussi gros que le scape, 
obconique, de moitié plus long que gros; articles 3 — 8 beaucoup 
plus minces, à peine plus longs que gros; 9 e et 10 e un peu plus gros 
et un peu plus longs; 11 e formant une massue aplatie, ellipsoïdale 
et un peu plus longue que les trois articles précédents réunis. 
Thoraxun peuplusétroit que la tête, plus ramassé que chez Poly- 
nema, très finement chagriné. Prothorax non visible d'en haut. 
Mesonotum transversal, sans sillons parapsidaux, son bord pos- 
térieur est situé un peu après le tiers antérieur du thorax. Scu- 
tellum aussi long que le mesonotum, presque carré. Segment 
médian graduellement déclive. Ailes conformées comme chez 
Polynema ovulorum. L., mais raccourcies et ne dépassant pas le 
tiers antérieur de l'abdomen, ailes postérieures ^'arrêtant peu 
après l'extrémité arquée de leur pétiole. Pattes relativement 
courtes; tarse postérieur un peu plus long que la moitié du tibia, 
composé de 4 articles, métatarse aussi long que les trois articles 
suivants réunis. Abdomen conformé comme chez Polynema 
ovulorum L. ; pétiole un peu plus long que les hanches posté- 
rieures, tarière sortant de la base du second sternite, queue bien 
proéminente. L. 1 mm. — Ecosse. 

3. Polynema albitarse n. sp. 

cT$. Le mâle est noir; trochanters, base et extrémité des 
tibias, tarses et pétiole blanchâtres. Antennes à peine de moitié 
plus longues que le corps, les 11 articles du flagellum seulement 
deux fois aussi longs que gros. Sillons parapsidaux profonds. 
La suture qui sépare le scutellum du mesonotum et celle qui 
sépare le metanotum du segment médian sont indistinctes. Ailes 
hyalines, conformées comme chez P. ovulorum. L. 0,9 mm. — - 
Ecosse. 

La femelle est colorée comme le mâle, sauf que le second 
article des antennes est blanchâtre et les articles tarsaux 3 — 5 
un peu brunis. Tête plus large que le thorax. Antennes de 9 ar- 



3 DESCRIPTION DE CINQ NOUVEAUX HYMENOPTERES. 3 

ticles, aussi longues que la tête, le thorax et le pétiole réunis, 
les deux premiers articles conformés comme chez P. ovulorum, 
le 3 e et les articles 5 à 8 un peu plus longs que gros, 4 e deux fois 
aussi long que gros, de la même longueur que le premier, mais 
plus mince, 8 e à peine grossi, 9 e aplati, en ellipse allongée, aussi 
long que les trois précédents réunis et trois fois aussi large. Sillons 
parapsidaux profonds et très rapprochés en arrière, suture entre 
le scutellum et le metanotum bien marquée. Segment médian 
subitement déclive, presque perpendiculaire. Thorax à peine plus 
long que haut. Tarse postérieur aussi long que le tibia ou même 
davantage. Pétiole dépassant les hanches postérieures; queue 
presque nulle, pas plus longue que grosse; tarière sortant de la 
base du second sternite et logée dans une gouttière, de sorte qu'elle 
paraît sortir de l'extrémité postérieure de l'abdomen. L. 1 mm. 

— Angleterre, recueilli par Horace Donisthorpe dans un nid de 
Formica rufa. 

4. Polynema ruficolle n. sp. 

Ç. Noir brillant; deux premiers articles antennaires, hanches, 
pattes et pétiole d'un jaune vitellin; prothorax roux marron. 
Arête séparant le front du vertex très distincte et percurrente. 
Yeux dépassant d'un tiers la longueur des joues. Articles anten- 
naires 1 — 3 et les 4 derniers conformés comme chez P. ovulorum- 
mais relativement plus petits, le 4 e seulement de moitié plus long 
que le 3 e , qui est à peine deux fois aussi long que gros. Ailes plus 
petites que chez P. ovulorum mais dépassant encore l'abdomen, 
à cils plus courts, n'atteignant pas la demi-largeur aux ailes an- 
térieures. Tarse postérieur pas plus long que le tibia, tandis qu'il 
est presque deux fois aussi long que le tibia chez la femelle de 
P. ovulorum. Queue presque nulle, à peine perceptible; chez 
P. ovulorum, elle est trois fois aussi longue que grosse. L. 0,8 mm. 

— Ecosse. 

5. Polynema longicauda n. sp. 

5. Noir; articles antennaires 2 et 3 jaunes, le 3 e un peu bru- 
nâtre, les suivants brun noir ou noirs; extrémité des hanches et 
pattes d'un blanc sale, milieu des fémurs, des tibias et tarses un 
peu assombris, pétiole d'un blanc sale. Antennes conformées 



4 DESCRIPTION DE CINQ NOUVEAUX HYMENOPTERES. 4 

comme chez le précédent. Ailes hyalines, cils des antérieures 
égalant la demi-largeur. Tibia postérieur de la même longueur 
que le tarse. Pétiole aussi long que les hanches postérieures; 
queue atteignant au moins la moitié de la longueur de l'abdo- 
men. L. 0,9 mm. — Ecosse. 



ÉNUMERÏÏTION 



QUELQUES ALGUES RECUEILLIES EN LORRAINE 

PAR 

J.-J. KIEFFER. 



En iS93 M. Kùtzing m'avait offert son concours pour l'étude 
des Algues de la Lorraine. Absorbé par d'autres occupations, je 
me contentai de recueillir un petit nombre d'espèces que je fis 
parvenir au savant de Nordhausen et dont je donne ici la liste. 
Elles proviennent des environs de Bitche, à l'exception de quatre 
espèces de Sierck. 

Gloeocapsa coracina Kûtz. En forme de croûte sombre et luisante 

sur les rochers humides, p. ex. au Hundskopf. 
Nostoc commune Vauch. A terre, le long des routes. 
Scytonema turfosum Kutz. En forme de masses filamenteuses et 

noires sur les rochers des environs de Bitche. 
Botrydina vulgaris Breb. Sur terre, dans les bois. 
Palmella botryoides Kùtz. Sur diverses plantes et sur terre dans 

la tourbière. 
Palmogloea vesiculosa. En forme de masse gélatineuse sur les 

rochers du Hundskopf et du Krâhefels. 
Zygogonium ericetorum De By. Sur plantes et sur terre dans la 

tourbière. 
Zygogonium lœve. Ruisseau de Montenach, près de Sierck. 
Vaucheria clavata DC. Fossés et prés humides. 



6 ENUMERATION DE QUELQUES ALGUES. 2 

Enteromorpha intestinalis Lk. var. capillaris. Ruisseau de Mon- 
tenach. 

Enteromorpha complanata Kùtz. Ruisseau de Montenach. 

Cladophora jracta Kûtz. Ruisseau de Montenach. 

Chroolepus aureum Kiitz. En forme d'amas veloutés, d'un jaune 
orange, recouvrant les rochers et les plantes, p. ex. rochers 
de la route de Deux-Ponts, à trois kilomètres de Bitche. 

Conferva îenerrima Kiitz. Fossés. 

Conjerva jloccosa. Source près de l'Ochsenmuhle. 

Himantidium pectinale Kiitz. Source près de l'Ochsenmuhle. 

Melohira sequatis. Avec la précédente. 



-"^jr 



NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) 
D'ALLEMAGNE 



J.-J. KIEFFER. 



Ce travail forme la continuation de deux autres qui ont paru 
dans ce Bulletin en 1910 et en 1911. Il comprend donc, sauf deux 
exceptions, la description de Chironomides obtenus d'éclosion 
par MM. le D r Thienemann, D r Bause, D r W. Kraatz et Gripe- 
koven. 

I. Culicoidinae. 

Dasyhelea grandiforceps n. sp. 

cf. Noir, tarses bruns. Bouche pointue, apte à perforer. 
Yeux pubescents, confluents au vertex. Palpes de 4 articles, dont 
le 1 er et le 3 e sont de moitié plus longs que gros, le 2 e et le 4 e 
plus de deux fois, le 4 e est obtus, un peu grossi, avec 5 fortes 
soies à son extrémité. Antennes de 14 articles, panache noir et 
appliqué; articles 3 — 9 globuleux, 10 e cylindrique comme les 
3 suivants, de moitié plus long que gros, 11 e deux fois aussi long 
que gros, 12 e double du 11 e , un peu plus court que le 13 e , 14 e 
aussi long que le 13 e , mais plus gros et conique, 10 — 13 avec un 
verticille de longs poils dressés, 14 e parsemé de soies peu longues. 
Mesonotum glabre et brillant. Ailes blanches, glabres, densé- 
ment ponctuées, nervures très pâles, cubitus dépassant un peu le 
milieu de l'aile, presque contigu au radius, avec lequel il est 
soudé en son milieu, bifurcation de la discoïdale située sous la 
transversale, bifurcation de la posticale un peu distale de la trans- 



8 NOUVEAUX OHIRONOMIDES (XENDIPÉDIDES) D' ALLEMAGNE. 2 

versale, située sous le point de jonction du cubitus et du radius. 
Fémurs inermes, non grossis, tibia antérieur deux fois aussi long- 
que le métatarse, avec un peigne simple, jaune et dense, métatarse 
antérieur égal aux trois articles suivants réunis, dépourvu de 
soies bulbeuses, 3 e article un peu plus long que le 4 e , qui est 
cordiforme et un peu plus long que gros, 5 e à peine plus court 
que le 3 e et le 4 e réunis, crochets obtus, empodium filiforme, 
égal au tiers des crochets; aux pattes postérieures le fémur a 
une rangée de 5 — 7 soies dorsales, longues et dressées, le tibia 
avec un peigne double et les 2 ou 3 premiers articles tarsaux 
avec des soies bulbeuses. Pince très grande, d'un noir profond, 
lamelle dépassant un peu les articles basaux, terminés par deux 
lobes divariqués, articles basaux grossis, articles terminaux 
grêles, glabres, un peu épaissis au tiers ou au quart proximal, où 
ils atteignent le tiers de l'épaisseur de l'article basai, tiers distal 
faiblement arqué, extrémité avec trois minimes dents, partie 
ventrale avec 4 ou 5 soies assez longues. L. 2,5 mm. — Bitche, 
en avril. 

Culicoides setosinervis n. sp. 

cf. Blanchâtre, scape et thorax bruns, balanciers et une 
tache pleurale blancs, tergites avec de larges bandes brunes, stér- 
ilités avec deux taches brunes et longitudinales, pince brune, 
palpes brun noir, pattes et flagellum blanchâtres. Yeux glabres, 
très sinueux, séparés au vertex par une ligne peu large. Les deux 
premiers articles des palpes sont longs, le 2 e élargi au milieu. 
3 e et 4 e courts. Antennes de 14 articles, flagellum blanchâtre et 
appliqué, articles 3 — 11 subcylindriques, plus longs que gros, à 
verticille oblique, col un peu transversal, 12 — 14 très allongés, 
ensemble guère plus longs que la moitié des 10 précédents réunis, 
le 12 e presque trois fois aussi long que le 11 e , un peu plus long- 
que le 13 e , tous deux cylindriques, 14 e aussi long que le 13 e mais 
plus gros et subconique, ces trois derniers articles ont des poils 
épars et peu longs, le 12 e a en outre un verticille basai dont les 
poils atteignent l'article suivant. Ailes d'un blanc de lait et 
tachetées de brun noir, couvertes de soies microscopiques, avec 
des soies plus longues sur les nervures; taches petites; trois sont 
situées sur le bord antérieur, l'une, la plus grande, est un peu 
transversale et traverse la sous-costale et la médiane, à peine 
distalement du milieu de cette dernière, la seconde, un peu oblique. 



3 NOUVEAUX CHIROXOMIDES (TENDIPÉDIDES) D' ALLEMAGNE. 9 

traverse le point de jonction du cubitus et du radius, la 3 e l'orme 
un trait longitudinal et a son origine un peu distalement de l'ex- 
trémité du cubitus; trois autres traits longitudinaux englobent 
le tiers distal des deux rameaux de la discoïdale et du rameau 
supérieur de la posticale; quatre taches un peu plus longues que 
larges sont situées l'une entre le bord antérieur et le milieu du 
rameau supérieur de la discoïdale, la seconde entre les deux 
rameaux de la discoïde, la 3 e entre le rameau inférieur de la dis- 
coïde et le rameau supérieur de la posticale, la 4 6 entre les deux 
rameaux de la posticale; trois autres taches sont situées l'une à 
l'origine du rameau inférieur de la discoïdale, l'autre sur la bifur- 
cation de la posticale, la 3 e entre le bord inférieur et le milieu 
de la tige de la posticale; cubitus dépassant à peine le milieu de 
l'aile, un peu plus long que le radius auquel il s'unit en un point, 
avant son tiers distal, la 2 e cellule radicale deux fois aussi large 
et de moitié aussi longue que la l re ; discoïdale pétiolée, le pétiole 
presque deux fois aussi long que la transversale, bifurcation de 
la posticale à peine distale de celle de la discoïdale. Tibia anté- 
rieur presque double du métatarse, avec un peigne jaune, très 
dense et simple, tibia des pattes intermédiaires et postérieures 
à soies éparses, trois fois aussi longues que sa grosseur, tibia inter- 
médiaire sans peigne, tibia postérieur avec un double peigne, de 
moitié plus long que le métatarse, tarse antérieur sans soies 
bulbeuses, métatarse égal aux 3 suivants réunis, 4 e article deux 
fois aussi long que gros, un peu plus court que le 5 e , crochets 
simple, obtus, avec de courtes soies à sa base et une soie longue, 
arquée par en bas, grosse et atteignant l'extrémité du crochet; 
tarse postérieur ne différant de l'antérieur que par le métatarse, 
dont toute la partie ventrale est couverte de soies bulbeuses. 
Tergites avec une large bande brune et transversale, sternites 
avec 2 taches longitudinales et brunes. Article terminal de la pince 
long, grêle, glabre et arqué, tiers basai fortement renflé, pubescent 
et avec quelques poils très longs, extrémité distale graduellement 
et faiblement renflée en massue. L. 3 mm. — Larve aquatique, 
vivant dans des agglomérations de plantes dans le Diemel, 
Sauerland (D r Thienemann). 

Bezzia glyceriae n. sp. 

$. Brun clair, pattes blanchâtres. Yeux fortement arqués, 
amincis au vertex où ils sont distants de leur largeur terminale. 



10 NOUVEAUX CHIRONOMIDES(TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 4 

Palpes de 4 articles, 2 e no n grossi, 3 e et 4 e courts. Antennes de 
14 articles, dont les 5 derniers sont un peu plus longs que les 8 
précédents réunis, articles 3—9 subcylindriques, deux fois aussi 
longs que gros, verticilles dépassant à peine le milieu de l'article 
suivant, appendices subuliformes peu apparents, articles 10 — 14 
subégaux, chacun un peu plus de deux fois le 9 e . Mesonotum pu- 
bescent, scutellum avec de longues soies. Ailes à soies microsco- 
piques, cubitus aboutissant au dernier quart de l'aile, double du 
radius, formant une longue cellule linéaire, non dépassé par la cos- 
tale, fourche intercalée nulle, bifurcation de la discoïdale située à 
la transversale, celle de la posticale est à peine distale de la trans- 
versale. Fémurs inermes; métatarse postérieur égalant presque 
les 4 articles suivants- réunis, sa partie ventrale, comme aussi 
celle du 2 e article, munie de 2 rangées de soies bulbeuses, 4 e ar- 
ticle guère plus long que gros, tronqué obliquement, 5 e égal aux 
3 e et 4 e réunis mais plus mince, crochets de toutes les pattes 
munis chacun au côté interne, près de sa base, d'une dent mi- 
nime et difficile à apercevoir. Lamelles allongées, munies de soies 
plus longues que leur largeur. L. 3 mm. — La larve est aquatique 
et mine les feuilles de Glyceria. Westphalie. (Gripekoven). 

Serromyia nudipennis n. sp. 

$. Brun roussâtre, antennes et pattes blanchâtres, abdomen 
"brunâtre. Yeux glabres, arqués, amincis au vertex où ils se 
touchent. Suçoir égalant la moitié de la longueur de la tête. 
Palpes de 4 articles, dont aucun n'est grossi. Antennes de 14 ar- 
ticles, dont les 5 derniers sont un peu plus longs que les 8 pré- 
cédents réunis, 3 — 9 subcylindriques, deux fois aussi longs que 
gros, sauf les deux premiers, qui sont moins longs que les suivants, 
verticilles n'atteignant pas l'extrémité de l'article suivant, 
10 — 14 cylindriques, chacun presque double du 9 e , à poils épars. 
Ailes blanches, nues, cubitus atteignant le dernier tiers, 2 e cel- 
lule radiale de moitié plus longue que la proximale, toutes deux 
également minces, rameau inférieur de la discoïdale oblitéré à sa 
base, discoïdale et posticale bifurquées sous la transversale. Pattes 
sans pubescence, parsemées de soies très courtes; fémur posté- 
rieur très renflé, deux fois aussi gros que le tibia, aminci au tiers 
basai, armé d'épines noires, dont 14 d'un côté et 11 de l'autre, 
rapprochées de la ligne ventrale, tibia des pattes antérieures et 



5 NOUVEAUX CHIRON0MIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 11 

intermédiaires avec un éperon plus long que sa grosseur mais 
sans peigne, aussi long que le tarse, dont les articles sont sans 
spinules, le 4 e guère plus long que gros, le 5 e plus mince, de moitié 
plus long que le 4 e , crochets courts et simples; tibia postérieur 
grossi, avec un peigne double, articles tarsaux 1 — 4 avec une 
spinule hyaline sur le dessous de l'extrémité, le 1 er en outre avec 
des spinules ventrales alignées et hyalines, le 4 e plus court que 
le 5 e , crochets inégaux, l'un est presque 3 fois aussi long que 
l'autre et atteint la longueur du 5 e article tarsal. L. 3, 5 mm. — 
Bitche. 

Cette espèce se distingue des deux autres du même genre 
par les caractères suivants: 

1. Bifurcation de la posticale très distante de la transversale, 
située sous le milieu du cubitus, celui-ci réuni au radius par 
une transversale, aile ponctuée; grand crochet du tarse 
postérieur pas plus long que le 5 e article, presque 3 fois 
aussi long que le petit crochet; corps noir, côtés de l'abdomen, 
bords des tergites, moitié proximale des fémurs antérieurs et 
tous les tarses roux S. scirpi Kieff. 

— Bifurcation de la posticale située sous la transversale, cubitus 
non uni au radius par une transversale mais soudé à lui sur 
un petit espace 2. 

2. Grand crochet du tarse postérieur plus long que les deux 
derniers articles tarsaux, 4 — 5 fois aussi long que le petit 
crochet, aile avec des soies microscopiques, 2 e cellule cubitale 
deux fois aussi large que la l re . . . .S. femorata Fabr. 

— Grand crochet du tarse postérieur comme chez S. scirpi, 
ailes nues, 2 e cellule cubitale pas plus large que la l re 

S. nudipennis ri. sp. 

IL Taîiypinae (Pelopiinac). 

GENRE PELOPÏA Méig. 

1. P. rninima n. sp. 

$. Blanc, y compris les palpes et les antennes, éperons seuls 
noirs. Yeux très amincis au vertex, où ils sont distants de leur 
largeur terminale. Antennes de 13 articles, dont ceux du flagellum 
sont en ellipse allongée, plus de deux fois aussi longs que gros, 
leur verticille avec 1 ou 2 soies deux fois aussi longues que les 



12 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 6 

autres, article terminal deux fois aussi long que le 12 e , muni, à sa 
base, d'un verticille semblable à celui des autres articles, un peu 
rétréci au-dessus de ce verticille, terminé en cône. Ailes sans 
taches, nervures pâles, cubitus à peine dépassé. Pattes avec une 
pilosité pas deux fois aussi longue que leur grosseur, éperons 
élargis et dentelés dans un peu plus du tiers basai, empodium 
très court. L. 2,2 mm. — ■ Larve dans une source, Sauerland. 
On pourrait considérer cette espèce comme étant la femelle de 
P. nympha, mais sa nymphe diffère beaucoup de celle de P. 
nympha (D r Thienemann). 

2. P. muscicola n. sp. 

(f. Blanc, palpes brun noir et très longs, pattes blanches 
en entier, antennes blanchâtres, tergites 2 — 5 ayant au bord 
antérieur une mince bande transversale brune, plus ou moins 
interrompue au milieu, segment anal brun, pince blanc pur. 
Yeux très amincis au vertex, où ils sont distants de leur largeur 
terminale. Antennes de 15 articles, panache blanchâtre, articles 
3 — 13 un peu transversaux, 14 e de moitié plus long que les 12 
précédents réunis, 15 e conique. Ailes avec trois taches peu assom- 
bries, dont l'une à l'extrémité du cubitus, l'autre entre le milieu 
du cubitus et la discoïdale, la 3 e sur l'extrémité de la discoïdale; 
cubitus à peine dépassé par la costale. Tibia antérieur d'un quart 
plus long que la métatarse, les 4 pattes postérieures ont des poils 
denses et 4 — 5 fois aussi longs que leur grosseur, leurs éperons 
élargis et dentelés en scie dans plus de leur moitié basale, empo- 
dium n'atteignant pas le milieu des crochets. Pince assez sem- 
blable à celle de P. melanops; lamelle atteignant les deux tiers 
des articles basaux, graduellement amincie, brièvement bilobée à 
l'extrémité, tout le bord est cilié de soies grosses et très denses. 
L. 5 mm. — Larve parmi les mousses d'un ruisseau, au Sauer- 
land (D r Thienemann). 

3. P. discolor n. sp. 

a*$. Blanc, y compris les antennes; 4 bandes du mesonotum, 
metanotum et mesosternum, 7 e tergite, une partie du 8 e et une 
tache très petite sur chaque côté des tergites 1 — 6, jaunes. Yeux 
arqués, très amincis au tiers supérieur. Palpes longs. Antennes 
du mâle de 15 articles, panache brun avec le tiers distal blanc, 



7 NOUVEAUX CHIRONOMIDES(TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 13 

articles 3 — 13 transversaux, 14 e presque double des 12 précé- 
dents réunis. Antennes de la femelle de -12 articles, dont le 2 e est 
long, les suivants plus courts mais encore 2 — 3 fois aussi longs 
que gros, à verticilles très longs, 4 fois aussi longs qu'un article, 
12 e graduellement aminci, muni d'un verticille basai et d'une 
longue soie distale. Ailes blanches, celles du mâle sans tache dis- 
tincte, celles de la femelle avec une large bande d'un brun noir 
transversale et percurrente, située au milieu, et une grande tache 
brune située dans la pointe alaire; cubitus arqué, non dépassé 
par la costale, radius à bifurcation nulle ou peu distincte. Tibia 
antérieur à peine plus long que la métatarse, tous les tarses avec 
une pilosité 3 — 4 fois aussi longue que leur grosseur, 4 e article 
deux fois aussi long que le 5 e , qui est 5 fois aussi long que gros, 
empodium égalant la moitié des crochets ; grand éperon des 4 pattes 
postérieures à quart basai très élargi et dentelé finement. Pince à 
article basai couvert de poils très longs et très denses, article 
terminal très mince, glabre, à peine arqué, graduellement aminci, 
extrémité avec une pointe jaunâtre. L. çf: 5 mm., $: 3 mm. — 
Larve dans une mare d'un jardin. Westphalie (D r Thienemann). 

4. P. humilis n. sp. 

à*?. Blanchâtre (çf) ou jaune sale ($); trois bandes rac- 
courcies du mesonotum, metanotum, mesosternum, antennes et 
panache du mâle, abdomen du mâle sauf le tiers postérieur des 
segments, bande transversale des tergites de la femelle, brun noir, 
pattes et pince blanc brunâtre. Antennes du mâle de 15 articles, 
dont le 3 e est transversal, 4 — 13 un peu plus longs que gros, 
14 e de moitié plus long que les 12 précédents réunis. Articles 
antennaires 3 et 4 de la femelle pas plus longs que gros, les sui- 
vants graduellement allongés, à partir du 8 e deux fois aussi longs 
que gros, derniers brisés, verticilles courts, à peine deux fois 
aussi longs qu'un article. Ailes sans tache, cubitus non dépassé 
par la costale. Tibia antérieur sans longs poils, les postérieurs à 
pilosité 4 — 5 fois aussi longue que leur grosseur, tarses antérieurs 
brisés, empodium égalant la moitié des crochets, éperon antérieur, 
grand éperon postérieur et pince comme chez le précédent, sauf 
que l'article basai est plus faiblement poilu et la pointe terminale 
noire. L. çf : 3 mm., $: 2 mm. — Larve aquatique, bord du Wein- 
feldcr Maar, Westphalie (D r Thienemann). 



14 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 8 

GENRE TRICHOTANYPUS Kieff. 

1. T. rivuloriim n. sp. 

cf. Brunâtre ou jaune brunâtre, milieu des tergites 2 — 8 
avec deux taches blanches plus ou moins confluentes, palpes, 
4 bandes raccourcies sur le mesonotum, metanotum et mesoster- 
num brun noir, antennes et pattes blanchâtres. Antennes de 15 ar- 
ticles, dont le dernier est brun noir, 3 — 4 fois aussi long que gros, 
terminé en pointe, 3 e fortement transversal, 4 — 13 faiblement 
transversaux, 14 e de moitié plus long que les 12 précédents 
réunis, panache blanchâtre. Ailes sans tache, rameau inférieur de 
la posticale d'un quart plus long que sa distance de la trans- 
versale inférieure, celle-ci perpendiculaire, un peu proximale de 
la supérieure qui est oblique, rameau inférieur du radius peu dis- 
tinct, cubitus arqué et longuement dépassé par la costale. Tibia 
antérieur un peu plus long que la métatarse, 4 e article tarsal 
de moitié plus long que le 5 e , celui-ci 4 fois aussi long que gros; 
crochets obtus et incisés à l'extrémité, avec 3 ou 4 grosses soies 
à leur base, doubles de l'empodium, grand éperon postérieur 
élargi et profondé denté dans sa moitié basale. Pince de forme 
particulière, l'article terminal atteint les deux tiers de la longueur 
de l'article basai, son tiers basai est finement pubescent, sub- 
cylindrique et forme un angle droit avec les deux autres tiers 
qui sont droits, grêles, subcylindriques, glabres, parsemés de 
quelques poils courts et dressés, extrémité amincie, à peine cour- 
bée et terminée par un petit stylet brun. L. 4 mm. — Larve 
dans l'eau d'un ruisseau aux environs de Munster en Westphalie 
(D r Thienemann). 

2. T. Kraatzi n. sp. 

c? Ç. Blanchâtre, palpes et scape du mâle brun noir, occiput 
sombre; flagellum du mâle et abdomen sauf les côtés, bruns; 
mesonotum et scutellum jaunes, trois bandes du mesonotum 
dont la médiane est raccourcie en arrière, bifurquée dans sa moitié 
postérieure; avec les deux rameaux parallèles, tandis que les 
deux bandes externes sont raccourcies en avant, metanotum et 
mesosternum, brun jaunâtre; pattes jaunes, un anneau avant 
l'extrémité des fémurs et à la base des tibias, extrémité des tibias 
et des articles tarsaux, noirs. Palpes longs, graduellement allongés. 



9 NOUVEAUX CHIRONOMIDES(TEXDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 15 

Antennes de 15 articles (d*?); panache brun noir, articles 3 — 13 
du mâle fortement transversaux, 14 e plus long que les 12 précé- 
dents réunis; articles 3 — 14 de la femelle d'abord un peu allongés, 
puis deux fois aussi longs que gros, subcylindriques, à appendices 
subuliformes non incurvés, à verticille pas deux, fois aussi long 
qu'un article, 15 e article égal aux trois précédents réunis, avec un 
verticille basai, distinctement rétréci après le quart basai, pointu 
à l'extrémité. Ailes avec la nervation et les taches comme chez 
T. bifurcatus, mais à cubitus encore plus longuement dépassé 
par la costale. Tibia antérieur du mâle égal au métatarse, éperon 
simple, éperons des 4 pattes postérieures élargis et dentelés, 
4 e article tarsal plus long que le 5 e , empodium plus court que les 
crochets qui ont plusieurs soies à leur base. Pince du mâle con- 
formée comme chez Psectrotanypus brevicalcar, l'article terminal 
est donc grêle, à peu près droit, glabre, subcylindrique, graduelle- 
ment et faiblement aminci à l'extrémité dont la pointe est brune. 
L. cf 5 mm., $: 3 mm. — Larves dans l'étang de Buschmùhle 
près de Horde en Westphalie et dans l'étang de Otterbachsteich 
en Thtiringe (D r W. Kraatz). 

Remarque. Cette espèce, dédiée à M. le D r W. Kraatz 1 ) qui 
en a observé et décrit les premiers états, est très voisine de T. 
bifurcatus, dont je l'avais autrefois considérée comme variété; 
elle en diffère par les bandes du thorax qui sont noires chez 
bifurcatus, par l'absence d'un anneau noir sur le milieu des 4 ti- 
bias postérieurs, la couleur jaune des pattes, tandis qu'elle est 
blanche chez bifurcatus, par les antennes de la femelle et la pince 
du mâle, chez bifurcatus, les antennes de la femelle ont les appen- 
dices sensoriels courbés presque à angle droit, au milieu et l'ar- 
ticle terminal sans rétrécissement, le mâle a l'article terminal de 
la pince assez fortement arqué. 

III. Chironominae (Tendipedinae). 

A. Groupe Chironomarise (Tendipedariœ). 

1er GENRE. POLYPEDILUM n. g. " 

Ce genre diffère de Chironomus par les pulvilles qui, au lieu 
d'être au nombre de deux et de forme élargie, sont au nombre 



') Chironomidenmetamorphosen, Inaugural-Dissertation zur Erlangung 
der Doktorwûrde. 1911 p. 10 (Tanypus bifurcatus Kieff. var., fig. 15 et 16). 



16 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 10 

de quatre, de forme linéaire et aussi longs que Fempodium. Ailes 
tachetées chez le type. Le type est: 

P. emarginatiim n. sp. 

cf. Brunâtre ou brun; trois bandes raccourcies du mesonotum. 
metanotum et mesosternum brun noir comme les palpes, antennes 
brunes, pattes blanchâtres, les quatre derniers articles tarsaux 
parfois un peu assombris, abdomen brun, les 4 premiers tergites 
brun verdâtre, les sternites blanchâtres avec une large bande 
transversale brune. Antennes de 14 articles, dont le dernier est 
deux fois aussi long que les 12 précédents réunis, 3 — 13 un peu 
transversaux, panache brun noir. Ailes hyalines, avec des taches 
obscures, dont 3 entre le cubitus et la discoïdale. une autre en- 
globe la bifurcation de la posticale et occupe la moitié proximale 
de la cellule; l'extrémité de la discoïdale et de chaque rameau de 
la posticale est bordée d'une teinte enfumée; sous-costale, radius 
et cubitus avec des soies assez denses, formant deux rangées, 
toutes les nervures pâles, surface ponctuée. Tarses antérieurs non 
barbus, métatarse de moitié plus long que le tibia, 2 — 4 graduelle- 
ment raccourcis, 4 e double du 5 e qui est 6 — 8 fois aussi long que 
gros, empodium et les 4 pulvilles un peu plus courts que les 
crochets. 4 pattes postérieures avec une pilosité 3 — 4 fois aussi 
longue que leur grosseur. Lamelle de la pince avec une longue 
pointe, article terminal grand, plus large que le basai, son côté 
interne subdroit, avec de longs poils alignés, sauf à l'extrême base, 
côté externe un peu arqué, extrémité faiblement échancrée; 
appendice supérieur ne dépassant pas l'article basai, à peine 
arqué, mince et subcylindrique, appendice inférieur peu large, 
faiblement élargi avant l'extrémité qui est arrondie et munie 
d'une soie droite, fort longue, atteignant presque ou dépassant 
l'extrémité de l'article basai, les autres soies incurvées comme 
d'ordinaire. L. 4,5 — 5 mm. — Larve dans l'eau d'un ruisseau à 
File de Norderney (D r Thienemann). 

2? GENRE. CHIRONOMUS Meig. (TENDIPES Meig.) 

1. C. defectus n. sp. 

J.D'un vert jaunâtre; palpes bruns, flagellum brunâtre, 
scape vitellin, tarses brun noir, métatarse des pattes intermé- 



11 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 17 

diaires et postérieures, sauf l'extrémité du métatarse postérieur, 
jaunâtres, pince jaune. Tête avec 2 lobes frontaux dressés et bien 
distincts. Antennes de 12 articles, dont le dernier est pointu et 
4 fois aussi long que les 10 précédents réunis, 3 — 11 trois fois 
aussi gros que longs, panache gris. Ailes ponctuées, 2 e nervure 
deux fois aussi distante du cubitus que du radius à son extré- 
mité, bifurcation de la posticale située sous la transversale, celle-ci 
pâle. Métatarse antérieur de moitié plus long que le tibia, plus du 
double du 2 e , son extrémité et les articles 2 et 3 barbus, 2 — 4 
graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e , qui est 8 fois aussi 
long que gros. Lamelle de la pince avec une longue pointe; article 
terminal long, faiblement arqué, tronqué obliquement vers le 
côté interne, à poils denses, très fins et très courts, avec quelques 
poils plus longs situés dans la moitié distale; appendice supérieur 
nul, appendice inférieur mince, un peu élargi au bout qui est 
arrondi, ne dépassant pas l'article basai, dépourvu de longues soies 
incurvées mais seulement à poils fins, denses et courts. L. 6,5 mm. 
— Larve dans l'eau d'un ruisseau à l'île de Norderney (D r Thiene- 
mann). 

2. C. clavaticrus n. sp. 

$. Brun; scape blanchâtre, articles 2 e et 6 e bruns, 3 — 5 
blanchâtres, palpes brun noir, mesonotum avec 3 bandes con- 
fluentes d'un brun roux et occupant presque toute la surface, 
balanciers et pattes blancs, tarses d'un blanc pur, moitié distale 
du fémur antérieur sauf l'extrême bout, tibia antérieur sauf l'ex- 
trême base, extrémité des 4 tibias postérieurs et des 5 articles 
de tous les tarses, noirs, 4 fémurs postérieurs bruns avec un 
anneau blanc près de l'extrémité, abdomen noir mat, bord pos- 
térieur des tergites 2 — 7 avec une tache triangulaire de couleur 
claire. Yeux très sinueux, faiblement amincis en haut, où ils 
sont distants de leur largeur terminale. Bouche longue, presque 
aussi longue que la tête. Articles des palpes graduellement allon- 
gés, le 4 e très long. Antennes de 6 articles, dont le 2 e n'est pas 
rétréci au milieu, 3 — 5 en forme de bouteille, col égalant leur 
moitié, 6 e article à peine plus long que le 5 e . Ailes ponctuées, 
avec de nombreuses taches noires et allongées, dont deux petites 
sont situées dans la pointe alaire, la distale sous l'extrémité du 
cubitus et correspond à une autre tache située entre la discoïdale 

2 



18 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (XENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 12 

et la posticale, une grande sous le milieu du cubitus correspond 
à une autre également grande située entre la discoïdale et la 
posticale, et à une 3 e située entre la posticale et le bord; une ou 
deux se trouvent entre les deux rameaux de la fourche; trois 
autres, assez grandes, forment presque une bande transversale 
vers le milieu de l'aile, avant la bifurcation de la posticale ; quel- 
ques autres taches se trouvent entre le pétiole de la posticale et 
le bord postérieur de l'aile; radius et cubitus avec des soies, 
bifurcation de la posticale très distale de la transversale. Fémur 
antérieur renflé en massue dans sa moitié distale, métatarse anté- 
rieur 2% fois aussi long que le tibia, double du 2 e article, 4 e double 
du 5 e , qui est 5 — 6 fois aussi long que gros, pul villes larges. 
L. 3 mm. — Larves dans un fossé d'eau douce près de la maison 
Napoléon, dans l'île de Norderney (D r Thienemann). 

3. C. leucoceras 11. sp. 

o". Blanchâtre, y compris les palpes et le flagellum; scape, 
3 bandes raccourcies du mesonotum, metanotum et mesosternum 
faiblement vitellins. Antennes de 12 articles, 3 — 11 à peine plus 
gros que longs, 12 e article deux fois aussi long que les 10 précé- 
dents réunis, panache blanc. Tarses antérieurs non barbus. Pince 
brisée. L. : 5,5 mm. Quant au reste, semblable au suivant (T. 
candidus). — Larve mineuse des feuilles de Sparganium. West- 
phalie (Gripekoven). 

4. C. candidus n. sp. 

(?•$. Entièrement blanc jaunâtre ou jaune blanchâtre; scape, 
3 bandes raccourcies du mesonotum, metanotum et mesosternum 
plus distinctement jaunes ou faiblement vitellins, palpes bruns, 
articles 2 — 4 graduellement allongés, le 1 er guère plus long que 
gros. Yeux de la femelle distants de deux fois leur largeur ter- 
minale. Antennes du mâle de 12 articles, dont le 12 e est trois fois 
aussi long que les 10 précédents réunis, 3 — 11 d'abord 3 fois, puis 
2 fois aussi gros que longs, panache blanchâtre. Antennes de la 
femelle de 6 articles, dont le 2 e est un peu plus long que le 3 e , 
non aminci au milieu, à col très court, 3 — 5 à col égalant leur 
moitié, 6 e deux fois et demie aussi long que le 5 e . Ailes à nervures 
pâles. Métatarse antérieur du mâle de moitié plus long que le 
tibia, qui est égal au- fémur, articles 2 — 4 subégaux, le 2 e égal 



13 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 19 

à la moitié du métatarse, le 4 e double du 5 e qui est 8 — 10 fois 
aussi long que gros, extrémité du métatarse, articles 2 et 3 avec de 
longs poils dressés, 4 — 5 fois aussi longs que leur grosseur, pul- 
villes larges, un peu plus courts que Fempodium. Article terminal 
de la pince lancéolé, à peine arqué en dehors, subdroit en dedans, 
sans longues soies alignées ; lamelle avec une longue pointe ; appen- 
dice supérieur mince, pointu, courbé en faucille, ne dépassant pas 
l'article basai; appendice inférieur large, subarrondi au bout et 
dépassant un peu l'article basai. L. o*? 5 — 6 mm. — Les larves 
minent les feuilles de Potamogeton lucens, de P. perfoliatus, de 
Glyceria et divers Juncus. Westphalie (Gripekoven). 

5. C. longiclava n. sp. 

cf. Blanc jaunâtre; palpes brun noir, articles 2 — 4 très longs, 
scape, 3 bandes raccourcies du mesonotum, metanotum et mesos- 
ternum faiblement vitellins, pattes blanches, derniers articles 
tarsaux un peu brunis, pince jaune, articles terminaux bruns. 
Antennes brisées. Ailes ponctuées, nervures jaunâtres, radius 
et cubitus à soies assez denses. Métatarse antérieur d'un quart 
plus long que le tibia, qui est égal au 2 e article, 4 e article double 
du 5 e , qui est 10 fois aussi long que gros, quart distal du métatarse, 
articles 2 et 3 avec de longs poils dressés, pulvilles larges. Article 
terminal de la pince grand, droit, obtus au bout, sans longues 
soies alignées ; lamelle avec une longue pointe ; appendice supérieur 
un peu renflé et pubescent au tiers basai, et muni de 2 longues 
soies, les deux tiers distaux sont minces, filiformes, glabres, droits, 
sauf l'extrémité qui est faiblement courbée et tronquée; appen- 
dice inférieur très long, dépassant le milieu de l'article terminal, 
claviforme clans sa partie distale, mince dans les deux tiers 
proximaux. L. 7,5 mm. — Larve mineuse dans les feuilles de 
Stratiotes. — Westphalie. Mai-Juin (Gripekoven). 

6. C. scirpicola n. sp. 

$$. Tête et thorax du mâle noirs, une tache brune est située 
sur chaque côté en arrière du mesonotum, scutellum jaune, 
balanciers blancs, pattes et abdomen jaunes, bord antérieur des 
tergites noir, pince brune. La femelle est jaune brunâtre, meso- 
notum avec 3 bandes bien délimitées d'un brun noir comme le 
metanotum et le mesosternum. Palpes longs. Antennes du mâle 



20 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 14 

brun noir, de 14 articles, dont le dernier est beaucoup plus long 
que les précédents réunis, 3 — 13 au moins deux fois aussi gros 
que longs, panache brun noir. Antennes de la femelle de 6 articles 
dont le 2 e est fortement rétréci au milieu et simule 2 articles, 
verticilles très longs. Ailes hyalines, ponctuées, toutes les nervures 
pâles, radius et cubitus à soies alignées et rapprochées, cubitus 
faiblement arqué dans les deux sexes, bifurcation de la posticale 
à peine distale. Tarses antérieurs brisés. Abdomen du mâle grêle, 
à poils dressés, plus longs que sa largeur. Pince conformée comme 
chez le précédent (T. longiclava) sauf que les appendices supé- 
rieurs sont glabres en entier, graduellement en pointe et à peine 
arquée. L. 5,5 mm. — Larves mineuses dans les feuilles des 
Scirpus. Westphalie, juillet (Gripekoven). 

7. C. nervicola n. sp. 

cJÇ- Tête et thorax du mâle noirs, antennes brun noir, scu- 
tellum jaune, abdomen jaune, le 1 er segment, les deux derniers 
et la pince bruns, les autres ont une bande transversale brune qui 
occupe le quart antérieur et qui se prolonge au milieu jusqu'au 
bord postérieur, balanciers blancs, pattes jaunes. La femelle est 
brune, thorax jaunâtre, 3 bandes raccourcies sur le mesonotum, 
metanotum et mesosternum brun noir, segments abdominaux 
2 — 4 colorés comme chez le mâle. Antennes du mâle de 14 articles, 
dont le dernier est pointu et 2 fois et demi aussi long que les 12 pré- 
cédents réunis, 3 — 13 trois fois aussi gros que longs, panache brun 
noir. Ailes ponctuées, hyalines chez le mâle, celles de la femelle 
ont un petit trait brun entre la discoïdale et le cubitus, en outre 
les 2 rameaux de la posticale et la discoïdale sont bordés de brun, 
transversale brun noir. Métatarse antérieur d'un quart (çf) ou 
de moitié (5) plus long que le tibia, de moitié plus long que le 2 e 
article, 2 — 4 graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e qui est 
8 — 10 fois aussi long que gros, tarse antérieur non barbu. Ab- 
domen du mâle assez gros, à poils clairsemés, non dressés, plus 
courts que sa largeur. Pince comme chez le précédent, sauf que 
l'article terminal est tronqué faiblement au côté interne près de 
l'extrémité, l'appendice supérieur est à peine plus mince à l'ex- 
trémité que la base et l'appendice inférieur n'est pas claviforme, 
mais d'égale largeur partout. L. <f 8 mm., $ 7 mm. — Larve 
mineuse dans la nervure médiane et la tige de Potamogeton lucens. 
Westphalie en juin et juillet (Gripekoven). 



15 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 21 



8. Ç. norderneyanus n. sp. 

$. Tète jaune, thorax blanchâtre, palpes, antennes sauf les 
parties amincies qui sont jaunes, 3 bandes raccourcies du meso- 
notum, metanotum et mesosternum d'un brun noir, pattes bru- 
nâtres, balanciers blancs, abdomen brun. Palpes longs, le 4 e ar- 
ticle le plus long. Yeux amincis supérieurement, où ils sont sé- 
parés du double de leur largeur terminale. Antennes de 7 articles, 
2 — 6 fusiformes, verticilles de 4 soies égales, le 2 e article à verti- 
cille unique comme les suivants, 7 e article double du 6 e , dont les 
soies atteignent son extrémité. Ailes ponctuées, nervures brunes, 
cubitus de moitié plus long que le radius, tous deux avec des 
soies, bifurcation de la posticale située sous la transversale. Méta- 
tarse antérieur presque double du tibia, plus de deux fois le 2 e ar- 
ticle, 4 e double du 5 e qui est 8 fois aussi long que gros, puïvilles 
larges. Lamelles un peu plus longues que hautes, obtuses et poilues. 
L. 6,5 mm. — Larve dans un fossé d'eau douce à l'île de Nor- 
derney, en juillet; tergites de la nymphe avec une raquette (D r 
Thienemann). 

9. C. halophilus n. sp. 

d*¥- Jaune; antennes du mâle brunes, 4 bandes raccourcies 
sur le mesonotum, metanotum et mesosternum d'un brun noir, 
palpes brun noir, 4 premiers tergites du mâle avec une bande 
transversale brune qui occupe la moitié antérieure et parait un 
p.eu plus large au milieu que sur les côtés, aux tergites suivants 
cette bande est plus pâle, brunâtre comme la pince; chez la fe- 
melle, l'abdomen est entièrement brunâtre, sans bandes dis- 
tinctes, les antennes sont jaunes, avec le 6 e article brun noir. 
Front avec 2 petits lobes pubescents. Yeux comme chez le pré- 
cédent. Palpes longs, articles 2 et 3 subégaux, 4 e le plus long. 
Antennes du mâle de 12 articles, dont le dernier est 4 fois aussi 
long que les 10 précédents réunis et fusiforme au bout, 3 — 11 
trois fois aussi gros que longs, panache brun noir. Antennes de la 
femelle de 6 articles, dont le 2 e est rétréci au milieu, verticilles 
composés de 6 soies dont une est plus courte que les autres, ar- 
ticles 3 — 5 en forme de bouteille, à col égalant les deux tiers de la 
nodosité, 6 e article presque double du 5 e . Ailes ponctuées, cubitus 
de moitié plus long que le radius, transversale d'un brun noir, 



22 NOUVEAUX CHIRONOM1DES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 16 

bifurcation de la posticale à peine distale. Métatarse antérieur 
du mâle d'un tiers plus long que le tibia, double du 2 e article, 
sa moitié distale et le 2 e article barbus, articles 2 — 4 graduellement 
raccourcis, 4 e double du 5 e qui est 8 — 10 fois aussi long que gros, 
pulvilles larges. Lamelle de la pince avec une longue pointe; 
article terminal arqué fortement, sa moitié distale glabre, faible- 
ment amincie, extrémité munie, en dedans, de 6 — 7 longues soies 
alignées; appendice supérieur à extrémité élargie et arrondie, ne 
dépassant pas l'article basai; appendice inférieur ne dépassant 
pas le tiers antérieur de l'article terminal, élargi graduellement et 
faiblement au bout. L. 7,5 — 8,5 mm. — Larve dans l'eau de la 
Saline de Sassendorf, en Westphalie, contenant 3% de sel (D r 
Thienemann). 

Variété plus petite, d'un jaune plus pur, à bandes de l'ab- 
domen aussi distinctes chez la femelle que chez le mâle. Pour tout 
le reste, semblable au type. L. (?<$: 6,5 — 7 mm. — Larve dans 
l'eau douce, Munster en Westphalie (D r Thienemann). 

10. C. Cripekoveni n. sp. 

çf $. Jaunâtre ; palpes brun noir et longs, 3 bandes raccourcies 
du mesonotum, dont la médiane est divisée, metanotum et mesos- 
ternum d'un brun noir, balanciers blancs, abdomen brun, tiers 
postérieur des 4 ou 5 premiers tergites jaunâtre, scape du mâle 
noir, flagellum brun noir, antennes de la femelle roussâtres, der- 
nier article brun. Antennes du mâle de 12 articles, panache brun 
fauve, articles 3 — 11 trois à quatre fois aussi longs que gros, 12 e 
quatre fois aussi longs que les 10 précédents réunis, fortement 
pointu au bout. Antennes de la femelle de 7 articles, dont le 2 e est 
rétréci au milieu, articles 3 — 6 fusif ormes, 7 e plus de deux fois 
aussi long que le 6 e , avec 2 longues soies apicales. Ailes ponctuées, 
radius et cubitus à soies denses, discoïdale et posticale faiblement 
bordées de brun, avec une trace de trait brun et allongé entre ces 
deux nervures, transversale d'un brun noir. Chez le mâle, le méta- 
tarse antérieur est de moitié plus long que le tibia, double du 
2 e , 2 — 4 graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e , qui est 8 — 10 
fois aussi long que gros, tiers distal du métatarse, et articles 2 et 3 
à poils dressés et 4 — 5 fois aussi longs que la grosseur du tarse. 
Lamelle de la pince avec une longue pointe ; appendice supérieur 
mince, subfiliforme, droit, dépassant un peu l'article basai, appen- 
dice inférieur ne dépassant pas le tiers de l'article terminal, large, 



17 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 23 

à extrémité arrondie et faiblement élargie; article terminal droit 
en dedans, faiblement arqué en dehors, tiers distal graduelle- 
ment aminci et glabre, sauf quelques poils très fins et assez longs, 
épars au côté interne. L. <f: 7 mm., $: 8 mm. — Larve mineuse 
dans les vieilles tiges de Potamogeton natans, de Stratiotes, de 
vieux Juncus, de Glyceria, dans des vieilles écorces en société des 
larves de C. falciformis (type), dans Potamogeton natans et 
Sparganiutn (variété à article terminal de la pince avec 6 soies 
alignées à l'extrémité, bande médiane rousse, les externes d'un 
brun noir; une autre variété, de 5 — 6 mm., articles 3 — 11 des 
antennes du mâle 2 — 3 fois aussi longs que gros, 7 e article de la 
femelle sans longues soies apicales, seulement de moitié plus long 
que le 6 e ), dans Juncus (appendices supérieurs de la pince faible- 
ment courbés à l'extrémité), dans Alcyonella et vieilles écorces 
tergites entièrement bruns, ailes sans traits bruns. L. a"?- 8 mm. 
Nymphe avec des raquettes sur les tergites. Eclosion en juin et 
juillet. Westphalie (Gripekoven). 

11. C. caulicola n. sp. 

cJÇ. Tête et thorax jaunes; scape, 3 bandes raccourcies du 
mesonotum, metanotum et mesosternum noirs, les 3 bandes par- 
fois brunes chez la femelle; palpes et flagellum bruns; pattes 
jaunes, tibia et genoux des pattes antérieures ainsi que l'abdomen 
bruns. Palpes à article basai court, les 3 suivants longs. Antennes 
du <? de 12 articles, dont le 3 e et le 4 e sont deux fois aussi gros 
que longs, 5 — 11 un peu transversaux, 12 e trois fois aussi long 
que les 10 précédents réunis; panache brun. Antennes de la fe- 
melle de 6 articles, dont le 2 e est fortement rétréci au milieu et 
simule deux articles, col court, articles 3 — 5 faiblement amincis à 
la base, à col égalant la demi-longueur de la nodosité, 6 e plus de 
deux fois aussi long que le 5 e , à soie subapicale atteignant presque 
sa demi-longueur; verticilles très longs, celui du 5 e article atteint 
presque l'extrémité du 6 e . Ailes ponctuées, toutes les nervures 
sont pâles, cubitus et radius à soies alignées et rapprochées. 
Tarses antérieurs non barbus, métatarse de moitié plus long que le 
tibia, double du 2 e article, 2 — 4 graduellement raccourcis, 4 e 
double du 5 e , qui est 8 — 10 fois aussi long que gros; pulvilles 
larges. Abdomen du mâle beaucoup plus mince que le thorax. 
Pince semblable à celle de C. candidus. L. <?: 4,5 mm., Ç: 3,5 mm. 



24 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D' ALLEMAGNE. 18 

— Larve dans la partie médiane des tiges de Potamogeton natans, 
de Nuphar luteum, d'Oenanthe, dans les feuilles de Iris germanica 
et Spar ganium, éclosions en juin et juillet. Westphalie (Gripe- 
koven). 

" 12. C. sordidatus n. sp. 

cf$. Jaune; 3 bandes raccourcies du mesonotum, mesos- 
ternum et metanotum d'un brun noir, pattes blanches, abdomen 
bruni; chez le mâle, la moitié postérieure des 5 premiers tergites 
est jaune. Antennes du mâle de 12 articles, dont le 12 e est pointu 
et presque 3 fois aussi long que les 10 précédents réunis, 3—11 
trois fois aussi gros que longs, panache brun. Antennes de la fe- 
melle de 6 articles, dont le 2 e est faiblement rétréci au milieu et 
à col court, 3 — 5 en forme de bouteille, col égalant les deux tiers 
de la nodosité, 6 e d'un tiers plus long que le 5 e . Ailes ponctuées, 
nervures pâles, cubitus et radius avec 2 rangées de soies. Tarses 
antérieurs non barbus, métatarse de moitié plus long que le tibia, 
double du 2 e article, 2 — 4 graduellement raccourcis, 4 e double du 
5 e qui est 8 — 10 fois aussi long que gros, pulvilles larges. Lamelle 
de la pince avec une longue pointe; article terminal fortement 
arqué en dehors, presque droit en dedans, tiers distal fortement 
et graduellement aminci, glabre et avec 6 soies alignées au côté 
interne; appendice supérieur dépassant à peine l'article basai, 
sa partie distale un peu élargie et fortement courbée; appendice 
inférieur atteignant le milieu de l'article- terminal, peu large, 
arrondi à l'extrémité. L. o": 6 mm., $: 7 mm. — Larves dans l'eau 
salie du ruisseau de Ervaldibach, Westphalie (D r Thienemann). 



13. C. juncicola n. sp. 

(J. Jaunâtre; 3 bandes raccourcies du mesonotum, meta- 
notum et mesosternum brun noir, la bande médiane large, non 
divisée, reliée par une ligne au bord postérieur; pattes blanchâtres ; 
antennes et abdomen bruns. Antennes de 12 articles, dont le der- 
nier est pointu et 3 fois et demi aussi long que les 10 précédents 
réunis, 3 — 11 trois à quatre fois aussi gros que longs, panache 
fauve. Ailes ponctuées, transversale, cubitus et pétiole de la dis- 
coïdale bruns, tiers distal du radius avec des soies alignées . Tarses 
antérieurs non barbus, métatarse de moitié plus long que le tibia 
qui est égal au fémur, 2 e article plus court que la moitié du meta- 



19 NOUVEAUX CHIRONOMTDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 25 

tarse, un peu plus long que le 3 e , 4 e à peine plus court que le 3 e , 
double du 5 e , qui est 8 — 10 fois aussi long que gros, pulvilles 
larges. Abdomen non grêle, aussi gros que le thorax. Pince sem- 
blable à celle de C. Gripekoveni. L. 8,5 mm. — Larve mineuse 
dans les Joncs, éclosion du 21 mai au 1 er juin. Westphalie 
(Gripekoven). 

Remarque. La larve et la nymphe de cette espèce sont à peine 
distinctes de celles de C. nymphoides, bryozoarum et signaticornis; 
la larve de signaticornis mine les feuilles de Glyceria. 



14. C. corticicola n. sp. 

cf$. Jaune brunâtre; scape noir, 3 bandes raccourcies du 
mesonotum, metanotum et mesosternum brun noir; abdomen 
brun, tiers postérieur des 4 premiers tergites jaunâtre; pattes 
blanchâtres, 4 derniers articles tarsaux plus sombres. Antennes 
de la femelle de 6 articles, dont le 2 e n'est pas rétréci au milieu, 
à col 2 fois aussi long que gros; 3 — 5 subfusif ormes, col égalant les 
deux tiers de la partie renflée, 6 e de moitié plus long que le 5 e . 
Ailes ponctuées, transversale brun noir, radius et cubitus à soies 
alignées et assez denses. Tarses antérieurs du mâle brisés; chez 
la femelle, le métatarse est presque double du tibia, 2 — 4 gra- 
duellement raccourcis, 2 e égal à la moitié du 1 er , 4 e double du 5^ 
qui est 8 — 10 fois aussi long que gros, pulvilles larges. Lamelle de la 
pince à pointe courte; article terminal arqué, à tiers distal glabre, 
un peu aminci et portant, au côté interne, 4 fortes soies alignées; 
appendice supérieur dépassant l'article basai, courbé à angle droit 
avant l'extrémité qui est pointue; appendice inférieur dépassant 
à peine le tiers basai de l'article terminal, arrondi au bout. L. 
cf$: 4,5 — 5 mm. — Larves dans de vieilles écorces, en société 
avec celles de C. coarctatus. Westphalie (Gripekoven). 



3^ GENRE. PENTAPEDILUM n. g. 

Ce genre est voisin de Tanytarsus, dont il diffère par les pul- 
villes qui sont au nombre de quatre et ont la même forme linéaire 
et la même longueur que l'empodium. Il comprend les deux 
espèces suivantes: 



26 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 20 



1. P. stratiotale n. sp. 

<?$. Blanc jaunâtre, y compris les palpes, femelle avec 
2 bandes du mesonotum brunes, mâle avec 3 bandes raccourcies 
sur le mesonotum, metanotum et mesosternum* bruns, an-, 
tennes du mâle brun noir, pattes blanchâtres. Bouche plus longue 
que chez Chironomus, égalant la hauteur de la tête. Yeux comme 
chez Chironomus. Palpes de 4 articles dont le 1 er est court, les 
autres longs. Antennes du mâle de 13 articles, dont le dernier est 
de moitié plus long que les 11 précédents réunis, 3 — 12 un peu 
plus longs que gros, panache brun noir. Antennes de la femelle 
de 6 articles, à verticilles de 7 soies, dont 2 n'ont que la moitié 
de la longueur des 5 autres, articles 3 e et 4 e en forme de bouteille, 
col égalant les deux tiers de la partie renflée, 5 e article ellipsoïdal 
et sans col, 6 e plus de deux fois aussi long que le 5 e , avec 3 soies 
subapicales et au moins aussi longues que l'article. Ailes densé- 
ment poilues, base découpée en lobe, puis graduellement élargie, 
transversale oblique comme chez Chironomus, nervures sub- 
hyalines, cubitus non dépassé par la costale, à peine arqué, 
2 e nervure manque, bifurcation de la posticale à peine distale de 
la transversale. Métatarse antérieur du mâle de moitié plus long 
que le tibia, double du 2 e article, 2 — 4 graduellement raccourcis, 
4 e double du 5 e qui est 5 — 6 fois aussi long que gros, l'anneau 
crénelé des 4 tibias postérieurs occupe les trois quarts du pourtour, 
l'éperon pas plus long que la grosseur du tibia, crochets tarsaux 
pointus (à*?) comme chez Chironomus, à peine plus longs que 
l'empodium et les quatre pulvilles; les 4 pattes postérieures ont 
une pilosité alignée, 3 — 4 fois aussi longue que leur grosseur. 
Lamelle de la pince avec une longue pointe; article terminal 
graduellement un peu aminci aux 2 bouts, faiblement arqué en 
dehors, où il est pubescent, glabre en dedans, parsemé de poils 
assez longs; appendice supérieur subfiliforme, courbé en faucille, 
avec une forte soie au-dessus du milieu; appendice inférieur dé- 
passant à peine le tiers de l'article basai, arrondi au bout, ayant 
dorsalement, outre les soies incurvées comme chez Chironomus, 
une soie apicale plus longue et droite, dessous pubescent seule- 
ment; sans autre appendice. L. çfÇ: 3 — 3,2 mm. — Larves dans 
les tiges de Stratiotes, éclosion en mai. Westphalie (Gripekoven). 



21 NOUVEAUX CHIRONOM1DES (TENDIPÉDIDES) D' ALLEMAGNE. 27 



2. P. sparganii n. sp. 

$. Blanchâtre ; palpes bruns, scutellum, metanotum et pleures 
blancs, bandes transversales de l'abdomen brunâtres. Article 
basai des palpes court, les 3 suivants longs. Yeux sinueux, forte- 
ment amincis supérieurement, où ils sont distants d'un peu plus 
de leur largeur terminale. Antennes de 6 articles, dont le 2 e est 
rétréci au milieu et porte 2 verticilles, col un peu plus long que 
gros, 3 e et 4 e subfusif ormes, col égalant les deux tiers du renfle- 
ment, 5 e avec un col égalant presque la moitié du renflement, 
6 e de moitié plus long que le 5 e , avec une soie subapicale très 
longue; verticilles longs, celui du 4 e article atteint l'extrémité du 
6 e article. Ailes densément poilues, cubitus presque double du 
radius, non dépassé, à peine arqué, transversale oblique comme 
chez Chironomus, base alaire non lobée, graduellement élargie 
comme chez Tanytarsus. Tarses antérieurs brisés; anneau cré- 
nelé, éperon et pulvilles comme chez le précédent. L. 4 mm. — 
Larve mineuse sur Sparganium, éclosion en mai. Westphalie 
(Gripekoven). 

4 e GENRE. TANYTARSUS van der Wulp. 

1. T. lobatifrons n. sp. 

cf$. Blanchâtre, thorax un peu plus jaune; flagellum brun, 
scape jaune. Yeux du mâle arqués, graduellement amincis 
supérieurement, où ils sont distants de presque leur longueur; 
ceux de la femelle peu arqués, pas distinctement amincis, dis- 
tants de toute leur longueur. Front avec 2 lobes cylindriques et 
dirigés en avant. Article basai des palpes court, les 3 suivants 
longs, surtout le dernier qui est presque double du 3 e . Antennes 
du mâle de 14 articles, dont le dernier est de moitié plus long que 
les 12 précédents réunis, 3 — 13 plus longs que gros, panache gris. 
Antennes de la femelle de 5 articles (d'après plusieurs exemplaires), 
le 2 e article fortement rétréci au milieu, 3 e et 4 e subfusiformes, 
col un peu plus court que la moitié du renflement, verticille de 
5 soies, celui du 4 e article atteint l'extrémité du 5 e article, celui-ci 
renflé au tiers basai, où il porte un verticille de 5 longues soies, 
il est plus de 2 fois aussi long que le 4 e et porte encore une longue 
soie subapicale. Ailes poilues, sans lobe basai, transversale conti- 
nuant la direction du pétiole de la discoïdale, cubitus non dépassé, 



28 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉD1DES) D' ALLEMAGNE. 22 

presque double du radius, bifurcation de la posticale distale de 
la transversale. Métatarse antérieur de la femelle double du 
tibia, 4 e article double du 5 e qui est 8—10 fois aussi long que 
gros, pilosité des 4 tibias postérieurs du mâle 3 — 4 fois aussi 
longue que leur grosseur, tibia antérieur comme chez Chironomus, 
c'est-à-dire sans éperon, les 4 tibias postérieurs avec 2 éperons 
aussi longs que la grosseur du tibia, anneau crénelé atteignant la 
moitié du pourtour, crochets tarsaux pointus (d*?), empodium 
et pulvilles rudimentaires, ne dépassant pas la base élargie des 
crochets. Lamelle de la pince avec une courte pointe; article 
terminal graduellement aminci au bout, faiblement arqué en 
dehors, subdroit en dedans; appendice supérieur aussi large que 
l'intermédiaire, arqué; appendice intermédiaire atteignant pres- 
que la moitié de l'article terminal, arrondi au bout; appendice 
inférieur subfiliforme, sa partie distale avec de longs poils simples. 
Lamelles de la femelle largement arrondies au bout, sans longues 
soies, seulement pubescentes et poilues. L. $ : 3,2 mm., Ç: 
2 — 2,5 mm. — Larve dans la vase de la Ruhr (D r Thienemann). 

2. Tanytarsus imicola n. sp. 

cf. Blanc jaunâtre; antennes, 3 bandes du mesonotum, meta- 
notum et mesosternum d'un brun noir, pattes blanchâtres. Front 
sans lobes. Yeux arqués, amincis supérieurement où ils sont 
distants de 3 fois leur largeur terminale. Antennes de 14 articles, 
dont le dernier est filiforme et de moitié plus long que les 12 pré- 
cédents réunis, 3 — 6 presque transversaux, les suivants plus 
longs que gros, 10 — 13 presque deux fois aussi longs que gros; 
panache brun noir. Ailes poilues, sans lobe et sans transversale 
oblique, radius atteignant les deux tiers du cubitus, celui-ci non 
arqué ni dépassé, à peine plus proche de la pointe alaire que le 
rameau supérieur de la posticale, bifurcation de la posticale 
située sous la transversale. Métatarse antérieur de deux tiers 
plus long que le tibia, 4 e article double du 5 e qui est 8 fois aussi 
long que gros, empodium à peine plus long que les pulvilles, 
égalant le tiers des crochets, anneaux crénelés occupant la moitié 
du pourtour des tibias, éperons atrophiés. Pince semblable à 
celle du précédent, sauf l'appendice inférieur qui est moins mince 
et dont les longs poils se terminent par un globule. L. 5 mm. — 
Larves vivant au fond d'un lac, à une grande profondeur. Ge- 
mùnden (D r Thienemann). 



23 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDF.s) D'ALLEMAGNE. 29 

Calopsectra longiseta n. sp. 

<J. Jaune brunâtre; 3 bandes raccourcies du mesonotum, 
metanotum et mesosternum noirs, abdomen brun, bord postérieur 
des segments jaune clair, pince brune. Antennes et tarses anté- 
rieurs brisés. Ailes densément poilues, sans lobe, transversale 
oblique comme chez Chironomus, cubitus non dépassé, pas dis- 
tinctement arqué, bifurcation de la posticale à peine distale de 
la transversale. Fémur et tibia des 4 pattes postérieures 3 fois 
aussi longue que leur grosseur, anneau crénelé occupant les trois 
quarts du pourtour, éperons postérieurs aussi longs que la gros- 
seur du tibia, pulvilles et empodium égalant presque les crochets 
qui sont pointus. Lamelle de la pince avec un prolongement spatu- 
liforme peu long; article terminal graduellement aminci aux 
2 bouts, côté interne droit, côté externe fortement arqué ; appen- 
dice supérieur subfiliforme, arqué, avec une longue soie avant le 
milieu; appendice intermédiaire dépassant à peine le quart de 
l'article terminal, élargi fortement au tiers distal et presque 
tronqué, ayant outre les longues soies incurvées une soie droite, 
très longue, atteignant l'extrémité de l'article terminal; appendice 
inférieur nul. L. 3,5 mm. — Larve mineuse dans la partie médiane 
des tiges de Potamogeton natans, éclosion en juin. Westphalie 
(Gripekoven). 

2 e Groupe, crthocladiariae. 

1 er GENRE. TRICHOCLADIUS Kieff. 

1. T. curtipalpis n. sp. 

(?$. Noir; pattes brun noir, balanciers brun brunâtre. Bouche 
petite, ne dépassant pas le 1 er article des palpes. Yeux de la fe- 
melle en ellipse, non sinueux ni amincis supérieurement, où ils 
sont distants de 2 fois leur longueur. Palpes courts, 1 er et 3 e 
article de moitié plus longs que gros, le 2 e et le 4 e un peu plus 
de 2 fois aussi longs que gros; par ce caractère, cette espèce se 
distingue de toutes ses congénères. Antennes du mâle de 14 ar- 
ticles, dont le dernier est au moins 2 fois aussi long que les 12 pré- 
cédents réunis, 3 — -13 deux à trois fois aussi gros que longs, 
panache brun noir. Antennes de la femelle de 7 articles, dont le 
dernier est pointu et triple du 6 e ; articles 3 — 6 pas ou à peine 
plus longs que gros, cylindriques, avec un verticille de 4 soies, 



30 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 24 

dont 3 sont 2 — 3 fois aussi longues que l'article, la 4 e courte. 
Ailes fortement ponctuées, auxiliaire atteignant le milieu du 
radius, cubitus double du radius, non dépassé, ni arqué, 2 e ner- 
vure aboutissant à égale distance du radius et du cubitus, bifur- 
cation de la posticale à peine distale. Tibia antérieur double du 
métatarse chez le mâle, de moitié plus long que le métatarse 
chez la femelle, à éperon plus court que sa grosseur, métatarse 
de deux tiers plus long que le 2 e article, 4 e et 5 e article égaux à 
tous les tarses, 4 fois aussi longs que gros; empodium atteignant 
les deux tiers des crochets, qui sont pointus et munis d'une petite 
soie basale, tibia intermédiaire à éperons plus courts que sa gros- 
seur, tibia postérieur avec un éperon plus long, l'autre plus court 
que sa grosseur. Article terminal de la pince dépourvu de stylet 
et se distinguant par là de celui de toutes les espèces congénères, 
pubescent, graduellement aminci aux 2 bouts; article basai sans 
appendice. Lamelles de la femelle, vues d'en haut, allongées, 
poilues; au côté externe de chacune d'elles et à quelque distance 
d'elles se voit encore une lamelle poilue et plus courte. L. $: 
2,8 mm., $: 3,2 mm.; éclosion en juin. — Lac de Maria-Laach 
(D r Thienemann). 

2. T. glyceriae n. sp. 

(f $. Tête et thorax jaunes chez le mâle, jaune verdâtre chez 
la femelle; palpes, antennes et pattes blanchâtres, scape du mâle 
brun noir, 5 e article tarsal brun, 3 bandes minces et raccourcies 
sur le mesonotum, metanotum et mesosternum noirs, abdomen 
de la femelle vert jaunâtre avec les lamelles blanches, abdomen 
du mâle jaune verdâtre avec la pince blanche; tergites 2 — 8 avec 
une bande transversale brune. Yeux amincis supérieurement où 
ils sont assez distants, sinueux chez le mâle, non sinueux chez la 
femelle. Palpes longs, sauf le 1 er article qui est court, 4 e égalant 
les 2 précédents réunis. Antennes du mâle de 14 articles, dont 
le dernier est de moitié plus long que les 12 précédents réunis, 
3 — 13 un peu transversaux, panache brun noir. Antennes de la 
femelle de 7 articles, dont le dernier est double du 6 e et muni d'une 
longue soie apicale, 2 e rétréci au milieu, avec un verticille unique, 
comme les suivants, mais de moitié plus long que le 3 e , 3 — 6 
graduellement allongés, le 6 e presque deux fois aussi long que gros, 
tous subcylindriques, sauf le 3 e qui est subglobuleux, verticille 
pas 2 fois aussi long qu'un article. Ailes blanchâtres, non ponc- 



25 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 31 

tuées, cubitus presque triple du radius, un peu arqué, non dé- 
passé, aboutissant assez près de la pointe alaire, 2 e longitudinale 
deux fois plus distante du cubitus que du radius à son extrémité, 
transversale presque perpendiculaire, bifurcation de la posticale 
un peu distale. Pattes avec une pilosité microscopique, parsemées 
en outre de soies aussi longues que la moitié de leur grosseur, 
tibia antérieur d'un tiers plus long que le métatarse, 5 e article 
de tous les tarses plus court que le 4 e , surtout au tarse antérieur, 
empodium égalant les crochets. Article terminal de la pince 
faiblement pubescent, graduellement et faiblement grossi de la 
base au sommet, où il porte une courte soie apicale et, au côté 
interne, un stylet • hyalin, au-dessous duquel se voient 4 soies 
alignées; article basai avec un court appendice vers le milieu. 
L. (J: 3 mm., $: 3,5 mm. — Larve mineuse des tiges de Glyceria, 
au lac de Maria-Laach, éclosion en juin et juillet (Gripekoven). 

3. T. proximus Kieff. 

$. Jaune brunâtre; antennes brunes, pattes blanc sale, 
3 bandes raccourcies du mesonotum, metanotum et mesosternum 
brun noir, tergites et 3 derniers sternites presque entièrement 
brunâtres, palpes brun noir. Yeux sinueux, amincis supérieu- 
rement, où ils sont distants de toute leur longueur. Articles des 
palpes graduellement plus longs, le 4 e plus de 2 fois aussi long que 
le 2 e et le 3 e réunis. Antennes de 6 articles, dont le 2 e est allongé, 
à peine rétréci avant le milieu et muni de 2 verticilles, 3 — 
ellipsoïdaux, verticilles formés de 3 soies, atteignant presque le 
double de la longueur d'un article, 6 e pointu, au moins double du 
5 e , avec une soie apicale. Ailes ponctuées, costale avec 1 rangée 
de soies jusqu'à la transversale, puis avec 2 rangées, radius, 
sous-costale et tiers distal du cubitus avec des soies, cubitus plus 
de 2 fois le radius, à peine dépassé, 2 e longitudinale un peu plus 
distante du cubitus que du radius, bifurcation de la posticale à 
peine distale. Tibia antérieur plus long que le fémur, double du 
métatarse, articles 4 et 5 subégaux, 3 — 4 fois aussi longs que gros, 
aux 4 pattes postérieures le 4 e article est à peine plus court que 
le 5 e , crochets aussi longs que l'empodium, pointus, avec une soie 
basale. L. 2,5 mm. — Larve dans un fossé d'eau douce à l'île do 
Norderney (D r Thienemann). On ne connaissait de cette espèce 
que le mâle. 



32 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 26 

2 e GENRE. CRICOTOPUS v. d. Wulp. 

C. atripes n. sp. 

cfÇ. D'un jaune vif; 3 bandes raccourcies du mesonotum 
et metanotum noirs, vertex, mesosternum et pince brun noir, 
large bande transversale sur chaque tergite brunâtre, pattes 
brun noir, base des fémurs plus claire, antennes et palpes bruns, 
scape du d* noir. Yeux densément velus, ovoïdaux et très dis- 
tants. Articles des palpes graduellement raccourcis, le 4 e égal 
aux deux précédents réunis. Antennes du mâle de 14 articles, 
dont le 14 e est égal aux 12 précédents réunis, fusiforme au bout, 
3 — 5 un peu transversaux, les suivants aussi longs que gros, puis 
un peu allongés, panache gris. Antennes de la femelle de 6 ar- 
ticles, dont le 6 e est plus de 2 fois aussi long que le 5 e , articles 
2 — 5 en forme de bquteille, sauf le 4 e qui est à peine aminci aux 
deux bouts. Ailes très finement ponctuées, radius et cubitus avec 
des soies, cubitus plus de deux fois aussi long que le radius, 
longuement dépassé par la costale, bifurcation de la posticale 
située sous la transversale, 2 e longitudinale également distante 
du radius et du cubitus. Tibia antérieur de la femelle à peine 
plus long que le métatarse, 4 e article double du 5 e , aux 4 pattes 
postérieures il n'est pas plus long que le 5 e , pulvilles un peu plus 
courts que l'empodium, crochets de la femelle pointus. Article 
basai de la pince avec une grosse dent rectangulaire situé vers le 
milieu, article terminal faiblement en forme de massue, pubescent, 
extrémité armée d'un stylet brun noir. L. $: 2 mm., Ç: 1,8 mm. 
Larve dans une source; Allemagne: Sauerland (D r Thienemann). 

C. niger K. var. muscicola n. var. 

c?$. Diffère du type par la coloration. Le mâle a les pattes 
et le thorax entièrement brun noir, la femelle (3 exemplaires) 
a les pattes blanchâtres, le scutellum blanc ou brunâtre. Larve 
dans des touffes de mousse d'une tourbière en Westphalie (D r 
Thienemann). 

C. sordiicola K. var. fuscithorax n. var. 

(J$. Thorax brun, vertex, palpes, trace de 3 bandes con- 
fluentes sur le mesonotum, metanotum, mesosternum et pattes 
brun noir, antennes brunes, scape du mâle noir, balanciers blancs, 



27 NOUVEAUX GH1RONOMTDES (tENDIPÉDJDES) D'ALLEMAGNE. 33 

abdomen jaune brunâtre. Yeux du mâle ovalaires et densément 
pubescents. Articles des palpes graduellement raccourcis. An- 
tennes du mâle de 14 articles, dont le dernier est fusiforme au 
bout, égal aux 12 précédents réunis, 3 — 5 un peu transversaux, 
les suivants aussi longs que gros, puis allongés, presque deux fois 
aussi longs que gros, panache brun. Antennes de la femelle de 
6 articles, dont le 6 e est de moitié plus long que le 5 e , 2 — 5 en 
forme de bouteille. Ailes ponctuées, bord antérieur avec une seule 
rangée de soies chez le mâle, avec 2 rangées de soies chez la fe- 
melle, cubitus double du radius, tous deux glabres chez le mâle, 
avec des soies alignées chez la femelle, costale dépassant à peine 
le cubitus, 2 e longitudinale également distante du radius et du 
cubitus, bifurcation de la posticale un peu distale de la trans- 
versale, extrémité du rameau inférieur arquée le long du bord. 
Les 4 pattes postérieures avec une pilosité 2 — -3 fois aussi longues 
que leur grosseur chez le mâle, presque 2 fois chez la femelle, 
4 e article de moitié plus long que le 5 e , aux 4 pattes postérieures 
il est à peine plus long que le 5 e , crochets du mâle pointus comme 
chez la femelle, pulvilles un peu plus courts que l'empodium. 
Pince comme chez C. atripes. L. <$ : 2 mm., Ç: 1,8 mm. — Larve 
aquatique, île de Rûgen (û r Thienemann). 

C. sordiicola K. var. discolor n. var. 

cJÇ- Mâle coloré comme la variété précédente. Femelle 
jaune; 3 bandes raccourcies du mesonotum, metanotum et me- 
sosternum brun noir, pattes et antennes blanchâtres, scape et 
6 e article antennaire brun noir, abdomen jaune brunâtre. Yeux 
du mâle velus, amincis supérieurement, faiblement arqués, dis- 
tants de presque leur longueur. Palpes et antennes du mâle 
comme chez le précédent; chez la femelle, les articles 2 — 4 sont 
à peine amincis aux 2 bouts, le 5 e en forme de bouteille, le 6 e de 
moitié plus long que le 5 e . Ailes du précédent, mais cubitus plus 
de 2 fois le radius, bifurcation de la posticale sous la transversale. 
Pilosité des 4 tibias postérieurs moins de 2 fois aussi longue que 
leur grosseur. Article 4 e du tarse antérieur de moitié plus long 
que le 5 e , qui est 2 — 3 fois aussi long que gros, aux 4 pattes posté- 
rieures il est égal au 5 e . Pince du précédent; L. $: 2,3 mm.. 
$: 1,5 mm. — Larve dans une source au Sauerland, Allemagne 
(D r Thienemann). 

3 



34 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (TENDIPÉDIDES) D' ALLEMAGNE. 28 

3 e GENRE. METRIOCNEMUS v. d. Wulp. 

M. longicollis ri. sp. 

$?. Jaune clair; flagellum, 3 bandes raccourcies du meso- 
notum, metanotum, tache pleurale et mesosternum brun noir, 
palpes, pattes et tergites bruns ou brun noir. Article 3 e des palpes 
égal au 2 e , plus court que le 4 e . Antennes de 6 articles, dont le 
2 e non rétréci, avec un col court, 3 e et 4 e avec un col au moins 
aussi long que la partie renflée, 5 e à col plus court, à peine plus 
court que le 6 e ; verticille à 6 soies, dont 2 un peu plus courtes que 
les autres. Ailes poilues, non lobées, transversale comme chez 
Chironomus, cubitus arqué, situé près du bord et légèrement 
dépassé, double du radius, éloigné de la pointe alaire, plus éloigné 
que le rameau distal de la posticale, moitié distale du rameau 
inférieur légèrement sinueux, 2 e longitudinale non marquée. Tibia 
antérieur de moitié plus long que le métatarse, articles du tarse 
graduellement raccourcis, 4 e d'un tiers plus long que le 5 e qui est 
3 — 4 fois aussi long que gros, crochets à 2 soies basales, un peu 
plus longs que l'empodium, pulvilles atrophiés. Lamelles obtuses, 
aussi longues que hautes, sans longues soies. L. 2 mm. — Munster 
en Westphalie (D r Thienemann). 

4 e GENRE. BRILLIA n. g. 

Ce genre, dédié à mon collègue M. l'abbé J. Brill, est voisin 
de Metriocnemus, dont il diffère par les pulvilles bien développées 
et l'article terminal de la pince qui est bifide. Le type est bifidus 
Kieff., auquel il faut ajouter Knaabi de l'Amérique du Nord et 
l'espèce suivante. 

B. petrensis n. sp. 

$. Jaune clair; palpes et antennes sauf le scape brun noir, 
3 bandes raccourcies du mesonotum, metanotum et mesosternum 
jaune brun, pattes brunâtres, abdomen jaune brunâtre, bord 
antérieur des tergites avec deux taches plus ou moins confluentes 
brunes, pince brunâtre à articles terminaux jaunâtres. Yeux 
glabres, sinueux, graduellement amincis supérieurement, où ils 
sont distants de deux fois leur largeur terminale. Articles 2 — 4 
des palpes subégaux, 5 fois aussi longs que gros, le 1 er court. 
Antennes de 14 articles, dont le dernier est de moitié plus long 



29 NOUVEAUX CHIRONOMIDES (tENDIPÉDIDES) D'ALLEMAGNE. 35 

que les 12 précédents réunis, 3 — 13 d'abord transversaux, puis 
allongés, panache brun noir. Ailes poilues, faiblement lobées; 
transversale continuant la direction de la sous-costale, discoïdale 
formant un angle avec la sous-costale, cubitus double du radius, 
arqué, assez longuement dépassé par la costale, 2 e longitudinale 
non marquée, bifurcation de la posticale longuement distale de la 
transversale, les 2 rameaux presque droits. Pilosité des 4 pattes 
postérieures 2 — 3 fois aussi longue que leur grosseur, leurs éperons 
subégaux, noirs, à peine plus longs que la grosseur des pattes, 
celui du tibia antérieur de même longueur, peigne des 4 tibias 
postérieurs brun, tibia antérieur à peine plus long que le méta- 
tarse, articles 1 — 4 du tarse graduellement raccourcis, 4 e à peine 
plus court que le 3 e , plus de 2 fois le 5 e , aux 4 pattes postérieures 
le 4 e article est double du 5 e ; crochets obtus, à extrémité faible- 
ment fendue, empodium filiforme et à peine plus court que les 
crochets, un peu plus long que les pulvilles, qui sont minces. 
Pince comme chez B. bifida. L. 3,2 mm. — Larve aquatique, 
fixée aux pierres. Allemagne (D r Thienemann). 




NOUVELLE CONTRIBUTION 



A LA 



CONNAISSANCE DES TE1PEDIDES D'ALLEMAGNE 



J.-J. KIEFFER. 



Les espèces suivantes ont été obtenues d'éclosion comme 
celles qui ont été décrites précédemment. Elles m'ont été commu- 
niquées par M. le D r Thienemann. 

Dasyhelea longipalpis n. sp. 

<JÇ. Brun noir; scape noir, balanciers d'un blanc pur, pattes 
et, chez la femelle, l'abdomen d'un brun clair, tarses blanchâtres. 
Yeux pubescents et largement confluents au vertex. Palpes très 
longs, le second article dépasse les parties buccales, il est à peine 
renflé au tiers proximal (<J?) et atteint la longueur des deux 
suivants réunis, ceux-ci deux fois aussi longs que gros, chez le 
mâle le troisième est un peu plus court que le quatrième. Suçoir 
atteignant les deux tiers de la hauteur de la tête. Chez le mâle, 
le premier article du flagellum est globuleux, le reste manque ; 
chez la femelle, les articles 2 à 4 du flagellum sont subglobuleux, 
les suivants graduellement allongés, leur moitié distale graduelle- 
ment et faiblement amincie, les cinq derniers manquent; verti- 
cilles longs, deux fois aussi longs que les appendices sensoriels, 
ceux-ci arqués et atteignant l'extrémité de l'article suivant. 
Ailes hyalines, à poils longs et appliqués mais épars; cubitus 
dépassant un peu le milieu de l'aile, deux fois aussi long que le 



38 NOUVELLE CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE 2 

radius avec lequel il est conné dans sa moitié proximale, la partie 
libre forme avec le radius une cellule linéaire, 2 à 3 fois aussi 
longue que large; bifurcation de la discoïdale un peu distale de 
la transversale, celle de la posticale située sous l'extrémité du 
radius, le rameau supérieur continue la direction de la tige et 
forme avec l'inférieur un angle de 45°. Pattes grêles, à peine 
pubescentes; premier article de tous les tarses à peine plus long 
que les deux suivants réunis, 1 — 4 graduellement raccourcis, 
le 4 e plus court que le 5 e , pas distinctement tronqué obliquement 
au bout, tous cylindriques; empodium peu distinct, dépassant 
à peine la base des crochets. Article basai des forcipules non 
grossi, article terminal grêle et long, glabre sauf au tiers distal 
qui est graduellement renflé et pubescent. L. S 2 mm., $1,8 mm. 
Westphalie. 

Genre Tendipes Meig. (Chironomus Meig.) 

1. T. abbreviatus n. sp. 

<J¥- Brun noir; antennes et pattes brunâtres, abdomen 
jaune brunâtre, les trois derniers segments et la pince plus 
sombres; chez la femelle, le thorax est jaunâtre avec trois bandes 
raccourcies sur le mesonotum, metanotum et mesosternum brun 
noir. Yeux distants du tiers de leur longueur chez la femelle, 
un peu moins chez le mâle. Palpes longs, de quatre articles, dont 
le dernier est le plus long. Antennes du mâle de 14 articles, dont 
le dernier est plus de deux fois aussi long que les dix précédents 
réunis, articles 3 — 13 transversaux, panache sombre. Antennes 
de la femelle brisées. Métatarse antérieur du mâle pas plus long 
que le tibia, articles 3 et 4 avec de très longs poils fragiles, 4 e deux 
fois aussi long que le 5 e ; chez la femelle, le métatarse antérieur 
dépasse à peine (V7) la longueur du tibia; les quatre tibias 
postérieurs à anneau crénelé comme d'ordinaire, pulvilles courts, 
peu larges et n'atteignant pas la moitié des crochets, empodium 
un peu plus court que les crochets. Ailes ponctuées, lobées à la 
base, avec la transversale ordinaire, cubitus non dépassé par la 
costale, bifurcation de la posticale notablement distale de la 
transversale. Article terminal des forcipules peu long, pas plus 
long que l'article basai, convexe en dehors, graduellement et 
faiblement rétréci au quart distal qui porte médialement des poils 
alignés et assez longs; lamelle à pointe très courte, triangulaire, 



3 DES TENDIPÉDIDES D'ALLEMAGNE. 39 

deux fois aussi longue que large; appendice supérieur arqué, 
également large jusqu'au bout qui est arrondi, atteignant la base 
de l'article terminal; appendice inférieur peu large, arrondi au 
bout qui dépasse un peu le tiers basai de l'article terminal. L. 
c? 7 mm., $ 5 mm. Westphalie. 

Cette espèce est intermédiaire entre Paratendipes et Tendipes; 
les caractères de la larve et de la nymphe, étudiées par le Dr. 
Bause, décideront de la place qui devra lui être assignée. 

2. T. hypogaeus n. sp. 

cj. Brun noir; front, pronotum, mesonotum et scutellum 
jaunes, trois bandes du mesonotum noires et occupant presque 
tout le dessus, pattes jaunâtres sauf les hanches, extrémité des 
tibias, genoux et dernier article tarsal assombris; thorax entière- 
ment pruineux. Yeux très amincis au vertex et très rapprochés. 
Lobes frontaux nuls. Palpes très longs, à articles graduellement 
allongés. Antennes de 12 articles, dont le dernier est fusiforme 
au bout et presque quatre fois aussi long que les dix précédents 
réunis, articles 3 — 11 trois fois aussi gros que longs, panache 
brun noir. Ailes hyalines, transversale brune, située au-dessus 
de la bifurcation de la posticale. Métatarse antérieur d'un cin- 
quième plus long que le tibia, double du 2 e , son extrémité, le 2 e 
et le 3 e article à longs poils fragiles, 3 e article à peine plus court 
que le 2 e , égal au 4 e , le 5 e est huit fois aussi long que gros, égalant 
la moitié du 4 e , le dessous des articles 2 — 5 avec plusieurs ran- 
gées de soies assez rapprochées; pulvilles larges et longs. Article 
terminal des forcipules convexe en dehors, non aminci distale- 
ment, le côté médian et l'extrémité glabres; appendice supérieur 
presque droit, filiforme et atteignant la base de l'article terminal ; 
appendice inférieur ne dépassant pas le tiers basai de l'article 
terminal, arrondi et un peu élargi au bout; pointe de la lamelle 
assez longue, graduellement élargie au bout. L. 7 — 8 mm. — 
Larve dans la base des tiges de Sparganium. Pleistermùhle en 
Westphalie. 

3. T. jusijormis n. sp. 

$. Jaune brunâtre avec une trace de quatre bandes plus 
sombres, dernier article antennaire brun noir, pattes brunâtres. 
Yeux distants de deux fois leur largeur terminale. Antennes de 
f> articles, dont le dernier est plus de moitié plus long que l'avant- 



40 NOUVELLE CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE 4 

dernier et porte une longue soie distale, articles 3 — 5 fusif ormes, 
verticille trois fois aussi long qu'un article. Ailes ponctuées, sous- 
costale, radius et cubitus avec des soies alignées, bifurcation de 
la posticale distale de la transversale. Métatarse antérieur double 
du second article, 2 — 4 graduellement raccourcis, 5 e long, éga- 
lant la moitié du 4 e , pulvilles grands. L. 3,5 mm. Westphalie. 

4. T. camptolabis h. sp. 

(J. Jaune; palpes, scape, trois bandes raccourcies du me- 
sonotum, metanotum et mesosternum d'un brun noir, abdomen 
d'un jaune roussâtre, flagellum brun, pattes blanc jaunâtre. 
Yeux amincis au vertex et très rapprochés. Palpes longs, ar- 
ticles 2 — 4 graduellement allongés. Antennes de 12 articles, dont 
le dernier est double des dix précédents réunis, 3 — 11 un peu 
transversaux, panache brun. Radius, sous-costale et cubitus avec 
des soies alignées, toutes les nervures pâles, bifurcation de la 
posticale située sous la transversale. Métatarse antérieur de deux 
tiers plus long que le tibia, double du second article, 2 — 4 gra- 
duellement raccourcis, 5 e long, égalant la moitié du 4 e , pulvilles 
grands. Article terminal de la pince arqué fortement, grêle, long, 
moitié distale du côté médian avec des soies assez longues; la- 
melle avec une pointe mince, longue, nodiforme au bout; les 
appendices courts, tous pubescents et sans longs poils incurvés, 
le plus long dépasse à peine l'article basai des forcipules et sa 
partie terminale a la conformation d'un pied dirigé médiale- 
ment, l'autre en forme de lobe étroit et aminci distalement. L. 
3 mm. Westphalie. 

5. T. nymphella n. sp. 

J. Blanc; palpes noirs, scape, trois bandes raccourcies du 
mesonotum, metanotum et mesosternum d'un vitellin très clair, 
flagellum et panache bruns. Palpes longs, à articles graduelle- 
ment allongés, le 4 e presque double du 3 e . Yeux très amincis 
au vertex et peu distants. Antennes de 14 articles, dont le der- 
nier est filiforme et trois fois aussi long que les 12 précédents 
réunis, 3 — 13 deux à trois fois aussi gros que longs. Ailes hyalines, 
toutes les nervures pâles, cubitus non arqué, bifurcation de la 
posticale située sous la transversale. Métatarse antérieur d'un 
sixième plus long que le tibia, de deux tiers plus long que le 
second article, qui, comme le 3 e article, est pourvu de poils très 



5 DES TENDIPÉDIDES D'ALLEMAGNE. 41 

longs et fragiles, articles 2 — 4 graduellement raccourcis, 5 e 
atteignant la moitié du 4 e , six à huit fois aussi long que gros, 
pulvilles grands. Article terminal des forcipules non aminci 
distalement, faiblement convexe en dehors, le bord médian porte 
au quart distal des poils dressés, alignés et peu longs; lamelle 
avec une pointe médiocre et nodiforme au bout; appendice in- 
férieur courbé un peu avant le milieu, sa partie proximale 
avec plusieurs fortes soies alignées au côté médian, l'extrémité 
amincie en pointe et incurvée à l'extrême bout, qui dépasse à 
peine l'article basai; appendice supérieur dépassant le milieu de 
l'article terminal, d'égale largeur sauf à l'extrême base, arrondi 
au bout, où il porte, outre les longs poils incurvés, une soie droite 
et fort longue. L. 6 mm. — Westphalie. 

6. T. citrinellus n. sp. 

$. Jaune citrin, sauf le dernier article antennaire qui est 
d'un brun noir. Yeux très arqués, fortement amincis au vertex 
où ils sont distants de deux à trois fois leur largeur terminale. 
Lobes frontaux distincts et pubescents. Palpes longs, surtout le 
4 e article. Antennes de 6 articles, dont le dernier est double de 
l'avant-dernier, le 2 e rétréci au milieu, 3 — 5 subfusif ormes, deux 
fois aussi longs que gros, verticilles à 6 ou 7 soies, celui du 5 e ar- 
ticle atteint l'extrémité du 6 e article. Ailes blanchâtres, nervures 
pâles, cubitus pas distinctement arqué, de deux tiers plus long 
que le radius, dont l'extrémité est très rapprochée de la 2 e longi- 
tudinale, bifurcation de la posticale à peine distale de la trans- 
versale. Métatarse antérieur de moitié plus long que le tibia, un 
peu assombri comme le 5 e article, pulvilles larges, métatarse 
postérieur avec des crochets alignés dans ses deux tiers distaux. 
L. 5,5 mm. — Westphalie. 

7. T. abranchius n. sp. 

$. Tête, palpes, antennes sauf le dernier article qui est un 
peu assombri, hanches et pattes d'un jaune clair, balanciers 
blancs, thorax noir sauf le scutellum qui est jaune et les pleures 
en partie blanchâtres, mesonotum brillant, abdomen brun ou 
roussâtre, bord postérieur des tergites et lamelles jaunâtres. 
Palpes plus longs que les antennes, le 2 e article plus long que le 
3 e , 4 e double du 3 e . Yeux arqués, brièvement amincis au vertex 
et 'distants de leur largeur terminale; cette partie amincie pas plus 

4 



42 NOUVELLE CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE 6 

longue que large. Lobes frontaux nuls. Antennes de 7 articles, 
dont le 2 e est rétréci au milieu, et sans col, 3 — 6 en forme de 
bouteille, à col égalant les deux tiers de l'article, à verticille de 
8 soies fort longues, 7 e article presque double du 6 e , terminé par 
un stylet, avec 4 longues soies distales. Ailes ponctuées, avec une 
trace d'enfumé le long des deux rameaux de la posticale, de la 
discoïdale et de l'extrémité du cubitus; sous-costale, radius et 
cubitus à soies longues et sans ordre, cubitus de moitié plus long 
que le radius, non dépassé par la costale, bifurcation de la pos- 
ticale distale de la transversale. Thorax un peu plus long que 
haut, tandis que chez les autres espèces il est plus haut que long; 
le pronotum n'atteint pas le bord antérieur du mesonotum qui 
est un peu en pointe, tandis qu'il est largement arrondi en avant 
chez les autres espèces. Fémur antérieur de deux tiers plus long 
que le tibia, le métatarse de moitié plus long que le tibia, seule- 
ment d'un tiers plus long que le 2 e article, 2 — 4 graduellement 
raccourcis, le 4 e double du 5 e , qui est 8 à 10 fois aussi long que 
gros; crochets pointus, pulvilles larges mais formés par une tige 
ramifiée, aussi longs que l'empodium ; les quatre tibias postérieurs 
avec un anneau crénelé. L. 4,5 mm. — Westphalie. Cette espèce 
devra probablement former un genre nouveau. 

8. T. bicornutus n. sp. 

cJÇ. Jaunâtre; scape brun noir [$) ou jaune (?), flagellum 
du mâle, panache et 6 e article de la femelle brun noir, trois bandes 
raccourcies du mesonotum dont la médiane est double, meta- 
notum et mesosternum noirs, tarse antérieur blanchâtre; chez la 
femelle, les six premiers tergites ont une tache subtriangulaire 
brune, les suivants sont bruns; chez le mâle, les six premiers 
tergites n'ont que le tiers postérieur jaunâtre, sternites jaunâtres 
en entier. Lobes frontaux distincts. Palpes jaunâtres, 2 e article 
égal au 3 e , qui est un peu plus court que le 4 e . Antennes du mâle 
de 12 articles dont le dernier est trois fois aussi long que les dix 
précédents réunis, 3 — 11 trois fois aussi gros que longs. Antennes 
de la femelle de 6 articles dont le dernier est presque double du 
5 e , le 2 e rétréci au milieu, 3 — 5 en forme de bouteille, à col éga- 
lant l'article. Ailes hyalines, transversale brun noir. Tarse anté- 
rieur du mâle brisé; métatarse antérieur de la femelle de moitié 
plus long que le tibia, double du 2 e article, 3 e égal au 4 e , double 



7 DES TENDIPÉDIDES D'ALLEMAGNE. 43 

du 5 e , qui est huit fois aussi long que gros; pulvilles grands. 
Article terminal des forcipules un peu arqué, graduellement 
aminci et glabre dans la moitié distale, avec 4 fortes soies distales 
au côté médian; lamelle à pointe médiocre et élargie au bout; 
appendice supérieur arqué, un peu élargi et arrondi dans sa moitié 
terminale, dépassant à peine l'article basai; appendice inférieur 
dépassant le milieu de l'article terminal, arrondi au bout. L. 5,5 
mm. — Westphalie. 

9. T. lacustris n. sp. 

<$. Thorax noir et luisant, scutellum jaune; tête jaunâtre, 
palpes blanchâtres, scape noir, flagellum et panache brun noir; 
pattes d'un jaune brunâtre, hanches plus sombres; abdomen 
brunâtre clair. Yeux distants de leur largeur terminale. Lobes 
frontaux distincts. Palpes longs, articles 2 — 4 subégaux, le 4 e à 
peine plus long que le 3 e . Antennes de 12 articles, dont le. dernier 
est quatre fois aussi long que les dix précédents réunis, 3 — 11 trois 
à quatre fois aussi gros que longs. Nervures pâles, bifurcation de 
la posticale située sous la transversale. Métatarse antérieur d'un 
tiers plus long que le tibia, de moitié plus long que le 2 e article, 
2 — 4 graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e qui est 8 fois 
aussi long que gros; pulvilles larges, crochets pointus, tarse an- 
térieur non barbu. Lamelle de la pince à pointe obtuse et assez 
longue; article terminal des forcipules long, fortement courbé 
au milieu, moitié distale graduellement un peu amincie, glabre, 
avec 5 soies rigides et alignées médialement dans sa partie dis- 
tale; appendice supérieur faiblement arqué, un peu élargi avant 
l'extrémité qui est pointue, dépassant l'article basai; appendice 
inférieur atteignant le milieu de l'article terminal, large, arrondi 
au bout. L. 7 mm. — Westphalie. 

10. T. flavipalpis n. sp. 

cj. Tête et thorax jaunâtres, y compris les palpes; scape et 
flagellum brun noir, panache brun, mesonotum jaune brunâtre 
avec trois bandes dont deux raccourcies, le metanotum et le 
mesosternum noirs et mats; hanches et pattes jaunâtres, balan- 
ciers blancs; abdomen brun noir. Yeux très amincis au vertex 
et très rapprochés. Lobes frontaux nuls. Palpes longs, 4 e article 
le plus long. Antennes de 12 articles, dont le dernier est quatre 
fois aussi long que les dix précédents réunis; 3 — 1 1 trois à quatre 



44 CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES TBNDIPÉDIDES. 8 

fois aussi longs que gros. Cubitus pas distinctement arqué, de 
deux tiers plus long que le radius qui est très proche de la 2 e ner- 
vure, transversale brun noir, bifurcation de la posticale distale 
de la transversale. Tarse antérieur non barbu, métatarse de moi- 
tié plus long que le tibia; 4 e article égal au 3 e , double du 5 e qui 
est 8 fois aussi long que gros; pulvilles grands. Lamelle de la 
pince à pointe médiocre; article terminal des forcipules large, 
convexe en dehors, graduellement et faiblement aminci à l'extré- 
mité qui est subglabre et porte quelques poils plus longs au côté 
médian mais sans soies rigides; appendice supérieur droit, mince, 
extrémité très brièvement anguleuse médialement; appendice 
inférieur large, arrondi au bout, ne dépassant pas le quart basai 
de l'article terminal. L. 8 mm. — Larve dans Phragmites. — 
Westphalie. 

11. T. fossicola n. var. nudifrons n. var. 

c5+. Le mâle a la tête, le scape et le thorax jaune pruineux 
ou cendrés et mats, trois bandes raccourcies du mesonotum, 
metanotum et mesosternum noirs et pruineux de cendré, palpes, 
flagellum et panache brun noir, hanches et pattes jaunâtres, le 
tiers distal des fémurs, tous les tarses, le tibia antérieur et la base 
des quatre autres ainsi que l'abdomen brun noir, deux ou trois 
premiers sternites jaunâtres avec une ligne longitudinale médiane 
noire. Chez la femelle, le corps est jaunâtre, les palpes brun noir, 
antennes brunes, sauf le scape qui est jaune, les bandes du meso- 
notum, le metanotum et le mesosternum noirs, extrémité du 
fémur antérieur et le tibia brun noir; moitié antérieure des ter- 
gites brune. Lobes frontaux nuls ($$)• Palpes longs, articles 2 
et 3 subégaux, 4 e le plus long. Antennes du mâle de 12 articles, 
dont le dernier est trois fois aussi long que les dix précédents 
réunis, 3 — 11 trois à quatre fois aussi longs que gros. Celles de 
la femelle de 6 articles, dont le 2 e est rétréci au milieu, 3 — 5 
subfusiformes, 6 e presque double du 5 e . Cubitus pas distincte- 
ment arqué, de deux tiers plus long que le radius dont l'extré- 
mité est très proche de la 2 e nervure, transversale brun noir, 
bifurcation de la posticale bien distale de la transversale. Méta- 
tarse antérieur de moitié plus long que le tibia (cTÇ), son extré- 
mité et le 2 e article barbus, 4 e double du 5 e qui est 8 fois aussi 
long que gros; pulvilles grands. Pince semblable à celle de l'es- 
pèce précédente. L. $ 8 mm., Ç 9,5 mm. — Westphalie, larve 
sous Spongilla (S) et dans des tiges creuses (Ç). 



GLANURES DIPTÉROLOGIQUES 



J.-J. KIEPFER. 



En achevant mon travail sur les Cécidomyies, pour le Gênera 
Insectorum de Wytsman, j'ai trouvé dans mes papiers quelques 
descriptions d'espèces nouvelles que j'avais oublié de publier. 
D'autre part j'ai eu occasion de constater que certaines espèces 
déjà décrites devaient former les types de genres nouveaux. Ce 
sont ces glanures que je livre ici à la publicité. 

Stefaniola n. g. 

Ce genre diffère de Stefaniella par les palpes uni-articulés, 
l'empodium très petit et la forme de la pince et de l'oviducte. 
Type: Stefaniella salsolse. Tav. — Espagne. 

Baldratiella n. g. 

Voisin de Baldratia dont il diffère surtout par la forme de 
l'oviducte et par la nymphe dont l'exuvie est hyaline à l'abdomen 
et chitineuse au thorax. Type: Baldratia hyalina Kieff. — Tu- 
nisie. 

Baldratiola n. g. 

Voisin de Baldratia dont il diffère surtout par les crochets 
tarsaux qui ont à leur base une dent très petite et qui sont trois 
à quatre fois aussi longs que l'empodium, par la forme de l'ovi- 
ducte et par la nymphe dont l'exuvie est entièrement hyaline. 
Type: Baldratia Houardi Kieff. — Tunisie. 



46 GLANURES DIPTÉRULOGIQ.UES. 



Dibaldratia n. g. 

Voisin de Baldratia dont il diffère surtout par les crochets 
tarsaux qui sont simples, par l'oviducte bilobé et par la forme 
de la pince. Il diffère de Stefaniola par la posticale bifurquée 
dès sa base et par les dimensions de la tête qui atteint en longueur 
la demi-hauteur du thorax et dont l'occiput est de niveau avec 
la partie antérieure du mesonotum, tandis que chez Stefaniola 
la tête est très petite, n'atteignant pas le tiers de la hauteur du 
thorax, dont la partie antérieure est beaucoup plus élevée que 
l'occiput. Le type est: 



D. bilobata n. sp. 

<3$. Rouge; dessus du thorax, sternum et pattes bruns; les 
sept premiers tergites ont dans leur moitié antérieure, une large 
bande transversale brune, interrompue au milieu, les six tergites 
qui suivent le premier ont au milieu une mince bande transver- 
sale sombre; flagellum brunâtre; les pattes et l'abdomen ont des 
écailles appliquées, les côtés du segment anal portent des écailles 
dressées, hyalines, non striées mais traversées par une ligne 
longitudinale médiane, qui dépasse, sous forme de spinule, 
l'extrémité obtuse de l'écaillé. Yeux confluents. Antennes de 
dix articles chez la femelle, de dix ou onze chez le mâle, le der- 
nier article est toujours beaucoup plus long que l'avant-dernier 
dans les deux sexes. Bord antérieur de l'aile avec des soies entre- 
mêlées d'écaillés caduques. Aux pattes postérieures le méta- 
tarse est deux fois aussi long que gros, le second article est de 
moitié plus long que le troisième, celui-ci à peine plus court que 
les deux suivants réunis, le dernier trois fois aussi long que gros, 
un peu plus court que le quatrième, empodium atteignant le 
milieu des crochets. Article basai des forcipules avec un lobe 
proximal, article distal court, peu gros, poilu; lamelle supérieure 
bilobée, l'inférieure à peine plus longue, étroite, arrondie au bout, 
appendices ventraux beaucoup plus longs. L. $ 1,5 mm., $ 1,5 
— 2 mm. — Obtenu de Salsola herba-alba en même temps que 
Stefaniola salsolae Tav. — Espagne. 



GLANTJRES DIPTÉROLOftIQUES. 47 



Prolasioptera n. g. 

Diffère de Lasioptera par les palpes de trois articles et la 
lamelle inférieure de la pince qui est entière. Type: L. niveo- 
cincta Kieff. 

Trotteria umbelliferarum n. sp. 

(J$. Tête et tout le dessous du corps et des pattes couverts 
d'écaillés d'un blanc argenté; thorax gris, sans poils mais seule- 
ment avec des écailles, derrière le scutellum se trouve une large 
bande transversale d'un blanc de lait; balanciers blancs; dessus 
de l'abdomen et incisions des segments sur le dessous noirs; 
écailles de l'abdomen très longues. Ailes fortement assombries, 
enfumées; costale noire, couverte d'écaillés noires comme le 
radius et le cubitus; cils du tiers distal de l'aile très longs, entre- 
mêlés d'écaillés qui n'ont que le 7 e de leur longueur. Palpes de 
quatre articles. Antennes de quinze articles, conformées comme 
chez T. sarothamni. Les deux lamelles de la pince bilobées, l'infé- 
rieure mince; appendices ventraux beaucoup plus longs que les 
lamelles, amincis fortement dans leur moitié distale. Oviducte 
en forme de tarière. Après l'enlèvement des écailles, le corps 
offre une couleur jaune. L. 2 mm. Pour tout le reste, semblable 
à T. sarothamni. Larve rosée, ne différant de celle de T. saro- 
thamni que par la spatule, dont les deux lobes sont triangulaires 
et séparés par une incision aiguë. Mœurs et patrie. Ces larves 
vivent dans les déformations provoquées par Kiefferia pimpi- 
nellse Fr. Lôw sur les fruits de différentes espèces d'Ombelli- 
fères. Bitche. 

Trotteria coronillœ n. sp. 

Cet insecte ne m'est connu qu'à l'état larvaire, où il offre 
les caractères de la larve de T. sarothamni, sauf que les. papilles 
pleurales internes du prothorax sont irrégulières et que la spa- 
tule est autrement conformée, ses deux lobes sont obtus et trans- 
versaux, tandis que chez sarothamni et umbelliferarum ils sont 
allongés. Mœurs et patrie. Ces larves vivent dans les galles 
d' Asphondylia coronillœ Vallot, et m'ont été envoyées de Vallom- 
brosa, en Italie, par M. le Docteur Cecconi. 



48 CtLANURES diptérologiques. . 4 

Asphondylia salsolarum n. nov. 

Le nom de Asphondylia salsolse Kieff. ayant déjà été donné 
antérieurement à un autre insecte par Riibsaamen, jele change en 
celui de Asphondylia salsolarum n. nov. 

Tetr asphondylia n. g. 

Le Rév. P. J. da Silva Tavares a décrit sous le nom de 
Polystepha terminalise Tav. un insecte du Zambèze qui ne diffère 
de Asphondylia que par le nombre des articles des palpes qui est 
de quatre, y compris le palpigère, ou de trois en n'y comprenant 
pas le palpigère; les crochets tarsaux sont très gros, fortement 
arqués, simples et beaucoup plus longs que Pempodium. Comme 
les antennes et surtout la pince de Polystepha Kieff. sont autre- 
ment conformées que celles du genre Asphondylia, il en suit que 
l'insecte du Zambèze est plus rapproché de Asphondylia que de 
Polystepha; j'établis sur lui le nouveau genre Tetr asphondylia. 

M onasphondylia n. g. 

De même que j'avais pris l'insecte précédent pour un As- 
phondylia malgré un article en plus aux palpes, de même j'avais 
fait rentrer dans le même genre, malgré un article en moins aux 
palpes, l'insecte décrit sous le nom de Asphondylia phlomidis 
Trott. Le type de Asphondylia {A. sarothamni), ayant les palpes 
composés de deux articles ou trois en comptant le palpigère, 
j'établis le genre M onasphondylia sur A. phlomidis, dont les 
palpes n'ont qu'un long article, avec un palpigère subtransversal. 

Diarthronomyia, Felt. 

Le genre Rhopalomyia Rûbs. comprenait des espèces à cro- 
chets tarsaux simples et à crochets tarsaux armés d'une dent; 
à palpes uni-articulés et à palpes bi-articulés; à lamelle inférieure 
de la pince bilobée et à lamelle entière. P. Felt l'a démembré 
en établissant le genre Diarthronomyia pour les espèces à crochets 
tarsaux armés d'une dent et à palpes de deux articles. Il faut 
rapporter à ce genre, outre les espèces mentionnées par Felt, 
l'insecte décrit en 1900 par Trotter sous le nom de Rhopalomyia 
Kiejferi et qui provient d'Europe. Quant à R. globifex, il de- 
vient le type de Misospatha n. g. 



fi-LANURES DIPTÉROLOGIQITES. 49 



Panteliola n. g. 

Ce genre, dédié au Rév. P. Pantel, S. J., est séparé de Rho- 
palomyia pour les espèces dont les palpes sont composés de deux 
articles. Le type est Rhopalomyia Haasi Kieff., auquel il faut 
ajouter R. bedeguaris Kieff., R. hispanica Tav., R. lippise Kieff., 
R. carolina Felt, major Felt, capitala Felt, R. albipennis Felt, 
R. baccharis Felt, R. racemicola Felt, R. thompsoni Felt, R. 
anthophila Felt, R. cruziana Felt, R. acerifolia Felt. 

Arceuthomyia n. g. 

Le type de ce genre est Rhopalomyia Valerii Tav. que 
Tavares a obtenu de galles du Genévrier. Cet insecte diffère de 
Rhopalomyia surtout par la longueur de l'empodium, qui atteint 
deux fois celle des crochets tarsaux. 

Phegomyia n. g. 

Palpes de quatre articles y compris le palpigère; yeux sé- 
parés au vertex chez le mâle, confluents chez la femelle; les deux 
premiers articles du flagellum non connés; crochets tarsaux avec 
une dent; bord antérieur 'de l'aile, avec des écailles. Type: Oligo- 
trophus fagicola Kieff. 

Calopedila n. g. 

Palpes de trois articles. Antennes à articles cylindriques et 
subsessiles dans les deux sexes. Ailes et pattes poilues, crochets 
tarsaux avec une petite dent à leur base; empodium presque 
deux fois aussi long que les crochets. Article terminal des forci- 
pules très gros, non aminci mais arrondi distalement, avec un 
ongle assez fort. Oviducte protractile, le dernier article en forme 
de pochette, pas plus long que gros. Type: Rhopalomyia Herbsti 
Kieff. (Chile). 

Sitodiplosis n. g. 

Palpes de quatre articles. Antennes de 14 articles; chez le 
mâle, les articles du flagellum se composent de deux nodosités 
subglobuleuses, ayant chacune un verticille de filets arqués et 
un desoies; ceux de la femelle sont cylindriques, à col peu long. 

5 



50 GLANURBS DIPTÉROLOGIQUES. 6 

Cubitus aboutissant en arrière de la pointe alaire. Crochets 
simples et un peu plus longs que l'empodium. Article terminal 
des forcipules grêle et arqué; lobes de la lamelle supérieure fai- 
blement tronqués, lamelle inférieure linéaire, beaucoup plus 
longue que la supérieure, 'échancrée à l'extrémité. Oviducte pro- 
tractile, avec deux lamelles allongées et un petit lobe ventral. 
Le type de ce genre est Cecidomyia mosellana Géhin (auran- 
tiaca B. Wagner), dont la larve vit dans épillets du blé et du seigle. 
Géhin l'a d'abord signalé comme insecte nuisible aux céréales 
en France et spécialement dans le département de la Moselle. 
Plus tard B. Wagner l'observa en Allemagne. Tout récemment 
P. Felt l'a signalé pour les Etats-Unis. 

Phsenobremia cardui n. sp. 

cJ. Rouge; mesonotum, mesosternum, pleures, larges bandes 
transversales, dorsales et ventrales sur l'abdomen brun noir; 
pattes et flagellum brunâtres. Palpes de quatre articles. Articles 
du flagellum avec une nodosité basale globuleuse et une nodosité 
distale allongée et faiblement rétrécie au milieu, aux premiers ar- 
ticles le col atteint les trois quarts de la nodosité distale, aux 
derniers articles il l'égale, article terminal avec un long stylet; 
verticilles de filets arqués et verticilles, de poils comme chez les 
congénères. Crochets tarsaux simples aux pattes antérieures, 
bifides aux quatre pattes postérieures, aussi longs que l'empodium. 
Article terminal des forcipules grêle et arqué faiblement; lamelle 
supérieure profondément bilobée, un peu plus courte que l'infé- 
rieure qui est subitement très élargie à l'extrémité, transver- 
sale et échancrée au milieu; stylet beaucoup plus long que les 
lamelles, bilobé au bout. L. 2 mm. 

Nymphe nue; stigmates thoraciques fort longs, un peu plus 
longs que les soies cervicales. 

Larve rouge, lisse, avec des stries longitudinales très fines 
et irrégulières. Les sept premiers segments abdominaux portent 
dans leur moitié antérieure dorsalement une rangée transversale 
de 6 à 8 écailles un peu plus longues que larges, arrondies en ar- 
rière, le 8 e segment n'a qu'une rangée de trois; le segment anal 
en a un grand nombre disposées sans ordre. Aux trois segments 
thoraciques les verrues spinif ormes sont remplacées par des stries 
transversales dans lesquelles se trouvent les papilles sternales; 
aux 7 premiers segments abdominaux, le bord antérieur porte 



7 GLAXURES DIPTÉROLOMQUES. 51 

ventralement quelques rangées transversales de granulations 
et en arrière de ces rangées, cinq bourrelets semi-circulaires, se 
touchant à leur base, disposés en rangée transversale et par- 
courus par une dizaine de stries arquées et concentriques; le 
8 e segment est entièrement lisse; le segment anal, qui est bilobé, 
porte à sa base ventralement de nombreuses rangées de granu- 
lations. Papilles dorsales (six aux sept premiers segments, deux 
au dernier), latérales (deux de chaque côté), terminales (huit), 
pleurales externes au mésothorax et au métathorax (une de chaque 
côté) et les deux ventrales postérieures avec une forte soie; 
sternales, pleurales internes, au prothorax encore les pleurales 
externes et au dernier segment abdominal les deux ventrales 
postérieures inermes et disposées comme d'ordinaire. Second 
article antennaire pointu et très long. Spatule grêle, très longue, 
les deux lobes allongés et séparés par une incision arquée. 

Mœurs et patrie. Cette larve est prédatrice de Aphis cardui 
et se métamorphose en terre. — Bitche. 

Phœnobremia vacunse n. sp. 

Larve ne différant de celle du précédent que par les carac- 
tères suivants: Corps vitellin ou faiblement orangé. Les sept 
premiers segments abdominaux portent dorsalement, dans leur 
moitié postérieure, c'est-à-dire, en arrière de la rangée des pa- 
pilles dorsales, une rangée transversale et médiane de cinq écailles 
ou appendices, et plus près du bord postérieur, de chaque côté 
une rangée transversale de trois à cinq écailles; au 8 e segment 
les écailles sont situées en avant des papilles dorsales et forment 
une rangée transversale interrompue au milieu; segment anal 
avec huit écailles disposées sans ordre. Ces écailles sont confor- 
mées comme chez le précédent. Prédatrice de Vacuna dryophila. 
Bitche. 

M onobremia subterranea n. sp. 

£. Roussâtre; mesonotum, flagellum et pattes brunâtres, 
ainsi que des bandes transversales de l'abdomen. Palpes de quatre 
articles. Nodosité basale des articles du flagellum ellipsoïdale 
aux deux premiers puis globuleuse, la distale allongée, sub- 
cylindrique, avec un rétrécissement en-dessous du milieu, sauf 
au premier article; trois verticilles de filets arqués dont un seul, 



52 GLANURES DIPT IDEOLOGIQUES. 8 

l'inférieur, est irrégulier, avec une boucle démesurément allongée; 
col atteignant la moitié de la nodosité distale aux deux premiers 
articles, égalant la nodosité distale aux autres articles, le dernier 
article avec un stylet à peine deux fois aussi long que gros. Cro- 
chets tarsaux deux fois aussi longs que l'empodium, bifides au 
moins aux pattes antérieures. Article basai des forcipules avec 
un grand lobe subtriangulaire et obtus, situé au côté interne de 
sa base; article terminal grêle, long, arqué et glabre; lamelle 
supérieure à lobes allongés, arrondis au bout, séparés par une 
incision aiguë et profonde; lamelle inférieure dépassant de beau- 
coup la supérieure, étroite, presque linéaire, graduellement et 
faiblement amincie distalement, dépassée par le stylet qui est 
encore plus étroit et graduellement aminci en pointe. L. 2 — 3 mm. 
Larve d'un rouge sang, lisse, brillante, remarquable par 
les écailles terminées en une pointe sétiforme qui se trouvent 
sur les côtés des deux derniers segments thoraciques et de tous 
les segments abdominaux; dorsalement, des écailles semblables 
forment une rangée transversale en arrière des papilles dorsales, 
aux trois segments thoraciques; au mésothorax on voit en outre, 
de chaque côté, plus près des papilles dorsales, une rangée plus 
courte, composée d'écaillés semblables, le métathorax montre 
outre les trois rangées du mésothorax, encore une rangée médiane 
située un peu plus en arrière que les rangées latérales; les sept 
premiers segments abdominaux ont une rangée transversale en 
avant des papilles dorsales et une seconde rangée transversale 
mais arquée et encore plus rapprochée du bord antérieur; le 
dernier segment abdominal n'a que deux écailles sétiformes 
situées entre les deux papilles dorsales et un peu en arrière d'elles; 
le segment anal porte une rangée de quatre et, plus en arrière, une 
autre de deux. Verrues spiniformes du mésothorax et du méta- 
thorax remplacées par des stries transversales très fines et denses. 
entre lesquelles se trouvent les papilles sternales; aux sept pre. 
miers segments thoraciques, les verrues spiniformes sont rem- 
placées par cinq bourrelets en rangée transversale, un peu allon- 
gés, confluents en avant, arrondis en arrière, les trois bourrelets 
médians portent des rangées transversales de minimes verrues 
obtuses sauf au tiers postérieur qui est finement strié en travers, 
les deux bourrelets externes sont entièrement striés en travers; 
le dernier segment abdominal est entièrement dépourvu de bour- 
relets striés ou verruqueux; base du segment anal avec des 



9 GLANURES DIPTÉROLOGIQUES. 58 

rangées de verrues spiniformes très fines. Verrues spiniformes 
dorsales nulles. Les papilles dorsales, latérales et terminales sont 
munies d'une forte .soie, ces dernières ne sont pas égales comme 
chez Phœnobremia, mais l'externe des quatre qui se trouvent 
sur chacun des lobes du segment anal, a une soie de moitié aussi 
longue que celle des trois autres; papilles sternales, pleurales 
internes et externes, et les deux ventrales postérieures inermes 
et réparties comme d'ordinaire ; les papilles ventrales antérieures 
manquent à tous les segments abdominaux, le huitième segment 
abdominal est en outre dépourvu des papilles ventrales posté- 
rieures. Tête assez longue, second article antennaire très long 
et pointu. Spatule à tige subhyaline; partie élargie divisée par 
une incision arquée et profonde, en deux lobes obtus et aussi 
longs que larges. 

Mœurs. Ces larves vivent sous terre et sont prédatrices des 
Aphis qui vivent sur les racines de Tanacetum vulgare. Bitche. 

Lasiodiplosis n. nov. 

Le nom de Lepidodiplosis (Neue Gallmucken-Gattungen 
p. 2, 1912. 1 er Février) étant préoccupé, doit être remplacé par 
celui de Lasiodiplosis n. nov. 

Miastor hastatus n. sp. 

ÇcJ. Jaune; mesonotum, bord postérieur des segments ab- 
dominaux, une petite tache médiane et une de chaque côté près 
du bord postérieur des segments, bruns; flagellum et pattes 
blanchâtres. Yeux distants de leur longueur au vertex, non amin- 
cis supérieurement. Bouche très petite, avec deux lobes peu dis- 
tincts. Palpes de deux articles courts, dont le premier pourrait 
être considéré comme palpigère. Antennes conformées de la 
même façon dans les deux sexes, de onze articles, à col transversal 
ou subnul; le premier du flagellum un peu plus long que gros, 
les suivants presque globuleux, verticilles de poils guère plus 
longs qu'un article, filets arqués remplacés par des appendices 
en forme de lamelle étroite, allongée et hyaline, situés au-dessus 
du verticille de poils, à un de chaque côté ; ces appendices n'exis- 
tent que chez la femelle. Ailes assez larges, largement arrondies 
au bout, à surface paraissant finement ponctuée, en réalité 
couverte de soies à peine perceptibles, bord antérieur cilié moins 



54 GLANURKS DIPTÉKOLO&IQUES. 10 

longuement que le bord postérieur; trois nervures longitudinales 
simples, dont la seconde est un peu arquée et. aboutit à la pointe 
alaire mais est à peine perceptible à l'extrémité distale, ce qui est 
aussi le cas pour la posticale. Tarse de quatre articles, dont le pre- 
mier est plus long que les deux suivants réunis, le 3 e plus court 
que le second, celui-ci à peine égal au 4 e ; crochets tarsaux sim- 
ples, un peu plus longs que l'empodium. Article basai des forci- 
pules prolongé ventralement à son extrémité, l'article terminal 
est par suite subapical, il est gros, pas deux fois aussi long que 
gros, pubescent et avec quelques longs poils, presque tronqué 
à l'extrémité qui porte ventralement un gros ongle strié et dirigé 
médialement; lamelle supérieure peu large mais longue, faible- 
ment bilobée, lamelle inférieure plus longue, divisée par une in- 
cision arquée en deux lobes arrondis au bout, dépassée par le 
stylet, qui est lui-même longuement dépassé par une grande et 
large lamelle hyaline, glabre, parcourue par une ligne médiane 
chitineuse. Abdomen long, graduellement rétréci, extrémité de 
l'oviducte ayant dorsalement deux lamelles tri-articulées et ven- 
tralement deux lobes atteignant le milieu des lamelles. L. 2 — 
5,5 mm. 

Les larves vivent sous l'écorce du Charme et s'y propagent 
par paedogenèse, de sorte qu'on les y trouve en nombre pro- 
digieux. — Bitche. 

Miastor similis n. sp. 

Diffère du précédent par l'abdomen blanchâtre à bandes 
transversales brunes. Larves sous l'écorce de Cerisier. 

Peromiastor dryobius n. g. et n. sp. 

Diffère de Miastor par les palpes uni-articulés. Jaune 
brunâtre, thorax brun noir. Larve sous l'écorce de Chêne. — 
Bitche. 

Leptosyna quercicola n. nov. 

Porter Felt a décrit un insecte des Etats-Unis qu'il a nommé 
Leptosyna quercus n. sp. ; comme on connaissait déjà antérieure- 
ment un insecte portant le même nom, je change L. quercus Felt 
non Kieff. en L. quercicola n. nov. — Les femelles du genre Lepto- 
syna ont également au moins deux appendices hyalins aux ar- 
ticles du flasrellum. 



11 GLAmiRES BIPTÉROLOGIQUES. 55 

Addenda. Synaptella n. g. diffère de Dicroneurus par l'ar- 
t ; cle distal des forcipules qui est ellipsoïdal (Type: S. sulfurea 
n. sp. Jaune soufre. L. 2 mm. — Bitche). — Synarthrella 
n. g. diffère de Prosepidosis par le 3 e article antennaire soudé 
au 4 e (Type: S, flavida n. sp. Jaune. L. 2,5 mm. — Bitche). 
Misocosmus n. g. diffère de Parepidosis par les articles du 
flagellum de la femelle dépourvus de col (Type: Epidosis cey- 
lanicus Kieff.) Tricopoldia n. g. (Type: Colpodia anomala, 
Kieff.) Semudobia n. g. (Type: C. betulse Winn.). Zygiobia 
(Type: Cec. carpini, Fr. Lw.). Craneiobia n. g. (corni Giraud). 
Iteomyia n. g. (Cec caprse Winn.). Diplecus n. g. (Type: 
Coprodiplosis inconspicuus Kieff.). Plagiodiplosis n. g. (Type: 
Coprod. nanus Kieff.). Nanodiplosis n. g- (Type: Lestodiplosis 
squamosus Kieff.) Ischnodiplosis n. g. (Type: Coprodiplosis 
longiforceps Kieff. 



G ^fe|>^ D 



CONTRIBUTION 

A LA CONNAISSANCE DES 

CHIRONOMIDES D'ISLANDE 



PAR 

J.-J. KIEFFER, Dr. phil. nat. 
(BITSCH). 



Monsieur le Docteur Thienemann m'a envoyé récemment 
des Chironomides recueillis en Islande. Bien que le nombre des 
exemplaires fût considérable, je n'ai pu y constater que sept 
espèces différentes, dont six sont nouvelles. Ce sont, si je ne me 
trompe, les premiers représentants de la famille des Chironomides 
dont il soit fait mention pour l'Islande. 

1. Trichocladius borealis n. sp. 

(J$. Tête blanchâtre, vertex, flagellum et palpes bruns, 
scape noir; thorax d'un noir brillant, pleures blanchâtres, scu- 
tellum d'un brun roux, balanciers blancs, pattes brunes; abdo- 
men blanchâtre, partie dorsale d'un brun noir, lamelles de la 
femelle blanches. Yeux densément pubescents, arqués chez le 
mâle, faiblement amincis au vertex, où ils sont distants de pres- 
que toute leur longueur; chez la femelle, ils sont à peine sinueux, 
non amincis et distants de plus de leur longueur. Articles 2 — 4 
des palpes longs, graduellement allongés. Antennes du mâle 
composées de 1 4 articles, dont le dernier est de moitié plus long que 

6 



58 CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE 2 

les 12 précédents réunis, 3 — 13 un peu transversaux, panache 
d'un brun noir. Antennes de la femelle de 7 articles, dont le 2 e 
n'est pas rétréci au milieu et pas plus long que le 3 e , 4 — 6 sub- 
cylindriques, à peine grossis au milieu, deux fois aussi longs que 
gros, les soies du verticille atteignent le milieu du second article 
suivant, 7 e article deux fois aussi long que le 6 e . Ailes ponctuées 
et hyalines, cubitus droit, à peine dépassé par la costale, deux 
fois plus rapproché de la pointe alaire que le rameau supérieur 
de la posticale, un peu plus de deux fois aussi long que le radius; 
2 e longitudinale aboutissant un peu plus près du radius que du 
cubitus; bifurcation de la posticale située sous la transversale. 
Tibia antérieur beaucoup plus long que le fémur, plus de moitié 
(c?) ou de deux tiers ($) plus long que le métatarse, article 4 e 
plus long que le 5 e , sauf au tarse intermédiaire, où il est égal 
au 5 e , crochets obtus chez le mâle, pointus chez la femelle, un 
peu plus longs que l'empodium, avec des soies à leur base; éperon 
antérieur au moins aussi long que la grosseur du tibia. Articles 
basaux de la pince du mâle avec un lobe subquadrangulaire, 
articles terminaux convexes en dehors, ayant leur plus grande 
largeur au milieu, leur extrémité est arrondie et armée d'un sty- 
let obtus; lamelle sans prolongement. Chez la femelle, les lamelles 
sont triangulaires et un peu plus longues que hautes. L. S- 
4,5 mm., $: 3,5 mm. (30 exemplaires). 

Trichocladius sinuosus Kieff. 

Cet insecte était connu pour la Westphalie. Celui d'Islande 
ne diffère que par la bifurcation de la posticale qui est aussi 
éloignée de la transversale que de l'extrémité du radius. L. $ : 
2 mm. 

Psectrocladius islandicus n. sp. 

c?$. Jaune; scape, palpes, trois bandes raccourcies sur le 
mesonotum, metanotum et mesosternum noirs, la bande médiane 
divisée, flagellum et pattes bruns. Yeux glabres, arqués chez le 
mâle, peu amincis et distants de 1% fois leur longueur, faible- 
ment arqués chez la femelle et distants de deux fois leur longueur. 
Articles 2 — 4 des palpes longs, le 3 e égal au 2 e , plus court que le 
4 e . Antennes du mâle de 14 articles, dont le dernier est de moitié 
plus long que les 12 précédents réunis, 3 — 13 à peine transver- 



3 DES CHLRONOMIDES D'ISLANDE. . 59 

saux, panache brun. Antennes de la femelle de 6 articles, dont le 2 e 
est beaucoup plus long que le 3 e , 3 — 5 presque ellipsoïdaux, verti- 
cilles 3 — 4 fois aussi longs qu'un article, 6 e article trois fois aussi 
long que le 5 e . Ailes non ponctuées, cubitus médiocrement dé- 
passé par la costale, double du radius, 2 e longitudinale deux fois 
plus distante du cubitus que du radius, bifurcation de la posti- 
cale située sous la transversale. Tibia antérieur un peu plus long 
(S) ou d'un quart plus long ($) que le métatarse, 4 e article de 
tous les tarses plus long que le 5 e . au tarse antérieur il est double 
du 5 e article (cj?), pulvilles larges, ovalaires, aussi longs que 
l'empodium, à poils disposés en rangées transversales, crochets 
du mâle à extrémité tronquée obliquement et finement dentelée. 
Pince brunâtre, articles basaux avec un appendice triangulaire, 
articles terminaux ayant leur plus grande largeur au milieu, 
convexes en dehors, extrémité arrondie, avec un stylet court et 
pointu. L. (J: 4 mm., $: 3 mm. (Nombreux exemplaires.) 

Dactylocladius islandicus n. sp. 

c?Ç. Jaune ou jaunâtre; palpes, antennes du mâle, scape de 
la femelle, metanotum et mesosternum d'un brun noir, mesono- 
tum assombri chez le mâle, avec trois bandes noires et plus ou 
moins confluentes, jaune chez la femelle avec trois bandes noires 
raccourcies, la médiane divisée, balanciers blancs, pattes d'un 
brun clair, tergites à peine assombris, pince brunâtre. Yeux 
glabres, arqués chez le mâle, amincis au vertex où ils sont dis- 
tants de leur demi-longueur, faiblement arqués chez la femelle, 
à peine amincis et distants de 1% fois leur longueur. Articles 
2 — 4 des palpes longs, 3 e égal au 2 e , plus court que le 3 e . Antennes 
du mâle de 14 articles, dont le dernier est de moitié plus long 
que les 12 précédents réunis, panache brun. Antennes de la fe- 
melle de 6 articles, dont le 2 e est double du 3 e et rétréci au milieu, 
3 — 5 subcylindriques et à peine plus longs que gros, verticille 
trois fois aussi long qu'un article, 6 e article graduellement aminci, 
quatre fois aussi long que le 5 e . Ailes avec une ponc- 
tuation à peine perceptible, cubitus non dépassé par la costale, 
à peine deux fois aussi long que le radius, 2 e longitudinale abou- 
tissant un peu plus près du radius que du cubitus, bifurcation 
de la posticale située sous la transversale, le rameau supérieur 
plus distant de la pointé alaire que le cubitus. Tibia antérieur à 



60 CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE 4 

peine plus long ($) ou d'un quart plus long (^) que le métatarse 
qui est double du 2 e article, 2 — 5 graduellement raccourcis, le 
4 e double du 5 e , sauf aux pattes intermédiaires où il est seule- 
ment un peu plus long que le 5 e ; chez la femelle le 4 e article du 
tarse antérieur est seulement de moitié plus long que le 5 e , cro- 
chets obtus chez le mâle, deux fois aussi longs que l'empodium. 
Articles basaux de la pince avec un lobe obtus et court, articles 
terminaux graduellement grossis de la base à l'extrémité, celle-ci 
tronquée jusqu'au stylet, qui est pointu. L. $ : 4,5 mm., $: 
3 mm. (Nombreux exemplaires.) 

Dactylocladius borealis n. sp. 

$. D'un jaune brunâtre; scape, trois bandes raccourcies sur 
le mesonotum, metanotum et mesosternum noirs, palpes d'un 
brun noir, flagellum d'un jaune brunâtre, pattes d'un brun clair, 
abdomen brun. Yeux glabres, à peine arqués, pas distincte- 
ment amincis au vertex, où ils sont distants de 1 x / 2 f°i s ^ eur l° n " 
gueur. Articles 2 — 4 des palpes longs, le 4 e de moitié plus long 
que le 3 e , celui-ci égal au 2 e . Antennes de 6 articles, dont le 2 e 
est de moitié plus long que le 3 e , non rétréci au milieu, 3 — 5 
subcylindriques, à peine plus gros au milieu, deux fois aussi 
longs que gros, leur verticille court, composé de 3 soies guère 
plus longues qu'un article, 6 e article graduellement aminci, trois 
fois aussi long que le 5 e . Ailes ponctuées, radius court, n'attei- 
gnant que le quart ou le tiers du cubitus, celui-ci droit, longue- 
ment dépassé par la costale, aussi éloigné de la pointe alaire que 
le rameau supérieur de la posticale, discoïdale aboutissant à la 
pointe alaire, bifurcation de la posticale longuement distale de 
la transversale, à peine proximale de l'extrémité du radius. 
Tibia antérieur plus de moitié plus long que le métatarse, 4 e ar- 
ticle tarsal d'un tiers plus long que le 5 e , aux pattes postérieures 
il est égal au 5 e , empodium aussi long que les crochets. L. 1,8 — 
2 mm. (2 $). 

Cricotopus islandicus n. sp. 

Ç. D'un jaune brunâtre; scape, trois bandes raccourcies du 
mesonotum, metanotum et mesosternum noirs, pattes et dessus 
de l'abdomen brun clair. Yeux pubescents, à peine arqués, pas 
distinctement amincis au vertex, où ils sont distants de l'/s fois 
leur longueur. Articles 2 — 4 des palpes longs, graduellement 



5 DES CHIRONOMIDES D'ISLANDE. 61 

allongés, le 4 e double du 3 e . Article 2 e des antennes à peine ré- 
tréci au milieu, 3 e et 4 e deux fois aussi longs que gros, amincis 
presque en col dans leur tiers distal, les autres brisés. Ailes ponc- 
tuées, cubitus 2*4 fois aussi long que le radius, longuement dé- 
passé par la costale, un peu plus près du radius que du cubitus, 
bifurcation de la posticale située sous la transversale, rameau 
supérieur trois fois plus éloigné de la pointe alaire que le cubitus, 
discoïdale aboutissant sous la pointe alaire. Tibia antérieur d'un 
tiers plus long que le métatarse, éperon au moins aussi long que 
la grosseur du tibia, 4 e article tarsal de moitié plus long que le 5 e ; 
empodium aussi long que les crochets, pulvilles larges, un peu 
plus courts que les crochets. L. 2 mm. (1 $). 



Tendipes (Chironomus) islandicus n. sp. 

(?$. D'un noir mat; flagellum et pince d'un roux brun, 
pattes d'un brun noir, à tarses plus clairs, balanciers blancs; 
abdomen d'un brun noir dessus, avec le bord postérieur des ter- 
gites blanchâtre, dessous brun clair; le mesonotum est pruineux 
laiblement avec une trace de trois bandes noires et raccourcies. 
Yeux très arqués, amincis au vertex, où ils sont distants de leur 
largeur terminale, vertex avec deux lobes très petits et pas plus 
longs que gros. Palpes longs. Antennes du mâle de 12 articles, 
dont le dernier est quatre fois aussi long que les 10 précédents 
réunis, 3 — 11 quatre fois aussi gros que longs, panache d'un brun 
noir. Antennes de la femelle de 6 articles, dont le 2 e est rétréci 
au milieu, à col presque transversal, 3—5 en forme de bouteille, 
verticilles composés de 5 soies, deux fois aussi longs qu'un ar- 
ticle, 6 e article rétréci fortement avant son milieu, sa partie 
basale est conformée comme le 5 e article, avec un verticille de 
soies, sa partie distale est subfusiforme. Ailes hyalines, transver- 
sale noire ou brun noir, cubitus presque de moitié plus long que 
le radius, 2 e longitudinale très rapprochée du radius, bifurcation 
de la posticale située sous la transversale. Tibia antérieur égal au 
métatarse, sans éperon mais avec le prolongement hyalin et semi- 
circulaire comme chez tous les Tendipes, métatarse et 2 e article 
barbus, poils 4 — 5 fois aussi longs que la grosseur du tarse, 
articles 1 — 5 graduellement raccourcis, 4 e double du 5 e , pulvilles 
larges et aussi longs que l'empodium. Articles terminaux de la 



62 CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DBS CHIRONOMIDES. 6 

pince arqués, tiers distal glabre, extrémité armée, au côté in- 
terne, de 6—7 soies alignées, grosses et fort longues; appendices 
supérieurs glabres, minces, arqués faiblement et dépassant un 
peu l'article basai, appendices inférieurs obtus, larges, attei- 
gnant le milieu de l'article terminal, portant sur le dessus des 
longues soies recourbées. L. <J : 8,5 mm., $: 7 mm. 




METTLACH KEUCHINGEN. 

EXCURSIONS BRYOLOQIQUES 



L'ABBÉ A. FRIREN. 



Wie schôn ist... . ein Blick von diesen kerab 

aut die freundliche Landschait 

F. WINTER. 



Mon cher ami, 

Avez-vous remarqué le léger changement apporté dans le 
titre de cette lettre? Les Promenades bryologiques sont devenues 
des Excursions, non plus en Lorraine, mais un peu au-delà des 
limites de notre petite et chère patrie. 

De ces deux localités si voisines (puisqu'elles ne sont sépa- 
rées que par la largeur de la Sarre), l'une, Mettlach, n'a jamais 
appartenu à l'ancien département de la Moselle; l'autre, Keu- 
chingen, en a été définitivement séparée par la convention du 
20 Novembre 1815. Il en est de même d'Orscholtz, de Dreisbach 
et de quelques autres localités où nous aurons peut-être l'occa- 
sion de poursuivre nos recherches. 

Holandre, dans les deux éditions de sa Flore de la Moselle 
( 1829, 1842) a cru devoir mentionner une douzaine de fois Kœching 
sur la Sarre pour des plantes recueillies, avant 1830, par un de 
ses zélés correspondants, le pharmacien Léo. 



64 METTLACH-KEUCHINGEN ^ 

Ces plantes (dont huit phanérogames, trois cryptogames 
vasculaires et une mousse), ne sont pas rares en Lorraine, sauf 
une seule, que nous rencontrerons dans notre seconde excursion. 
Voici les noms de ces douze privilégiées: 

Cardamine impatiens L. Allium schoenoprasum L. 

Impatiens Noli tangere L. Juncus Gerardi Lois - , 

Asplenium septentrionale 
Amelanchiervulgaris Moench. Hoffm 

Sambucus racemosa L. Blechnum Spicant Sm. 

Utricularia vulgaris L. Lycopodium clavatum L. 

Lysimachia nemorum L. Diphyscium foliosum Mohr. 

Ces indications de Holandre nous avaient laissé assez indif- 
férent quand parcourant, en 1910, les catalogues de Ferdinand 
Winter «Die Laubmoose des Saargebietes», surtout la troisième et 
dernière édition 1 ), nous avons lu, dans le paragraphe intitulé 
Ûbergangsfortnation, à propos de Keuchingen, Steinbachthal, 
Orscholtz, Ludowinus Wald et Mettlach, des détails si intéres- 
sants sur la topographie de cette région et sur les muscinées rares 
qui y ont élu domicile, que nous avons résolu d'aller, nous aussi, 
en humble bryologue, visiter les bords pittoresques de la Sarre. 

Mettlach n'est qu'à 50 kilomètres N.-E. de Metz; mais, pour 
atteindre cette localité par la nouvelle ligne Vigy — Dillingen 
(environ 80 km.), il faut attendre à Dillingen pendant près d'une 
heure le passage du train de Sarrebruck— Trêves. En sorte qu'en 
prenant à Metz le train électrique de 7 heures 40 on n'arrive à 
Mettlach qu'à 10 heures 37! Et, pour ne pas rentrer à Metz à 
une heure trop tardive (9 heures 15), il faut déjà quitter Mettlach 
à 3 heures 48. L'excursionniste messin ne peut donc disposer que 
de cinq heures! C'est bien peu, d'autant plus que les localités 
intéressantes sont assez éloignées de la gare et très distantes les 
unes des autres. Il faut donc, mon cher ami, vous résigner à 
revenir plusieurs fois dans cette intéressante région pour y ré- 
colter toutes les espèces rares signalées par F. Winter, et même 
quelques autres qui ont échappé à ce zélé botaniste et que je 
serai heureux de vous montrer sur place. 



») Verhandl. des nat. Vereins des preuss. Rheinlandes u. Westph. 
1875. Jahrg. XXXII, pp. 273-338. 



3 EXCURSIONS BRYOLOftIQDES. 65 

Avant d'entreprendre ces excursions, il est bon de consulter 
les cartes au 25 000 e *) et surtout ces mêmes cartes coloriées 
géologiquement ainsi que les commentaires qui les accompa- 
gnent. 2 ) On remarque alors que la Sarre, après avoir décrit 
depuis Merzig trois ou quatre courbes à grands rayons, prend, 
immédiatement au-dessous de St.-Gangolf, une direction sud- 
ouest sensiblement rectiligne sur une longueur de près de quatre 
kilomètres, puis brusquement revient parallèlement à sa pre- 
mière direction pour passer entre Keuchingen et Mettlach, 
contournant ainsi presque complètement le Montclair, côte de 
303 m. d'altitude à l'extrémité de laquelle se voient encore les 
ruines d'un ancien château-fort (324,8 m.). Vis-à-vis, sur la rive 
gauche de la Sarre, au sommet d'un rocher à pente très abrupte 
se trouve ce fameux point de vue, bien connu des touristes, et 
qui porte le singulier nom de Klœft 3 ). 

Un simple coup d'œil sur la carte géologique de Freuden- 
burg vous apprendra, mon cher ami, que le terrain que nous 
allons parcourir appartient au Dévonien inférieur, représenté par 
les Quartzites du Taunus, ces mêmes quartzites que nous avons 
visitées dans notre dix-neuvième promenade, à Sierck, point 
extrême de leur pointement vers l'ouest. Ces rochers, qui s'élèvent 
à 38 mètres à Keuchingen, atteignent l'altitude de 270 m. au 
sud-ouest de Taben et sont recouverts çà et là par les couches 
que F. Winter désigne sous le nom de Grauwacke et que les auteurs 
de la carte géologique appellent Ober-Rothliegende. 

Ces quartzites et ces grès constituent donc un sol essentielle- 
ment siliceux; aussi retrouverons-nous à peu près toutes les 
espèces récoltées à Sierck sur les quartzites, aux environs d'Ober- 
homburg et de Hargarten, sur le grès bigarré, aux Etangs et 
à Kurzel, sur le grès rhétien, ainsi que plusieurs autres muscinées 
qui manquent en Lorraine et que nous venons précisément ré- 
colter dans cette région. 

Ces préliminaires terminées, commençons nos excursions 
par la forêt de Ludowinus, au-dessus et à l'ouest de Keuchingen. 



l ) Freudenburg, n* 3510, Merzig 3526. 

a ) Freudenbwrg (Erlâuterungen durch H. Grèbe. — Berlin 1880), 
Merzig (von H. Grèbe u. L. van Werveke. — Strassburg i. E. 1880). 

3 ) L'orthographe de ce nom est très variable : Clœf (F. Winter), 
Klœft (carte Freudenburg), Clôff (idem, carte géol.), Clœiv (signal du club 
de Sarrebruck), La Clef (S. Box: Les Pays de la Sarre.) 

7 



66 METTLACH-KEUCHINGEN 



1. Sur le chemin d'Orcholtz. 

De la gare nous nous dirigeons vers l'usine céramique de 
MM. Villeroy et Boch établie, depuis 1819, dans les bâtiments 
de l'ancienne abbaye bénédictine et nous longeons, sur une lon- 
gueur de 200 mètres, la façade si bien conservée de ce magnifique 
monument; puis, après les jardins, nous apercevons le buste 
inauguré, le 25 Septembre 1904, en souvenir du conseiller Eugen 
von Boch, l'un des bienfaiteurs du pays. 

Un beau et grand pont en fer, récemment construit, a rem- 
placé l'ancien bac et relie Mettlach à Keuchingen. La route 
départementale, qui traverse ce village dans toute sa longueur, 
est bordée de maisons qu'on ne s'attendrait pas à trouver dans 
un village qu'un Guide, imprimé à Trêves en 1861, appelait 
encore « das arme Sehifferdorf ». 

Au-delà des dernières maisons, à la borne kilométrique 
11,8 le Saar-Waldverein a fixé sur un arbre son signal conven- 
tionnel (rectangle vert) pour guider les touristes vers Clœw et 
Taben. D'un côté, la route commence à s'élever sur le plateau 
en décrivant quelques lacets; de l'autre, un large sentier permet 
aux piétons d'abréger la distance de quelques centaines de mètres. 
Pour le moment nous ne suivrons ni l'une ni l'autre de ces deux 
voies, mais nous descendrons vers le petit ruisseau qui coule au 
pied du talus. Les pierres qui en obstruent plus ou moins le cours 
sont une bonne station pour une hépatique que nous n'avons 
encore rencontrée dans aucune de nos promenades en Lorraine, 
mais dont nous avons cependant constaté la présence parmi les 
récoltes de l'abbé Barbiche (Rehthal, 1889), c'est le Scapania 
undulata, petite espèce assez commune dans les ruisseaux de 
cette région. A signaler encore Pellia epiphylla, Aneura pinguis 
et les mousses des lieux humides. 

Sur les bords du ruisselet on peut récolter Oxalis acetosella, 
Chrysosplenium oppositifolium, Viola palustris, Carex remota et 
Ilex aquifolium en forme de buissons. Gomment Léo n'a-t-il 
pas signalé cette dernière espèce qui se retrouve en divers points 
du Ludowinus Wald? tandis qu'il indique à Keuchingen le Blech- 
num. Or nous n'avons pu encore découvrir ici qu'une petite 
station de cette fougère abondante aux Etangs et à Kurzel près 
de Metz, ainsi qu'aux environs de Spittel et de Merten. Avant 



5 EXCURSIONS BRYOLO«IQUES. 67 

de nous retirer, il ne faut pas négliger d'examiner de gros blocs 
de quartzites au pied desquels, le 15 Avril 1912, nous avons eu 
la satisfaction de découvrir le rare Lejeunea serpillifolia que nous 
avons en vain cherché en Lorraine et que feu Barbiche a recueilli 
à Lutzelbourg et à Dabo, en 1885. A la partie supérieure de ces 
blocs se trouve le Dicranum fulvum et quelques mousses com- 
munes telles que Hypnum cupressiforme, variété filiforme. 

Ce premier examen terminé, il faut revenir un peu sur nos 
pas, pour prendre, sur le flanc de la côte qui s'élève à notre gauche, 
un sentier qui nous conduira à la localité, but principal de cette 
excursion. 

Sur le versant oriental de cette côte, dont les arbres ont été 
récemment abattus, des centaines de Digitalis purpurea, par 
groupes de 15 à 20, dressent leurs magnifiques tiges fleuries: 
spectacle que le botaniste lorrain ne saurait contempler dans sa 
petite patrie. Léo n'aurait-il jamais aperçu cette plante si abon- 
dante près de Keuchingen et dans quelques autres parties de la 
vaste forêt de Ludowinus? 

Sur le talus du sentier croît et fructifie abondamment le 
Polytrichum piliferum; plus loin, apparaissent les capsules du 
Webera nutans et les gros coussinets du Leucobryum glaucum- 
Sur le chemin lui-même de minces plaques verdâtres nous ré- 
vêlent la présence de petites hépatiques communes dans ces 
conditions: Eucephalozia bicuspidata, Cephaloziella divaricata, 
Mesophylla (crenulata) gracillima. 

De distance en distance se montrent de gros blocs de quart- 
zites auxquels succèdent bientôt de véritables rochers entassé s 
les uns sur les autres. Ici s'étalent des. colonies de Racomitrium 
lanuginosum dans lesquelles on peut découvrir, dès le mois de 
Juillet, de jeunes capsules qui n'atteignent leur maturité qu'au 
printemps, mais qui, en tout temps, échappent facilement au 
regard. En compagnie de cette espèce croissent aussi, mais^en 
moindre abondance, Hedwigia albicans, Dicranum longifolium 
et même Oreoweisia Bruntoni, muscinées qui couvrent de grands 
espaces rocheux dans la grande forêt au-dessus et au-delà de 
Saarhôlzbach sur la rive droite de la Sarre. 

A gauche et en contrebas du chemin se trouvent d'autres 
gros blocs au pied desquels un petit ruisseau, caché sous les 
herbes et les mousses, sollicite quelques instants d'attention, 



f)8 METTLACH-KEUCHINGEN 6 

ainsi que d'autres rochers qui se dressent un peu plus loin. Nous 
n'y avons cependant constaté jusqu'ici aucune espèce spéciale- 

En continuant de suivre notre premier sentier nous rencon" 
trons le chemin le plus direct de Keuchingen à Orscholtz, chemin 
que nous avons négligé parce qu'il traverse, sur une certaine 
longueur, des terrains cultivés et par conséquent peu favorables 
au développement des muscinées. 

Plus loin, à gauche, de grands arbres ombragent quelques 
blocs de quartzites couverts de mousses parmi lesquelles il con- 
vient de signaler Dicranum fulvum et Isothecium (Eurhynchium 
de quelques bryologues) myosuroides, deux espèces essentielle- 
ment silicicoles que nous avons déjà eu l'occasion de voir sur 
le grès bigarré à Oberhomburg. 

Derrière ces arbres, le terrain s'élève assez rapidement; du 
sommet de ce monticule, dont on peut assez facilement faire 
l'ascension par la partie non boisée, on jouit d'un beau spectacle 
mais comme nous ne sommes pas venus en touristes pour contem- 
pler le Montclair et la Sarre qui s'est frayé un passage à travers 
cette contrée montueuse, redisons, si vous voulez, avec F. Winter: 
«Wie schôn ist ein Blick von diesen herab auf die freundliche 
Landschaft... !» et revenons à nos chères muscinées. Les blocs 
de quartzites sur lesquels nous nous trouvons sont littéralement 
recouverts par les tiges entrelacées du Racomitrium lanuginosum, 
espèce très commune dans cette région, mais presque toujours 
stérile. Ici au contraire nous avons vu émerger de nombreux pé-, 
dicelles (20 Septembre 1912) dont nous serons heureux de re- 
cueillir les petites capsules au printemps prochain. 

Avant de redescendre, remarquons ces buissons de houx, 
du milieu desquels s'élèvent des tiges de 4 à 5 mètres couvertes 
déjà à ce moment de ces beaux fruits rouge-écarlate qui tranchent 
si agréablement sur le vert foncé et brillant du feuillage. 

Or cet Ilex aquifolium, dont nous avons déjà aperçu quelques 
pieds à la sortie de Keuchingen n'a encore été trouvé, en Lor- 
raine, que dans les forêts de Sturzelbronn, près de Bitche l ). 
Ilex et Digitalis, voilà deux grandes et belles plantes que Léo 
a certainement dû apercevoir dans la forêt de Ludowinusl Pour- 
quoi n'a-t-il pas songé à signaler leur présence aux botanistes 
messins? 



>) Holandre. FI. de la Moselle (1829) p. 82; (1842) p. 462. — Godron. 
FI. de la Loir. (1857J 2 vol. p. 16. 



7 EXCUHSIONS BRYOLOGIQUES. 69 

Revenons sur notre chemin qui bientôt commence à longer 
un profond ravin dont la pente boisée est tellement rapide que 
l'administration forestière a cru devoir établir, sur une centaine 
de mètres, une balustrade pour prévenir les accidents. Nous ar- 
rivons enfin sur les bords du Wellenbach, petit ruisseau, parfois 
torrentueux, qui se précipite avec impétuosité au fond du ravin 
que nous venons de côtoyer. Inutile de franchir ce Rubicon; 
cherchons plutôt à circuler à travers les blocs qui obstruent son 
cours, nous pouvons y recueillir quelques mousses intéressantes. 

Ainsi, le 6 Septembre 1911, grâce à la grande sécheresse de 
l'été, nous avons pu examiner, en amont du petit pont, plusieurs 
de ces blocs ordinairement inondés ou presque inaccessibles et 
nous avons récolté la variété rivularis du Schistidium apocarpuml 
En 1872, N. Boulay regardait déjà cette variété comme une 
forme très distincte qu'il était tenté de considérer comme une 
espèce *) ; cependant Schimper, dans la seconde édition de son 
Synopsis (1876) la maintient encore comme variété de son Grim- 
mia apocarpa; enfin, plus récemment, Limpricht admet comme 
espèce distincte le Grimmia alpestris de Swartz et lui donne (comme 
variété) l'ancien rivulare de V Apocarpum. Il désigne ainsi cette 
petite plante 2 ) : 

Schistidium alpestre (Sw.) Limpr., var. B. rivulare (Brid.) 
Wahlenb. 

C'est naturellement au printemps qu'il faut venir recueillir, 
avec des capsules, cette mousse que nous n'avons encore jamais 
rencontrée en Lorraine. 

Sur ces mêmes blocs on trouve encore une autre mousse, 
non signalée en Lorraine, le Racomitrium aciculare qui, dès le 
mois de Septembre, porte déjà de jeunes pédicelles, espoir d'une 
bonne récolte pour le printemps prochain. Plus loin encore, en 
remontant le cours du ruisseau, on aperçoit, fixées également 
sur ces blocs de quartzites, des tiges fertiles du Fontinalis anti- 
pyretiea, espèce dont nous ne connaissons encore qu'une seule 
station, aux environs de Metz, et que nous trouverons bientôt en 
très grande abondance. 

Sur le talus un peu élevé de la rive gauche du ruisseau, sur- 
tout au milieu des grosses racines d'un hêtre isolé, apparaissent 

i) Flore crypt. de l'Est, p. 666. 

2 ) Die Laubmoose Deutschl , Oest. und der Schw. Leipzig. 1890. 
1. p. 709. 



70 KEUCHINGEN-METTLACH 8 

les capsules du Pogonatum aloides, de petits gazons, bien fruc- 
tifies, du Diphyscium sessile, des tiges assez bien développées 
du Pleur oschisma trilobatum et quelques petits groupes de Cepha- 
lozia bicuspidata. 

Maintenant, escaladons ce petit talus et nous nous trou- 
verons sur une pente rocailleuse et couverte de mousses et de 
lichens. Parmi ces derniers il convient de citer le Cladina rangi- 
ferina et le Cladonia squamosa tous deux bien développés 
et abondants. Parmi les mousses, à tout seigneur tout honneur, 
nous devons une mention toute spéciale au 

Hypnum Crista castrensis L., 

une de ces raretés que nous cherchions ici depuis deux ans! 
F. Winter dit que cette belle mousse est disséminée, soit sur les 
blocs ombragés, soit au pied des vieux arbres dans toute la région 
de la Sarre: Sarrebruck, Taben, Saarhôlzbach, etc. En 1864, 
il écrivait: «Frucht fehlt bis jetzt nock». En 1868, il disait simple- 
ment: «Steril». Enfin, en 1875, tout en la déclarant généralement 
stérile, il a ajouté: «Mit Frucht im Ludowinuswald bei Mettlach» . 
Nous ne connaissons encore que cette petite localité où tous les 
échantillons sont stériles! 

Cette belle mousse est quelquefois tellement serrée dans les 
touffes de YHylocomium Schreberi et de V Hylocomium splendens 
qu'elle échappe facilement au regard superficiel. C'est ici que nous 
avons vu, pour la première fois, le Dicranum longifolium, espèce 
toujours stérile et très abondante dans les forêts qui environnent 
Saarhôlzbach. Signalons encore le Racomitrium lanuginosum 
et le Antitrichia curtipendula rare et stérile. 

Au sommet de cette pente rocailleuse et moussue on ren- 
contre un chemin d'exploitation qui aboutit à la route d'Orcholtz, 
vis-à-vis une borne forestière portant le chiffre 52 sur sa face 
postérieure, et le chiffre 58 sur les trois autres faces.... A quelques 
pas de là, un large ruisseau descend de la forêt perpendiculaire- 
ment à la route. En 1911, il était presque à sec et entièrement 
couvert sur une longueur de 25 à 30 mètres par les tiges du 
Fontinalis antipyretica dont nous' avons aperçu quelques spé- 
cimens dans le petit ruisseau du Welles. 

L'excursion est terminée. Nous tournons donc, pour aujour- 
d'hui, le dos au village d'Orcholtz et au point de vue de C7œ/> 
pour rejoindre bientôt la route départementale à la borne kilo- 



9 EXCURSIONS BRYOLOGTQUES. 71 

métrique 9,6. Un poteau indicateur, à trois bras, nous apprend 
que nous sommes également éloignés de 3 kilomètres des trois 
localités Weiten, Orscholtz et Mettlach. Or le train qui doit nous 
conduire à Dillingen passe à Mettlach à 3 heures 48, et, s'il est 
trois heures nous avons juste le temps de franchir cette distance. 

Nous pouvons encore gagner quelques minutes en prenant 
à droite, vis-à-vis la borne 10,6, un large sentier qui nous per- 
mettra de passer à côté d'une toute petite source qui descend 
d'un talus et qui entretient quelques touffes de Sphaignes et de 
Leucobryum. C'est la station du Blechnum Spicant dont il a été 
question au commencement de cette excursion et la seule que 
nous connaissions dans ces environs. 

Si le temps l'avait permis, c'est-à-dire si nous nous étions 
trouvés à deux heures sur la route départementale, nous aurions 
pu, à la borne 10,4, à gauche, entrer dans la forêt, suivre un large 
chemin sur une longueur de quatre à cinq cents mètres, puis 
descendre en nous dirigeant vers Keuchingen. Nous aurions alors 
rencontré un vallon verdoyant que traverse un paisible ruisseau 
sur les bords duquel croît la plus belle des hépatiques: le Tricho- 
colea tomentella, hépatique dont nous connaissons trois belles 
stations dans les bois de Kurzel. F. Winter ne l'indique qu'aux 
environs de Taben au pied de rochers humides! 

Après avoir recueilli quelques frondes de cette élégante 
hépatique, il ne nous reste plus qu'à presser le pas et à regagner, 
en traversant la Elisabethstrasse, la route départementale, puis 
le pont de la Sarre et enfin la gare de Mettlach. 

Comme après nos Promenades bryologiques en Lorraine 
nous donnons ci-après, aussi complète que possible, la liste des 
muscinées rencontrées dans cette première excursion. 

Acrocarpes. Pleurocarpes. 

Dicranum scoparium. Fontinalis antipyretica. 

— fulvum. Antitrichia curtipendula. R. 

— longifolium. Neckera crispa. 
Leucobryum glaucum. — complanata. 
Schistidium alpinum. Thuidium tamariscinum. 

— var. rivulare. Isothecium myurum. 

Racomitrium aciculare. — myosuroides. 

— lanuginosum. Brachythecium plumosum. 

Hedwigia albicans. — rivulare. 



72 



METTLACH-KBUCHINGEN 



10 



Webera nutans. 
Mnium hornum. 

— undulatum. 

— punctatum. 

— affine. 
Catharinea undulata. 
Pogonatum nanum. R. 

— aloides. C. 
Polytrichum formosum. 

— piliferum. 

— juniperinum. 
Diphyscium sessile. 

Sphagnum indét. 



Eurhynchium striatum. 

— Stokesii. 
Thamnium alopecurum. 
Plagiothecium denticulatum 

— elegans. 

Amblystegium filicinum. 
Hypnum Grista castrensis. 

— cupressiforme. 

— var. filiforme. 
Hylocomium splendens. 

— brevirostre. 

— Schreberi. 

— loreum. 

— triquetrum. 



Hépatiques. 

Frullania dilatata. 
Lejeunea serpillifolia. 
Scapania undulata. 
Diplophyllum albicans. 
Lepidozia reptans. 
Eucephalozia bicuspidata. 
Gephaloziella divaricata. 
Mesophylla crenulata. 

var. gracillima. 
Pleuroschisma trilobatum. 
Plagioschila asplenioides 

minor. 
Pellia epiphylla. 
Aneura pinguis. 



II. De Keuchingen à Steinbachthal. 

En sortant de la gare de Mettlach, nous passons, comme lors 
de notre première excursion, devant l'usine céramique de MM. 
Villeroy et Boch, et nous traversons la Sarre. A l'extrémité du 
pont, un escalier conduit immédiatement sur la rive gauche de 
la rivière, rive que nous longerons constamment jusqu'à desti- 
nation, c'est-à-dire sur une longueur de quatre kilomètres et 
demi. Sous le pont se trouve la borne kilométrique 72,4 et la 



11 EXCURSIONS BRYOLOGIQUES. 78 

vallée de Steinbach s'ouvre vis-à-vis la borne 68. Ces bornes, 
qui se suivent d'hectomètre en hectomètre tout le long du rivage 
nous serviront d'excellents points de repère pour retrouver les 
plantes phanérogames ou cryptogames intéressantes que nous 
désirons récolter. 

Ainsi, dès la borne 72,1, et surtout quatre cents mètres plus 
loin, apparaissent des groupes de rochers peu élevés, sur lesquels 
croît en quantité et bien fertile le P olytrichum piliferum en com- 
pagnie de petits Orthotrichum et Grimmia et de trois espèces de 
Sedum: S. album, S. boloniense, S. reflexum. 

Plus loin, nous remarquons une légère dépression de terrain 
dont l'humidité est entretenue par un ruisselet qui descend de 
la montagne; c'est une bonne station pour le Mentha rotundi- 
folia. En cherchant à l'ombre des buissons on peut trouver quel- 
ques pieds du Lysimachia nemorum, espèce silicicole assez rare. 

Vers la borne 70,7 le chemin s'élève quelque peu à cause des 
rochers qui le traversent et se prolongent jusque dans le lit de 
la Sarre. A droite, dans de profondes fissures, on aperçoit les 
frondes d'une belle espèce d'Asplenium: A. Adianthum nigrum. 
Cette petite fougère, assez rare ici, est assez commune dans 
d'autres régions où elle fait le tourment des botanistes descrip- 
teurs, à cause de sa grande variabilité 1 ). Ca et là on aperçoit 
quelques pieds d'une phanérogame très rare en Lorraine puis- 
qu'elle n'est indiquée qu'aux environs de Bitche (Holandre), de 
Sarrebourg et de Dabo (de Baudot); c'est le Viscaria purpwea 
(L.) Wimm. Elle méritait certainement de prendre place dans 
la liste des plantes de Keuchingen trouvées en 1830 par le phar- 
macien Léo. Ne l'aurait-il jamais aperçue? C'est probable, car 
il est difficile de la remarquer après la floraison. 

Nous approchons d'une petite station botanique bien inté- 
ressante où croissent deux plantes qui, à elles seules, ont motivé 
notre excursion de la rive gauche de la Sarre. Les rochers se 
montrent de nouveau entre les bornes 70,5 et 70,4 et de nouveau 
traversent le chemin et se perdent dans la rivière. Ici encore un 
petit Asplenium à récolter dans les fissures des quartzites de 



l ) L. v. Heufler consacre 29 pages à cette espèce dans sa Mono- 
graphie: Asplenii species Europae. Il lui applique (p. 30 ( J) le mot d'un sa- 
vant au sujet du genre Salix ; Botanicorum crux et scaïukduni. 



74 METTLACH-KEUCHINGEN. 12 

droite, c'est 1'^. septentrionale. Très rare à Keuchingen, cette 
petite fougère est bien plus commune dans les quartzites de la 
vallée de Montenach, près de Sierck 1 ). Un peu plus loin se voit 
V Aulacomnium androgynum. 

Sur les rochers qui s'élèvent de quelques décimètres au- 
dessus du niveau normal de la Sarre, on remarque de larges 
coussinets d'un vert-sombre et très souvent encombrés de terre. 
Sous cet aspect peu séduisant se cache le rare 

Dialytrichia Brebissoni (Brid.) Limpr. 

Cette espèce (découverte en Normandie au commencement 
du siècle dernier par de Brébisson et donnée par lui comme va- 
riété latifolia du vulgaire Barbula unguiculata) avait d'abord 
été rattachée au genre Cinclidotus par Schimper. Mais dans la 
seconde édition du Synopsis (1876) le savant bryologue la re- 
plaça dans le genre Barbula en créant pour elle le sous-genre 
Dialytrichia. Enfin, en 1892, Limpricht adopte comme nom 
générique le Dialytrichia de Schimper. 

Cette mousse ne figure pas dans le catalogue de F. Winter. 
Nous ne l'avons pas encore trouvée avec capsules. 

Sur ces mêmes rochers, on peut, en cherchant bien, aperce- 
voir quelques tiges fertiles et souvent desséchées d'un autre 
Cinclidotus, le C. fontinaloides; mais ces échantillons ne répon- 
dent guère à ce qu'en dit F. Winter. 2 ) 

Là encore on remarque quelques belles touffes stériles du 
Bryum argenteum et des coussinets fertiles de Orthotrichum 
anomale, puis, dans les fissures des rochers à demi-submergés, 
quelques tiges de Bryum pseudotriquetrum et de Bhynchostegium 
rusciforme, puis sur les rochers, à droite du chemin, Dicrano- 
weisia cirrata bien fructifié. 

Mais la découverte la plus intéressante est celle du 
Allium Sehoenoprasum L. 

Holandre, en 1827, avait décrit sommairement cette espèce 
qu'il plaçait parmi les plantes cultivées (l re édit. p. 525), en fai- 
sant remarquer qu'elle croît naturellement dans les montagnes 
du Dauphiné et dans les Alpes. Dans le supplément de sa Flore 

>) Bull. soc. H. N. Metz. XXV. 1908. p. 55. 

a ) Hier findet sich, teils vom Wasser bespiilt, teils ausserhalb des- 
selben in unendlicher Menge — (p. 276); in der Saar sehr hàufig und 
reichlinh fruktifizierend (p. 308). 



13 EXCURSIONS BRYOLOGIQUES. 75 

(1836), il donna une description plus complète de cette liliacée, 
mais cette fois comme plante nouvelle pour la région et il ajouta: 

« Cette plante, qui est la souche de Vail ciboulette de nos 
«jardins potagers, a été trouvée, en 1830, par M. Léo dans 
«les fentes des rochers (le Smalzfels), rive gauche de la Sarre, 
« entre Kceching et Steinbach. » 

La découverte était sans doute digne d'être mentionnée, 
mais ce n'était pas une acquisition pour la Flore de la Moselle 
et Godron, qui ignorait probablement la position géographique 
de ce petit village, fait figurer cet Allium dans sa Flore de la 
Lorraine uniquement pour cette seule localité prussienne de 
Kceching ! 

C'est le 4 Juin 1912 que nous avons aperçu pour la première 
fois cette plante rare représentée par une dizaine de tiges portant 
de belles et grandes fleurs, bien plus grandes que celles de la 
ciboulette de nos potagers. 

Le Smalzfels n'ayant plus rien d'intéressant à nous offrir, 
allons, vers la borne 69,5, visiter d'autres rochers qui se dressent 
verticalement à une grande hauteur. Ils sont presque complè- 
tement recouverts par deux espèces de Lichens peu communs dans 
la région: Umbilicaria pustulata DC, que nous avons déjà si- 
gnalé sur un bloc de quartzites, près de Sierck l ) et Gyrophora 
murina (Krb.) Nyl. plus abondant que le précédent et que M. 
le D r Kieffer a trouvé aux environs de Bitche et de Dabo 2 ). 
Tous les deux sont stériles. 

Le Polypodium vulgare, sans être commun, se trouve ce- 
pendant çà et là sur les rochers de la rive gauche de la Sarre. 
On rencontre également ici, quoique bien rarement, des pieds 
de Digitalis purpurea et de Malva Alcea dont les fleurs, en été, 
attirent de loin les regards des promeneurs. 

Vers la borne 68,5 Y Asplenium Trichomanes garnit les 
interstices d'un mur construit sans mortier; puis, parmi quel- 
ques mousses communes, on peut récolter le Madotheca platy 
phyfla, hépatique bien plus abondante sur les rochers calcaires 
des environs de Metz. 

Au-dessus de ce mur, contre la paroi du rocher, apparaît 
la statue polychromée du grand saint Nicolas, bien connue des 



») Bull. Soc. H. W. XXV, 1908, p. 55. 
a) id. XIX, 1895, p. 50. 



76 METLLAOH-KEUCHINGEN. EXCUBSIONS BRYOLOGIQUES. 14 

nautoniers qui ne manquent pas d'invoquer leur saint patron 
quand ils doivent franchir, à certains jours, ce passage difficile 
et souvent dangereux de la Sarre: le fameux W elles 1 ). 

Enfin, encore quelques centaines de mètres et nous passerons 
devant trois petites maisons qui précèdent immédiatement le 
Steinbachthal. 

Quelle déception et combien .la réalité différait de l'idéal 
que nous nous étions formé de cette vallée en lisant la description 
de F. Winter (pp. 276 et 277)! Nous l'avons consciencieusement 
remontée, les pieds constamment dans l'eau, et nous n'en avons 
rapporté aucune des 28 mousses que Winter prétend y avoir 
rencontrées.... et qui se trouvent dans d'autres localités. 

Pour terminer l'excursion de ce jour, prenons dans la forêt 
un chemin assez praticable qui nous permettra d'atteindre le 
sommet du versant gauche de la vallée. Là haut nous rencon- 
trerons non plus des plaquettes de quartzites de un ou deux 
centimètres d'épaisseur qui recouvrent un des versants si rapide 
de cette vallée, mais de gros blocs entre lesquels on peut assez 
facilement circuler. Sur leur surface s'étendent des tapis de mous- 
ses xérophiles, telles que Hedwigia albicans, Racomitrium lanu- 
ginosum et d'autres encore dont vous pouvez faire ample pro- 
vision. 

L'excursion est terminée, et il doit être temps de songer au 
retour. Revenons sur nos pas et saluons en passant les stations 
intéressantes que nous venons d'examiner. 

En résumé, aujourd'hui nous avons recueilli 3 acrocarpes, 
2 lichens, 3 phanérogames et 2 fougères qui méritent une mention 
spéciale et dont voici les noms: 

Dicranoweisia cirrata. Viscaria purpurea. 

Dialytrichia Brebissoni. Lysimachia nemorum. 

Cinclidotus fontinaloides. Allium schoenoprasum. 

Umbilicaria pustulata. Asplenium Adianthum ni- 

Gyrophora murina. grum. 

Asplenium septentrionale. 

23 Décembre 1912. 



») N. Box. Les pays de la Sarre, I. 1887. pp. 366, 393. 




Cliché de I'Austrasie 

Adolphe-Nicolas BELLEVOYE 

né à Metz le 9 Avril 1830 
décédé à Reims le 29 Novembre 1908 



28 me Bull, de la Soc. d'Hist. nat. de Metz. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE 



SUR 



Hl. AD.-N. BELLEVOYE 



PAR 



M. E. FLEUR 



Voilà plus de quatre ans déjà qu'est mort, à Reims, ce Messin 
de vieille roche. 

Le malheur nous a dispersés aux quatre vents du ciel, mais 
le même malheur nous a rendus plus chers les uns aux autres, 
et nous suivons d'un regard attentif ceux qui, près ou loin, 
maintiennent haut et ferme le bon renom de Metz, dont nous 
restons les fils jaloux. La mort fauche, hélas! dans nos rangs; 
et alors jetant sur le passé un mélancolique regard, nous aimons 
à nous retracer les étapes de la vie du disparu, vie à laquelle 
nous avons été mêlés, et qui nous inspire des sentiments de fierté, 
en même temps qu'elle nous est comme un cri d'appel: Messins, 
serrez vos rangs! 

Il n'y a pas que les fronts auréolés par la gloire ou le mérite 
éclatant pour attirer notre intérêt; souvent l'homme obscur, 
dans l'humilité de sa condition, pourrait être un modèle du devoir 
accompli simplement, au jour le jour; c'est pourquoi nous ne 
mesurons pas toujours notre sympathie et notre respect sur le 
succès ou les brillantes positions; nous préférons une existence 
de labeur continu et honnête à une fortune de circonstance. 



78 NOTICE BIOGEAPHIQUE 2 

M. Bellevoye n'est pas resté un obscur artisan; il s'est fait 
remarquer, au contraire, fort avantageusement sur tous les ter- 
rains où s'est exercée son activité; mais il a dû ses succès à son 
labeur persévérant, à sa conscience rigoureusement probe. 

« Je ne connais pas, — nous écrit une personne autorisée, — 
de vie mieux remplie que la sienne. » C'est pourquoi nous voulons 
en donner un aperçu, aussi complet qu'il nous sera possible. 

Adolphe-Nicolas Bellevoye naquit à Metz le 9 avril 1830. 
Il fut élève de l'Ecole industrielle de la ville; puis il passa dans 
l'atelier de M. Michaud, graveur héraldique, où il apprit la gra- 
vure commerciale. Il avait des relations avec différents artistes 
de Metz, particulièrement avec Emile Faivre, dont il suivit 
aussi les leçons; s'il faut l'en croire, c'est aux bons conseils de 
ce dernier qu'il doit d'avoir cherché à faire quelques travaux 
artistiques. Ainsi s'adonna-t-il à la gravure sur bois, à l'eau-forte, 
aux médailles. 

M. Bellevoye était sur le point de se rendre à Paris, afin de 
se perfectionner dans les travaux de son art, lorsque survint la 
révolution de 1848; cet événement le retint à Metz, où devait 
s'écouler la majeure partie de son existence. 

Si laborieux que l'on soit, il faut admettre quelques dis- 
tractions; Bellevoye n'en avait pas de plus attrayante que de 
collectionner les insectes de tous ordres qu'il rencontrait au cours 
de ses promenades; il avait, pour l'entomologie, une prédilection 
marquée. 

Alor6, bien que fort jeune encore, — à 27 ans, — il fut élu 
agrégé-artiste de l'Académie de Metz. Il a donc appartenu pen- 
dant cinquante-et-un ans, à des titres divers, à cette société. 
Agrégé-artiste en 1857, il devint membre titulaire en 1871, 
associé-libre en 1887, membre honoraire en 1895. C'est là une 
belle carrière académique. Comme agrégé-artiste, il n'a fait que 
tendre à perfectionner son art, encouragé par son titre, dont il 
voulait se rendre digne de plus en plus. 

Je ne veux pas retracer ici, par le menu, toutes ses œuvres 
professionnelles; le Dictionnaire biographique de la Moselle, de 
M. Nérée Quépat, en contient le relevé complet jusqu'à son dé- 
part de Metz; il y en a près de quatre colonnes. Je rappellerai 
seulement qu'il a travaillé pour les ouvrages numismatiques de 
M. Charles Robert, de l'Institut, — pour M. Chabert, pour M. 
d'Hannoncelles, pour M. de Bouteiller, pour M. Paquet d'Haute- 



3 SUR M. AD.-N. BELLEVOYE. 79 

roche, pour M. de Gargan, auxquels il fournissait les planches 
dont ces auteurs avaient besoin pour l'illustration de leurs ou- 
vrages; de plus, la Société d'histoire et d'archéologie de la Moselle, 
celle d'histoire naturelle, l'Académie, avaient recours à son 
talent pour l'illustration de certains travaux. Du reste, à côté 
de ces planches et de plusieurs albums d'eaux-fortes, parus de 
1864 à 1866, et représentant plusieurs de nos vieux monuments 
du pays messin, il grava encore un certain nombre de médailles, 
toutes consacrées à des souvenirs de la région. Il sera question 
encore des principales de ces productions. 

Mais, à côté de son activité professionnelle, Bellevoye déve- 
loppait une autre activité, très variée: l'artiste n'effaçait pas en 
lui le Messin amoureux de l'histoire et des gloires de son pays; 
au contraire, le coup d'œil acquis, l'habitude d'observer les choses 
jusque dans leurs moindres détails, jusqu'aux minuties, sem- 
blaient prédisposer notre concitoyen à l'étude de l'archéologie 
et de l'histoire naturelle. Effectivement, Bellevoye fut membre 
de la Société d'histoire naturelle de Metz, où il fut reçu en 1863. 
Dès lors, ce qui ayait été chez lui un goût prononcé de collec- 
tionneur curieux devint une étude systématique suivie avec la 
ténacité qui seule peut amener à des résultats, à des découvertes 
intéressantes; il fut frappé par les anomalies et les monstruosités 
présentées par certains insectes et ne manqua pas de les signaler. 
— Les bulletins de la Société d'histoire naturelle ont inséré un 
certain nombre d'articles signés de lui; ce sont: Catalogue des 
Hémiptères du département de la Moselle (X e Bulletin, 1866). — 
Il faut remarquer que c'est le premier catalogue d'hémiptères 
qui ait été publié en France, — ce genre d'insectes ayant été 
jusque-là complètement négligé. Il y a donc quelque mérite à 
avoir frayé la voie. Le Bulletin XII, de 1870, contient des Obser- 
vations sur les mœurs de plusieurs espèces de coléoptères qui vivent 
dans les plantes aquatiques et qui n'avaient été trouvées que très 
rarement dans le département de la Moselle. — Même année, pa- 
rait YInventaire des crustacés du cabinet d'histoire naturelle de 
Metz. — Puis viennent, dans le XIV e Bulletin: Note sur les espèces 
du genre Lixus trouvées aux environs de Metz; — Note sur quelques 
coléoptères et hémiptères nouveaux ou rares pour le département 
de la Moselle; — Les insectes nuisibles au tilleul sur V Esplanade 
de Metz. — Le XV e cahier renferme: Description de deux homop- 
lère's nouveaux, Mœurs des Anthrenes qui vivent aux environs de 



80 NOTICE BIOGRAPHIQUE 4 

Metz, Invasion du Vanessa Cardui en 1879, Eclosion de quelques 
coléoptères, et Plantes insectivores. — Le XVI e cahier offre, de 
lui, des Notes sur le Gibbium scotias, de Nouvelles observations 
sur les Anthrenus, des Observations sur Chalicodoma muraria, 
Megachilus centuncularis, et Osmia bicornis aux environs de Metz. 
— Le XVII e cahier n'a que Contribution à la tératologie entomo- 
logique. 

Le Bulletin de 1868 contient, du même, des Observations sur 
les divers états du Drilus flavescens dans les environs de Metz. 

En 1871, M. Bellevoye devenait archiviste de la Société 
d'histoire naturelle, fonction qu'il garda jusqu'à son départ de 
Metz; il fut alors nommé membre honoraire. 

Tous ces travaux l'avaient signalé au monde savant; la 
Société entomologique de France voulut le compter au nombre 
de ses membres. 

L'activité académique de notre concitoyen n'était pas 
moindre, ainsi qu'il nous est facile de le constater. 

Dans le volume des Mémoires de 1864, nous lisons: «Mon- 
sieur Adolphe Bellevoye vous a adressé la première partie d'une 
publication dans laquelle il se propose de retracer, par une suite 
de dessins, les principaux monuments de nos environs. Ces des- 
sins, gravés à l'eau-forte, donnent une nouvelle preuve d'une habi- 
leté professionnelle que vous appréciez, en même temps qu'ils 
témoignent des habitudes laborieuses d'une vie qui sait encore 
trouver des loisirs pour la pratique de l'art et l'étude de la na- 
ture. » 

En 1866, les lignes suivantes lui ont été consacrées: «Mon- 
sieur Bellevoye vous a fait hommage d'une médaille qu'il a gravée 
et qui consacre l'achèvement de la grande entreprise des eaux 
de Metz. Cette médaille, d'un travail très fin, accuse de véritables 
progrès de cette branche si ingrate de l'art, la gravure en mé- 
dailles. Elle est une digne sœur, donnée par M. Bellevoye, à la 
belle médaille de Saint-Urbain qu'il a publiée l'an dernier et 
qu'il avait offerte à la Société d'archéologie de la Moselle. » 

En 1872, il fait une communication sur le Phylloxéra vasta- 
trix, en même temps que M. Viansson. 

En 1874, Bellevoye présente le rapport sur le bel ouvrage 
de M. E. Meaume: Séb. Leclerc et son œuvre, concluant à une 
récompense: médaille d'or de trois cents francs. 



5 SUR M. AD.-N. BELLEVOYE. 81 

En 1880, il signale les ravages causés dans une forêt des 
Vosges par un ouragan, dans la nuit du 25 au 26 octobre 1870, 
et appelé par les habitants du pays, « le coup de vent de Metz ». 

En 1881, il entretenait l'Académie des divers locaux où 
avait siégé la Société royale des sciences et des arts de Metz, — 
puis des vieux vitraux de Sainte-Barbe, qui sont probablement 
de Valentin Bousch, et qui sont restés au pays grâce à M. du Coet- 
losquet. Il n'abandonne pas ses sujets de prédilection, et fait 
passer sous les yeux de l'Académie un longicorne et sa demeure 
dans une bûche de bois, — ainsi que diverses vues et gravures. — 
L'année suivante, travail su* les graveurs messins: Ch. -André 
Malardot, son frère Gonzalve, et Henry de Turgy. 

En 1884, M. Bellevoye est chargé par le Conseil municipal 
de Metz de se rendre acquéreur, pour la ville, à la vente Chartener, 
de gravures d'artistes messins et de volumes intéressant notre 
histoire. Cette même année, il rendait compte de sa mission et 
des achats effectués par lui : « Ouvrages de la bibliothèque de 
M. Chartener achetés en 1885 pour la ville de Metz par Ad. 
Bellevoye. » — Il communiquait encore une note sur quelques 
marques de potiers de la période gallo-romaine, et augmentait 
la liste des ouvriers connus d'un certain nombre de noms nou- 
veaux. 

En 1885, il fait un rapport sur le concours des beaux-arts, 
et conclut au classement du travail sans récompense. Puis, il 
présente une biographie d'Auguste Migette, dont l'analyse seule 
figure dans les Mémoires, le texte étant destiné à la Société 
d'archéologie. 

En 1886, il fait admirer à ses confrères une belle médaille 
reproduisant les traits de Mgr Dupont-des-Loges, portant en 
exergue les principales dates de la vie de notre ancien évêque. 

En 1887, il est chargé par l'Académie de faire des médailles 
représentant Sébastien Leclerc et Laurent-Charles Maréchal, les 
deux artistes messins. 

En 1888, il grave la médaille représentant Charles Robert, 
et donne la notice biographique de François Blanc, doyen de 
l'Académie, ancien imprimeur de la Société. 

De 1874 à 1888, il est, en outre, trésorier de l'Académie. 

A ces travaux ne se bornait pas la sagace activité de Belle- 
voye. Nous le voyons encore, à titre de membre titulaire, figurer 
sur toutes les listes de la Société d'histoire et d'archéologie de la 

• 9 



82 NOTICE BIOGRAPHIQUE 6 

Moselle, dès 1858; il fut donc membre-fondateur. Les publica- 
tions de cette Société contiennent aussi la mémoire de travaux 
émanant de lui: c'est d'abord le Bulletin II, où il est question 
du sceaïr-diî la Société gravé par lui, puis d'une inscription de 
Cheminot; le Bulletin VI contient une planche de lettres majus- 
cules délicieusement ornées par lui, ainsi que la reproduction, 
avec explication, d'un autel portatif du 13 e siècle, de la cathé- 
drale de Metz; — le IX e Bulletin rappelle la médaille de cuivre 
pour l'aqueduc de Gorze. Le seizième volume des Mémoires 
contient une notice sur M. Migette, ainsi que le catalogue des 
œuvres de cet artiste; l'année suivante, il y avait un rapport 
pour un achat de médailles pour le Musée; la même année, il 
donnait le catalogue des objets antiques du musée Migette, et 
aussi un travail sur le tombeau de Louis-le-Débonnaire, dont les 
restes figurent au Musée de Metz. 

De 1870 à 1886, il remplit, à la Société d'histoire et d'archéo- 
logie, les fonctions de trésorier. 

Ainsi donc, Bellevoye faisait partie de toutes les sociétés 
savantes de sa ville natale; et les travaux qu'il leur consacrait 
ne ralentissaient pas son activité professionnelle; nous savons 
qu'à l'Exposition universelle qui se tint à Metz, il eut une mé- 
daille d'argent de 2 e classe dans la section de l'industrie, — arts 
graphiques, — et une mention honorable dans la section des 
beaux-arts (gravure à l'eau forte). 

L'on ne sera pas tenté de dire que la considération est venue 
à notre concitoyen parce qu'il occupait une maison bien située, 
bien en vue; Bellevoye, au contraire, habitait une maison (n° 5) 
de la rue du Four-du-Cloître, la plus tranquille peut-être et la 
moins commerçante, qui se blottit au cœur de la cité comme un 
asile de calme et de silence; c'est dans cette atmosphère quasi 
monacale qu'aimait à travailler notre concitoyen. 

Une vie aussi active et aussi probe ne pouvait manquer 
d'attirer à M. Bellevoye une grande considération; ses compa- 
triotes pensèrent qu'entre ses mains la chose publique serait bien 
placée, et le 31 juillet 1889, ils l'envoyèrent siéger au Conseil 
municipal; c'était un nouveau champ ouvert au dévouement de 
l'artiste, qui se fit remarquer principalement par ses rapports sur 
les écoles, et surtout sur le Musée et les collections d'histoire natu- 
relle de la ville. 



7 SUR M. AD.-N. BELLEVOYE. 83 

Parmi les œuvres de Belïevoye, se trouvaient les médailles 
représentant les monuments élevés aux soldats français au cime- 
tière Chambière et à Mars-la-Tour; la politique d'alors en prit 
ombrage, et l'artiste dut, sinon détruire, du moins cacher son 
œuvre à Metz. On comprend que ces procédés aient froissé une 
âme aussi fière, aussi amoureuse du passé de Metz, que l'était 
celle de Belïevoye. Aussi, pour divers motifs, entre autres pour 
être plus libre d'inculquer à son fils des sentiments qu'il fallait 
refouler jusqu'au fond de son cœur et ne cultiver que discrète- 
ment, dans l'intimité familiale, notre concitoyen résolut d'aller 
demander à son ancienne patrie une place au soleil. Il partit 
donc et se fixa à Reims; il n'oubliait pas pour cela sa ville natale, 
et les deux Sociétés messines qui l'avaient inscrit au nombre 
de leurs membres et qui subsistent encore, voyaient arriver régu- 
lièrement les nouvelles publications de Belïevoye, se rappelant 
ainsi au souvenir de ses collègues, ses amis et concitoyens. 

C'est en novembre 1887 qu'il se fixe à Reims. Tout d'abord 
absorbé par le soin de son commerce, il ne tarde pas à étudier 
l'histoire naturelle des campagnes rémoises; il s'efforce de re- 
constituer l'ancienne Société d'histoire naturelle; il y réussit, il 
en est nommé président, et son activité se retrouve dans son 
élément. Il fait les dessins des gisements visités au cours des 
excursions qu'il organise, et il publie une série de vieux arbres, 
les plus remarquables des forêts voisines de Reims. Il publie 
aussi le résultat de ses observations, entre autres: Etude sur la 
fourmi domestique Monomorium Pharaonis Latreille, avec planche 
dessinée et gravée par lui-même (1891); Catalogue des orthop- 
tères des environs de Reims (1893); — Le docteur Henry Joly- 
cœur, sa vie, ses œuvres (1895); — Excursion sur les promenades 
de Reims et visite des arbres attaqués par des insectes (1893); 

— Observations sur les Haemonia dans la Marne et la Moselle, 
avec planche (1895); — Les plantations de pins dans la Marne 
et les parasites qui les attaquent, en collaboration avec M. J. 
Laurent, professeur au Lycée (1897); — Etude sur les mœurs 
du Xyloborus dispar Fabr... (1899); — Supplément au catalogue 
des orthoptères des -environs de Reims (1901); — Les variétés 
de YHelix pomatia (1904); — La pyrale de la vigne en Cham- 
pagne, Le ver coquin, noctuelle ou ver gris (1905); — Insectes 
nuisibles dans la ville de Reims: La galéruque de l'orme (1906); 

— Observations sur la Rostellaria Geoffroyi, Watt. (1908); — 



84 NOTICE BIOGRAPHIQUE 8 

Les insectes des saules (1904) (Encyclopédie des saules, par G. 
de La Barre). 

L'Académie de Reims l'accueille au nombre de ses membres 
correspondants, et en 1899, pour ses travaux scientifiques il est 
nommé officier d'Académie. 

Dans le domaine des eaux-fortes, il a gravé le portrait de 
M. Louis Paris de Reims; il a fourni de jolis ex-libris à MM. 
Givelet, Paroissien, et autres personnalités rémoises. 

Enfin, ses médailles les plus remarquables ont été: celle de 
la Croix-Rouge de Reims, représentant des brancardiers rele- 
vant un blessé, — avec une croix rouge au revers, — et celles 
du groupe par lequel il voulait glorifier Metz, son ancienne patrie. 
— Au commencement de 1907, notre compatriote fit circuler 
une annonce, rappelant les destinées de Metz: pour les commé- 
morer d'une manière plus accessible à tous, il voulait graver 
six médailles devant rappeler les périodes gauloise et romaine, 
austrasienne, carlovingienne, de l'indépendance et de l'union à 
la France ; ces deux dernières étaient symbolisées par le boulanger 
Harelle sauvant la cité, et par Auguste Prost, l'érudit et dévoué 
investigateur de notre histoire. 

Malheureusement, la mort ne lui laissa pas le temps de mener 
à bien cette entreprise. L'âge était là, qui l'engageait à se presser; 
mais nous ne sommes pas toujours les maîtres, il s'en faut, et, 
le 29 novembre 1908, s'éteignait cette belle intelligence dont la 
caractéristique, comme celle de toutes les âmes de valeur, était 
la modestie confinant à la timidité. 

« Sa fin, nous écrit-on, a dignement couronné sa vie, et c'est 
dans les sentiments les plus chrétiens qu'il est mort. Il a senti 
les approches de sa dernière heure, et a lui-même demandé le 
prêtre; il a reçu les derniers secours de la religion avec un tou- 
chant respect. » 

Il vécut encore huit jours après cet acte religieux. Son intelli- 
gence était toujours aussi vive, aussi croyait-on qu'il n'y avait 
pas de danger immédiat. Son fils lui tenant la main, le regard 
du malade s'attacha sur lui; puis il ferma les yeux et parut s'en- 
dormir. Le curé de la paroisse, survenant et le voyant si calme, le 
crut endormi: notre concitoyen était mort, ainsi que le constata 
quelques instants après, — et avec quels déchirements, — 
Madame Bellevoye. 



9 SUR M. AD.-N. BELLE VOYE. 85 

Une foule nombreuse, composée surtout des notabilités 
rémoises du monde de l'industrie, de la science et des arts, lui 
fit cortège à sa dernière demeure. Des voix autorisées s'élevèrent 
sur sa tombe, pour redire les mérites de cet homme de bien qui 
avait passé sans chercher à attirer sur lui les regards, et qui 
simplement, noblement, avait fait son devoir et mis en pratique 
la grande loi du travail. 




CÉCIDOMYIES DE L'AFRIQUE ORIENTALE 



PAE 



J.-J. KIEFFER 

(BITCHE). 



-o — *>5<.> — ♦- 



Les insectes qui vont être décrits, sont conservés au Muséum 
d'histoire naturelle de Paris; ils ont été recueillis en Afrique 
Orientale par MM. Ch. Alluaud et R. Jeannel, pendant leur voyage 
scientifique de 1911 — 1912. Tous appartiennent à la tribu des 
Cecidomyinse; les deux autres tribus des Gécidomyies, à savoir les 
Campylomyzinse et les Heteropezinse ne paraissent pas être riche- 
ment représentées en Afrique Orientale; en tout cas, aucun de 
leurs représentants ne s'est laissé capturer par les deux explo- 
rateurs. Il est de même à remarquer que, parmi les six groupes 
dont se compose la tribu des Cecidomyinse, celui des Oligotro- 
pharise, si richement représenté en Europe et en Amérique, ne 
figure pas dans l'envoi qui m'a été fait. C'est le groupe des Ceci- 
domyiariœ qui a fourni le plus fort contingent. Notons encore que 
ces insectes sont conservés dans l'alcool, par suite leur couleur 
a pu être un peu altérée. 

1 er Groupe. Lasiopterariae. 

Genre Lasioptera, Meigen. 

1. Cubitus aboutissant à la même distance de la pointe alaire 

que le rameau inférieur de la posticale. 

1. L. tuberosa n. sp. 
— Cubitus aboutissant bien plus près de la pointe alaire que le 

rameau inférieur de la posticale.. . . 2. L. cubitalis n. sp. 



CÉCIDOMYIES DE l'AFKIQUE OEIENTALE. 



1. L. tuberosa n. sp. 

$. D'un jaune vitellin; flagellum et trois bandes longitu- 
dinales du mesonotum brun noir; pattes blanchâtres couvertes 
d'écaillés noires; les écailles de l'abdomen sont caduques. Palpes 
de quatre articles. Antennes de 16 articles subsessiles, ceux du 
flagellum cylindriques, graduellement raccourcis, les premiers 
au moins de moitié plus longs que gros, les derniers un peu trans- 
versaux sauf le 1 6 e qui est ovoïdal ; verticille supérieur à poils 
deux fois aussi longs que ceux du verticille inférieur. Bord costal, 
radius et cubitus couverts d'écaillés caduques; cubitus deux fois 
aussi long que le radius auquel il est juxtaposé, dépassant dis- 
tinctement le milieu de l'aile mais n'atteignant pas le dernier 
tiers, aboutissant à la même distance de la pointe alaire que le 
rameau inférieur de la posticale ; rameau supérieur de la posti- 
* cale bien plus long que la tige de la fourche. Crochets tarsaux 
bifides, égalant l'empodium. Oviducte protractile, article ter- 
minal plus de trois fois aussi long que gros, chitineux dorsalement 
dans sa moitié antérieure, cet espace est couvert de petits tuber- 
cules chitineux et claviformes, beaucoup plus courts que les cro- 
chets chitineux qui forment quatre rangées longitudinales de 
trois. L. 1,5 mm. — Capturé le 12 avril 1912 à Neu-Moschi, poste 
allemand situé près de la rivière Rau, au pied du versant sud du 
Kilimandjaro, dans la zone inférieure, à une altitude de 800 m. 

2. L. cubitalis n. sp. 

$. D'un jaune vitellin; flagellum noir, palpes blanchâtres, 
mesonotum brun, pattes couvertes d'écaillés noires, écailles de 
l'abdomen caduques. Palpes de trois ou quatre articles. Antennes 
de 22 articles, ceux du flagellum graduellement raccourcis, les 
premiers distinctement plus longs que gros, les derniers forte- 
ment transversaux, le terminal semi-globuleux, tous sessiles ou 
subsessiles. Costale, radius et cubitus couverts d'écaillés noires; 
cubitus deux fois aussi long que le radius, beaucoup plus rap- 
proché de la pointe alaire que le rameau inférieur de la posticale, 
traversant environ les deux tiers de l'aile; rameau supérieur de 
la posticale deux fois aussi long que la tige de la fourche, faible- 
ment relevé à sa base, l'inférieur très oblique et faiblement 



3 CÉCXDOMYIES DE i/ AFRIQUE ORIENTALE. 89 

arqué. Pattes très longues, crochets bifides, égalant l'empodium. 
Abdomen un peu aminci en arrière, oviduct.e non proéminent. 
L. 1,5 mm. — Tiwi, village situé près du littoral, à 20 klm. au 
sud de Mombasa, au niveau de la mer; 3 novembre 1911. 

2 e Groupe. Brachyneurarise. 

Bœomyza n. g. 

Ç. Yeux confluents au vertex. Palpes de quatre articles. 
Bouche de longueur moyenne. Antennes de 15 articles, dont les 
deux premiers conformés comme d'ordinaire; ceux du flagellum 
cylindriques, allongés, graduellement amincis et raccourcis, les 
deux premiers connés; col très court; poils verticillés; filets 
arqués non en boucles, formant deux ceintures reliées l'une à 
l'autre, de chaque côté, par un filet longitudinal. Ailes poilues; 
cubitus arqué, aboutissant en arrière de la pointe alaire, posti- 
cale bifurquée. Pattes poilues, métatarse court, crochets tarsaux 
beaucoup plus longs que l'empodium, bifides. Abdomen guère 
plus long que le reste du corps, oviducte non protractile ou à 
peine protractile, avec deux lamelles peu longues et un petit lobe 
ventral. Le type est B. monticola. 

1. Lamelles de l'oviducte deux fois aussi longues que larges. 

3. B. monticola n. sp. 
Lamelles guère plus longues que larges 2. 

2. Premier article du flagellum trois fois aussi long que gros, 
les suivants avec un col aussi long que gros 

2. B. pedicellata n. sp. 
— Premier article du flagellum deux fois aussi long que gros, 
les suivants à col très transversal, subnul 

1. B. subsessilis n. sp. 

I. B. subsessilis n. sp. 

$. Blanchâtre; flagellum, mesonotum et mesosternum bruns. 
Palpes longs. Articles du flagellum cylindriques, tous graduelle- 
ment amincis et raccourcis, deux fois aussi longs que gros; le 
verticille de poils qui est situé au milieu est de beaucoup le plus 
long; col presque nul, très transversal; le troisième avec un 
stylet pubescent. Ailes densément poilues, mais non assombries, 

10 



90 CÉCIDOMYIES DE L'AFRIQUE ORIENTALE. 4 

cils très longs et très denses; cubitus fortement arqué, aboutis- 
sant distinctement en arrière de la pointe alaire, rameau supé- 
rieur de la posticale un peu relevé à la base. Pattes grêles, longues, 
à poils appliqués, en outre les fémurs et les tibias avec de longs 
poils dressés et distants, crochets tarsaux presque deux fois aussi 
longs que l'empodium, probablement bifides (échantillon trop 
mal conservé). Oviducte non protractile, les deux lamelles supé- 
rieures guère plus longues que larges, à poils longs et épars. 
L. 1,5 mm. — Tiwi, 3 novembre 1911. 

2. B. pedicellata n. sp. 

?. Brunâtre, mesonotum plus sombre, antennes brun noir. 
Palpes de quatre articles graduellement plus longs. Articles du 
flagellum cylindriques, le premier trois fois aussi long que gros, 
les suivants graduellement un peu plus courts et plus minces, 
sauf le 13° qui est plus long que le 12 e et terminé par un stylet 
pubescent, le 12 e à peine deux fois aussi long que gros, col des 
articles aussi long que gros, verticilles comme chez le précédent. 
Ailes sombres, couvertes de longs poils, les poils du bord anté- 
rieur très longs, transversale située au milieu du radius; cubitus 
arqué, aboutissant à la pointe ou à peine en arrière de la pointe 
alaire, rameau antérieur de la posticale relevé à sa base, fortement 
arqué, comme le rameau postérieur. Pattes poilues, tarses brisés. 
Oviducte gros, guère plus long que haut, les deux lamelles supé- 
rieures un peu plus longues que larges. L. 1,5 mm. — Likoni, 
à brève distance de Mombasa, mais sur le continent, au niveau 
de la mer, 2 novembre 1911. 

3. B. monticola n. sp. 

Ç. Brun noir; abdomen et pattes blanchâtres. Palpes de 
quatre articles. Bouche assez longue, proéminence faciale allon- 
gée. Articles du flagellum cylindriques, graduellement raccourcis 
et amincis, le premier presque trois fois aussi long que gros, col 
subnul, plus distinct aux derniers articles, verticilles comme chez 
les précédents, 13 e article avec un stylet pubescent. Ailes poilues, 
transversale atteignant le milieu du radius, cubitus assez forte- 
ment arqué, aboutissant à la pointe alaire ou un peu en arrière ; 
rameau supérieur de la posticale fortement relevé à sa base, puis 
faiblement arqué; rameau inférieur presque perpendiculaire. 



5 CÉCIDOMYES DE 1/ AFRIQUE OKIKNTALE. 91 

Pattes grêles, poilues, crochets tarsaux, tous bifides et grêles, 
deux fois aussi longs que l'empodium. Oviducte non protractile, 
lamelles à peine deux fois aussi longues que larges, avec des poils 
longs et épars. L. 2 mm. — Forêt tropicale de Tavéta, altitude 
de 750 m., 20 mars 1912. 

3 e Groupe. Asphondyliarise. 

1. Genre. Asphondylia, H. Lœw. 

1. Ailes tachetées 1. A. pictipennis n. sp. 

— Ailes non tachetées 2. 

2. Rameau postérieur de la posticale épaissi et bordé de brun. 

2. A. crassinervis n. sp. 

— Rameau postérieur de la posticale non épaissi 3. 

3. Articles du flagellum ayant, outre les poils incurvés, des 
soies brunes, dressées obliquement et plus longues 

3. A. setosa n. sp. 

— Articles du flagellum dépourvus de grosses soies brunes . 4. 

4. Palpes à deux articles très petits, le 1 er pas plus long que 
gros, le 2 e ovoïdal 4. A. brevipalpis n. sp. 

— Palpes à deux articles plus grands, deux à trois fois aussi 
longs que gros 5. A. albiventris n. sp. 

1. A. pictipennis n. sp. 

cJ. Brun; larges côtés de l'abdomen, palpes et pattes blan- 
châtres. Palpes de deux articles, qui sont trois fois aussi longs 
que gros. Antennes à article basai obliquement tronqué au bout 
et un peu prolongé latéralement, le second à peine transversal; 
articles du flagellum cylindriques, très allongés, le premier cinq 
fois aussi long que gros, filets arqués serpentineux comme d'or- 
dinaire chez les mâles de ce genre, leur moitié distale porte, outre 
les poils minces et courbés, de grosses soies bulbeuses mais pas 
plus longues que la grosseur de l'article, col transversal et très 
court. Ailes assombries entre le bord antérieur et le cubitus, 
une tache brune longitudinale et allongée se trouve entre ^ le 
cubitus et l'extrémité distale du rameau supérieur de la posti- 
cale, qui est relevé à sa base; le rameau postérieur de la posticale 
est bordé de brun et oblique; cubitus faiblement arqué, aboutis- 
sant à la pointe alaire. Crochets tarsaux simples, très arqués, 



92 CÉCIDOMYIES DE L'AFRIQUE ORIENTALE. 6 

gros, un peu plus longs que l'empodium. Pince comme d'ordi- 
naire. L. 3,5 mm. — Shimoni, poste anglais, situé près de la fron- 
tière allemande, à 75 klm. de Mombasa, au niveau de la mer, 
8 novembre 1911. 

2. A. crassinervis ru sp. 

V- Couleur et conformation des deux articles basaux des an- 
tennes comme chez le précédent. Premier article du flagellum 
cinq à six fois aussi long que gros, sans grosses soies, filets ar- 
qués conformés comme chez Dasyneura, les derniers articles 
brisés. Ailes hyalines, rameau postérieur de la posticale épaissi, 
bordé d'enfumé. Pattes comme chez le précédent. Oviducte non 
proéminent. L. 3,5 mm. — Avec le précédent. 

3. A. setosa n. sp. 

$. Thorax et flagellum brun noir, pattes blanchâtres, cou- 
vertes d'écaillés noires et larges, abdomen roux. Palpes de deux 
articles, dont le 1 er est deux fois aussi long que gros, le second 
trois fois. Scape tronqué un peu obliquement au bout, articles 
du flagellum cylindriques et graduellement raccourcis, le premier 
5 à 6 fois aussi long que gros, le 10 e au moins de moitié plus long 
que gros, 11 e à peine plus long que gros, 12 e subglobuleux, tous 
subsessiles; outre les poils courbés et courts, on voit encore des 
soies brunes, sortant d'une nodosité ou bulbe, dressées oblique- 
ment et deux fois aussi longues que la grosseur de l'article. 
Ailes hyalines, cubitus presque droit, aboutissant à peine en ar- 
rière de la pointe alaire; rameau antérieur un peu relevé à sa 
base, faiblement arqué. Crochets un peu plus longs que l'empo- 
dium. Oviducte aciculé. L. 3 mm. — Likoni, 2 novembre 1911. 

4. A. brevipalpis n. sp. 

S- Brun, côtés de l'abdomen et balanciers blanchâtres. 
Palpes de deux articles, dont le 1 er n'est pas plus long que gros, 
le second ovoïdal, tous deux très petits. Articles du flagellum 
cylindriques, subégaux, sauf les trois derniers qui sont graduelle- 
ment amincis et un peu raccourcis, le premier 4 — 5 fois aussi 
long que gros, le dernier cinq fois, filets arqués serpentineux 
comme d'ordinaire, cols subnuls. Cubitus arqué, aboutissant en 



7 CÉCTDOMYIES DE L'AFRIQUE ORIENTALE". 93 

arrière de la pointe alaire; rameau antérieur de la posticale re- 
levé à sa base, arqué comme le rameau postérieur. Crochets tar- 
saux égalant l'empodium, gros et simples. Pince comme d'ordi- 
naire. L. 2,5 mm. — Likoni, 2 novembre 1911. 

5. .4. albiventris n. sp. 

Ç. Brun, dessous de l'abdomen et balanciers blanchâtres. 
Les deux articles des palpes sont gros et 2 à 3 fois aussi longs 
que gros. Articles du flagellum graduellement raccourcis et amin- 
cis, le premier cinqfoisaussi long que gros, le 10 e encore deux fois, 
le 11 e de moitié plus long que gros, le 12 e globuleux, cols très 
courts, les deux verticilles de filets arqués comme chez Dasyneura. 
Ailes et pattes comme chez le précédent. L. 2,5 mm. — Likoni, 
2 novembre 1911. 

2 e Genre. Parasphondylia n. g. 

Ç. Diffère de Asphondylia par les palpes de quatre articles, 
le premier segment de l'oviducte dépourvu de spinules rangées 
en lignes longitudinales et parallèles, et par les longues soies des 
articles du flagellum. Le type est: 

P. variicornis n. sp. 

Ç. Tête et palpes d'un blanc brunâtre; flagellum blanchâtre, 
tiers proximal des articles brun noir comme les articles basaux; 
thorax brun noir, pleures plus claires, balanciers blancs, pattes 
blanchâtres; abdomen jaune, guère plus long que le reste du corps, 
tergites à étroit bord postérieur et un gros point de chaque côté, 
noirs, les cinq premiers stérilités avec une large bande transver- 
sale brun noir, les trois suivants connés en une plaque ventrale 
noire. Palpes fort longs, les quatre articles graduellement plus 
longs. Articles du flagellum longuement cylindriques, graduelle- 
ment raccourcis, les derniers manquent, le premier conné au se- 
cond, 5 à 6 fois aussi long que gros, le quart ou le tiers proximal 
des articles porte des soies bulbeuses brunes, subdroites, dressées 
obliquement et plus de trois fois aussi longues que les poils in- 
curvés dont la longueur ne dépasse pas la grosseur des articles; 
cols transversaux, verticilles de filets arqués comme chez Dasy- 
neura. Ailes assombries, couvertes, surtout distalement, de poils 
noirs, longs et très denses, bord antérieur poilu; transversale 



94 OÉCIDOMYIES DE L AFRIQUE ORIENTALE. 8 

proximale du milieu du radius; cubitus presque droit, aboutis- 
sant à la pointe alaire, rameau antérieur de la posticale arqué, 
fortement relevé à sa base, plus de deux fois aussi long que le 
rameau postérieur qui est subperpendiculaire, tous deux gros. 
Pattes à poils semi-écailleux, crochets tarsaux simples, peu ar- 
qués, égalant l'empodium. Oviducte plus long que le corps, formé 
de deux parties d'égale longueur, la première grosse, subcylin- 
drique, munie à sa base d'une proéminence dorsale et d'un ren- 
flement ventral, glabre, sans soies ni pubescence, sauf aux deux 
extrémités qui sont finement pubescentes, parcourue par des 
stries denses, parallèles, percurrentes et dépourvues de spinules; 
partie distale très fine, aciculée, chitineuse, avec une ouverture 
ventrale un peu avant l'extrémité. L. 2 mm. — Shimoni, 8 dé- 
cembre 1911. 

4 e Groupe. Oecidomyiarise. 

1 er Genre. Trisopsis, Kieff. 

Ce genre est remarquable par la présence de trois grands 
yeux, dont les latéraux sont ovalaires ou subcirculaires et le 
troisième est transversal et situé sur le vertex, caractère par 
lequel il diffère de tous les insectes qui me sont connus. L'unique 
représentant connu jusqu'ici, provenait de l'Afrique du Sud. Je 
dédie l'espèce suivante à M. Gh. Alluaud. 

T. Alluaudi n. sp. 

$. Blanchâtre; flagellum, trois bandes plus ou moins con- 
fluentes sur le mesonotum et mesosternum bruns. Palpes de trois 
articles, dont le premier n'est pas plus long que gros, palpigère 
nul. Les deux articles basaux des antennes comme d'ordinaire; 
articles du flagellum allongés, plus de deux fois aussi longs que 
gros, faiblement rétrécis au milieu, les deux premiers connés, 
col égalant les deux tiers d'un article, filets arqués comme chez 
Dasyneura. Ailes minces, graduellement élargies dans le tiers 
proximal, transversale un peu distale du milieu du radius, cubi- 
tus subdroit et aboutissant à la pointe alaire, posticale simple, 
faiblement arquée au bout. Métatarse trois fois aussi long que 
gros, crochets tarsaux simples, un peu plus longs que l'empo- 
dium. Oviducte non protractile; lamelles sublinéaires, trois fois 



9 CÉCTDOMYIES DE L'AFBIQUE OBIENTALE. 95 

aussi longues que larges, lobe ventral petit. L. 0,8 mm. — Forêt 
inférieure du Kenya, près de la maison forestière, à une altitude 
de 2400 m., 21 janvier 1912. 

2 e Genre Lamprodiplosis, Kieff. 
L. dubius n. sp. 

$. Jaunâtre; flagellum, trois bandes longitudinales sur le 
mesonotum et larges bandes transversales sur le dessus de l'ab- 
domen, bruns; pattes et oviducte blanchâtres. Palpes de 4 longs 
articles. Bouche assez longue, un peu dépassée par deux lobes 
lancéolés, glabres, et subhyalins. Premier article du flagellum 
trois fois aussi long que gros, faiblement rétréci au milieu comme 
les suivants, conné au second qui est un peu plus court, tous deux 
à col un peu plus long que gros, les suivants graduellement rac- 
courcis, col deux fois aussi long que gros, les derniers articles sont 
rétrécis au milieu, plus de deux fois aussi longs que gros. Ailes et 
pattes poilues, cubitus aboutissant en arrière de la pointe alaire, 
rameau antérieur de la posticale un peu relevé à sa base. Crochets 
du tarse postérieur (les autres manquent) simples, deux fois aussi 
longs que l'empodium. Oviducte assez long mais gros, glabre, 
sauf quelques courtes soies, terminé par deux longues lamelles 
pubescentes et parsemées de soies plus longues, et par un petit 
lobe ventral. L. 1,5 mm. — Tavéta, 20 mars 1912. 

3 e Genre. Coprodïplosis, Kieff. 

?• 

1. Oviducte non protractile; palpes de 4 articles 2. 

— Oviducte longuement protractile; palpes de 3 articles [Hemi- 
diplosis, Kieff.) 6. 

2. Articles du flagellum avec deux verticilles de filets formant 
ceinture 3. 

— Articles du flagellum avec deux verticilles de filets formant 
des boucles 4. 

3. Articles 7 à 12 du flagellum seulement de moitié plus longs 
que gros 1. C. hirtus n. sp. 

— Articles 7 à 12 du flagellum plus de deux fois aussi longs 
que gros 2. C. nympha n: sp. 



96 CÉCIDOMYIES DE L'AFRIQUE ORIENTALE. 10 

4. Boucles des filets arqués irrégulières 5. 

— Filets arqués à boucles régulières; les deux longues lamelles 
de l'oviducte à longs poils épars . . . 3. C. gracilis n. sp. 

5. Lamelles de l'oviducte pubescentes et sans longs poils 

4. C. lumiensis n. sp. 

— Lamelles de l'oviducte pubescentes et avec de longs poils 
épars 5. C. tropicalis n. sp' 

6. D'un jaune vitellin, mesonotum avec trois bandes brunes 

6. C. tritomus n. sp. 

— Rouge, mesonotum sans bandes brunes 

7. C. longieauda n. sp. 

1. C. hirtus n. sp. 

Ç. Blanchâtre, flagellum et mesonotum assombris; abdomen 
avec une grande tache basale noire visible par transparence. 
Palpes de quatre articles. Articles du flagellum cylindriques, 
graduellement raccourcis, le premier trois fois aussi long que gros, 
conné au second, à col guère plus long que gros, col des suivants 
égalant le tiers puis la moitié de l'article, les articles 7 à 12 
pas deux fois aussi longs que gros; filets arqués sans boucles 
mais formant deux verticilles en ceinture reliés l'un à l'autre, 
de chaque côté, par un filet longitudinal. Cubitus arqué, abou- 
tissant en arrière de la pointe alaire; rameau supérieur de la 
posticale fortement relevé à la base, faiblement arqué, l'infé- 
rieur continue la direction de la tige en se courbant graduelle- 
ment. Crochets tarsaux tous simples, d'un tiers plus longs que 
l'empodium. Oviducte non protractile, avec deux lamelles deux 
à trois fois aussi longues que larges, pubescentes et avec des poils 
épars plus longs. L. 1 mm. — Voï, station du chemin de fer de 
l'Uganda railway, au pied des monts Taïta, à une altitude de 
600 m., 6 mars 1912. 

2. C. nympha n. sp. 

$. Entièrement d'un jaune blanchâtre, y comprisle flagellum, 
abdomen sans tache noire. Palpes de 4 articles. Articles du fla- 
gellum allongés, légèrement rétrécis au milieu sauf le dernier, 
tous plus de deux fois aussi longs que gros, les deux premiers 
connés, le dernier cylindrique, avec un stylet pubescent qui est 
de moitié plus long que gros, col égalant le quart au premier 



11 OÉCIDOMYIES DE L'AFRIQUE ORIENTALE. 97 

article, la moitié puis les deux tiers aux suivants, filets arqués 
comme chez le précédent; poils du verticille supérieur et médian 
courbés à la base, ceux du verticille inférieur dressés oblique- 
ment et plus courts. Transversale atteignant le milieu du radius, 
cubitus un peu arqué, aboutissant en arrière de la pointe alaire; 
rameau antérieur de la posticale continuant la direction de la 
tige, presque droit, l'inférieur peu oblique et arqué. Pattes poilues, 
crochets simples, à peine plus longs que l'empodium. Oviducte 
non protractile, lamelles non deux fois aussi longues que larges, 
pubescentes et avec dés poils plus longs et épars. L. 1,5 mm. — 
Tavéta, 20 mars 1912. 



3. C. gracilis n. sp. 

$. Blanchâtre; flagellum brunâtre, base de l'abdomen avec 
une grande tache noire visible par transparence. Palpes de 4 ar- 
ticles. Les articles du flagellum sont tous plus de deux fois aussi 
longs que gros, le premier plus de trois fois, un peu rétréci au 
milieu comme les suivants qui sont graduellement raccourcis, 
9 — 12 non rétrécis, cylindriques, col égalant les deux tiers de 
l'article sauf aux deux premiers où il n'atteint que le tiers ou 
presque la moitié; filets arqués formant deux verticilles à bou- 
cles régulières et courtes. Transversale atteignant le milieu du 
radius; cubitus arqué, aboutissant distinctement en arrière de 
la pointe alaire, costale interrompue à cet endroit comme d'or- 
dinaire ; posticale pâle, le rameau supérieur continue la direction 
de la tige, l'inférieur est presque perpendiculaire à la tige. Cro- 
chets tous simples, d'un tiers plus longs que l'empodium, arqués 
seulement au tiers distal. Oviducte non protractile; lamelles 
assez longues, pubescentes et avec des poils longs et épars. L. 
1,5 mm. — Tavéta, 20 mars 1912. 

4. C. lumiensis n. sp. 

$. Jaune vitellin, flagellum brun, articles basaux, pattes etla- 
melles blanchâtres, base de l'abdomen avec une tache noire visible 
par transparence. Palpes de 4 articles. Flagellum à articles allongés, 
graduellement raccourcis, le premier soudé au second, pas trois 
fois aussi long que gros, un peu rétréci au milieu comme les sui- 

11 



98 CÉCIDOMYIES DE L' AFRIQUE ORIENTALE. 12 

vants, les six ou sept derniers non rétrécis, cylindriques, un peu 
moins de deux fois aussi longs que gros, col des trois premiers arti- 
cles égalant la moitié, les suivants les deux tiers ou les trois quarts 
de l'article; les filets arqués forment deux verticilles de boucles 
reliés de chaque côté par un filet longitudinal, les boucles du ver- 
ticale supérieur sont irrégulières, l'une étant longue, atteignant 
le milieu du col, les autres très courtes, boucles du verticille 
inférieur régulières et petites. Nervation et crochets tarsaux du 
précédent. Oviducte non protractile, lamelles longues, pubes- 
centes, sans longs poils. L. 1,5 mm. — Tavéta, au bord du Lumi, 
20 mars 1912. 



5. C. tropicalis n. sp. 

$. D'un brunâtre clair, pattes plus claires, lamelles blanches, 
flagellum brun. Antennes comme chez le précédent, sauf que le 
verticille inférieur de filets n'a, d'un côté, qu'un filet en demi 
ceinture, non sinueux et de l'autre côté une grande boucle unique. 
Cubitus faiblement arqué, aboutissant un peu en arrière de la 
pointe alaire; posticale bien marquée, rameau antérieur faible- 
ment relevé à la base, fortement arqué comme le rameau posté- 
rieur qui est oblique. Crochets tarsaux simples, un peu dilatés 
avant l'extrémité, égalant l'empodium. Oviducte non protrac- 
tile, lamelles allongées, avec de longs poils épars, outre la fine 
pubescence. L. 1,5 mm. — Tavéta, 20 mars 1912. 

6. C. tritomus n. sp. 

$. Jaune vitellin; flagellum et trois bandes du mesonotum 
bruns; pattes, oviducte et lamelles blanchâtres. Palpes de trois 
articles, dont les deux premiers ne sont pas plus longs que gros, 
3 e deux à trois fois aussi long que gros. Yeux confluents comme 
chez tous les précédents. Antennes et verticilles de filets arqués 
comme chez C. lumiensis. Cubitus à peine arqué, aboutissant à 
la pointe alaire ou à peine en arrière, posticale très pâle. Crochets 
tarsaux simples, à peine plus longs que l'empodium. Oviducte 
égalant la demi-longueur du reste de l'abdomen, graduellement 
aminci, lamelles longues et seulement pubescentes. L. 2 mm. — 
Tavéta, 20 mars 1912. 



13 CÉCTDOMYIES DE 1/ AFRIQUE OKIEXTALE. 99 



7. C. longicauda ri. sp. 

?. Rouge ; flagellum brun noir, base de l'abdomen avec une 
grande tache noire visible par transparence, oviducte, lamelles, 
deux premiers articles antennaires et pattes blanchâtres. Palpes 
courts, de trois (ou quatre?) articles, dont les deux derniers sont 
deux fois aussi longs que gros. Verticilles de filets arqués comme 
chez C. lumiensis; articles du flagellum à peine graduellement rac- 
courcis, les deux premiers connés, leur col égalant les deux tiers 
de l'article, plus court au 10 e et au 11 e , le 12 e arrondi au bout, 
sans stylet. Transversale atteignant le milieu du radius, cubitus 
presque droit, aboutissant à la pointe alaire ou à peine en arrière, 
rameau supérieur de la posticale à peine relevé à sa base, faible- 
ment marqué comme l'inférieur; ailes graduellement amincies 
à la base, comme chez tous les précédents. Croche